Depuis "Les dents de la mer", la menace sous-marine a connu de nombreux avatars et avec l'ère du numérique, le requin est devenu l'objet phare de nombreux divertissements indignes de ce nom. Du coup, quand J. Collet-Serra, réal efficace de série B, s'empare du genre, on jette un oeil distrait dessus. La promesse de voir B. Lively en petite tenue durant 1h20 est alléchante mais la pauvre va tellement souffrir que très vite, le fait d'être en bikini devient vite une torture pour le personnage, qui s'écorche tout son petit corps fragile sur tout ce qui traîne dans les parages. Les attaques du requin sont vraiment bien faites et la tension qu'installe Collet-Serra est vraiment efficace. Il prend également le temps de poser ses enjeux et de les développer, tout en troussant quelques séquences vraiment efficaces, sans oublier la belle inventivité du scénario qui fait de tout ce qui entoure le perso principal un véritable pivot scénaristique. Alors oui, c'est parfois un peu facile et un peu sommaire, mais bon sang, quelle intégrité dans la démarche ! Il en résulte un film prenant, parfois un peu facile et décevant, mais bien fait, avec un final bis au possible. Plutôt sympa et bien troussé ! D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Bikini, surf, requin. Les arguments de vente de cette petite production estivale sont simples. Une jolie nana se fait attaquer par un requin et va rester coincée sur un rocher en mode survie et en position fœtale. Un pitch simplissime mais parfois, la simplicité a du bon. Pas de superflu ici ou très peu (l’histoire familiale est un peu lourdingue mais ne prend pas trop de place). En moins de 90 minutes, l’objectif est de faire frémir le spectateur et de le faire réfléchir à deux fois avant d’aller tremper le bout de son orteil dans les eaux vaseuses du golfe (persique pour les plus riches, du Morbihan pour ceux qui ont du goût et de la distinction). Pas de répit, c’est le maître mot. La bataille entre la belle et la bête est psychologique autant que physique. Le film reprend bien sûr les vieilles recettes (coucou les Dents de la Mer) mais il n’y a pas 36 façons de bien cuire un steak (rappelons au passage que le grand requin blanc est classé parmi les espèces vulnérables donc pas de coup de fourchette, merci). Le tout est assez minimaliste (peut-être 10 acteurs au total) et Blake Lively se sort plutôt bien de ce one woman show. Le personnage de la mouette est également très bien trouvé, c’est la touche mignonne du film. On pourra trouver dommage que la fin soit un peu bâclée et manque d’un peu de finesse. En bref, pas le film du siècle mais un bon moment assurément qui vous fera préférer le lac de Brennilis aux profondeurs de l’océan.
Le désavantage avec un film mettant en scène un requin est que le chef-d’œuvre incontesté du genre existe déjà… Voilà donc un huis clos en demi-teinte qui manie l’angoisse avec une efficience notoire malgré la platitude du scénario. Outre son physique engageant, le jeu de Blake Lively est plutôt persuasif dans le rôle de la victime de la méchante bêbête.
Les bons films de requin sont peu nombreux et Instinct de survie fait parti de cela. Porté par une Blake Lively très convaincante, le film est un véritable duel entre l'Homme et la Bête. Le scénario est simple (Blake Lively doit survivre au requin qui l'a pris en chasse) mais efficace, il y a une tension constante tout au long du film et les effets spéciaux, bien que quelques fois un peu approximatifs, font quand même bonne impression et permettent de rendre le tout visuellement très propre. Bref, Instinct de survie est un sympathique thriller doublé d'un bon film de requin qui vous tiendra en haleine jusqu'au bout.
"Instinct de survie" est vraiment tout d'abord une claque visuelle, vraiment bien tourné sur tous les plans ! Les décors de plage et de mer turquoise avec ce soleil et cette ambiance retranscrite sont fabuleux. Le requin, pourtant fait en image de synthèse, est à s'y méprendre semblable à un vrai spécimen pendant quasiment tout le film ! C'est extraordinaire par rapport à d'autres histoires où les images faites par ordinateurs nous agressent littéralement les yeux (Le dernier Tarzan entre autres...). Puis la cerise sur le gâteau, voir le glaçage, c'est tout simplement la magnifique Blake Lively qui nous fait voir comment une actrice doit jouer son rôle à la perfection en portant à elle toute seule (ou presque) le film dans cette angoisse et cette douleur qu'on doit ressentir dans ce genre de scénario ! "Instinct de survie - The Shallows" est tout simplement un très bon film qui mérite sa place aux cotés des "Dents de la mer" sur les histoires de requins dans votre filmothèque !
Jaume Collet-Serra rempli pleinement son travail pour ce "pop-corn movie", cependant la fin est bâclé, et certaines scènes méritaient plus de développement...
Délaissant son vieux pote Liam Neeson après trois collaborations musclées, Jaume Collet-Serra revient peu ou prou dans le domaine horrifique qui l'avait fait connaître au grand public avec "La maison de cire". Même si l'on est plus ici dans le suspense avec cette confrontation classique entre l'homme et l'animal qui ne pourra d'ailleurs bien évidemment que nous rappeler "Les dents de la mer". Le charme en plus, avec ces nombreux plans sur les fesses de Blake Lively qui ne peuvent que nous émoustiller. Quoi qu'il en soit, "Instinct de survie" est un très bel exercice de style qui nous prend aux tripes et est fort haletant. Avec par ailleurs une pointe d'émotion, ce qui en fait au final un film plus qu'excellent.
En pleine séance de surf sur une plage isolée, une jeune femme se retrouve attaquée par un requin. Elle se réfugie sur un rocher, qu'elle ne peut quitter, la bête affamée rodant autour. "The Shallows" est davantage un survival qu'un film de requin, puisque notre héroïne doit survivre malgré des moyens quasi inexistants, et des éléments qui jouent contre elle. Par ailleurs, la réalisation ne met pas l'accent sur le gore, contrairement aux films habituels mettant en scène des squales. Globalement, l'intrigue tient bien la route, et propose de bonnes idées. Et Blake Lively est convenable en protagoniste battante. On regrette simplement quelques tics de réalisation un peu excessifs (dommage car quelques passages sont très réussis), des CGI parfois limite (le requin est intégralement numérique), et une durée assez courte (1h20).
Quelques bon moments mais la mise en scène douteuse, les effets numériques moisis et la bo complètements naze sont achevé au final par un fin complètement ridicule. Dommage.
Que dire ? Tous les classiques du genre sont réunis. Il ne faut pas s'attendre à être ébahi par la finesse du scénario ou le talent des acteurs. C'est fade à souhait, sauf, comme toujours, pour les amateurs du genre...
Un thriller avec quelques séquences efficaces et un superbe cadre mais au scénario très simpliste et prévisible, sans originalité ni renouvèlement de genre, tout juste sauvé par la sexy Blake Lively. Un film anecdotique et totalement oubliable.
Pas facile de réaliser un énième film de requins. Parmi les différents animaux tueurs, le requin est sans aucun doute le plus exploité au cinéma. Même pas peur, Jaume Collet-Serra s’y colle avec plaisir…normal me direz-vous quand on passe la majeure partie du tournage face à une Blake Lively en mini-bikini !
Huis-clos sur un bout de rocher perdu au milieu de l’eau aux côtés d’une jeune fille sexy, "Instinct de survie" surprend surtout par son efficacité et son esthétisme soigné. Les images sous l’eau ainsi que le requin sont d’une beauté rare, trop souvent bâclées dans les films de genre. Mis à part les quelques dialogues ineptes pour situer l’histoire personnelle de Nancy et un scénario sans surprise, "Instinct de survie" repose sur une mise en scène impeccable et une tension palpable. Frissons et plaisir visuel garantis, le film de Jaume Collet-Serra est une réussite dans le genre !
Ça ressemble à mort à The Reef et donc c'est pas mal. On se marre bien ! Le truc drôle c'est que, je sais pas vous, mais on espère presque que le requin soit récompensé de son intelligence et de sa ténacité ... bon on sait que c'est pas possible mais quand même. Un jour peut être le requin gagnera ...
Dans la foulée du succès de ses compatriotes Alejandro Amenabar et Jaume Balaguero, Jaume Collet-Serra fait ses premiers pas de cinéaste en 2005 à Hollywood sous la houlette du producteur fantasque Joe Silver au sein de Dark Castle, sa société nouvellement créée. Avec "La maison de cire", remake à peine voilé du célèbre film d'André de Toth "L'homme au masque de cire" (1953), il s'inscrit clairement dans le mouvement gore qui fait alors fureur grâce à la radicalité de réalisateurs comme Eli Roth ("Cabin Fever" puis "Hostel"), Rob Schmidt ("Détour mortel") ou Victor Salva ("Jeepers Creepers"). Après la réalisation d' "Esther" un film d'épouvante original sur une enfant tueuse fort réussi et au succès commercial appréciable, Collet-Serra semble se contenter d'un rôle de "yes man" au sein des studios. Il s'inscrit notamment dans la série de films d'action tournés à la chaîne par Liam Neeson ("Non-stop" en 2014 et "Night Run" en 2015). Si ses travaux ne relèvent d'aucune réelle démarche artistique n'ayant pour but que de répondre à un cahier des charges très précis, il acquiert un savoir-faire reconnu et apprécié. C'est par ce biais qu'il est appelé à la rescousse pour remplacer le français Louis Leterrier sur ce projet de survival monté par Sony Pictures qui entend surfer (sans jeu de mots !) sur le succès recueilli en 2003 par "Open Water" de Chris Kentis qui immergeait le spectateur en plein dans le cauchemar vécu par deux plongeurs amenés à passer une nuit entière dans une mer infestée de requins après avoir été oubliés par les guides d'une sortie touristique. Le procédé avait été repris en 2010 par l'australien Andrew Traucki dans "The Reef". Depuis que récemment les grands squales ont montré un regain d'appétit en dévorant les surfeurs de plus en plus nombreux qui viennent empiéter leurs territoires le long des côtes du Pacifique, les films les mettant en scène font un retour en force sous différentes formes, allant du survival immersif déjà cité aux films catastrophes complètement déjantés issus de la série "Sharknado" où les requins devenus volants envahissent Los Angeles. Pour expliquer ces vagues de popularité successives il faut se rappeler qu'en 1973 un certain Spielberg insufflait au public le venin de cette peur panique de manière définitive avec son chef d'œuvre séminal "Les dents de la mer". Très efficace on l'a dit, Jaume Collet-Serra s'accommode du budget restreint alloué par Sony pour offrir exotisme, sensualité et horreur mais aussi une certaine dose de niaiserie en jetant en pâture la belle Blake Lively (compagne de Ryan Reynolds à la ville) à l'appétit insatiable d'un énorme requin qui n'a pas supporté d'être dérangé alors qu'il dégustait la carcasse d'une baleine gisant à la surface des flots. La jeune surfeuse imprudente coincée par la marée à seulement 200 mètres du rivage va devoir passer une nuit réfugiée sur un minuscule récif de corail alors que la bête sanguinaire rôde. Tous les ingrédients sont consciencieusement posés et Collet-Serra s'en empare doctement pour fournir au spectateur le film attendu. Contrat très efficacement rempli mais sans réelle surprise.
C'est vraiment dommage que le scénario ne soit pas réaliste, car tous les ingrédients sont bons. Qui peut croire à ce spoiler: requin obnubilé par cette belle surfeuse ? spoiler: Et à la mouette qui devient sa sister de rocher ! Un enfant de 6 ans peut-être... Rien à dire côté effet spéciaux.