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Cinéasthéâtre
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3,5
Publiée le 16 mai 2026
Comédie-drame qui va assez en profondeur au niveau des émotions des personnages sans tomber dans le méga cliché. Le tout n’est pas compliqué mais plutôt bien mené avec de bonnes performances délivrées par des comédiens non trop connus.
Une comédie dramatique adolescente qui touche juste grâce à son humour piquant et l’authenticité de Hailee Steinfeld. Les dialogues sont vifs et les situations parfois crues, mais l’ensemble reste classique dans sa progression. Touchant, drôle, mais pas totalement inédit.
Tenn movie estampillé USA comme il en sort très souvent Bizarrement celui-ci m'a bien plus ( à l'image d'un 10 bonnes raisons pour te larguer) , car je l'ai trouvé au dessus de la moyenne de part le jeu de son actrice principale Hailee Steinfeld et son humour plutôt bon
En effet ici le scénario est clairement cousu de fil blanc et on sait comme cela va se terminer dès le premier quart d'heure Mais la force du film est ailleurs , dans son humour clairement très bon, dans son interprétation donc avec en prime un Woddy Harelson malheureusement trop sous exploité et dans son approche de l'adolescence. Le film ne coule jamais dans la mièvrerie , dans le manichéisme il sait s'arrêter au bon moment et ne pas trop en faire ce qui est clairement un exploit dans un teen movie Ce film est une petite sucrerie à manger à ses heures perdues
Par le prisme d'une narration menée à tambours battants, expliquée comme un complexe de persécution mâtinée de crise d'ado et soutenue par une intelligence fulgurante du personnage central d'un côté, Nadine, et l'interprétation plus vraie que nature d'Hailee Seinfeld, de l'autre, ce film nous raconte les affres de l'intelligence d'une jeune fille qui se perd, grâce à sa rhétorique aiguisée, dans un build-up émotionnel lui permettant d'ignorer sa souffrance réelle.
Évidemment la qualité d'interprétation de Hailee Seinfeld* est probablement clé pour rendre ce film époustouflant, d'autant que la qualité de son jeu est mise en avant par deux solides second rôles - où l'on y retrouve Woody Harrelson dans le rôle, qui lui va si bien, de l'acariâtre-revêche-mais-en-fait-pas-du-tout-il-a-un-coeur-gros-comme-ça dans lequel Zombieland m'avait fait découvrir l'acteur.
* Y a t il un seuil pour commencer à dire, habituelle ? J'ai regardé Dickinson parce que je vis qu'elle y tenait le rôle principal, et j'ai adoré parce qu'elle insuffle toute la richesse d'esprit et de vie qu'on peut imaginer pour une poétesse, une figure par définition aux standards impossibles et idéaux.
Elle excelle dans ces rôles où l'on retrouve toujours ces traits finalement: True grit / the edge of seventeen / Dickinson.
True Grit: elle y joue une enfant non seulement gérant de facto une propriété (supposée suffisamment conséquente pour avoir des employés etc) mais en plus elle est d'un courage qui ne laisse rien l'arrêter pour lui permettre d'être fidèle à ses belles inflexibilités (ou besoins?). Sa rhétorique et son esprit là encore, dans un gag de négociations de marchands de tapis, euh de chevaux, donnent bien le ton: pas dans le pathos potentiel de la question "quel sens a le risque si je ne peux vivre selon mon cœur/mes valeurs" qui sous-tend tout le film, mais bien la fascination pour une aventure incroyable qui arrive à une personne incroyable - un héros de roman, en somme.
La qualité du jeu de Hailee Seinfeld, à minima dans dans ce rôle de Marie Sue si récurrent, est telle que j'en viens à me demander si Hailee Seinfeld n'est pas une personne vraiment quasi-surhumaine.
À cela, 2 choses : je suis le seul à avoir Black Swan, sans les plumes, en tête là ? Ensuite je pense qu'elle peut faire concurrence avec le fond, dans des œuvres moins axées divertissement, dans un autre rôle bien écrit. Aussi, je suis impatient de voir, pour commencer, si et comment elle interprèterait un rôle de transition, de personne ordinaire à extraordinaire par exemple.
Nadine se fait traiter comme de la merde par son frère et sa mère, sa "meilleure pote" l'a rabaisse et ce tape son frère sans aucunne compréhension de l'état de Nadine.
Et Nadine les pardonnes comme si c'était elle le problème depuis le début ?
Sa mère a toujours fait du favoritisme même avant la mort de son père. Son frère ne voit même pas le mal dans le fait de se taper la meilleure amie de sa sœur ?? Et sa "meilleure pote" vous avez compris..
Bref inculqué que la personne qui ne se fait pas respectée s'excuse ? Alors que c'est le rôle des autres ?
Teen movie qui n'a rien de plus que les autres, rien d'original, ce genre de scénario est plutôt banal et vite oublié. H.Steinfeld est jolie mais on a vu plus charismatique comme héroïne.
Un bon petit Film Américain qui se respecte, une histoire touchante jouée pas une très bonne comédienne, dommage que ce film bascule en une seconde vers la fin lorsque la jeune fille à son "Déclic"
J'aime beaucoup cette actrice que je ne connaissais pas Hailee Steinfeld, le film commence comme une série américaine un peu "fifille", et peu à peu elle nous prend dans son histoire et sa tristesse sans qu'on s'en rende compte et ça se termine de façon assez remarquable et touchante : impressionnant !
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5,0
Publiée le 15 septembre 2020
John Hughes est une pierre de touche incontestable de la comédie dramatique des années 80 au lycée. Des films comme Sixteen Candles, The Breakfast Club, Pretty in Pink et Ferris Bueller's Day Off ont relaté l'expérience adolescente de grandir de faire face à l'angoisse tout en se mélangeant à un soupçon de comédie vicieuse à l'ancienne qui fournit à la fois un rire réel pour le spectateur tout en rendant les pilules dramatiques plus faciles à avaler. Tout cela me vient indéniablement à l'esprit en regardant The Edge of Seventeen est une comédie de lycée sur la maturité sur une adolescente socialement maladroite et malheureuse nommée Nadine (Hailee Steinfeld de True Grit) dont la meilleure amie entre dans une relation avec son grand frère (Blake Jenner de Everybody Wants Some). The Edge of Seventeen trouve son antécédent le plus proche offrant à la fois une comédie romantique drôle et sympathique et un regard résolument plus sombre et plus explicite sur la sexualité féminine en herbe dans un monde orné de cornée stupide. Des hommes qui ne se soucient pas du sort de l'héroïne et de ses carrefours émotionnels. Parfois c'est insupportable de voir Nadine souffrir tandis que le film ne nie pas sa propre complicité dans la création de sa misère adolescente. Au début elle ressemble à un autre enfant amoureux de Juno mais au fur et à mesure que cela progressait j'ai été surpris de voir à quel point ce portrait de peur, d'anxiété et de dépression chez les adolescentes était vraiment drôle, charmant, touchant et bien pensé. Bien sûr je ne vois pas ce film comme un classique mais The Edge of Seventeen a fourni une nouvelle tournure sur la procédure qui l'a empêché de se mélanger avec ce qui l'a précédé...
Les tribulations d’une adolescente dans ce monde aux multiples facettes. L’amitié se veut exclusive, les dialogues sont parfois savoureux, en particulier avec ce professeur qui n’a de détaché que l’apparence. Le copain cinéaste est génialement drôle et improvise à merveille. Un bon moment pour se replonger dans cette période de vie où tous les rêves semblent encore permis.
Un film qui reflète vraiment bien l'adolescence et toutes les névroses qui vont avec. Lorsque Nadine découvre que sa meilleure amie sort avec son frère, avec qui elle a une relation compliquée, tout semble partir en l'air pour elle. Elle choisit alors son professeur pour être son nouveau confident, sauf que celui-ci à la fois s'en fiche royalement et en même temps a de la compassion pour Nadine. Cela donne lieu à de très beaux échanges entre Hailee Steinfeld et Woody Harrelson. Cette première tient parfaitement le rôle de Nadine, attachante mais aussi en pleine quête existentielle. Elle en veut au monde entier, à son frère qu'elle repousse, à celle qu'elle pensait être sa meilleure amie, à ses parents. Cela montre bien que par dessus tout, c'est la solitude qui est terrifiante, l'idée de perdre ses ami(e)s sans trouver le/la partenaire idéal(e). La fin est particulièrement réussie, sensible et touchante. La réalisatrice a vraiment saisi l'essence et la psyché de cette ado, peut-être basée sur sa propre expérience, montrant que si cette période est délicate on en sort forcément meilleur(e).