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TheDarkKnight74
47 abonnés
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4,0
Publiée le 5 mars 2013
Ceux qui ont vu en Rage le prolongement de Frissons avaient raison : les deux œuvres se complètent, traitent des même thèmes à différents nivaux. Frissons abordait la sexualité en tant que besoin viscéral dans un milieu en huis clos où l'individu se retrouve sans aide et doit assurer seul sa résistance, dans Rage le vecteur du mal se propage rapidement à grande échelle et l'on observe les réactions collectives, l'organisation de la société en train de lutter. Bien que l'on assiste à la naissance du mal source, cela constitue un long prologue à Rage, filmée magnifiquement comme un road movie, au sein de paysages sauvages et de lieux quasi oniriques (un établissement de chirurgie esthétique perdu en pleine nature). Le démarrage est encore plus réussi que la présentation de l'immeuble dans Frissons : en quelques plans les protagonistes prennent de l'importance, et ils sont déjà au cœur même de notre attention au bout de quelques minutes. La photographie impressionne encore plus par son découpage minutieux et sa froideur lumineuse qui partage des points commun avec le travail qui sera réalisé plus tard sur le cultissime Silence des Agneaux. L'héroïne est incarnée par un star de cinéma X, choix atypique mais diablement malin de la part de Cronemberg, en lien direct avec Frissons, les autres comédiens assurent un jeu convaincant et ne tombent pas dans le cabotinage propre aux séries B. Comme Cronemberg le disait dans une interview sur Frissons, qu'il avait conscience de faire des séries B d'un genre mineur souvent snobé par Hollywood, mais qu'il les faisaient consciencieusement, avec sérieux. Il est vrai que la plupart des réalisateurs affirment s'être éclaté avec leurs acteurs lors du tournage de tels films. Cette approche de Cronemberg se voit dans Rage. Le film possède moins d'humour glaçant que Frissons et plus de tristesse. La musique mélancolique qui l'accompagne offre des thèmes qui pourraient sortir tout droit de l'antre de Carpenter. La mise en scène a encore gagné en puissance, la caméra cadrant à merveille les grands espaces extérieurs et se faufilant vicieusement dans les intérieurs étroits...Rage m'a plus effrayé que Frissons, avec un suspense prenant, mais moins choqué...Normal, il induit des images déjà présentes dans l'imagerie de notre génération : avant Zombie de Romero, avant 28 jours/semaines plus tard, avant Je suis une légende et tout ces films, Cronemberg parle de contamination, de rage, de moyen de défenses radicaux, peint des tableaux infernaux de villes assiégées par la maladies. Et ce avec un budget peu conséquent et un immense talent. Du grand cinéma horrifico-gore.
David Cronenberg signe encore un film épidémique avec "Rage". Cette fois, c'est une jeune fille qui se retrouve porteuse d'un parasite à cause d'une greffe de peau expérimentale. Elle ressent alors le besoin incontrôlable de nourrir son parasite avec du sang humain. Mais même sans tuer ses victimes, elle leur a transmis sans le savoir une maladie semblable à la rage... Voilà pour le pitch, sinon que dire ? Tout le budget des effets spéciaux a dû passer dans l'accident de moto qu'on voit au début du film. Concernant le parasite, c'est une sorte de saucisse de Vienne avec un aiguillon qui vit dans un nid d'apparence rectale situé sous les aisselles... Quant aux individus enragés, ils ont un beau maquillage de cernes autour des yeux et sont très doués pour baver leur bonbon effervescent en grognant. Non, "Rage" n'est pas un nanar, mais un film de série B qui d'ailleurs est loin d'être mauvais... C'est vrai que le film a ses bons moments, comme l'attaque dans le métro, mais si seulement le rythme pouvait être un peu plus soutenu ! Dans l'ensemble je dirais que c'est un film à voir, tout comme je dirais qu'il faut voir le "Halloween" de Carpenter, c'est à dire avec le recul nécessaire et l'idée qu'on ne va pas nécessairement se trouver face à un chef-d'oeuvre.
Plus abouti sur le plan formel que son frère jumeau Frissons, Rage est un film de contamination assez classique dans son déroulement scénaristique, mais non dépourvu de fulgurances, notamment lorsque Cronenberg se laisse aller à ses obsessions médicales sur la nouvelle chair. Ainsi, Marilyn Chambers se voit pourvue d’un appendice sous l’aisselle que n’aurait pas renié H.R. Giger. Chose d’autant plus symbolique que celle qui porte cette marque sexuelle agressive est également actrice issue du porno. Hasard de la production ou volonté manifeste de son auteur ? On notera en tout cas la capacité à créer un climat angoissant avec peu de choses. Le réalisateur n’a pas son pareil pour filmer des espaces modernes dénués d’âme. Toutefois, le script est un peu routinier, malgré les quelques trouvailles visuelles de Cronenberg, et l’ensemble se regarde donc comme une œuvre de jeunesse intéressante, à défaut d’être pleinement satisfaisante. Avec Chromosome 3 tourné juste après, le réalisateur boxera cette fois dans une catégorie nettement supérieure.
Après" Frissons", Cronenberg confirmait sa maitrise du genre fantastico-horrifique avec un réel talent de metteur en scène. Sissy Spacek était pressentie pour le role principal mais se fit finalement connaitre la méme année chez De Palma dans le fameux "Carrie". Cronenberg prit donc Marilyn Chambers, star du porno, pour incarner sa "vampire", monstre humain ne devant son existence qu'à une opération chirurgicale ayant provoqué une mutation génétique...
Rage n'est pas un indispensable de la filmographie de Cronenberg, loin derrière les autres réalisations du cinéaste qui sont, elles, on ne peut plus intéressantes. Il n'en reste pas moins un petit film d'horreur sympathique, qui restera malgré tout anecdotique. Il est amusant de constater qu'à l'époque aussi, l'emploi de stars du X au générique était un argument commercial fort, puisque Marylin Chambers n'est autre que la protagoniste la plus importante du film. Et autant dire que son jeu laisse à désirer ! M'enfin, l'essentiel étant ici que nous passions un bon petit moment, sans en attendre forcément plus.
La rage c'est un prétexte, évidement. Les nombreuses incohérences du film ne me choquent pas, mais il faut avoir vu "Frissons" avant, comme ça on est prévenu. C'est un film de genre, tout simplement, filmé avec une audace et sans crainte du mauvais goût. Attachez vos ceintures! une fille à la suite d'une greffe de peau, devient vampire, et vecteur d'une sorte de rage, qu'elle transmet en piquant ses victimes à l'aide d'un dard caché dans son aisselle, pour se nourrir, de sang frais. Et même en disant ça je ne déflore en rien le sujet, c'est presque expérimental, pas vraiment épouvante, un peu fantastique, on peut trouver ce qu'on veut dedans, à condition d'être open. Il balance tout à la figure, tout en voulant faire gore et intello à la fois, d'où la sensation de voir un film inachevé, faut aimer, j’accroche pas. Autre divertissement pour adultes avertis, avec beaucoup d'idées à décanter pour plus tard.
Un film bien dark, bien barré, mais qui manque un peu de structure sur le fond et la forme... bon délire quand même surtout grâce à la bonne trouvaille de l'anus rétractable sous le bras qui attaque !!
Dès le début, il m’a été très difficile de relier la cause à l’effet, c'est-à-dire le banal accident de moto à l’épidémie de rage. Alors, n’y étant pas parvenu, tout m’a semblé incohérent. Et si la situation n’était pas si dramatique, elle pourrait en être comique. Gloire aux acteurs, qui ont dû garder leur sérieux lors du tournage, tant leur composition prête à la caricature. C’est du prévisible à souhait. À une exception près…, que cela finisse dans les bennes à ordures. La classe ! Rien de convainquant, si ce n’est le fait que ça pue le navet.
Marilyn Chambers, actrice X de l'époque apporte à ce film un côté sexuel très assumé ! Le mélange décidé par Cronenberg fonctionne bien et même si l'esthétique du film à vieilli, le charme opère. J'aime les ambiances malsaines que distille Cronenberg dans ses films et ici on est dans le ton. Expérimentations médicales, eugénisme ? , sexe, vampirisme, ces ingrédients nous emmènent vers les obsessions humaines.
Rabid est un bon film de série B malgré ses mauvais acteurs et sa première partie qui flirte avec l'ennui profond . Film d'infectés ayant sans doute inspiré 28 Weeks Later , Rabid trouve surtout sa force dans sa musique , à la fois angoissante et mélancolique , son atmosphère glauque et David Cronenberg derrière la caméra qui ne recule devant aucun style de violence qu'elle soit physique ou morale (il tue le père Noël !) . Film plutôt sympa façon Grindhouse , Rabid aurait pu être très bon sans sa première partie mal fichue .
S'inspirant de son film "Frissons" (Shivers), réalisé deux ans avant, Cronenberg nous relate une nouvelle fois l'histoire d'un virus qui se propage d'humain en humain. Un peu moins bien que le premier, il reste néanmoins d'un bon niveau avec de bons acteurs et de bonnes musiques faisant augmenter la tension du téléspectateur. A noter que Frank Moore (le fiancé de Rose) ressemble à Christopher Walken
Un excellent film gore totalement surprenant en sachant qu'il date de 1976, le sang fait réaliste. Bien joués avec en plus une belle bande son. Ce film m'a vraiment surprise.