Metropolis
Note moyenne
4,2
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303 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 décembre 2011
Ce film est un chef d'oeuvre certe,plastiquement et scenaristiquement.Méme avec plus de 80 ans au compteur il reste bien,méme si le rythme est forcement un peu lent -manque d'habitude au muet- ont reste subjugué par l'histoire(bien qu'a la morale un peu douteuse)la mise en scéne et le jeu-théatrale- des acteurs
Yohan Marques
Yohan Marques

26 abonnés 64 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 décembre 2011
Premier grand film de SF de l'histoire du cinéma, monument architectural à part entière, oeuvre philosophique au souffle biblique... Métropolis est tout cela à la fois et bien plus encore, un film visionnaire capable de voir au-delà des frontières du présent, une oeuvre folle et exaltée qui décrit sur un mode allégorique la montée de toutes les dictatures (thématiques religieuses du messianisme, de l'immortalité...). Le film est d'ailleurs dirigé de manière martiale, comme le montre ces mouvements de foule orchestrés comme des parades militaires. Une oeuvre tragique pour son auteur, le génial Fritz Lang, demi-juif et éternel opposant au nazisme, qui verra sa créature lui échapper pour devenir un outil idéologique à l'appui des thèses du régime hitlérien. Il faut dire que Théa Von Harbou, femme de Fritz Lang et co-scénariste était déjà proche des nazis et influença le scénario, en l'orientant vers la notion fasciste de "collaboration de classes" en opposition à la "lutte des classes" d'inspiration marxiste. Monument à tiroirs, aux significations multiples et contradictoires, "Metropolis" a gagné l'immense honneur, eu égard à son immense complexité, de devenir le seul film de l'histoire à être inscrit sur le registre de la mémoire du monde de l'Unesco.Raison de plus pour considérer ce film unique, non seulement comme un trésor esthétique, mais également comme un témoignage historique d'une valeur inestimable.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 décembre 2011
Très bon film, des décors fantastiques, une parabole, des images quadrés magnifiquement, une morale un peu trop communiste, une belle musique et le superbe robot Maria font partie de ce film de science fiction à grand budget.
Flying_Dutch
Flying_Dutch

78 abonnés 770 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 décembre 2011
Chef d'oeuvre intemporelle qui continue d'influencer la SF de nos jours, rarement le cinéma n'atteint de tels sommets. A voir absolument.
_Royal_
_Royal_

162 abonnés 1 600 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 décembre 2011
En parcourant les critiques on peut voir revenir à de très nombreuses reprises "Chef-d'œuvre !" ou "A voir absolument !", ou même les deux en même temps parfois... Pas très constructif tout ça. Mais alors que je voulais écrire quelque chose de plus profond, de plus intellectuel, je vois soudain, dans ma propre critique : Un chef-d'œuvre ! A voir absolument ! Fuck.
bidulle3
bidulle3

86 abonnés 335 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 décembre 2011
John Fredersen a fait bâtir une ville qui vie grâce au travail des plus modeste dans les profondeur de cette métropole.
Mais la vengeance d'un savant risque de mettre à feu et à sang le lieux, et y voir périr, hommes, femmes et enfants. Arrivera alors une lutte acharné, une révolution qui changera a jamais l'Homme et les machines ...
En 1927, Fritz Lang réalise une oeuvre démentielle, sous le nom de 'Metropolis", le cineaste Allemand signe un film dépassant tout ce qui avait été fait dans le passé, il met en scène un long métrage qui s'avèrera devenir la référence du genre. Tout est démesuré, plus de 36 000 figurants qui donne a certaine scène une impression d'immensité, toute ces personne surgissant sur des même plan fixe c'est à la fois étouffants et fort. Fort car nul révolution sans nombre important d'humain. Fritz Lang s'attaque finalement au soulèvement de l'Homme contre la machine, la modernation ... et "Metropolis"est belle et bien une oeuvre moderne, puisque bien que vieille de de presque 85 ans, le film possède une vision nouvelle, et ces effet spéciaux reste de très grande qualité.
La ville est remarquable, ces prise de vue incroyable, on a l'impression de se trouvé confronté à la naissance du cinéma tellement le choc visuelle est magistral, des cadrage touchant a la perfection donnant un sentiment de puissance rarement égalé qui amène le spectateur en état de respect et de subjugation.
Doté d'un budget colossal pour l'époque, "Metropolis" fut construit sur une maquette où seul l'inondation se trouve réel, mais ce qui marque encore plus, c'est son scénario qui touche à la folie, à la révolte, mais aussi à la fraternité et à l'espoir.
Au-delà de sont aspect physique et technique, le bijou de Fritz Lang dénonce une certaine classe social et aussi l'esclavage. Avec ce film, le cineaste inscrit son nom au Panthéon du septième art, offrant au cinéma ces plus belle lettre de noblesse de la science-fiction et inspirant bon nombre d'autre film comme "Blade Runner" avec notamment sa Tour de Babel. Grandiose, sublime, inoubliable, "Metropolis" restera gravé a jamais dans les plus grande réussite, un chef d'oeuvre intemporel qui n'est pas pres d'être oublié tant le passage des année amplifie son aura et sa grandeur.
"entre le cerveau et les mains, le médiateur doit etre le coeur".
sword-man
sword-man

102 abonnés 1 017 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 décembre 2011
ça y est j'ai enfin vu ce monument du 7e art qu'est "Metropolis". Vu au cinéma en plus. "Metropolis" a inspiré bon nombre de films de science fiction ou de fantastique, comme "Blade Runner", "Le cinquième élément", C3 PO dans "Star Wars"est un clin d'oeil au robot de "Metropolis", Tim Burton cite également ce film dans ces inspirations. Et il y en a beaucoup d'autres encore. Il y a un peu de "Metropolis" dans beaucoup d'oeuvres de science fiction qui ont suivi jusqu'à aujourd'hui: La lutte des classes, la robotique ( sensé remplacer les hommes ), le savant fou, la science et son utilisation destructrice, une cité mégapole déshumanisé, la religion. Tout était déjà présent. "Metropolis" c'est comme ces peintures préhistoriques représentant les hommes et leur mode de vie ( ou autres choses encore on ne sait pas ), c'est une représentation de la condition humaine et son mode de vie au XXe siècle et qui existe encore aujourd'hui, c'est la deuxième raison de la fascination de ce film. Pour moi ce n'est même pas un divertissement, ou c'est de l'art pur, ou chacun verra ce qu'il veut voir, tout comme les nazis ont vu un film anti-juif ( la femme de Fritz Lang est nazi alors que lui a des origines juives. ), d'autres un film fasciste, anti capitaliste ou encore religieux car bon nombre de références religieuses sont présentes dans "Metropolis". Beaucoup lui reproche sa fin naive, dont Fritz Lang, mais moi je l'aime bien. Pour moi c'est un fantasme que tout le monde espèrent mais qui n'arrivera jamais. On aura beau détruire pour reconstruire, rien ne changera. "Plus les choses changent et plus elles restent les mêmes". C'est le genre d'oeuvre qui démontre que l'objectivité n'existe pas, ou chacun a un ressenti et une vision différente, ou l'on peut faire mille analyses différentes les unes des autres. "Metropolis" est un film objet, à voir pour sa culture, indispensable de se faire un avis si on se prétend cinéphile.
Themistocle_480
Themistocle_480

87 abonnés 240 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 novembre 2011
Voici donc le fameux "Métropolis"...pour sa première partie, je confirme: un chef d'oeuvre de SF culte et incontournable. Une vision très pessimiste du futur se présente au spectateur: celle d'une humanité divisée en deux "classes", dont l'une vit une idylle dans un monde merveilleux tandis que l'autre travaille sous terre et sans répit pour la première classe. Cette société futuriste esclavagiste et déshumanisée par le travail et les machines nous est dépeinte avec brio et art par Fritz Lang. Le scénario est prenant dès le début: on s'attache au personnage principal et à son rêve de fraternité, on est fasciné par cet univers. Visuellement le film est extraordinaire; non seulement de par ses décors révolutionnaire, mais aussi grâce à l'onirisme et à la poésie de sa mise en scène (ça doit être ça, l'expressionisme allemand...); signalons au passage que le film abonde en références mythologico-antiques (les décors utopiques dans laquelle vit la classe supérieure ne sont pas sans rapeller les jardins suspendus de Babylone, la monstrusoité du travail à la chaine est rendu explicite par la comparaison à Moloch, et la référence à la Tour de Babel est une allégorie de la folie des grandeurs des hommes...), qui donnent à ce film une ambiance surréaliste et le rend efficace et pertinent dans son propos. Chaplin n'est pas le seul à avoir dénoncé le système capitaliste: Lang nous dévoile dans la première partie de Métropolis toute la monstuosité du travail à la chaîne,et la société inhumaine qui en découle. "Entre le cerveau et la main, le médiateur doit être le coeur": très belle phrase, qui peut résumer la thèse du début du film. En matière de SF, Lang introduit le thème de l'ambiguïté robot-être humain avec la présence d'un magistral androïde. Bref, une première partie passionnante, humaniste, prémonitoire et poétique. Puis, à partir de la création de cet androïde, tout part en c*******. Le film change radicalement de point de vue: voilà que les travailleurs se rebellent (mon dieu!) contre leurs patrons (les pauvres!), ils se défoulent sur l'usine qui les as exploités (quelle abomination!) pour plus d'égalité (pourquoi pas pour la liberté tant qu'on y est?)! Fritz Lang opère une diabolisation, non à propos des machines, mais des ouvriers et de leur "folie destructrice"...il recourt encore à la comparaison mythologique, biblique cette fois, afin d'assimiler les Sept Péchés Capitaux à.....l'insurrection des ouvriers! "Entre le cerveau et la main, le médiateur doit être le coeur": cette phrase prend un tout autre sens dans la seconde partie du film, plus explicitement à la fin: l'ouvrier est un être irresponsable lorsqu'il est livré à lui-même, qui a besoin de son gentil patron pour mener sa vie et son travail à bien. Aussi incroyable que cela puisse paraître, voilà à quoi on pourrait réduire le second acte de cette oeuvre! Autant la première partie auait plu à Karl Marx, autant la seconde partie aurait réjoui Mussolini (ce film était d'ailleurs l'un des favoris du Duce...). Si quelques scènes restent réussies (la poursuite dans la cathédrale est magistrale), cet incompréhensible changement de point de vue, ote tout son souffle, sons suspense et sa portée à ce qui aurait pu être un pur chef d'oeuvre...Toute sa vie, Lang regrettera la fin de son film, voulue par sa femme, la scénariste Théa von Harbou (qui sera pour anecdote membre du nazisme...); on ne peut que regretter avec lui ce revirement. Bref c'est à voir absolument pour sa première moitié, à regarder avec un certain recul pour sa seconde partie...
totoro35
totoro35

122 abonnés 1 787 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 novembre 2011
Classique absolu du cinéma, une oeuvre visionnaire, dantesque, imposante et folle, certes meurtrie et parfois maladroite mais d'une force visuelle incomparable.
AlexTorrance
AlexTorrance

33 abonnés 486 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 novembre 2012
Ecrire sur un chef-d’œuvre comme Metropolis est une tâche particulièrement ardue. La simple idée de vouloir retranscrire à travers les mots un visionnage comme cela est d’avance voué à l’échec. Metropolis, c’est un long-métrage qui se vit plus qu’il ne se regarde. Il faut se trouver en son cœur pour prendre pleinement conscience de ce qui se trouve sous nos yeux. Sa virtuosité, son aspect incommensurablement visionnaire… Tout cela serait tout bonnement impossible à décrire avec ces simples mots. Avec des simples mots. C’est tout de même avec entrain que je vous présente l’article ci-présent dans le principal but de vous faire découvrir cette pure merveille du cinéma, si vous ne l’avez toujours pas vu. Par la même occasion, peut-être prendrez-vous conscience que, sans cette œuvre, bon nombre de vos films favoris n’aurait probablement jamais vu le jour… Metropolis a une histoire pleine de hauts et de bas. Des bas devenus hauts par une ascension de haute volée où pourront se trouver une grande majorité de cinéphiles, se demandant toujours à quel point virtuose est le long-métrage de Fritz Lang. Une grande partie de cette histoire se trouvait à la Cinémathèque de Paris l’an passé dans une exposition fascinante et infiniment riche en ressources. Tout d’abord, il y a une anecdote plutôt ironique au sujet de Metropolis, le roman originel de Thea von Harbou – qui deviendra femme puis ex-femme de Fritz Lang et lui apportera même son scénario sur un plateau. Beaucoup de choses dans le film – à commencer par la dystopie directement instaurée – semblent introduire la montée en puissance du nazisme qui, pourtant, aura lieu bien plus tard. On peut ressentir un certain chaos dans l’Allemagne de l’entre-deux-guerres. L’ironie commence lorsque, submergées par ses extrêmes idéaux dont elle ne semblait pourtant pas faire l’apologie dans son œuvre, Von Harbou rejoint les nazis d’assez prêt pour susciter une rupture dans un couple déjà mal en point pour cause d’adultère. Un certain changement de bord pour la scénariste qui finit donc par rejoindre le côté « méchant » dépeint dans son livre. Cependant, il ne faut pas voir en Metropolis une « simple » et unique anticipation des régimes totalitaires mais une avance temporelle sur tout. Strictement tout. C’est dans cette mesure que ce film demeure un des grands piliers du cinéma de science-fiction, avec un scénario à la fois simple et magnifiquement mis en scène. Bien entendu, la (plus) grande qualité de Metropolis réside en l’unique univers créé par ce génie de Fritz Lang. Ingénieux mélange de subterfuges en tous genres où un certain nombre de techniques aussi audacieuses que prodigieuses contribuent à installer une à une les briques de ce monument cinématographique. Images en stop-motion, miroirs vertigineux etc. Des décors de toute beauté qui n’auraient strictement rien à envier à des Blade Runner – aussi géniaux soient-ils – si ce n’est la différence indéniable de techniques entres les décennies. Malgré ces changements radicaux, rien ni personne ne pourrait dire de cette œuvre qu’elle est dépassée ou encore qu’elle vieillit mal, dans la mesure où cela relèverait de la mauvaise fois pure et dure. Metropolis sera à tout jamais un long-métrage d’un modernisme éblouissant. Enfin, le côté expressionnisme allemand est bien entendu aussi travaillé dans les fameux décors que dans le jeu des acteurs. Les principaux personnages sont très consistants et n’ont aucun mal à marquer au fer rouge l’histoire du cinéma, à commencer par la superbe Brigitte Helm, qui livre ici une performance schizophrénique très impressionnante. La figure du scientifique fou, emblème des balbutiements du cinéma horrifique, se trouve exploitée de façon légèrement drolatique de par l’extravagance du look et les manières de l’acteur Rudolf Klein-Rogge. De la même manière, Gustav Fröhlich accentue plus encore les mimiques frêles et innocentes de son personnage que le cinéma muet l’exige. Une outrance parfois comique que l’on retrouvera tout au long du film… Aventurez-vous donc les yeux fermés vers cette version magnifiquement restaurée d’un chef-d’œuvre que l’on pensait perdu à tout jamais. Quelques années de travail auront suffi pour réattribuer à Metropolis sa grandeur originelle et exhiber au monde entier ses incroyables talents. La réalisation de Fritz Lang atteint ici des sommets de virtuosité, quelques années après l’excellent Secret derrière la porte et quelques années avant M le Maudit. Metropolis est une référence évidente dans le cinéma muet. Une merveille esthétique qui n’aura jamais son pareil… Dans « entre les mains et le cerveau, le médiateur doit être le cœur », nous pouvons remarquer trois choses. Fritz Lang est les mains de son œuvre, le cerveau de son œuvre et le cœur de son œuvre.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 19 novembre 2011
Comment écrire une critique à ce film sans paraître ridicule. Un film sur lequel tout a été dit où presque. Un film d'une puissance incroyable dévoilant l'âge d'or de l’expressionnisme allemand. Un film qui se laisse apprécie que si on prend la peine de s'y plonger. Les 2h30 semblent défilées à une vitesse folle, malgré le muet et le noir et blanc. Petit regret seulement pour les images retrouvées qui restent d'une mauvaise qualité et gâchent un peu les plans concernés et pour l'énorme partie du milieu, introuvable et mystérieuse.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 août 2012
Tout a été dit sur "Métropolis", film d'architecte, film visionnaire, film pro- fasciste, film pro-communiste, dernier film expressionniste ou encore premier film de science-fiction . Tout ceci reste valable, mais ce qui éclaire d'un nouvel œil le chef d'œuvre de Fritz Lang en 2011 c'est sa restauration dans sa version intégrale après que l'on ait retrouvé une copie certes abîmée mais identique à celle sortie en Allemagne en 1927. Le travail de restauration est longuement détaillé dans les bonus du DVD et il est intéressant d'apprendre que c'est grâce à la partition musicale de Gottfried Huppertz et à l'aide d'un chef d'orchestre que l'on a pu remettre les scènes dans l'ordre voulu par Fritz Lang et Von Harbou. Le film désormais long de plus de 2h30 reprend toute la signification voulue par ses auteurs. Ainsi le personnage du grand échalas joué par Fritz Rasp occupe une place majeure dans le récit alors qu'il avait quasiment disparu des versions visibles jusqu'alors. Idem pour la motivation de la création du robot par Rotwang dont on apprend que lui et Joh Ferdersen ont aimé la même femme. Mais en ces temps de crise et bientôt après un siècle de capitalisme conjugué à la domination du progrès technique on se dit que les craintes exprimées par Lang étaient bien fondées . Ce progrès technique qui devrait promouvoir le bien-être de l'homme est plutôt un outil d'asservissement utilisé par les classes dirigeantes pour asseoir une domination qui ne peut plus être assurée par un régime féodal . Hormis la destruction de l'environnement tout est déjà présent dans "Metropolis" encore que l'on puisse observer que la nature y est réduite à sa plus simple expression, le film se passant dans une mégalopole inspirée de New York qui elle-même inspirera Ridley Scott pour "Blade Runner". Une autre vision frappante est le sacrifice des hommes au monstre machine qui ouvrant sa mâchoire de feu consomme les rejets du système, condamnés à la crémation. Cela ressemble à s'y méprendre au sort que réservera Hitler aux juifs dès son arrivée au pouvoir. A ce titre difficile de ne pas affirmer que le film est prémonitoire et que Lang ne pouvait décidemment par s'entendre avec Hitler et sa bande qui voulaient faire de lui le porte-drapeau du cinéma propagandiste du IIIème Reich. On comprend que le pauvre ait été affolé quand Goebbels lui fit la proposition et qu'il chercha à fuir son pays dès le lendemain, gagnant la France puis l'Amérique. D'autres n'ont pas eu cette lucidité et ont préféré pactiser avec le diable. Au-delà de l'immense talent de Lang qui s'exprima aussi génialement dans le système hollywoodien, la réédition de "Metropolis" constitue un hommage à une droiture d'esprit assez rare dans les professions artistiques où l'envie de briller et le goût du luxe rendent souvent aveugle sur l'origine des commanditaires.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 13 novembre 2011
Dans une cité futuriste, les riches vivent la belle vie en-haut, alors que les pauvres travaillent sans relâche dans les sous-sols, jusqu’au jour où le fils du maître de Metropolis descend dans les sous-sols et y découvre la vie des pauvres gens. Il y a vraiment beaucoup de choses à dire sur ce film. Tellement qu’on pourrait écrire une suite de bouquins sur le sujet (si ça n’a pas déjà été réalisé). Metropolis, c’est tout d’abord le premier film reflétant l’Intelligence Artificielle et la perte de contrôle sur la technologie par les humains. Dès le début, on aperçoit les décors qui sont fantastiques, imposants et révolutionnaires. Bien évidemment, le rythme est assez lent mais il faut s’accrocher pour saisir le contexte afin d’avoir pour la suite une bonne compréhension. Il y a beaucoup de scènes qui n’ont rien avoir ensemble, qui n’ont aucun rapport entre eux autant au niveau de l’histoire qu’au niveau des décors, et dont le fil conducteur se perd mais parfois, certaines scènes inopportunes servent à quelque chose pour la compréhension finale. La musique est saisissante, prenante, apporte souvent de la tristesse et accentue très fort les émotions et les moments forts du film. Étant donné que Metropolis est un film muet (sans rires ?), les expressions du visage sont très importantes et la plupart des acteurs le savent. Cependant, une petite partie n’a pas compris qu’on les filmait et ils restent de marbre, stoïque comme s’il tourner dans un film était une punition. Les dialogues (en vérité se sont des textes qui défilent en décalage) sont peu présents et parfois on se dit que ce serait bien d’avoir une petite réplique pour avoir un petit compte rendu écrit de ce qui se passe. Néanmoins, ils sont très réfléchis mais inévitablement vieillot. Pourtant, comme beaucoup d’éléments dans ce film, même la première phrase du début a une raison d’exister. Maintenant, passons au cœur même du film avec certainement un des premiers robots de l’Histoire du cinéma. Sa première apparition est impressionnante et sa transformation en humain est tout à fait spectaculaire pour l’époque. Le physique du robot est froid et on a même l’impression qu’il nous surplombe et on se sent oppressé à sa vue. Son créateur est également très fort dans son style « savant fou ». Il réussit à rivaliser avec comte Orlok ou le Docteur Frankenstein (Peter Cushing). Le père, Joh Fredersen (Alfred Abel) est également très sinistre, froid avec une allure et une présence effrayante et angoissante. En fait, la plupart des personnages sont très mystérieux, mais leur personnalité est assez fouillée pour les comprendre. Dans Metropolis Fritz Lang nous donne beaucoup de genres et d’émotions à la sauce de l’époque : l’amour, l’action (mais souvent passive), la peur et quelque chose de très important qui est très réussit, le suspens. LA plupart des scènes sont incontestablement devenues un peu ou très ridicule avec le temps. Autre petit point négatif dans la réalisation, c’est que plusieurs passages sont réutilisés dans le film ou sont mises en boucle pour donner l’impression d’un mouvement répétitif plus long. À la fin, tout se mélange assez mal et on sent le risque que le film dérape mais il arrive à se rattraper et se termine assez bien, sur un classique Happy End. Néanmoins, à défaut d’être long et pas très bien réalisé, Metropolis arrive à nous emmener, à nous envoyer dans un autre monde et à nous captiver pendant presque deux heures (sur 2h20).
Thomas P
Thomas P

47 abonnés 529 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2012
Une œuvre visionnaire terrifiante d’une époque où le capitalisme industriel montre ses plus sombres aspects. Une caricature du progrès économique au dépend de la morale et de la raison. Avec la reconstitution de ce grand puzzle de 2h30, Fritz Lang nous plonge des années 1920 aux années 2020, avec un sentiment d’ébahissement devant la qualité de certaines scènes et des décors futuristes. Là où l’on craint un scénario peu original dans ce genre de film pionnier, celui-ci s’avère être judicieux et bien mené malgré la disparition de nombreuses scènes. Cette ville de Metropolis exploite les ouvriers dans la ville souterraine, cachés de tous (ce sont les mains) qui sont cachés des nantis, de la classe dirigeante (la tête) résidant dans la ville haute. Alors quand le fils du maître de la ville décide de poursuivre une femme dans les souterrains, il découvrira la sombre vérité d’un monde exploité qui permet aux plus riches de profiter de leur belle vie. Le décor est illustre et très réaliste pour l’époque entre ciel et terre, entre paradis et enfer où les buildings sont reliés par des trains et les avions tournoient dans le ciel. Un regard passé sur un futur que l’on n’a pas connu tel quel (pas encore ?) mais dont l’allégorie nous rappelle de sombres périodes ou encore une société inégalitaire loin d’être fictive. Même si la lutte des classes a aujourd’hui partiellement "disparu", cette œuvre est visionnaire sur le développement durable d’un point de vue économique, social et écologique. Les dérives sont exposées à leur maximum dans une société socialement inégalitaire, surconsommatrice et gourmande en énergie. Mais le meilleur est que Fritz Lang ne dénonce pas uniquement les classes dirigeantes car les ouvriers aussi peuvent perdre leurs repères moraux. Bref, rendez vous en 2026 !
jfharo
jfharo

68 abonnés 1 232 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 novembre 2011
Je revois ma note ,car grâce au mk2 Beaubourg cela a été possible !

Merci au MK2 Bibliothèque de n'avoir pas honoré la séance de ce film , et ce sans explication Jeudi
dernier à 13h30 avec 1 séance par semaine , c'est la 2 eme fois cette semaine que j'ai ce genre de soucis avec ces salles de cinéma l'autre Le vilain petit canard , moi qui croyais que l'enseigne MK2 se souciait des cinéphiles ?, dommage .
Je ne suis pas aussi enthousiaste que je l'aurai pensé , c'est une oeuvre forte et incontestablement à voir , mais la fin et surtout le coté gnagnan de certaines scènes m'ont laissé septique .
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