Aucun intérêt. Des tranches de vie aussi navrantes, il y en a plein les pages de notre presse quotidienne ou hebdomadaire. Certes c'est bien fait, bien construit, mais aucune surprise, tout est convenu, écrit d'avance ...
C'est du Ken Loach, pas de doute: bien émouvant, épuré et triste. C'est etonnant toutefois qu'il recoive la palme d'or car il a fait avant beaucoup mieux. Quand on sort de la salle, on se dit qu'on a de la chance de vivre dans des conditions favorables!
Un film réaliste qui reflète la complexité du système social en Angleterre et peut être du notre dans quelques années. Les deux personnages principaux (Dave Johns et Hayley Squires) sont touchants et contribuent par leur interprétation à rendre ce film puissamment émouvant. Je n'ai rarement senti un tel malaise en sortant d'une salle. Malgré cela Il faut aller voir ce film qui est un véritable chef d'oeuvre
Comme souvent Ken Loach traite, sans concessions, un sujet social douloureux avec d'excellents acteurs qui nous touchent au plus profond en filmant juste et vrai. Il montre un monde d'absurdité et de règlements qui broie les plus faibles sans leur donner la chance de s'en sortir... ou trop tard. Ce cinéma très réaliste agit sur notre pathos et notre conscience en donnant mauvaise conscience à ceux qui ne vivent pas les galères des 2 personnages centraux du film. Il montre aussi que celui qui est au plus bas peut garder sa profonde humanité et penser aux autres avant lui-même. Les mots qui qualifient le mieux les personnages sont courage, dignité, solidarité, humanité, volonté de s'en sortir. Malheureusement notre monde actuel ne donne guère de chances à ces victimes de notre société qui glissent rapidement dans le dénuement total s'ils ne respectent pas les règles et n'ont pas les moyens de se mettre aux nouvelles techniques, face à des fonctionnaires robotisés qui appliquent les règles sans humanité. Ce film à thème, beau mais très dur à voir, peut servir à réveiller les consciences, mais sera t'il suivi d'effet? Il faut le voir, même si ce n'est pas une partie de plaisir.
Au travers du parcours du combattant de son personnage au sein de démarches administratives Ken Loach oppose de manière volontairement caricaturale une administration bornée, aveugle, sans compassion, à une société en souffrance, volontaire, solidaire, bien veillante. Avec cette lente et inexorable déchéance d'un "type bien" Ken Loach arrive à nous prendre aux tripes avec ce qui nous laisse bien souvent indifférent dans notre vie quotidienne. C'est révoltant et culpabilisant. Comme d'habitude les moyens mis en œuvre, la réalisation, le jeu des acteurs sont aussi minimaliste que la puissance émotionnelle est grande. C'est ça le génie.
Le cinéma de Ken Loach a toujours été plus touchant que subtil, plus idéaliste que réaliste. Son nouvel héros, Daniel Blake évolue dans un monde en pleine "évolution numérique", son métier, ses astuces pour chauffer une pièce ( 4 bougies déposés dans un pot de fleur et recouvert de deux autres pots) n'intéressent plus et pourtant...Quel être bon, généreux, plein d'élan, l'acteur qui l'incarne, Dave Johns, est bouleversant sans avoir besoin de forcer, la fille a quant à elle, un rôle moins bien écrit. Le film regorge de scènes drôles et/ou dramatiques quand il regarde l'organisation de la société. L'administration anglaise est vue parfois avec un regard manichéen mais Ken Loach cherche à montrer la "déshumanisation numérique" du capitalisme. En tous cas, l'idéalisme et l'émotion du film font du bien.
Lors de la remise de la Palme d'Or, je me souviens avoir entendu certains critiquer "Moi, Daniel Blake", jugeant d'autres œuvres en compétition plus aptes à être récompensées, et le fait que ce soit le deuxième titre de Ken Loach en a fait rager plus d'un. Il est selon moi indispensable d'aller voir ce film, qui dépeint de façon très simple voire documentaire des situations de précarité réalistes et accablantes. Ken Loach dresse le portrait d'un cinquantenaire, veuf et sans profession, ayant subi une crise cardiaque récente et ne pouvant nullement reprendre le travail au vue de sa santé critique. Jugé inapte au travail par le service médical, il se retrouve néanmoins à rechercher un emploi sous peine de sanction de l'aide sociale, si il veut recevoir un revenu lui permettant de (sur)vivre. Critique virulente du système administratif et des injustices que subissent les plus démunis, "Moi, Daniel Blake" est un cri de désespoir qu'il faut voir pour analyser cette société qui pullule de règlements, de lois et de fonctionnaires abrutis par l'ordre, ignorants tout du calvaire labyrinthique qu'ils imposent. Certaines scènes sont consternantes et résonnent directement dans notre quotidien. Ken Loach ne juge pas ses personnages et ne rentre jamais dans le stéréotypes. Les acteurs inconnus sont d'une simplicité hallucinante et décrient une réalité sourde qui dérange, à laquelle on ne se mêle pas si on y est pas confronté directement. "Les pauvres sont responsables de leur pauvreté. Voilà qui protège le pouvoir de la classe dominante", à partir de ses mots du réalisateur, tout est dit ! Le cinéma pointe ici du doigt une réalité sociale et politique. C'est un acte fort, courageux, dérangeant mais indispensable pour ouvrir les yeux à certains. On en a besoin pour ne pas perdre pied dans un monde où l'incompréhension et la consternation sont de rigueur. Même s'il y a quelques longueurs par-ci par-là, on s'en moque car la critique est tellement aiguisée et puissante qu'on en sort différent, traversé par des questions enfouies ou refoulées qu'on osait pas se poser. Je comprend la Palme d'Or, je remercie cette Palme d'Or, je revendique cette Palme d'Or !
Si vous n'avez pas le moral, si vous aimez les films qui vous donnent de l'espoir, qui vous donne la pêche, surtout n'allez pas voir "moi Daniel Blake. Bon film social qui montre un dure réalité anglaise, que les migrants candidats à l'exil ne doivent pas très bien connaitre. Film noir par excellence, ainsi que le montre la solution trouvée par la jeune femme pour s'en sortir, et la dernière scène dans les toilettes. On ne pleure pas, on se désespère.
Ken Loach sans surprise mais avec des personnages tellement attachants que l'on ne peu qu'être bouleversé par ce drame social, digne d'un héritier de Victor Hugo.
Moi Daniel Blake a été pour moi une extraordinaire et belle surprise car ce film n'est pas du tout celui auquel je m'attendais. Je l'imaginais misérabiliste et larmoyant, il est d'une dignité et d'une pudeur magnifiques, admirables, qui m'ont totalement "cueillie". L'histoire de cet homme bien que racontée très sobrement, donne à la fois envie de pleurer et de se révolter. Comment, dans un pays qui se considère civilisé et progressiste, peut-on ainsi abandonner un citoyen âgé, honnête, un travailleur, juste parce qu'il est tombé gravement malade ? spoiler: La médecine l'estime, à juste titre, incapable de travailler et on verra à quel point c'est justifié tandis qu'une administration bornée et aveugle le considère comme un fainéant . Ce film a bien mérité la palme d'or et bien davantage même, il faudrait qu'il réveille certaines consciences pour le message qu'il nous adresse. Je dois saluer également l'excellente interprétation de tous les acteurs, y compris les enfants. Un film à ne pas manquer.
Les gentils et les méchants! Film trop simpliste et orienté pour être efficace. La caricature des services publics est trop appuyée pour être crédible et les reproches de ne pas recevoir les aides trop basiques pour qu'on ne se sente pas un peu manipulé. Un film triste à tout point de vue.
super film tres touchant personnages attachants histoire emouvante où la stupidité des reglements touche le fond l'absurdité du monde et ces illogisme sortir les gens du système
Nouvelle chronique sociale du réalisateur Ken Loach dénonçant l’absurdité d’un système rigoriste dans l’octroie des aides sociales, « Moi, Daniel Blake » retrace l’histoire de Daniel Blake, un charpentier sexagénaire ne pouvant plus travailler pour raisons médicales, souffrant d’une maladie cardiaque, sauf que l’administration britannique ne lui accorde pas de pension d’invalidité car il n’est pas invalide au sens qu’il peut utiliser ses bras et ses jambes. Il est donc contraint attendant le résultat de son appel de faire des démarches de recherches d’emploi alors qu’il ne peut pas travailler pour toucher une pension de chômage. On suit donc Daniel Blake dans ses démarches procédurales kafkaïennes non sans une pointe d’humour même si le film est avant tout un drame social. Ce personnage principal est vraiment intéressant par sa lucidité, son sens de la répartie et son humanité. On est également touché par une autre victime du système, Katie, jeune mère célibataire, dans la détresse avec ses deux enfants qui va avoir le soutien de Daniel Blake. La relation « père fille » est très touchante. Malgré quelques facilités dans l’écriture néanmoins (spoiler: la scène où Katie ouvre une boite de conserve pour se nourrir à la pension alimentaire, même si elle meurt de faim, est assez grossière, même si elle donne sur une des scènes les plus émouvantes ; le fait que Katie tombe un peu trop facilement dans la prostitution, ça manque de transition ; la fin est prévisible ), Moi, Daniel Blake est une œuvre très émouvante à voir au regard notamment de ses personnages principaux très attachants.