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Un visiteur
2,5
Publiée le 9 mars 2017
Film moyen .Les scenes sont tres prévisibles ,L'admiration des jeunes femmes pour ce curé est un peu trop exageré .Beaucoup de clichés sur l'occupation .D'ailleurs on commence à saturer de voir cette periode de l histoire sans cesse reprise dans les films .De plus à un moment donné une des postieres en parlant du curé dit 'Il est canon' ce terme n existait pas du tout en ce temps là .Conclusion.Soit il faut lire ou relire le livre de Beatrix Beck soit Il faut revoir Leon Morin pretre le chef d oeuvre de Melville avec Belmondo et Emmanuelle Rivat qui vient de nous quitter .
MAGNIFIQUE ! Loin des considérations intellectuelles et historico-cinématographiques de la précédente critique, je me laisse porter par les émotions que m'inspirent les films. J'ai passé un très bon moment durant ce film. Je crois que ce film ne peut laisser indifférent. Outre le fait d'être un joli (et courageux) témoignage (car tiré d'un histoire vraie) que l'on soit croyant ou non, il soulève aussi des questions universelles (célibat des prêtres, rapport à l'engagement, fidélité, amour/raison...), questionne sur nos croyances et la façon d'en parler aux autres etc. Les acteurs (en particulier Marina Vatch) et les dialogues sont époustouflants et certaines scènes et lumières dignes d'un tableau. Je conseille vivement !
Une histoire bouleversante et plein de suspens jusqu'à la fin. J'ai adoré. Deux acteurs tops et au top. Une lumière magnifique et une bande son super belle.
N. Boukhrief s'attèle avec talent à un sujet difficile: comment habiter sa propre spiritualité, librement et le rôle de la religion dans l'accompagnement de ce chemin individuel. Sans jamais céder à la facilité ni aux clichés, les dialogues nous invitent à un dialogue intérieur essentiel, sans imposer un point de vue. Les comédiens apportent une dimension romanesque indispensable mais pas artificielle puisqu'elle sert le propos du film: l'amour humain est un des chemin de la transcendance.
Très belle confrontation d'idées et d'acteur ! Doris habité par le rôle et Marine sublime rebelle très bien filmés par Boukrief, souvent de très près. Film à revoir pour sa richesse de dialogue
Au seuil de la mort, Barny appelle un prêtre pour se confesser du lourd secret qu’elle a porté toute sa vie durant. Pendant la Seconde guerre mondiale, sous l’occupation allemande, la jeune et belle communiste, mariée et mère de famille, était tombée amoureuse du curé de son village, le séduisant Léon Morin.
Pourquoi diable ce remake ? A l’origine de « La Confession », il y a un livre et un film d’un autre âge. « Léon Morin, prêtre », un roman largement autobiographique de Béatrix Beck publié en 1952 et couronné la même année par le prix Goncourt. Le film épnoyme de Jean-Pierre Melville sorti en 1961 avec Jean-Paul Belmondo dans le rôle de Léon Morin et Emmanuelle Riva dans celui de Barny.
À l’époque, le roman comme le film avaient un retentissement que son remake n’a plus guère aujourd’hui. Dans la France de l’immédiat après-guerre, le souvenir de l’occupation allemande était encore vivace. Dans la France de Vincent Auriol ou du général de Gaulle, la conversion d’une communiste athée portait une charge émotive qui ne touchera plus nos sociétés déchristianisées et postcommuniste.
Le remake est d’autant plus anachronique que les deux acteurs jouent un marivaudage hors de propos. Trop beaux, trop séduisants, Romain Duris et Marine Vacth se tournent autour comme deux amants sur le point de se sauter dessus. Faute d’avoir l’austérité janséniste d’Emmanuelle Riva (qui venait de tourner « Hiroshima mon amour » avec Alain Resnais), Marine Vacth ne convainc pas entièrement. Mais c’est Romain Duris qui est le plus navrant, plagiant Bébel alors que le jeune Belmondo n’était encore en 1961 qu’un jeune acteur de la Nouvelle vague bien loin de la caricature franchouillarde dans laquelle il allait sombrer dix ans plus tard.
En réduisant « Léon Morin, prêtre » à l’histoire d’un flirt chaud-bouillant, Nicolas Boukhrieff trahit l’œuvre qu’il adapte et son élan métaphysique.
Un très bon duo d'acteur au service d'une réflexion sur l'existance et la foi en Dieu. La mise en scène et la lumière oscille entre la contemplation et le théâtre donne au film une âme. Dommage que l'affiche et le titre ne reflète pas la qualité ni le thème du film.
L'histoire d'amour impossible confessée par une vieille dame mourante nous plonge dans la vie d'un village sous l'occupation où une femme communiste et dont le mari est prisonnier, tombe peu à peu sous le charme d'un curé et des valeurs qu'il porte. Les sentiments sont palpaples, forts, et illustrent assurément une de ces histoires d'amour improbables où condamnables de cette période noire parmi tant d'autres.
Vu la filmo de Boukhrief ("600 kilos d'or pur""l'italien" ou "made in France" plus récemment) j'étais assez curieux de voir ce qu'il aurait pu faire de ce genre de roman.... Il en tire une libre adaptation plutôt réussie où il aura su trouver l'ambiance, le bon rythme... Il a en effet su prendre le temps de faire le tour de ses personnages à travers leurs gestes, leurs regards.... C'est d'ailleurs pour moi le point fort du film qui nous montre Barny - cette jeune femme seule dans son p'tit village de province qui essaye d'élever sa fille comme elle peut.... Seule et surtout en colère depuis l'emprisonnement de son mari par les Allemands... Jusqu'à l'arrivée de la nouvelle Star du village: Le Curé! Rebelle de nature, elle va donc logiquement aller se confronter à lui - premier représentant de l'Église qu'elle accuse de Collaboration avec les occupants et donc responsable de sa situation. Cette confrontation va changer la jeune femme et ses convictions.... Pas évident d'incarner cette femme en colère . Réussir à faire ressentir sa "haine" au spectateur nécessitait une interprétation juste et solide ... Mission accomplie par une impressionnante Marina Vacth qui, avec son regard dur et déterminé, était faite pour ce rôle ... Tout le contraire de Romain Duris ! Pourtant j'adore cet acteur mais pour une fois, je ne l'ai pas trouvé convaincant en curé. Son phrasé et son sourire en coin ne conviennent pas pour un homme d'église (ses discours aux cérémonies sonnent complètement faux) et rendent l'histoire moins crédible et moins émouvante.... Il y a bien sûr la dimension religieuse à prendre en compte mais j'ai trouvé que celle-ci était moins importante que l'histoire passionnante entre Berny et le père Morin. Ça reste un très bon film qui passe très bien - une belle histoire qui mérite largement son déplacement en salles.
Faut-il se souvenir du film de Jean-Pierre Melville, "Léon Morin prêtre", dont Nicolas Boukhrief nous propose un remake ? Ou vaut-il mieux en faire abstraction afin de ne pas céder à la tentation (le mot est de circonstance) de la comparaison ? Aucune ressemblance entre les deux films si ce n'est bien sûr la trame dictée par le roman de Béatrix Beck : durant l'Occupation, une femme communiste et athée dont le mari est retenu prisonnier en Allemagne est fascinée par un jeune prêtre et en vient à se convertir au catholicisme. Rien de scabreux, rien qui puisse ressembler à une provocation, rien qu'un film sur la séduction, une attirance physique présentée du point de vue de la femme superbement incarnée par Marine Vacth, toujours aussi "jeune et jolie" mais dont le réalisateur n'abuse jamais du pouvoir de séduction. S'il y a séduction, c'est le personnage du prêtre qui l'exerce - et Romain Duris fait tout dans ce film pour jouer les tombeurs, à commencer par ce sempiternel sourire qui anime son visage et qui ressemble à une invite amoureuse. De son côté, Marine Vacth joue la carte de la sobriété : pas un geste inutile, pas un regard langoureux même lorsque le désir se fait de plus en plus présent. Et le tout dans une lenteur toute bressonienne qui accompagne comme un cérémonial dépouillé. Chose curieuse : Nicolas Boukhrief, habitué des films d'action, nous donne ici un film contemplatif et d'une grande beauté. Les lumières en particulier évoquent tantôt les clairs-obscurs d'un Georges de La Tour, tantôt telle vue impressionniste d'un village français. En somme, un film qui, s'il n'a pas la puissance que l'on peut attendre pour un tel sujet, n'en demeure pas moins une belle réussite tant par la maîtrise de la mise en scène que par la beauté des images et le jeu impeccable de Marine Vacth.
Nouvelle adaptation du roman Léon Morin, prêtre de Béatrix Beck, La Confession réussit à posséder un aspect très verbeux (évoquant la thématique assez risquée de la Foi) sans être ennuyeux. Cela est en grande partie dû au fait que Nicolas Boukhrief rend son œuvre très cinématographique grâce à l’utilisation des différents aspects du langage cinématographique (mouvements de caméra, plans de coupe, filmage de dos du personnage principal d’un plan…) et à sa parfaite reconstitution de la France de l’Occupation. À cela s’ajoute la réussite de l’association Romain Duris-Marine Vacth qui forme un beau couple de cinéma. Une belle réussite de la part du réalisateur de Va mourire.
J'ai apprécié : - un bon scenario - bon jeux d'acteurs entre Romain Duris et Marine Vacth, qui rentrent dans leur rôle et font partager les sentiments des personnages.
Avec le sujet du film, je redoutais de tomber dans des clichés, ce qui n'est pas le cas au contraire. Le scénario et les acteurs nous font partager la vie au quotidien sous l'occupation, telle qu'ont pu me le raconter les proches de ma famille.
Les acteurs rentrent dans la peau de leur personnage, et nous font partager leurs passions et leurs convictions.
Nous sommes loin des clichés, des leçons toutes faites et des stereotypes classiques du cinema habituel hollywoodien.
Un bon film pour passer un bon moment, et un film qui ne laisse pas indifférent.
Vu en avant première à Lille, c'est un film d'une grande sensibilité, très bien joué. Romain Duris et Marine Vacth (formidable et trop rare au cinéma) sont portés par la grâce ! Allez voir ce film d'une grande beauté ! La lumière, la bande son, la justesse des acteurs, tout y est ! Sans parler de certains plans qui ressemblent à des tableaux -> la fin est d'une grande beauté ! Vous ne verrez pas le temps passer et serrez transportés ! Merçi au réalisateur de nous avoir offert ce petit bijou de cinéma et de nous avoir fait partager son amour du cinéma ! A ne pas manquer !