Moi, Daniel Blake
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451 critiques spectateurs

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Catherine d
Catherine d

7 abonnés 12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 octobre 2016
Film bouleversant et d'une finesse et d'une justesse dans le scénario est le jeu des acteurs
Ce film reflète le monde des demandeurs d'emploi seniors dignes dans leur misère face a la rigueur de l'administration
Ce film montre aussi l ´amour la tendresse le don de soit pour ceux qui sont dans la misèregarde tout en gardant une dignité
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 octobre 2016
Un grand film sur un registre social. Ce n'est même plus du cinéma au sens fiction, romance mais la vraie vie. Une trame qui se déroule en Grande Bretagne mais que tout un chacun peut transposer autour de lui. Victor Hugo avait écrit à l'un de ses éditeurs / traducteurs à propos de son oeuvre Les Misérables: "Les Misérables, n'est pas moins votre miroir que le nôtre. Les miroirs, ces diseurs de vérités, sont haïs ; cela ne les empêche pas d'êtres utiles". Un film de Ken Loach, une nouvelle fois très utile. Il y a du Daniel Blake en chacun de nous. Enfin, espérons-le.
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 octobre 2016
Katie est dans la rue, accompagnée de ses deux enfants, et de ce drôle de bonhomme qu'est Daniel Blake, et le petit groupe croise une chienne errante, qui dévore les déchets, dressée sur ses trois pattes. La messe est dite. "Moi, Daniel Blake" est un film sur le paradoxe, l'injonction qui secouent nos sociétés européennes modernes. Nous voilà précipités dans un monde bancal, où la bureaucratie règne en maîtresse et les usagers essayent de trouver quelque raison de vivre et d'espérer. Car ici, si tout est organisé pour rendre les choses plus simples, plus accessibles, encore faut-il contourner les barrages informatiques et administratifs. Ken Loach, après quelques œuvres historiques et costumées, revient à ce qu'il fait le mieux, le récit social. Il retourne à ses amours premières : ces petites vies éparpillées dans l'incohérence et la brutalité sociales. Car, au-delà de la désolation que présente le film, le réalisateur remplit son histoire de pépites humanistes qui donnent véritablement l'énergie et la volonté de repenser le monde à partir de la solidarité, de la débrouille er du vivre-ensemble. Il fait un cinéma qui refuse tout excès stylistique : pas de ralentis, pas de caméras subjectives, à peine de musique, peu de travellings, juste un regard posé sur ces brides d'humanité, occupées à lutter pour elles-mêmes et les autres. "Moi, Daniel Blake" est un film réjouissant, délicat, rempli d'amour, qui invite à imaginer avec lui que d'autres modèles existent que cette norme capitalistique et bureaucratique.
EricDebarnot
EricDebarnot

239 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 octobre 2016
Je viens de voir "Moi, Daniel Blake", le dernier Ken Loach, honoré par une Palme d'Or au dernier festival de Cannes et conspué quasi unanimement par la critique, et en particulier celle de gauche.. et je me sens particulièrement en colère. Pas (seulement) contre le système destructeur que Loach dénonce vigoureusement dans son film, mais par l'incroyable arrogance dont font preuve la plupart de ses détracteurs. On connaît les arguments contre "Moi, Daniel Blake", ils sont encore plus manichéens et simplistes que les mécanismes actionnés par le vieil extrémiste anglais : quand Loach utilise les armes classiques du cinéma - scénario, interprétation, montage - pour nous parler de l'inhumanité de notre société technocratique qui broie - après les avoir consciencieusement humiliés - les pauvres, les malades, les démunis (et je défie quiconque de me regarder dans les yeux en me disant que ce que "Moi, Daniel Blake" raconte est une fiction...), on lui fait des reproches qu'on ne fait même pas au plus putassier des blockbusters américains prônant la soumission et l'abêtissement ! Oui, le cinéma de Ken Loach est un cinéma militant, et qui plus est, efficace : il suffit de voir la tête des spectateurs qui sortent de la salle. Mais c'est aussi un cinéma profondément humain, qui conte notre désespoir, notre chute, notre fierté et notre colère aussi : Loach permet à chacun de ses personnages d'exister à l'écran avec une générosité précieuse, et je suis prêt à parier que c'est ce souffle d'humanité qui survit à la honte quand tout est perdu qui a convaincu les jurés de Cannes, alors qu'ils avaient devant eux nombre de films "artistiquement" supérieurs. Ils ont su voir combien le cinéma de Loach, ce fameux "cinéma militant de gauche" conspué par les bobos, les hipsters et tous les branchés qui toisent le monde d'en bas du haut de leur vaine arrogance, est important, en 2016 plus que jamais. "Moi, Daniel Blake" n'est pas une leçon de cinéma, mais une nécessaire leçon d'humanité.
framboise32
framboise32

183 abonnés 1 294 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2016
Moi Daniel Blake est un drame social. Une vie filmée avec beaucoup de réalisme. Celle d’un sexagénaire, victime d’un arrêt cardiaque, contraint d’arrêter de travailler. Il se bat contre les organismes pour faire valoir ses droits. En parallèle, il rencontre Katie et ses enfants qu’il fait tout pour aider, malgré ses problèmes persos.

Dans I, Daniel Blake, Ken Loach raconte l’absurdité des organismes sociaux en Angleterre. Les documents à remplir, les interrogatoires à subir, les incohérences du système. Dans son film, Ken Loach ne sombre jamais dans le pathos. C’est en ca que c’est émouvant. Il y a de la colère, et de la rage dans ce drame. Il y a aussi de la solidarité et de l’humanité. Le réalisateur nous livre tout ca avec beaucoup de détails, des petits trucs qui n’ont pas l’air d’être important mais mis bout à bout c’est infernal à vivre pour le sexagénaire. Daniel Blake a du mal à supporter les humiliations subies à travers les rendez vous quotidiens. Il ne provoque jamais la pitié, tout est juste. Daniel Blake est un homme bon, touchant. Daniel Blake filme avec beaucoup de pudeur ses acteurs. Il y a du rythme et une touche d’humour, absurde mais humour quand même.
I, Daniel Blake est un film pudique, humain. Bouleversant !
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 octobre 2016
Que dire du dernier Ken Loach, palme d'or du dernier festival de Cannes? Qu'il est de salubrité publique ? Oui , c'est évident, il faut donc le crier haut et fort, En mettant en avant le système totalement inhumain du Pôle-emploi anglais, véritable broyeur à gens simples qu'il pousse à adopter des comportements malsains ou illégaux pour les plus faibles ( et ils sont nombreux), vers une résignation suicidaire, vers une révolte vite éradiquée, vers un néant sidérant.
"Moi, Daniel Blake" n'est que la démonstration franche et claire de la pourriture d'une économie libérale, système fondé uniquement sur le profit et utilisant l'humain comme une bête de somme. Le parcours de Daniel et de Katie, mère isolée en galère qu'il va aider avec ses maigres moyens, symbolise parfaitement notre époque et éclaire un pan de la société que l'on essaie de nous faire oublier. Le propos n'engendre évidemment pas un spectacle divertissant mais il est bon que le cinéma emmène ses spectateurs dans le tréfonds d'une société et d'humains que l'on ne prend plus la peine de regarder tels qu'ils sont, c'est à dire honnêtes et chaleureux malgré leur difficultés. Et si cette terrible histoire n'arrache jamais un sourire, il parvient sans peine à nous émouvoir notamment dans une scène magistrale à la banque alimentaire et par un final court et simple qui abandonne la salle dans un silence total. Le générique défile. Personne ne se lève, cloué entre son émotion et l'inévitable réflexion qui enjoint de faire quelque chose pour sortir de ce système. Le cinéma de Ken Loach est de ceux qui essaie de faire réfléchir, ressentir pour agir. Son dernier film y parvient et croisons les doigts pour que ce soit pas juste le temps de sortir de la salle.
Alors que se profile chez nous des mois de campagnes puantes, aux arguments fallacieux, "Moi, Daniel Blake" donne quelques idées précises pour contrecarrer les discours néo libéraux vantant le modèle anglais que, malgré le Brexit, on ne manquera pas d'entendre. Tout spectateur du film de Ken Loach, si tenté qu'il ait besoin d'être persuadé, saura comment renvoyer dans les cordes ces tribuns qui désirent éliminer notre modèle social pourtant bien entamé.
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Sildenafil
Sildenafil

87 abonnés 1 029 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 novembre 2016
Sans perversion idéologique et avec un réalisme méthodique, Ken Loach esquisse la noire peinture sociale d'un processus ultralibéral en bout de course. Une claque.
chas
chas

38 abonnés 180 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 novembre 2016
Daniel Blake, le menuisier aimerait bien travailler, et malgré des problèmes cardiaques qu’il n’arrive pas à faire reconnaître, il doit déposer ses C.V chez des employeurs, bien qu’il ne soit pas « employable ». La révolte peut-elle venir à bout de l’absurdité ?
Pourtant qui n’a pas été troublé par des récits concernant des individus qui abusent des allocations, alors que la fraude fiscale représente 70% des manques à gagner pour l’état, contre 30% concernant la fraude sociale ?
Ce film utile nous remet du côté des pauvres, du côté des « éligibles » - les moins nombreux possibles - aux aides.
Contrairement aux productions françaises dont nous reconnaissons d’abord les acteurs avant d’identifier un ouvrier ou une mère célibataire, nous poussons la porte des appartements des plus humbles à Newcastle et partageons leur combat quotidien pour survivre.
Au-delà de la dénonciation de lourdeurs administratives outre Manche, ce sont les conséquences implacables de la privatisation qui sont démontrées intelligemment.
Et finalement peu importe que certaines scènes soient trop appuyées quand il s’agit de défendre la dignité.
Contre l’exclusion par Internet, la culpabilisation et la déshumanisation, les call center, les vigiles à l’accueil, la fraternité est là. Tous les employés du « job center » ne sont pas des machines et les enfants sont des boosters à résilience.
Cannes l’a récompensé et les « Indignés » vont aimer, bien qu’il n’y ait pas de quoi en faire un programme. Mais face à la misère qui vide de ses meubles les intérieurs miteux, sont attaquées jusqu’à nos espérances. Les machines ont gagné pas seulement par leurs algorithmes mais dans ce que nous avons perdu en estime des autres et donc de soi.
Dans la filmographie de l’octogénaire, cette heure et demie est plus proche du sombre « Jimmy’s hall »
que de l’enjoué « La part des anges ».
On a beau répéter que « L’humour est la politesse du désespoir », le tag final, affirmation désespérée de l’individu, apposé à la surface d’un « monument en airain », souligne une solitude que des bouffées de solidarité n’ont pu résoudre.
scrabble
scrabble

36 abonnés 467 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2016
un film poignant, magnifique. une mise en scène soignée et une réalisation parfaite. on a envie de hurler de voir tant de rigidité, d'absurdité et de bêtises dans un système fermé et cloisonné par l'imbécilité des règles établies sans se soucier du cas de chacun. c'est horrible ! les acteurs sont tellement bien choisis et jouent si vrai qu'on vit leur vie et désarroi.
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 921 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2016
Beau film qui n'atteint toutefois pas la grâce des meilleures oeuvres de K. Loach. Les acteurs sont remarquables. La critique sociale n'est pas trop démonstrative, notamment du fait qu'elle tend un peu à dénoncer l'absurdité du monde d'aujourd'hui, entre cyberadministration et libéralisme à outrance. Heureusement, et c'est la fable du film, des êtres humains se battent pour essayer de garder leur dignité et la générosité altruiste.
Charles R
Charles R

59 abonnés 424 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 novembre 2016
"Jimmy's Hall" devait être, selon les dires de Ken Loach, son dernier film. Eh bien, pas du tout : le cinéaste, désormais octogénaire, nous fait une bonne surprise en nous offrant cette dernière production qui ne dépare pas, loin de là, dans l’œuvre du réalisateur anglais. De quoi s'agit-il ? Bien sûr d'un drame social : la vie des pauvres, des relégués du système capitaliste, c'est là la marque de fabrique de Ken Loach qui, depuis ses premiers films de la fin des années soixante jusqu'à nos jours, a tenu à explorer l'univers des mal-aimés et des victimes des politiques ultralibérales. Ici c'est un quinquagénaire en proie à des problèmes de santé - il est atteint d'une grave insuffisance cardiaque - qui se trouve confronté au chômage et à des questions administratives qui le dépassent complètement. Occasion pour Ken Loach de nous faire pénétrer dans un "Job Center", l'équivalent de Pôle Emploi au Royaume-Uni. Même type d'accueil réfrigérant, mêmes exigences et mêmes contradictions savamment entretenues et destinées à démoraliser les demandeurs d'emploi les plus tenaces. C'est là que Daniel Blake rencontre Katie, une mère célibataire qui élève seule ses deux enfants. Le film est chaleureux comme le sont tous les films de Ken Loach - malgré un ciel fort bas, mais nous sommes en Angleterre, circonstance atténuante. Ces pauvres, ces exclus témoignent d'une grande solidarité. Certes il peut leur arriver de profiter du système capitaliste et de se livrer à des trafics réprimandés par la morale des nantis. Il peut aussi arriver à certains de descendre au plus bas de l'échelle quand des mafias font semblant de s'intéresser à eux. Mais le film prend bien sûr le parti de toutes les victimes du système. Comme à son habitude, Ken Loach est un admirable directeur d'acteurs. Dave Johns, humoriste bien connu en Angleterre, incarne à la perfection ce Daniel Blake à la fois audacieux et vulnérable. De son côté, Hayley Squires sait donner au personnage de Katie cette vulnérabilité qui la rapproche de son ami, mais aussi la force et la profondeur qu'elle acquiert tout au long du film. Enfin ce parti pris réaliste qui caractérise le cinéma social de Ken Loach l'amène à engager des chômeurs rencontrés dans un de ces Job Centers où le réalisateur et son scénariste ont mené une enquête rigoureuse avant l'écriture du scénario. Ainsi la volonté de faire vrai est-elle renforcée : pas de maquillage outrancier visant à provoquer l'illusion, mais des visages qui à eux seuls disent la misère sociale d'une certaine Angleterre.
cinesylvain
cinesylvain

45 abonnés 215 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2016
Il me semble que c'est la première fois que je vais voir au cinéma un film de ce réalisateur: par rapport à ce que j'ai pu lire ça et là quant à la palme d'or méritée ou pas, et bien j'avoue être bien rentré dans ce long métrage qui nous plonge dans une réalité quotidienne très réaliste et loin du bling-bling d'un monde dont les médias sont bien plus friands. Les deux personnages principaux sont d'une totale crédibilité, et même si en fin de compte, il n'y a pas de rebondissements particuliers tout au long du récit, leurs descentes aux enfers ou plutôt dans la précarité fait froid dans le dos: alors, effectivement ça se passe en Angleterre, et nous sommes en France, donc en principe en étant mieux protégé socialement, mais pour combien de temps?
pog1970
pog1970

39 abonnés 183 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2016
Un peu mélo sorti de son contexte très British ce film reste un immense cri du cœur pour une société plus humaine. Sans discours démagogiques ou politiques le réalisateur filme à la manière d'un documentaire la misère du quotidien qui guette chacun de nous en situation de faiblesse trop prolongée. Le jeu de chaque acteur (des premiers aux troisièmes rôles) est si juste que l'on ressent instantanément l'histoire de leur personnage et leurs mécanismes de survie, plus ou moins avouables, dans une société qui divise plus qu'elle ne réunit.
crachou94
crachou94

25 abonnés 427 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 novembre 2016
Un film extraordinaire, magistralement interprété sur fond de misère sociale qui dénonce l'absurdité du système social anglais .
J'ai été révoltée par le sort de cet homme honnête, généreux .
Didier A.
Didier A.

20 abonnés 48 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 novembre 2016
Dans la même veine que 'La loi du marché" versus outre manche j'ai envie de dire que "Moi, Daniel Blake" n'est pas un film mais une immersion plus que réelle dans la descente aux enfers de Daniel Blake face l'impitoyable bureaucratie anglo saxonne. La manière de filmer de Ken Loach, froide, brut de décoffrage, sans fioriture et artifice, ni même de musique pendant ces 1h40 où le spectateur présent n'a juste qu'une envie, celle d'aider Daniel Blake à sortir de cette spirale inéluctablement broyante et éjectante.
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