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Agathe R.
15 abonnés
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3,0
Publiée le 29 septembre 2016
J'ai aimé la première partie du film mais moins la deuxième où il y a quelques longueurs. Les éclairages et les couleurs sont très beaux. J'ai passé un bon moment.
« La Danseuse » est l’histoire de Loïe Fuller, danseuse venue d’Amérique, avec son imaginaire et sa vision de la danse des fleurs tout au début du 19ème.
Une réalisation étourdissante qui repose sur les épaules de la jeune jeune comédienne Soko. Elle est naturelle, forte et surprenante. Une performance hors norme.
Le film nous entraîne dans une danse endiablée pleine de musiques et de couleurs. Soko mène le bal, elle est tour-à-tour timorée et obstinée, délicate et rustique, légère et pataude. Une étoile est née, sur scène, sous forme de fleur. Elle bouleversera la scène parisienne et fera changer l’ordre des choses à l’Opéra.
Gaspard Ulliel est encore une fois tout en douceur et élégance et avec beaucoup de sensualité. Son amour pour Louie est véritable, il va la suivre et la soutenir. Sa noblesse est déchue et l’éther lui brouille l’esprit. Un rôle à la hauteur de son talent.
Mélanie Thierry est épatante, dans son rôle de secrétaire, discrète, fidèle et déterminée. Un passage subtil de François Damiens en patron des Folies Bergères. Seule la petite Lily-Rose Depp joue un peu trop les ingénues, lourdement gracile. Elle finit par agacer, mais son rôle est ingrat.
Une belle histoire nous est contée avec grandeur, décadence et grandiloquence et le film nous emporte, c’est l’essentiel. Stéphanie Di Giusto réalise une belle adaptation du roman de Giovanni Lista, une fresque historique sur un bout de l’histoire de la danse contemporaine.
Magnifique ! Cette danseuse avec ses voilages figurant un papillon non seulement ses déplacements, la chorégraphie et la mouvance de son corps fait qu'elle ravit les yeux. De plus, partie de rien et croyant en son rêve, elle réussit malgré les hésitations, voire les refus, elle persiste et danse à l'Opéra. Comme quoi lorsque l'on croit et que l'on veut que son désir se réalise, il faut persister...
Film magnifique à tous points de vue et soko est extraordinaire , a l'image de l'ensemble des acteurs . Esthétiquement superbe , le film est passionnant par son thème qui est la création artistique et soko est vraiment habitée par ce personnage et profondément bouleversante .
Ce film dramatique est tiré d'une histoire vraie. De par sa mise en scène, son scénario du coup, et surtout avec un casting très intéressant, ma femme et homme confondu ce film est donc bon à regarder. Il est très intéressant de découvrir Lily Rose Depp, fille de Johnny Depp et de Vanessa Paradis, dans son premier rôle secondaire.
J'ai beaucoup aimé la première partie du film, qui souligne la vie dure de cette fille et décrit sa volonté de sortir de sa pauvre condition. De plus, les éclairages et les couleurs sont très beaux, il y a une force brute qui jaillit des paysages et des personnages. Le parcours de Loie Fuller est digne d'admiration, cette danse 'papillon' est sa vie, elle n' a rien d'autre. Je n'avais jamais vu Soko jouer, je l'ai trouvée excellente.[spoiler] comme tous les autres acteurs d'ailleurs.[/spoilerE]. Elle réunit force et fragilité à la fois.
La seconde partie du film est un peu plus 'brouillonne', il y a quelques longueurs. Lily-Rose Depp est très naturelle, mais au final elle n'apparait que peu de temps, contrairement à ce que j'imaginais. Tous les acteurs sont bons, la musique est très belle, bref, on passe quand-même un bon moment.
J'ai été charmée par ce film. C'est émouvant, beau, envoûtant, triste, magnifique. Je suis contente d'avoir pu connaître l'histoire de cette belle artiste. Aussi le film est très bien réalisé et interprété et de surcroît nous avons droit à de la très bonne musique classique.
Présenté à Cannes en mai, j'ai été voir ce film uniquement pour Gaspard Ulliel que je suis depuis JACQUOU LE CROQUANT en 2007... j'ai été obligé d'aller le vori à UGC Confluence car mes cinés habituels à Part-Dieu et Ciné-cité ont refusé de le prendre, car pas grand public ! j'ai eu du mal à rentrer dans ce film trop long de 1h50 : le début est tout en VO sous-titrée car se déroulant aux USA ! j'ai cru que tout le film allait être comme ça .... Quand Gaspard arrive enfin, il est tout le temps présent alors qu'il se décrit comme un second rôle mais quel beau rôle dépressif et torturé ! Lilly rose Depp sur laquelle est vendu le film n'est présente qu'un quart d'heure et très bonne en garce ! La comédienne Soko que je ne connaissais pas est splendide mais c'est surtout Mélanie Thierry qui m'a beaucoup touché dans le film...
Cette histoire aurait pu être un beau film d'auteur. La tentation manifeste des producteurs de surfer sur la vague de la mode "Soko" a rogné les ailes pourtant magnifiques de cette "fée lumière" qu'était Loïe Fuller. Pourtant, le talent de Soko ne démérite pas et vaut plus que ce que l'on veut bien en montrer ( les rappels de la vie intime de cette jeune artiste sont superflus). Le principal défaut selon moi est que la réalisatrice ne va pas assez loin. Elle survole la plupart des sujets importants de l'histoire : la concurrence avec Isadora Duncan (Lili rose Depp, magnifique), leur relation personnelle ( oui, non, j'y vais, j'y vais pas), le succès phénoménal suscité à l'époque ( la dernière scène où on lui ouvre un peu le rideau est pathétique), la relation avec le public français ( cette danseuse franco américaine arrivée sur le sol national avait de quoi intriguer). Quant à Gaspard Ulliel, on va sûrement m'étriper mais il n'avait rien à faire dans ce film sinon montrer sa plastique irréprochable et jouer (encore) de son regard ténébreux. J'aurais préféré mille fois voir Denis Menochet dans son rôle plutôt que son apparition au début. Meme si je suis sévère, allez voir ce film qui est un premier film, je crois, sauvé par l'interprétation de ses deux artistes danseuses. J'oubliais Mélanie Thierry, superbe, et François Damiens un peu perdu dans ce contre emploi mais toujours très bon.
S’attachant à mettre en images la vie de Loïe Fuller, artiste avant-gardiste de la Belle Époque, la réalisatrice cherche le mouvement des corps. Pendant de fascinantes scènes de danse, sorte de rêveries hors du temps à l’esthétique travaillée, on touche du doigt l’idéal de la beauté… et de la cruauté. Littéralement habité, le personnage est pris dans un ballet autodestructeur où la chair et l’âme restent marquées. La mise en scène est intense, l’œuvre puissante.
Je connaissais le nom d'Isadora Duncan mais pas du tout celui de Loie Fuller. Le film montre la détermination de cette artiste qui a inventé la scénographie moderne, utilisant effets de lumière sur ses voiles drapés. Le film dégage un charme sulfureux mais semble survoler son sujet comme l'esprit vaporeux de Gaspard Ulliel constamment perdu dans ses paradis artificiels. Pourquoi le thème de l'homosexualité n'est pas plus approfondi ? Peut-être parce que Lily Rose ne s'est pas déshabillée ? Il est vrai qu'elle est bien jeune, mais quel charme ! Soko incarne avec conviction cette héroïne un peu gauche, insatisfaite et si peu heureuse.
Les bons sujets ne font pas les bons films, et La danseuse en est la preuve éclatante.
Le personnage réel de Loïe Fuller est en effet sur le papier captivant : enfant du grand Ouest américain, gloire des cabarets parisiens du début du XXe siècle, danseuse masochiste torturant son propre corps, fondatrice de la danse moderne sous bien des aspects.
De ce beau matériau de départ, Stéphanie Di Giusto fait un pensum malheureusement glacé, desservi par une direction arstitique beaucoup trop léchée. Les décors de western, les intérieurs bien éclairés - et très jolis, les costumes tout droit sortis de l'atelier, le château vide extraordinairement photogénique : le film paraît à la fois très ambitieux d'un point de vue formel, et un peu cheap (à l'image du bateau qui traverse l'Atlantique et qu'on ne voit pas). Chaque scène en elle-même est visuellement travaillée, sans qu'on sente un regard de créateur pour donner une unité à l'ensemble.
C'est une esthétique de lumière morte et trop rasante que propose La danseuse, qui m'a finalement empêché d'entrer dans le film. Emportée dans son élan David Hamiltonien, la réalisatrice arrive à faire apparaître belles les pires conditions de vie (celles de la remise aux Folies Bergères par exemple). C'est gênant.
Le deuxième gros défaut du film, c'est son scénario.
Certains reprochent à Stéphanie Di Giusto d'avoir minoré l'homosexualité de Loïe Fuller. C'est un procès à mon avis un peu vain, dans le sens qu'un créateur fait bien ce qu'il veut de son sujet de départ, que ce dernier soit une oeuvre ou un personnage réel. Un film de fiction n'est pas un documentaire, et ne doit aucun respect à ses sources.
On peut toutefois se demander si les artifices qu'emploie le scénario pour pallier ce hiatus n'affaiblissent pas globalement le film : le personnage que joue Gaspard Ulliel, totalement inventé, est d'une faiblesse criarde et le chaste béguin du personnage jouée par Mélanie Thierry semble absolument superficiel.
Reste au crédit du film l'interprétation habitée de Soko (qui en fait peut-être un chouïa trop), et le beau passage de sa rencontre avec Isadora Duncan.
Le film, qui m'a rappelé à certains moments le Marguerite de Xavier Giannoli en moins bien, cumule au final trop de maladresses et de clichés stylistiques pour être vraiment recommandable.
Je viens de voir ce film exceptionnel en avant première. L'actrice Soko est exceptionnelle et d'ailleurs c'est elle qui éclaire tout le film écrasant Lili-Rose Depp. Les scènes de danse sont sublimes et très émouvantes.