Moi, Daniel Blake
Note moyenne
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451 critiques spectateurs

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107 critiques
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anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 11 mai 2018
I, Daniel Blake est davantage une oeuvre politique que cinématographique. Qu'on soit d'accord ou non avec les idéaux de Ken Loach n'est pas le problème ici. Le problème qui se pose avec ce film de Ken Loach est plutôt le suivant : quand une oeuvre n'apporte pratiquement aucune valeur cinématographique, mais simplement un message un politique, il devient très difficile de critiquer ce dernier. Alors, je me lance, bien que majoritairement d'accord avec les idées de Ken Loach, le film m'a laissé plutôt de marbre. Le jeu des acteurs est bien, les dialogues aussi, mais le scénario ne décolle jamais vraiment et la réalisation est plutôt sobre. Le film est tout juste moyen et alors qu'il y avait plusieurs qui étaient supérieures en tout point au film de Ken Loach, il y a de quoi se demander pour quoi c'est le film de ce dernier qui a gagné la palme d'or. La réponse est simple, le juré à voter par conviction politique. Cependant, le cinéma c'est beaucoup plus que ça et c'est regrettable que le festival qui se veut le plus grand festival de cinéma au monde joue dans les même plate bandes qu'Hollywood avec les oscars.
dilou44
dilou44

9 abonnés 111 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 mai 2018
Un film poignant, criant de réalité sur la misère sociale. L'aberration du système face à la détresse, enfonçant plus qu'il n'aide.
Ce film prend aux tripes, révolte ... on s'imagine parfaitement à la place de ces 2 personnages impuissants face à une machine à broyer. Très bon film à voir.
lejojoducoin
lejojoducoin

26 abonnés 876 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mai 2018
Premier film de Ken Loach que je regarde, et ce dernier est d'un réalisme saisissant. La satire du système administratif Britannique y est parfaitement représentée. On suit avec douleur la vie de Daniel Blake, qui a toutes les peines du monde à se justifier auprès de l'administration. C'est poignant, tellement réel que parfois on a l'impression d'un reportage, et c'est sublimement bien joué. La terminologie est parfaite pour lancer un coup de poing à ce système ignorant certaines personnes. Un film tellement juste, à ne pas regarder pour se donner la pêche, mais pour se rappeler des difficultés de certaines familles.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 avril 2018
Beau, cru, dur, terrible et digne. Humain. Un film tranchant, sans concessions aucunes, qui laisse un goût amer mais dresse un portrait impitoyable d'une société qui souhaite détruire les pauvres plutôt que la pauvreté.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 avril 2018
On observe les personnages et on oublie presque que c'est un film ! Ken Loach est un véritable réalisateur de la simplicité et démontre l'absurdité d'un système qui humilie les gens et dont l'engrenage devient infernal !
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 avril 2018
Dans son style très habituel, Ken Loach nous gratifie d'un film à la mise en scène épurée. On y retient le principal, à savoir une fable sociale sur les lourdeurs d'une administration britannique qui n'a finalement rien à envier à la France dans ce domaine. Surtout, "Moi, Daniel Blake" dénonce le traitement des chômeurs dans ce pays, tout en montrant la difficulté de faire valoir ses droits. Surtout quand on est ouvrier et que l'on a largement dépassé la cinquantaine. Un film comme toujours nécessaire avec ce réalisateur.
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 avril 2018
Dire que le monde selon Ken Loach est manichéen est un euphémisme ! A gauche, nous avons toujours l’homme simple, biberonné aux valeurs ouvrières d’honnêteté, de solidarité et de débrouillardise et à droite, un système aveugle, imbécile et destructeur. Que cette vision binaire du monde soit simpliste lui accorde évidemment la lisibilité que Loach recherche, son message étant voué à toucher la masse plutôt que l’élite cinéphile, et n’empêche aucunement la démonstration d’être pertinente. Loach ne cherche pas la complication, c’est exact, il cherche à provoquer des émotions simples, lisibles (ce que, dans le même créneau, les Dardenne ne parviennent jamais à faire) : le rire (jaune) devant ces fonctionnaires de l’agence pour l’emploi, qui font mécaniquement rentrer ceux qu’ils sont supposés aider dans les cases qui leur permettront d’atteindre leurs objectifs chiffrés sans jamais devoir tenir compte des situations particulières ; l’émotion et l’empathie pour cet homme, pris dans un enfer administratif inextricable, qui considère pourtant comme naturel d’aider autant que possible la mère célibataire avec enfants qui vient d’emménager à côté de chez lui ; la colère face à cette organisation vicieuse qui oppose les individus au nom de règles absurdes élaborées en haut-lieu, et fait fi de la plus élémentaire humanité. Il ne cherche pas la complication mais la vérité, SA vérité en tout cas, puisque ‘Moi, Daniel Blake’ se base sur un long travail de documentation sur les aberrations générées par la réforme du système de prestations sociales britannique en 2008, qui renvoya sur le marché de l’emploi toute une catégorie de personnes pourtant considérées comme trop malades ou handicapées pour travailler, avec l’obligation, sous peine de sanctions, de trouver au plus vite un travail qui n’existait bien souvent pas : il s’agit donc d’un ensemble de situations réelles, synthétisées au sein d’une histoire et d’un personnage fictifs. ‘Moi, Daniel Blake’ est un cri d’alerte contre cette tendance à broyer les individus, à les humilier pour leur faire payer un statut auxquels ils ne peuvent pourtant pas grand chose, qui pourrait bien devenir la norme partout en Europe si on n’y prend pas garde. Si le cinéma de Loach répercute toujours avec la même intensité la colère et le désespoir de ceux qui tentent de rester debout face à l’inhumanité prédatrice de la société libérale, à plus de 80 ans et pour ce qui sera sans doute son ultime film, le vieux gauchiste semble pour la première fois douter du Grand soir, et du triomphe final des valeurs pour lesquels il a lutté toute sa vie. Cette note mélancolique et fataliste n’en rend le résultat que plus poignant.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 18 mars 2018
Ken Loach nous livre, comme à son habitude, une analyse sociale et humaine fine et touchante; Un film nécessaire pour dénoncer toute l'inhumanité de nos sociétés administratives décérébrées.
carbone144
carbone144

115 abonnés 843 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 mars 2018
Si vous voulez vous suicider, Moi, Daniel Blake fait partie de la cure de films qui peut vous y conduire. On commence mal, on souffre, et on finit mal. Ken Loach expose ici un état de fait à partir de cas désespérés attachants, et c'est touchant. Malheureusement, une fois qu'on a compris l'idée, le film traîne un peu en longueur. L'avance rapide fut nécessaire pour moi.
PeakyB
PeakyB

30 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 janvier 2018
Film magnifique, sobre, révoltant, émouvant. Toute l’absurdité et l’inhumanité d’un système conçu pour broyer les plus faibles éclate au travers de scènes qui nous font parfois sourire et d’autres fois enrager. Une œuvre humaniste et engagée.
Damien R.
Damien R.

16 abonnés 43 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 janvier 2018
Histoire touchante sur la vie réelle de gens normaux pris dans le système (parfois) aberrant de l’Administration Publique.
On ne peut que s’identifier, et ça fait peur !
glopitaux
glopitaux

6 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 décembre 2017
Un film touchant au personnages attachants qui pour moi mérite empalement la palme d’or ! Le jeu des comédiens est juste mais parfois un peu exagéré.
Ewen Blake
Ewen Blake

189 abonnés 1 301 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2017
"Is this the real life or is this fantasy ?" J'ai vu ce film à deux reprises en quelques semaines et le seul reproche que je fais à Ken Loach c'est d'avoir abandonné la nuance et la réalité au profit de l'engagement et de la recherche d'émotion. I, Daniel Blake n'avait pas besoin d'être aussi caricatural pour atteindre sa cible. La force de son récit quasi documentaire souffre de ces exagérations. Le comportement inhumain des agents du job center est difficile à croire. Je fais le parallèle avec la France, les employés Pôle emploi dans leur grande majorité sont... des humains. A leur place je me sentirai insulté. Oui c'est d'abord le système qui est en cause mais en sous entendant qu'ils ne sont capables que de s'y plier, Loach les méprise. Ces exagérations dans le récit tendent parfois vers l'incohérence : pourquoi Daniel demande si tardivement au black de l'aider à réaliser ses démarches sur le net ? Pourquoi ne voit on pas la conseillère dire à Daniel qu'elle a besoin de preuve qu'il ait cherché du boulot ? Ensuite on prend le cas de deux héros sur qui le sort s'acharne pardon, sur lequel l'accumulation de malchances est carrément invraisemblable car en plus de forcer le trait sur les rouages du système, Loach s'enferme dans une description béate de ceux qui en souffre. Nul besoin que Daniel et Kate soient des saints pour gagner mon empathie. Inutile de la faire craquer à la banque alimentaire ou la faire laver sa maison à 2 heures du matin en gros plans avec le bruit crispant de la brosse sur le carreau. Pas non plus besoin de célébrer une osmose idéalisée et une solidarité artificielle entre tous ces prolos. Un peu de nuance et de subtilité aurait fait du bien. Ou alors peut-être ai-je seulement du mal a accepter la réalité ? Il y a probablement un peu de ça car le visionnage de ce film m'a fait sentir terriblement coupable de ma chance d'avoir un toit et un boulot. Certaines scènes sont d'une rare violence sociale : le workshop CV où le discours de l'homme en costume parait complètement irréel face aux réalités sociales compliquées de son auditoire. Malgré toutes ces limites I, Daniel Blake est un des meilleurs film de l'année. Il est incroyablement touchant de voir ces "petites gens" se heurter et se briser sur une machine à laquelle ils ne sont pas adaptés. Seul un robot pourrait rester insensibles à leur misère et leur souffrance. Au-delà de l'aspect financier qui est souvent le seul auquel on pense, l'impact sur la santé, la confiance, le développement des enfants sont bien réels et bouleversant. Une scène : "your time's up".
Maxime T
Maxime T

5 abonnés 222 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 décembre 2017
J'appréhendais de visionner ce film tant le synopsis laisse deviner un film cliché et bienpensant. Et bien pas de surprise, nous avons bien affaire à un triste film social, mal réalisé, mal joué, au scénario d'une banalité affligeante et sautant à pieds joints sur tous les clichés possibles du misérabilisme. L'acharnement de cette société pseudo-réaliste sur ces pauvres gens sans intérêt est évidemment hyper caricatural, à la limite de l'agaçant. Ne cherchez pas la bande son, il n'en y a pas, ce qui permet de renforcer le côté ultra-soporifique de cette "oeuvre". La palme d'or comme à son habitude vient saluer le summum du film socio-engagé sans intérêt (pour rappel Pulp Fiction avait été hué l'année de sa nomination). Un "film" façon reportage bien pensant pour France télévision : AUCUN INTERET !!!
vincent L.
vincent L.

240 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 décembre 2017
Quelle claque ! un film qui va crescendo dans l'émotion et l'application à montrer comment certains savent tout anéantir est magistrale.
Palme méritée
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