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Un visiteur
4,5
Publiée le 18 août 2017
Acteurs fabuleux, bon rythme, belle intrigue dans cette Espagne catholique et conservatrice! et surtout, sujet hyper dérangeant!! À voir absolument donc!
RECHERCHE SERIAL KILLER ! ! ! Thriller poisseux, voire vénéneux qui permet à A. De La Torre & R. Àlamo de briller avec ce duo de flics nickel. Reste une fin improbable... Le scénario reste un peu toujours identique, même si ici le maniaque s'en prend aux vieilles dames plutôt qu'à des jeunes femmes stéréotypées, et d'ailleurs, je n'ai pas vraiment saisi pourquoi ? Reste Antonio de la Torre (Tarde para la ira) sur jeu un peu monocorde mais en bègue... Roberto �lamo s'en tirant aussi très bien. Quelques longueurs pour ce Policier-Suspens qui finit carrément avec du n'importe comment . . . Quelques séquences bien glauques pour sans doute pimenter le tout. Bref, plutôt loin de "LA ISLA M�NIMA" d'ALBERTO RODRIGUEZ.
Noir et vénéneux, un excellent polar made in Spain. Intrigue et personnages bien construits, mais surtout la ville, la chaleur, la société madrilène et le charisme des deux protagonistes, impeccables. A proscrire cependant pour les vieilles dames !
Depuis La Movida, avec Almodovar et consorts, l’Espagne nous envoie régulièrement de petites perles. Une fois n’est pas coutume, c’est la bande-annonce qui m’a donné envie de voir ce film. Je m’attendais à quelque chose de très politique. En fait, pas du tout. C'est un vrai thriller, avec serial killer violent et sadique, duo de flics dépareillés, ambiance glauque. Même si c’est sur fond de crise sociale, de protestations, de manifs et de visite du pape (ce qui n’avait rien à voir…). La mise en scène est serrée, tendue. Le scénario est particulier bien écrit. Les personnages, même les « bons flics », ne sont pas spécialement aimables, et même assez détestable. Mais, d’entrée, on est pris dans une atmosphère lourde et un suspens haletant qui le restera jusqu’au dénouement (assez surprenant), après quelques coups de théâtre bien placés. L'interprétation est toute aussi magistrale. Si Antonio de la Torre n’a plus à faire preuve de son immense talent, Roberto Álamo est une vraie révélation chez nous. Très connu en Espagne, il a d’ailleurs raflé le Goya du meilleur acteur cette année pour ce rôle, au nez et à la barbe de son collègue aussi nommé. Bref, un polar noir, violent, pessimsite et poisseux comme on les aime et comme on en voit plus beaucoup malheureusement. Avec Le Caire Confidentiel l’un des meilleurs du genre vu ses dernières années. Et une nouvelle pépite venant d'un des pays européen au cinéma le plus dynamique. A voir sans hésiter donc...
Ce polar très sombre, bien ancrée dans la réalité du début années 2010 en Espagne, fait de crise et de tensions sociales, est surprenant de nervosité et de violence. Comme si Seven croisait Les Affranchis, cette plongée dans un Madrid suffocant vaut le détour, et rien ne nous est épargné dans le macabre, des détails sordides propres aux meurtres, aux personnalités dépressives des enquêteurs.
Réalisateur de nombreux épisodes de séries pour la télévision espagnole, Rodrigo Sorogoyen livre son troisième long-métrage destiné au cinéma. À l’image de son précédent film, Stockholm (2013), Que dios nos perdone interroge la psychologie masculine au fil d’une intrigue limpide et au rythme d’un suspense sans faille. Ce film policier empruntant au polar dans sa deuxième moitié est d’une efficacité redoutable. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Un chef d'oeuvre ! Acteurs totalement géniaux, une toile de fonds avec la venue du pape passionnante, une réalisation nerveuse et brillante, des trucs de scénarios qu'on ne va pas spoiler ici mais d"une profonde originalité, probablement le meilleur polar depuis des années. Encore mieux que LA ISLA MIMIMA à mon gout, car réalisation plus personnelle et plus originale. A voir absolument.
Une histoire qui ressemble à un scénario de thriller coréen, des personnages travailles en profondeur et subtilité, une quête pour la vérité dans laquelle on se laisse vite prendre.
Ce film est vraiment violent et très glauque, pas assez nuancé (même si c'est surement le genre du film) je n'ai pas apprécié, surtout les scènes de viols et d'autopsie (mis à part quelques dialogues bien trouvés et quelque fois des pointes d'humour espagnol). Je suis ressortie avec la nausée et une mauvaise nuit en perspective... Âmes sensibles comme moi s'abstenir vraiment!
Autant le dire tout de suite, je ne mets pas 5 étoiles parce que c'est très très noir et que cette exploration redoutablement efficace de la noirceur de l'âme humaine (celle des policiers comme celle du criminel qu'ils traquent) est douloureuse tant elle est absolue jusque dans son dénouement ... Ceci dit, ce film est une grande réussite tant au niveau de l'écriture que de la mise en scène. Les personnages, taiseux et rugueux, sont interessants, ambivalants, et soutiennent cette atmosphère mouate et glauque, cette enquête très dérangeante (le criminel viole et assassine des personnes âgées) d'une manière équivoque et non manichéenne... Pour moi, le réalisateur puise avec justesse dans des références de genre honorables et parvient a y apporter sa touche personnelle : en effet, on pense à L'etrangleur de boston, à French connection, à Seven et Zodiac, au Silence des Agneaux mais surtout à Taxi Driver ou ... On a fait plus médiocre comme références ! Un diamant brut et noir... À voir...Si vous avez le coeur et l'âme solidement accrochés...
Au début, c'est un vulgaire récit policier, certes crapuleux. Des vieilles dames se retrouvent assassinées par un affreux pervers."Che Dios nos perdone" situe ce récit incroyable à Madrid, en pleine visite du Pape où le scandale doit être tu. A bien des égards, ce magnifique film fait penser au troublant "La Isla Minima" d'Alberto Rodriguez, tant l'ancrage politique et moral hantait l'enquête policière. Le cinéma espagnol règle ses comptes avec une histoire faite de corruption, de laisser-aller policier, et d'indifférence, au nom d'une morale chrétienne au-dessus de tout. Le réalisateur n'affronte jamais son histoire de face. Il emprunte souvent des biais, filmant par exemple ses personnages à travers des vitres, ou perdant sa narration dans les histoires personnelles et souvent tordues de ses héros policiers. Il se dégage de ce film haletant un esprit glauque, une mauvaise haleine, un mystère profond, sous couvert toutefois d'une photographie très belle, précise, montrant une ville de Madrid sous ses meilleurs jours. En fait, le réalisateur cherche à filmer les figures plurielles de l'Espagne : d'un côté, il y a la vitrine touristique, l'imprégnation religieuse des conscience, de l'autre, il y a ses caniveaux troublants où la police étouffe et d'affreux criminels hantent les rues. D'ailleurs, l'enquête n'est pas le centre d'intérêt du film. C'est presque un prétexte pour montrer une Espagne macabre, en pleine décadence, au bord du vide. "Que dios nos perdone" est sans doute l'un des très grands films de l'été 2017.
Un très bon polar captivant. Malgré quelques clichés dans les binômes : le cérébral et le violent écorché, et la haine qu'ils éprouvent vis-à-vis de leurs collègues, ce film tient en haleine et on s'attache à ces 2 flics. Intrigue bien ficelée, scenario reste relativement orginal et aspect psychologique est plutôt abouti. Acteurs tous excellents. A voir !
J'avais aimé "La isla minima" ... mais là, la mayo n'a pas vraiment pris. Faute, en partie, à ce télescopage (se voulant "éclairant")entre vie professionnelle juste glauque et vie privée insatisfaisante de nos deux héros (sans grand relief .. mais subtilement joués, je le reconnais) avec lesquels il est difficile d'être en empathie. De surcroît, la complaisante violence filmée - une scène de viol de mamie, la scène finale d'acharnement dictée par la vengeance - et dérangeante tout en n'apportant strictement rien au film sauf à élever de plusieurs crans le curseur du sordide. Je suis resté sur ma faim en quittant la salle. Et pourtant le film est long ... long ... trop long (ex: pourquoi ne pas couper la scène de l'enterrement du chien !).