L'Île aux chiens
Note moyenne
4,2
6704 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

310 critiques spectateurs

5
65 critiques
4
130 critiques
3
84 critiques
2
27 critiques
1
2 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Didier L
Didier L

38 abonnés 222 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 avril 2018
Petit bijou esthétique mais aussi iconoclaste et savamment subversif qu'est le dernier film de Wes Anderson. Toujours aussi débordant d'imagination et de fantaisie, le scénario nous emporte dans un Japon fantasmé mais terriblement en phase avec notre monde moderne. Avec beaucoup d'humour et de poésie, Anderson, avec son obsession du détail (le film mérite d'être revu pour relever tous les details), livre tout à la fois une nouvelle épopée picaresque, un pamphlet politique et une ode au respect entre espèces totalement décoiffant.
Poupi p
Poupi p

44 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 avril 2018
Trop de longueurs interminables 4 parties qui auraient pu être plus rythmées.
Je n’accroche pas aux dessins et l’histoire je n’ai pas aimé .
Dessorties_deslivresetmoi
Dessorties_deslivresetmoi

5 abonnés 134 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 avril 2018
Original et intéressant
C'est un concept à part entière, dont il s'agit. Sur fond de politique absurde qui tourne en dérision une opposition entre les défenseurs des chats et les amoureux des chiens, ce film d'animation aborde un thème totalement imaginaire mais qui prend drôlement vie. Avec une revendication non dissimulée de fortes influences japonaises, L'île aux chiens ressemble à un curieux melting-pot à la croisée des chemins entre le film d'action, le dessin animé, la pâte à modeler, les marionnettes... comme si plusieurs arts s'entrechoquaient.
À l'instar du sujet soi-disant grave, l'ambiance est sérieuse, parfois lourde, musicalement illustrée par un orchestre avec des tambours, gongs et autres percussions occasionnant des airs presque tribaux qui contrastent avec une moralité servie par beaucoup de poésie ainsi qu'une bonne dose d'humour.
Arnaud R
Arnaud R

99 abonnés 826 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 avril 2018
Un excellent film d'animation plein de poésie et de conscience environnementale sur un ton décalé tel que Wes Anderson sait si bien le faire
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 avril 2018
Excellent film, sûrement le meilleur film d’animation de l’année, drôle et poétique à la fois, je recommande à tous de le voir
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 avril 2018
Après l'aboutissement esthétique "The Grand Budapest Hotel", Wes Anderson poursuit dans une voie politique puisque dans un avenir proche, les chiens sont rejetés sur une île-poubelle et sur le point d'être exterminés, écho terrifiant à la Solution finale et à l'impérialisme japonais durant la Seconde guerre mondiale. Mais si ce totalitarisme ne pouvait être combattu dans le précédant film du cinéaste – le dandysme était donc vaincu – il peut ici se remettre en question et permettre, plus que les retrouvailles entre un petit garçon et son chien, la libération d'une communauté et la possibilité d'un futur sain. Le happy end d' "Isle of dogs" ne doit cependant pas faire oublier le trajet tortueux vécu par les personnages où l'humour, s'il est toujours présent, est moins évident que dans les autres films d'Anderson. Le film est empreint d'une tristesse inhérente à son sujet qui contamine la mise en scène : les mouvements de caméra sont toujours aussi symétriques mais ils sont plus secs, plus épurés; quant à la sophistication de la photographie qui mêle couleurs ternes et chaudes, elle raconte bien le contraste entre la morosité politique à l'oeuvre et une quête remplie d'espoir dans laquelle se multiplient les hommages au cinéma japonais, en particulier à celui de Kurosawa. Toujours indécis dans ses tonalités, "Isle of dogs" est avant tout un geste formel impressionnant, qui ne cesse de puiser dans les détails du champ, qui mène son tempo à travers le dynamisme du montage alterné et expérimente ingénieusement le split screen, raccord avec le message d'amour adressé à la singularité du langage et au cosmopolitisme. Seules les vingt dernières minutes déçoivent, trop rapides dans l'exécution de la résolution et faisant quelque peu perdre au film de sa force corrosive. "Isle of dogs" n'en demeure pas moins un très beau film où l'art de son cinéaste se voit de nouveau altéré.
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 avril 2018
L'univers visuel est original et agréable. Le scénario est intéressant. Mais quelques facilités dans le récit et une fin faiblarde (c'est souvent un problème pour Wes Anderson que de faire tenir dans la durée ses films) entament un peu le plaisir.
Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 avril 2018
Au début on est bluffé par la créativité et la précision de Wes Anderson, et puis....le temps passe, le scénario ne justifie aucunement la durée du film, la deuxième partie devient répétitive. On se félicite de ne pas avoir amené d'enfants qui auraient fini par dormir ou ronchonner. Bien évidemment on comprend toutes les allégories, mais des allégories n'ont jamais fait un film passionnant. Encore un film dont il aurait fallu couper au moins une demi-heure. Dommage.
Cine vu
Cine vu

162 abonnés 580 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 avril 2018
Au delà d’un conflit.

Un portait de famille confronté au deuil. L’histoire se compose en trois tableaux .

Première partie : L’arrivée soudaine de l’armée israélienne pour annoncer à Michael et Dafna, la mort de leur fils Jonathan, jeune soldat de 19 ans.
Puis en plan rapproché la douleur du père, que l’on va suivre dans l’appartement. Sous le choc il est désorienté, mais la colère prend le dessus.
Sa femme, sous sédatif, s’abrite dans le sommeil.

Lior Ashkenazi est saisissant et multiple, une performance incroyable qui nous renverse.
Seulement l’armée s’est trompée de soldat et Michael exige le retour, immédiat de son fils.

Deuxième partie : On rejoint quatre jeunes soldats postés au poste frontière entre Palestine et Israël. Ils sont chargés de vérifier chaque véhicule de passage. En plein désert quatre jeunes hommes à peine sortie de l’enfance, qui s’ennuient écrasés sous le soleil, parfois la barrière se lève, non pour faire passer un ange mais un dromadaire.

Le cadre est surprenant, une zone sinistrée, un van déglingué, un parasol au-dessus du poste de garde et une chambre en tôle qui bascule dans la boue. Les gamins laissent passer le temps, dansent, se racontent des histoires et se relayent par deux pour assurer les gardes.
Une ambiance particulière où quelques voitures vont passer et chacune est une histoire dans l’histoire. Les lampes torches, la tension palpable, les palestiniens angoissés et les jeunes soldats trop inexpérimentés pour affronter un vrai conflit.

Un terrain de jeux dangereux où peut se jouer le pire. On va croiser trois voitures et chacune avec des passagers désorientés par la violence de ce conflit sans fin.

Un couple sans histoire passera sans trop de difficulté, puis un deuxième.
Là, les soldats inquiets font sortir le couple, la femme, vêtue comme pour un mariage, va rester sous la pluie, humiliée, en attendant l’autorisation. Cette scène est bouleversante, son désespoir est poignant mais d’un regard son mari va tenter de la rassurer, c’est dans le non dit que le scénario est le plus parlant.
La troisième voiture transporte de jeunes palestiniens joyeux et insolents, mais un malentendu va déclencher le pire. Jonathan est sous le charme de la jeune femme dans la voiture et d’un regard il est amoureux. Ce gosse est plein d’imaginaire, il raconte en dessins l’histoire de sa famille et de son père, c’est cocasse et triste.

Troisième partie, nous voilà de retour dans l’appartement à Tel Aviv. Michael et Dafna semblent s’être séparés et le chagrin est présent. Une confrontation avec une complicité remplie de tendresse où le couple se dévoile enfin.

Tout est parfait : la réalisation, la lumière, la photo, le scénario et le casting.

Un film à voir absolument pour nous éclairer sur un pays en guerre et les conséquences collatérales pour deux peuples, des gens ordinaires qui n’ont rien demandé, rien revendiqué, mais subissent le pire.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 avril 2018
Un véritable bijou d’animation, un scénario subtil, de l’émotion, de l’humour,
Que du bonheur
À voir absolument
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 avril 2018
Sur le plan esthétique...ce film est une vrai pépite! Original, drôle, émouvant, il est parfois bon de voir le monde au travers de nos amis les bêtes !
A voir absolument
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 avril 2018
Agréable moment, ce film est drôle et intelligent. Visuellement, c’est original. Nous avons bien aimé la bande son (même si elle est très présente).
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 avril 2018
Un film qui a du chien et de la gueule !

Wes Anderson avait déjà sévi dans le passé avec des œuvres mémorables telles que la Vie Aquatique avec Bill Murray ou encore l’inénarrable Grand Budapest Hôtel. Fan de ce créatif hors normes, je ne pouvais manquer de me rendre sans délai à l’ Ile aux Chiens. Je n’en attendais pas moins de Mr Anderson mais la surprise et le plaisir tinrent largement leurs promesses. Au-delà d’une maîtrise totale de la technique Stop Motion type « L’Etrange Noël de Monsieur Jack », le film est d’une extrême poésie tout en vilipendant à tour de bras les exclusions et les racismes de tout poil. Une fable politique à la gloire du « vivre ensemble » sans la mièvrerie hollywoodienne habituelle. Nous transportant comme par magie dans un Japon légèrement futuriste (ou pas), nous baignons dans une atmosphère asiatique empruntée aux vieux films nippons d’antan genre Kurosawa et les références à ce cinéma classique sont légion. Aussi j’ai pu apercevoir avec un certain délice la Grande Vague de Kanagawa par Hokusai qu’ un certain Hergé avait pastiché à une autre époque dans Les Cigares du Pharon. Chacun a les clins d’œil qui le font vibrer. Il faut tout de même saluer le travail colossal entrepris sur ce film, aucun détail n’est laissé au hasard, tout porte la patte du maître, tout est minutieusement calibré. La musique très rythmée accompagne l’ensemble de façon remarquable, comme pour mieux souligner l’emballement démoniaque de la machinerie du scénario. On est aux antipodes des guimauves sucrées et indigestes de certains Disney, et pourtant cela pourrait intéresser grandement un enfant de douze ans. Il n’ y a absolument aucun temps mort dans le film, haletant et bourré d’idées diverses et malgré l’action inventive la réflexion est présente en permanence. D’ailleurs on se demande si vraiment on regarde un film ou si on est en train d’assister à un drame en direct, pour ma part, j’étais en totale immersion, captivé par l’ambiance sonore et visuelle sans cesse renouvelée de détails que parfois on a du mal à saisir au vol. Il y a forcément un zeste de Stanley Kubrick dans cet Anderson , dans la façon de faire défiler l’histoire, dans la structuration des espaces. Le film est noir bien sûr même si quelques petites touches subtiles d’ humour (noir) ou gags burlesques apparaissent parfois et nous font sourire.

Le film est une arme formidable contre toutes les « dictatures » corrompues et le « trumpisme » lénifiant.

En résumé, du très grand Anderson qui nous sert une nouvelle louche de son immense talent .

A recommander sans limites, laissez vous embarquer sur cette surprenante Ile aux Chiens.
( Et pourtant je préfère les chats lol)
Arnaud P.
Arnaud P.

12 abonnés 8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2018
Amateur de Wes Anderson j'attendais ce film de pied ferme et je n'ai pas été deçu. Original et surtout esthetiquement reussi, l'île aux chiens m'a plu, tout simplement.
A découvrir
Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 avril 2018
Découvert avec le brillant Rushmore, Wes Anderson a imprimé son style tout au long de sa filmographie. Créant un univers et une marque dont son cinéma était d’une fort ADN cinématographique. Après un passage réussit à l’animation, Fantastic Mr. Fox, ont suivi, hors courts et pubs, Moonrise Kingdom et The Grand Budapest Hotel.
C’est donc par le biais du stop motion qu’il fait son retour à l’animation, technique qui lui avait si bien réussit avec Fantastic Mr. Fox. L’île aux chiens semble être avant tout un très bel hommage au Japon dans un écrin visuel totalement enjouer et imprégné d’idées à la minutes. Et pourtant nous sommes toujours et encore en plein univers « andersonnien ». Si la fibre cinématographique du metteur en scène est moins présente, support oblige, les idées et le mode de narration (micro-ellipses, très découpé…) sont celles que l’on retrouve dans tous les films du cinéaste. Autant dire qu’il ne pourra sans doute par conquérir un nouveau public ici mais il continu de valider tout le talent que ses fans (ou moins fans) lui trouvent. L’île aux chiens est un petit bijou de stop motion, et c’est son principal argument face à ce qui gâche un peu (vraiment un peu) l’ensemble du film. C’est le manque de fluidité du récit qui interpelle un minimum, trop découpé, passe d’armes d’une séquence à une autre sans réelle continuité, avec cette sensation de chaos « organisé ». Mais c’est aussi ça la patte Anderson, un univers barré, parfois baroque, où la folie prend toujours des contours poétiques ; et son nouveau terrain de jeu de marionnettes à quatre pattes est parfait pour exécuter et mettre en scène son récit. Entre douce rêverie et folie moderne, qui prennent ici un accent critique de certaines sociétés modernes sans doute plus « dingues » que son film en lui-même, et pourtant... L’île aux chiens permet donc de s’évader un long moment, à travers une plastique éblouissante dans une mise en scène aux trouvailles visuelles constamment surprenantes et renouvelées. Moins objectivement on restera sur la version originale et non doublée tant le casting français composé de comédiens parfois trop connus font de l’ombre aux personnages qu’ils doublent, un détail, mais bon.
L’île aux chiens est sans surprise un pur film de Wes Anderson qui si il ne retrouve pas pleinement le génie de The Grand Budapest Hotel s’avère une excellente réussite d’un metteur en scène unique et inclassable comme pouvait l’être Tati à son époque. requiemovies.over-blog.com
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse