Mother!
Note moyenne
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852 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 18 juillet 2018
Le film NUL par excellence ! Tout y est y compris les acteurs et actrices qui ne dégagent rien d'autres que de l'agacement (on a envie de secouer l'actrice pour la faire réagir). Elle a juste une excuse : celle de connaître la fin avant nous. Quelle perte de temps que de réaliser et tourner un tel film où les tarés se succèdent pour se réunir à la fin ! Par contre je ne regrette pas de l'avoir regardé je peux donner mon avis car oui aussi incroyable que cela puisse paraître à certains j'ai tenu jusqu'à la fin.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 18 juillet 2018
Ridicule ... un début qui paraît pad trop mal, mais ça part très vite en grand n'importe quoi ! Pour ma part j'ai trouvé ça vraiment nul.
egon75
egon75

4 abonnés 59 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 juillet 2018
Nul! ARchi nul! Aucun intérêt. Sans sens si ce n’est une pseudo morale catholique et franchement on se demande ce que des grands noms du cinéma sont venus faire dans ce film sans queue ni tête. Ultra long on s’ennuit du début à la fin . A éviter même un dimanche par temps de pluie!
ptitmayo
ptitmayo

44 abonnés 969 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juillet 2018
Quand on va voir un film de Darren Aronofsky, on sait à l'avance que les méninges seront mises à rudes épreuves, le réalisateur et scénariste étant fan de symbolisme, de métaphores et d'allégorie, comme dans "The Fountain" ou "Black Swan". "Mother!" n'échappe pas à la règle et en bonus a de nombreux degrés de lecture. Déjà, le fait qu'il y ait un point d'exclamation dans le titre du film indique que "Mother" désigne plus qu'une simple mère de famille, spoiler: c'est soit une déesse, soit une muse, soit la Mère nature, soit une femme égoïste, soit une femme folle, et on retrouve là tous les thèmes du film (religion, création artistique, écologie, politique, folie)
, et le choix de ne pas donner de prénom aux protagonistes confère une valeur universelle à l'histoire. Pour apprécier ce film, il faut s'attacher à comprendre ce que chaque détail représente spoiler: (qui sont les envahisseurs, le bébé, le couple initial, l'incendie, etc...)
par rapport à tel sujet. La force du film est d'avoir plusieurs explications pour tout, spoiler: les "invités" représentent soit des fanatiques religieux (des membres de sectes que Aronofsky dénonce), soit des fans transis de l'écrivain, soit la surpopulation qui détruit la nature, soit des migrants qui arrivent en masse, soit des incarnations d'un esprit dérangé (celui de la mother qui a plusieurs personnes dans se tête), alors que le bébé dévoré est tantôt le corps du christ, l'appropriation d'un livre par ses lecteurs, la richesse naturelle que l'on détruit immédiatement, le bébé non métis, l'obsession maternelle qui vire au cauchemar. Idem pour l'incendie, tantôt l'Apocalypse, tantôt la chute d'un écrivain, tantôt la mort de la planète, tantôt les guerres, tantôt la fin de l'esprit. Et cette fameuse graine (le coeur de la mother) n'est autre que l'illustration d'un nouveau cycle, d'une histoire qui se répète inéluctablement
Sur la forme, la photographie assez terne est rapidement oppressante, un sentiment renforcé par les montées sonores et les plans très serrés sur les individus, dévorant l'espace pour nous immerger dans les aventures bizarres de la première partie en forme de thriller psychologique. Le seul reproche que je pourrais faire ici, c'est que le cinéaste tombe un peu inutilement dans la surenchère horrifique spoiler: (le bébé bouffé)
pour nourrir son propos final. Du côté des acteurs, Jennifer Lawrence est bluffante dans ce qu'elle fait passer comme émotions et ressentis à l'écran, alors que Michèle Pfeiffer a une froideur glaçante. Ed Harris et Javier Bardem complètent ce casting solide dans un registre plus mystérieux. Au final, il faut quelques jours de réflexion pour saisir et digérer la richesse symbolique de cette oeuvre complexe, mais l'expérience est captivante et immersive.
𝓂𝒶𝓉 𓆈 𝒽𝒾𝓈
𝓂𝒶𝓉 𓆈 𝒽𝒾𝓈

170 abonnés 1 143 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 octobre 2019
C'est la deuxième fois que je regarde ce film et la première fois j'ai pratiquement rien compris et en le regardant j'ai compris davantages de choses...
Jennifer Lawrence et extraordinaire dans ce film elle s'est vraiment mise dans la peau du personnage et on s'en aperçoit quand on fait des gros plans sur son visage .
Juste mettez-vous à sa place 5 secondes, essayez de ressentir tout ce qu'elle a traversé, perso je voudrais pas être à sa place la pauvre...
un super film assez particulier
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 juin 2018
Une belle réalisation, une superbe bande son. Un film difficile à regarder psychologiquement, quelque peu différent... C'est rare en 2018
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 juin 2018
Mother! est un film à la fois simple et complexe. Simple car les sujets qui y sont abordés le sont : la religion, la vie, la mort, l'amour, le couple, la création/destruction. Il était donc évident, que pour ne pas tomber dans une bible imagée, le réalisateur devait trouver comment installer différemment ce thème principale : Dieu, La Terre, l'Humanité, dans une scène qui serait l'allégorie de nos sociétés et de notre monde.
Le film n'est donc qu'une longue métaphore emplie d'allégories et de références. Je préfère en savoir le minimum possible avant d'aller voir un film, c'est donc au fil de mon visionnage que je recoupais les morceaux, retrouvais les références etc....
Les sens sont assez simples à comprendre : spoiler: Javier Bardem incarne un Dieu aimant et indulgent, directement tiré de la Bible, a déjà écrit un livre renommé (l'Ancien Testament) Jennifer Lawrence est la Mère Nature. L'Homme qui arrive en premier est Adam, il fume, il est le premier à incommoder mère nature avec sa pollution. Durant la nuit, avec DIeu dans la chambre, ils créent Eve. Eve est attirée par le fruit défendu qui est la pierre (pomme) que Javier B (Dieu) conserve dans son bureau (le jardin d'Eden). Du moment où cette pierre est cassée à cause d'Eve, l'horreur se multiplie, tout d'abord les deux frères qui s'entre tuent (référence biblique), ensuite la Terre (la maison) dont mère nature prend soin devient saturée, abîmée, squattée, maltraitée. Elle tombe enceinte, Javier Bardem écrit alors son 2ème bouquin : le Nouveau Testament. Donc l'état du monde devient catastrophique, on comprend le sacrifice du bébé (Jésus) dont la chair est consommée, et pourtant Javier les pardonne.

C'est à ce moment là que je ne comprends pas certaine critiques : le personnage de Jennifer Lawrence n'est pas passif, spoiler: elle supplie Javier Bardem de les faire sortir, et je vous rappel que c'est elle qui incendie la maison au final.

Pareil pour ceux qui disent qu'il n'y a pas de fin, il y a une chute : spoiler: c'est que tout est un cycle infini, une boucle, qui recommence sans cesse, et c'est Javier Bardem (Dieu) qui refait sans cesse recommencer cette boucle. Par conséquent, le début est la fin, la fin est le début du film. Enfin, les scènes d'horreurs de la fin sont là pour montrer la saturation, l'étouffement, et justement les horreurs que subit et voit au quotidien la Terre et mère Nature, si elles avaient la capacité de voir.

Pour conclure, je ne trouve pas du tout que ce film est trop compliqué à comprendre, quelqu'un connaissant à minima les basiques religieux s'y retrouve facilement. Je trouve que chaque choix, de chaque image, chaque jeu de caméra, chaque bruitage ont été choisis avec soins. Le jeu des acteurs principaux est superbe.
La seule raison pour laquelle je n'accorde pas cinq étoiles à ce film, c'est parce qu'il y a en effet des lourdeurs à certains moments de la fin, et parce-que la conclusion du film est, que nous, l'humanité, spoiler: étions déjà destinés à finir comme ça, que les cartes sont déjà écrites, puisque tout n'est qu'un cycle recommençant sans cesse. Alors nous connaissons déjà l'issue.
La question que j'aurais donc à poser au réalisateur est : "et maintenant ?", vous nous montrez un film qui montre à quel point nous l'humanité maltraitons la planète, mais au lieu de nous dire : "vous pouvez encore changer les choses", votre film porte comme message que spoiler: tout est déjà écrit, et que tout va finir dans un bain de sang.

Alors en quoi votre film apporte quelque chose ? En quoi nous pousse t-il à réagir ? A se battre ?
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 9 novembre 2018
L’ovni du cinéma dont je ne comprends pas l’intérêt d’être réalisé, l’histoire ne contient de fil conducteur, je ne vois pas où veut en venir le réalisateur. Talent, admiration, adoration, fanatisme, religion, secte, violence, un soupçon de schizophrénie bordélique dans l´idée de la mise en scène.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 13 juin 2018
Comment dire, autant la palettes d'acteurs qui jouent dans ce film donne envie de le voir, autant qu'on on la vu on regrette presque aussitôt de l'avoir fait. Délires ou névroses de Darren Aronofsky, ce film donne la nausée tellement il est dérangé et dérangeant. A peine le cadre installé, on a déjà plus envie de le regardé, maison le fait pour la forme ou on se dit que ça sera mieux plus tard, manque de bol ce n'est pas le cas. A part cela, c'est un bon film point de vues, images, rôles etc. mais ce scénario il n'a pas passé.
Tony L'Ambassadeur
Tony L'Ambassadeur

41 abonnés 566 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 juin 2018
Tout un film, ce Mother! Je ne sais pas réellement quoi penser de ce long métrage à vrai dire. Darren Aronofsky nous présente un film inspiré, alimenté par ses peurs, sa vision du monde, de l’actualité, etc. Une vision assez chaotique, allumée et dérangeante il faut avouer. Une histoire, tout droit sortie de sa tête, qui tire sur plusieurs fils, parfois sans attache entre-deux. On hésite, on soupçonne et on bascule d’un fil à l’autre sans crier gare. Si bien que cette folie peut faire perdre pied à certains parmi nous ou carrément les faire sauter de la machine en route. La distribution est étonnante, convaincante et surtout courageuse d’avoir signé pour film dont le scénario ne devait pas être très clair tout de même... À prendre ou à laisser.
Chuck Carrey

358 abonnés 576 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juin 2018
"Mother !" septième film de Darren Aronofsky, intriguait beaucoup avant sa sortie. Certains fans du cinéaste espéraient qu'il remonterait le niveau après son Noé, alors que ce dernier était loin d'être mauvais. Pourtant, avec ce nouveau long-métrage, le réalisateur de "Requiem for a Dream" divise encore plus le public. Il faut dire que le film n'est pas très abordable à première vue, tout dedans étant sujet à interprétation. On peut vite être perdu dans cette histoire qui semble n'avoir aucun sens, avoir l'impression que Aronofsky a complètement pété les plombs derrière la caméra et ne rien y comprendre.

Cela dit, on ne peut nier les qualités techniques de ce film. Rien qu'avec sa mise en scène, Darren Aronofsky parvient à rendre son film oppressant et y apporte beaucoup de tension. Sa façon de rester toujours au plus près de son personnage principal, le suivre partout où il va, faire des gros plans sur son visage, ses yeux et même utiliser la vue subjective pour se mettre directement à sa place, tout cela renforce le huis-clôt et l'impression d'être cerné de toute part, qu'il n'y a aucune issu. De plus, certaines scènes font preuve d'une violence surprenante mais complémentaire à la violence psychologique éprouvée par le personnage. Enfin, même si on n'est pas fan de Jennifer Lawrence, il faut reconnaître qu'elle est tout de même très convaincante dans ce film.

Cependant, Darren Aronofsky perd le spectateur dans sa tentative de raconter une histoire métaphorique. Il va assez loin, à l'image de la dernière partie du film qui peut sembler sortir de nul part et rendre le récit encore plus confus. On peut même aller jusqu'à se demander s'il y a vraiment un sens à tout ça finalement. Et cette confusion au cours du visionnage empêche d'une certaine manière d'apprécier le film, de vraiment entrer dedans et de chercher à y trouver un message. On est comme bloqué face au film qui refuse de nous laisser suffisamment de pistes pour qu'on puisse le comprendre vraiment.

Toutefois, bien qu'on ne comprenne pas forcément le film au premier abord, on n'est pas forcément complètement extérieur à l'histoire. Et grâce aux qualités techniques justement du long-métrage, on peut se raccrocher à quelque chose et ne pas tout rejeter en bloc. Ainsi, le visionnage n'est pas déplaisant, malgré l'aspect déroutant du récit. Et une fois le visionnage terminé, après quelques recherches en quête de sens et d'interprétation, une théorie se démarque des autres : celle sur l'allégorie religieuse et écologique. Cette théorie, qui serait une sorte de relecture de la Bible, suppose notamment que le personnage de Javier Bardem serait la représentation de Dieu, celui de Jennifer Lawrence une représentation de la Mère Nature. Ed Harris serait Adam tandis que Michelle Pfieffer serait Eve. En reconsidérant les événements du film sous ce point de vu, on trouve alors de la profondeur à l'histoire et surtout une véritable satire de la religion et de l'humanité. Le film n'est alors plus un simple délire d'un réalisateur en manque d'inspiration, mais un film qui fait sens et qui marque par sa forme et particulièrement l'originalité de cette forme pour faire passer le message. Car le message en lui-même n'est pas nouveau mais la façon dont il est passé, elle, l'est. Et ça fait plaisir de voir un réalisateur qui essaye d'apporter un peu d'originalité, même si ça semble n'avoir aucun sens dans un premier temps.

"Mother !" peut être assez frustrant à regarder si l'aspect premier du film ne plaît pas au spectateur et s'il ne parvient pas à trouver du sens dans le récit. Dans ce cas, le long-métrage semble vide et inutile. Pourtant, Darren Aronofsky ne s'est pas juste amusé à faire un exercice de style. Son film a du propos, mais c'est au spectateur de le comprendre au lieu qu'on lui explique. Et malgré la forme de son métrage, le cinéaste américain souhaite que son film soit compris. Il en a peut-être trop fait pour certains, pas assez pour d'autres. Quoiqu'il en soit, il a réalisé un film qui fait réfléchir et ça, c'est déjà beaucoup.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 mai 2018
Mother!, pour reprendre les propos du prince des Ténèbres Dédo : "De quoi ça parle ? ... On sait pas trop." Le dernier film de Darren Aronosfky, auteur entre autres de Black Swan et Requiem for a dream, tisse en effet sa toile dans les méandres du mindfuck le plus sombre, et ne donne guère lieu qu'à des réactions fortement polarisées entre le dégoût et la passion.

Il est très difficile de parler de Mother! sans en spoiler le scénario ; je m'adresse donc ici à ceux qui ont vu le film. Pour les autres, je vous conseille de le voir avant de commencer votre lecture.

Pourquoi le film a-t-il laissé de marbre bon nombre de spectateurs et a recueilli à sa sortie un accueil plutôt mitigé, voire carrément froid ? La faute revient à mon sens à un scénario qui se veut purement métaphorique, jouant avec plusieurs niveaux de lecture, et qui va grimper pas après pas l'escalier qui mène à la folie pure et simple, dévoilant au passage quelques scènes difficilement soutenables.

Bon, okay, c'est un film métaphorique, ça, je pense que tout le monde l'aura compris. La question qui reste en suspend est : bordel, Mother!, de quoi ça parle ?

Je pense que Mother! parle de la confrontation entre deux idéaux : d'un côté, celui de devenir une mère ; de l'autre, celui d'être un artiste renommé et adulé. Ces deux idéaux incarnés allégoriquement par Jennifer Lawrence et Javier Bardem agissent comme deux éléments chimiques non miscibles, à l'image de l'huile et de l'eau : l'un prenant le dessus sur l'autre sans jamais parvenir à une fusion (Comprendre ici la référence à la fusion amoureuse.

Explications de la symbolique du film :

spoiler: Le personnage interprété par Jennifer Lawrence semble éperdument amoureux de celui de Javier Bardem. Elle est nouvellement arrivée dans sa vie à lui, déjà bâtie à l'image de la maison qu'ils habitent tous deux mais qui est la propriété du mari, et visiblement comme remplaçante d'une ancienne épouse. Les premières scènes du film plantent le décor de la relation qui unit le mari et la femme : elle, cherchant à se faire une place dans cet univers qui n'est pas le sien, transformant la maison, bâtit finalement pièce par pièce cet idéal de vie à deux qu'elle espère obtenir. Lui, absent, obsédé par son oeuvre et l'inspiration qu'il peine à retrouver, ne montre que peu d'attention pour son épouse et semble même ennuyé par sa présence. Cet espoir de parvenir à soigner cette relation bancale va prendre vie dans les murs de la bâtisse, qui deviennent organiques. Cette forme de vie semble autant incarner l'espoir que l'amour et l'énergie que met Jennifer Lawrence à essayer de sauver cette relation de couple étouffante et autophage. À mesure que le désespoir apparaît, le "coeur" de la maison se meurt et les murs s'effondrent. La couleur ocre/jaune que Jennifer Lawrence applique sur les murs du living room et les cachets effervescents qu'elle prend afin de calmer ses angoisses semblent avoir un effet apaisant à court terme sur cet organe vivant qui petit à petit s'étiole. De même, la tâche de sang qui persiste sur le sol de la chambre de l'enfant malgré ses efforts pour l'éponger et le cacher, peut refléter l'inefficacité de ses efforts pour combler les failles de cette relation... Jusqu'à même former un trou béant dans les fondations de la maison. C'est un peu ce que résume la réplique de Michelle Pfeiffer "Vous donnez, vous donnez... C'est jamais assez." La rupture brutale dans cette harmonie feinte intervient avec l'arrivée du couple d'admirateurs incarné par Ed Harris et Michelle Pfeiffer : ravivée par l'admiration, la soif de reconnaissance et de célébrité tend à faire basculer Javier Bardem dans la négation totale des désirs et envies de son épouse : de son besoin de proximité et d'exclusivité avec son époux à son amour, cette "maison" qui lui est chère et jusqu'au fruit de leur amour. Le délire psychotique sur lequel repose l'intrigue va ensuite aller crescendo jusqu'à voir la relation entre Jennifer Lawrence et Javier Bardem se détruire, se consumer et finalement s'éteindre. Deux fondus en blanc vont toutefois court-circuiter cette montée irrémédiable en puissance de l'horreur, lors de la conception puis de la naissance de l'enfant, où Jennifer Lawrence va pendant un court laps de temps retrouver une paix relative. Mother!, ce n'est pas seulement l'histoire d'une destruction, c'est aussi celle d'une création. Le créateur est ici incarné par Javier Bardem, auteur atteint du syndrome de la page blanche qui va littéralement cannibaliser l'amour de sa compagne (Qu'il désigne comme étant "sa muse" dans le film) pour parvenir à retrouver l'inspiration. Obnubilé par la célébrité, se complaisant dans la divinité que lui confèrent ses lecteurs, il n'hésite pas à laisser cette vénération fanatique balayer sa vie sentimentale et privée, Comme prisonnière d'une boucle sans fin, l'histoire est amenée à se répéter puisque la scène d'ouverture du film (où Javier Bardem extrait des cendres de sa précédente compagne une sorte de pierre précieuse symbolisant l'amour qu'elle lui porte) et la scène de fin sont quasiment identiques (À l'exception près qu'il s'agit là de Jennifer Lawrence.)


Je comprends tout à fait qu'on puisse ne pas aimer Mother!, même si je fais partie des rares personnes qui l'ont apprécié. Bien que difficile à décoder, je trouve malgré tout qu'il fait force de proposition sur un large panel de films insipides dont on ne retient même pas la moitié du scénario.

Plus que ça, le film impose une ambiance étouffante et intrigante, qui exige et obtient une réaction (Quelle qu'elle soit) de son public. Le travail de la lumière, du son et du cadrage (Avec ces plans qui talonnent Jennifer Lawrence de quelques dizaines de centimètres à peine) rendent pleinement hommage au genre du thriller et confèrent à l'ensemble du film son côté oppressant et malsain.

De plus, et ce n'est qu'une affaire de goût, j'aime énormément Javier Bardem et Jennifer Lawrence. Je n'en dis pas plus, No Country for old men, Happiness Therapy, chut.
NarnoNarno
NarnoNarno

49 abonnés 718 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mai 2018
Il y a dans ce “Mother!“ tant de positifs comme de négatifs, qu’il est difficile d’en apprécier pleinement ses qualités réelles. Dans sa première moitié, D.Aronofsky livre un suspens angoissant et bizarroïde, qui ouvre tellement de portes et captive par les multiples questions qu’il suscite. La folie ambiante monte crescendo, le réalisateur-scénariste pousse le bouchon toujours plus loin vers l’étrange et l’inattendu, vers un paroxysme étouffant. Puis s’opère une courte pause, comme bienvenue, sans réponse mais respirante. Enfin, le réalisateur ré-édite sa nouvelle partie, avec encore plus d’excès, avec toujours aucune lisibilité, mais malheureusement cette fois-ci, c’est beaucoup moins digeste. La gourmandise du début se conclut par une overdose frustrante. Que cette histoire ne donne aucune réponse et brouille constamment toutes les pistes mises en place, pourquoi pas? mais quel est l’intérêt d'un tel acharnement ? Et si l’arrivée du bébé peut être considérée comme l’arrivée du Messie, le réalisateur, qui a déjà fait naufrage avec le biblique “Noé“, est à nouveau ici coupable de grossièreté bourrative inutile. Mais, paradoxalement, c’est aussi le retour du talentueux réalisateur de “Black Swan“ et de “Requiem For A Dream“, apte à créer une ambiance unique jouant des extrêmes, le tout par une technicité de haut vol, par une caméra qui virevolte autour de son héroïne pour mieux l’étouffer, ainsi que par ses plans millimétrés d’une rigueur hors-pair. J.Lawrence est très convaincante dans la souffrance qui lui est imposée, le reste du casting assure également dans la dramaturgie survoltée et insignifiante que le réalisateur a bien voulu leur imposer. Inclassable, incompréhensible, excessif, comme intense, trippant et démentiel, “Mother“ donne la sensation d’un plaisir dubitatif.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 16 mai 2018
Bon film, bien que très étrange, trop étrange. spoiler: Le film n'a aucun sens du début à la fin.
The Claw
The Claw

71 abonnés 727 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2018
Drôle d'histoire n'est-ce pas, vu un tel résumé ? En fait, quand ça commence on trouve ça un peu étrange, puis ça devient de plus en plus fou. Et puis, j'ai finalement vu (cru voir) où Darren Aronofsky voulait en venir. Et donc, j'ai mon interprétation du film. Et franchement, quand on voit le film comme ça, c'est vraiment pas mal du tout, je dirais même que c'est un super film.
En fait, je crève d'envie de vous livrer mon interprétation avec les balises Spoiler, mais j'aurais quand même peur que certains regardent mon interprétation avant d'avoir vu le film. Et puis, de toutes façons, j'ai cru comprendre que beaucoup en avaient la même interprétation que moi. Donc ça me rassure : je ne suis pas complètement fou.
Mais franchement, si vous ne l'avez pas vu, regardez le. Ca vaut le coup d'oeil.
Ah punaise! Quand j'y repense...
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