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Scorcm83
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4,0
Publiée le 11 mai 2015
Le cinéma des débuts de Cronenberg est quand même vachement intéressant. Avec peu de moyens, il arrivait à nous plonger dans ses histoires, qui paraissent simples au premier abord, mais qui se révèlent beaucoup plus profondes et signifiantes lorsqu'on les regardait de près. C'est le cas de Rage, qui présente un postulat de départ digne d'une bonne série Z, mais avec Cronenberg aux commandes, ça monte d'un coup dans un autre niveau. Le rythme est très bon, la mise en scène distille l'angoisse de façon extrêmement maîtrisée et la bande sonore est réussie. C'est vrai que son style de mise en scène et de photographie a beaucoup évolué depuis quelques années, mais le côté amateur, caméra épaule fonctionnait super bien sur ses premiers films. J'ai un peu moins apprécié que **Frissons**, mais j'ai quand même trouvé ça super cool !
Rage, de David Cronenberg, se résume à une chose : l'un des premiers films d'horreur se plaçant dans un contexte de virus qui contamine tout le monde, dont s'inspireront plus tard 28 jours plus tard où Contagion. Interdit aux moins de 16 ans, le film inconnu aux acteurs inconnus possède tout de même quelques qualités, comme l'innovation scénaristique pour l'époque ou encore la brutalité psychologique de ses images. Néanmoins, à l'instar de sa fin ouverte qui n'apporte aucun dénouement, Rage se montre finalement inintéressant, à la photographie malpropre et aux acteurs bidons.
Une série B ambitieuse pour l'époque mais qui a considérablement mal vieillie. Le coté "old school" du film est réjouissant (acteurs, costumes, décors) mais le scénario n'est pas assez élaboré pour être prenant. Dommage car il y a quelques bonnes idées et l'on retrouve les thèmes chers au réalisateur Canadien David Cronenberg : Mutation, contagion, sadisme, ambiance malsaines...Un film qui a du inspirer plus d'un autre réalisateur mais laissera le spectateur d'aujourd'hui dans l'ennui.
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3,0
Publiée le 12 avril 2011
Avant de signer une suite remarquable de films d'horreur au scènario très original, David Cronenberg avait signé en 1976 un film dèrangeant et malsain soulignè par l'ètrange bouche-sexe de Marilyn Chambers (actrice devenue culte pour ses rôles dans quelques classiques èrotiques classès X dans les annèes 70) d'où jaillit une sorte de phallus-lancette! Avec "Rage", le cinèaste canadien perfectionne les personnages, l'intrigue, la mise en scène, avec une bonne dose d'hèmoglobine! Le film fait naître la peur dans une atmosphère rèaliste et la musique d'Ivan Reitman (le futur rèalisateur de "S.O.S Fantômes") fait augmenter la tension du tèlèspectateur! Le premier film choc de Cronenberg avec une Marilyn Chambers au sommet de son art...
Une jeune femme qui vient d'avoir un accident de moto est opérée en urgence dans une clinique de chirurgie esthétique. Elle se met peu de temps après son réveil à attaquer des gens qui développent des symptômes voisins de ceux de la rage. Réalisé alors que David Cronenberg n'était pas encore très connu du grand public international, le film tient la route. Son absence d'acteurs de grande renommée et une photographie peu travaillée, lui donne paradoxalement un certain charme. Le film ne connaît pas de rupture de rythme et est à la hauteur de films plus connus du réalisateur. On notera la présence de Marilyn Chambers, actrice de films pornographique, dans le rôle vedette du film. Cronenberg souhaitant Sissy Spacek pour le film, après l'avoir vu dans "carrie" de De Palma. Les amateurs de Cronenberg ne manqueront pas ce film, même s'il n'est pas le meilleur de son auteur.
David Cronenberg revient avec un film contestataire, dénonçant les dérives de l’expérimentation médicale. Rage est un long-métrage avant-gardiste traitant le thème de la contamination de manière hautement sexuelle, et cela des années avant l’épidémie de SIDA qui allait marquer profondément notre société. L’impact du film est néanmoins atténué par un scénario pas toujours très cohérent et par un manque de moyen évident.
A la suite d'un accident de moto, une jeune femme se transforme après une opération. On trouve les obsessions de Cronenberg, le corps qui se transforme, le risque de contamination. Le film est cependant lourdement daté et un peu lent par moment. La réalisation est encore en devenir. Transformer Marilyn Chambers ancienne star X en quasi mante religieuse est osé. Le déroulement s'empâte un en cours de récit, la fin par contre étonne.
L'idée de départ est sympa; après un accident de moto, une femme est emmenée dans un hôpital où un chirurgien en profite pour faire des expériences pas très catholiques sur son corps... les conséquences arrivent: après l'opération, la femme rentre par moment dans des accès de folie furieuse où elle transmet un cas de rage à tous les gens qu'elle arrive à "piquer" avec son dard se situant dans on aisselle. Deuxième "véritable" film de David Cronenberg, on reconnait d'ores et déjà sa patte, les thèmes qui lui sont récurrents comme l'expérimentation de la chair, du corps humain mais hélas, cela ne suffit pas. Ce qu'il y a de dommage avec Rage, c'est qu'il est surtout ennuyeux, sur sa courte durée on ne retiendra que peu de scènes. Si vous vous attendez à un film d'infectés comme on l'entend, vous risquerez d'être déçu (car ça n'a rien à voir, le film est surtout centré sur l'actrice principale et sur son fiancé qui est à sa recherche). Mais cela dit, le film reste assez effrayant dans le fond.
Rage est l'occasion pour David Cronenberg de dresser un touchant portrait de femme avec Rose, un personnage ambigu car prédatrice malgré elle. C'est donc un film saignant mais touchant, paradoxe qu'on retrouve chez le protagoniste avec lequel Marilyn Chambers, troublante, s'en sort très bien.
Rage : Rabid est le prototype même du film "underground gore no limit urbain" avec une intrigue tordus. Alors il y a des choses que j'ai aimés et une autre pas vraiment. La lenteur est son plus gros défaut. Cronenberg à le talent de captiver sans proposer du gore à tout bout de champs mais cela peut être au final un brin ennuyant, surtout vers la fin lorsque l'on revient au petit ami de Marilyn Chambers et que l'on suit sont parcours sans but dans la ville. Tourné sans pratiquement de moyens, cela se ressent fortement sur la pellicule qui en a pris un sacré coup les effets de maquillage trop visibles et les jeux d'acteurs trés moyens. Outre ses defauts, Rage est un film fascinant comme en réalise souvent Cronenberg. C'est une version "underground" du mythe des vampires remanié selon le cinéaste. C'est à dire qu'ils n'ont pas de dents allongés mais un dard situé sous les esselles! Ils sont contaminés par la rage à la manière des animaux en ayant en plus un besoin énorme de sang. La cause de cette épidémie n'est pas explicitée et c'est le meilleur. Ce serait à l'origine d'une opération chirurgical menée par un savant qui agit sans conscience à la suite d'un banal accident de moto. Mise en scène efficace qui se débrouille sans effets hormis un genre de maquillages que l'on retrouvera dans le futur regulièrement chez Cronenberg et en mieux. Rage s'interresse à l'aspect charnel et corporel du besoin des vampires avec une forte dose de trash qui déroutera. La présence de l'actrice X, Marilyn Chambers n'y est pas étrangère. Pour les sceptiques, pas de scènes où M.Chambers fait son numéro habituel. Donc ce film réalisé en 1976 montre un cinéaste qui sait faire honnête film d'horreur tout en y introduisant des idées qu'il exploitera mieux par la suite.
Rage commence très simplement, un accident de moto, une opération d'urgence qui a l'air plutôt normal (bien qu'une chose attire notre attention, et elle sera importante). Et puis ensuite c'est vrai que le film met un peu de temps à se mettre en route. Jusqu'à ce qu'au bout d'un moment la victime de l'accident commence à avoir un comportement déroutant et à commettre des actes bizarres. Cela arrive à d'autre personnes par la suite, la première étant celle qui a été en contact de la femme "malade". On comprend que c'est une sorte de virus qui se propage. Mais on peine à voir d'où tout cela vient, à part peut la petite subtilité du chirurgien 1 mois plus tôt durant l'opération.
Et au bout d'une demi heure on voit et on comprend ce qui se passe. Et c'est la que le film se lance réellement, en reprenant des idées déjà présente dans Frissons, le précédent film de Cronenberg, comme le virus, la contamination (l'aspect gestion de la crise est assez intéressant), la médecine, les lieux clos, les expériences sur le corps humains, en accentuant surtout sur le coté sanglant, et body horror, le gros de l'action étant montré bien frontalement.
Cronenberg maîtrise toujours le sens du rythme, la montée en température, ainsi que les scènes dérangeantes, le tout avec un sens de la débrouillardise que j'adore. Mais j'ai été moins emballé par le manque d'ambiance anxiogène durant les temps morts, ce qui était pour moi une des plus grandes forces de Frissons. Il faut aussi dire que je suis très réceptif à la musique dans les films, et ici elle est assez peu présente, à part dans les scènes chaudes. La pression est relâché par petits instants certes, mais en 1h30 ca suffit à faire baisser quelque peu l'intérêt de la chose. Surtout que le concept en lui même nous laisse un peu sur notre faim, tant Cronenberg aurait pu aller plus loin, en montrer plus. Attention ce qui est présent est déjà très bien, mais ça va peut être trop à l'essentiel cette fois.
Entre Frissons et Chromosome 3, David Cronenberg réalisait Rage, au coeur d'une première trilogie de l'horreur. On retrouve ici un grand nombre de thèmes abordés dans les deux autres films : les dérives de médecins illuminés, la métamorphose du corps humain, l'apparition d'une maladie rapidement hors de contrôle... Ce qui est intéressant ici c'est le cas de Rose, une mutante qui incarne à la fois la violence et l'irrationalité d'un monstre mais aussi la conscience et les sentiments de l'être humain. À noter la fin très macabre qui rappelle un peu celle de Soleil Vert (de Richard Fleischer). Même s'il n'est pas le plus connu des films du réalisateur canadien, Rage est encore une fois un modèle de créativité et a très probablement inspiré d'autres chefs d'oeuvres de l'horreur tels que Zombie de George Romero (les zombies dans un cadre urbain) ou 28 Jours Plus Tard (des expériences scientifiques qui engendrent un virus puis une épidémie), et même La Mutante (qui n'est pas forcément un chef d'oeuvre !).
Le traitement de l'épidémie est bien par contre les causes sont bidons, le scénario en patit. Ce n'est pas ce que Cronenberg a fait de mieux. Le début du film n'est pas réussi ensuite c'est mieux les acteurs sont médiocres.
Bon film mélangeant, érotisme et maladie vénèrienne. Le film peut ètre aussi compris comme une genre de relecture du mythe vampirique. Chambers joue très bien, les autres ne sont pas mal non plus. Cronenberg signe du grindhouse de qualité.
Un artiste se met en place dans ses premiers films. On voit la, des ses debuts, l'attirance pour la chaire et la penetration. Un peu vieillot, mais pour les fans, une mine d'or.