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2,5
Publiée le 1 avril 2021
Suite à un accident de sport stupide dans une piscine, Ben est devenu tètraplègique, patient, infiniment doux et rageur! Le constat du film de Grand Corps Malade et Mehdi Idir est unanime : se battre, y croire et avancer! L'enjeu ? Retrouver toute son autonomie, gèrer son apprèhension, savoir prendre les petites choses simples mais positives du quotidien [...] Succès au box-office 2017, "Patients" est avant tout un hymne à l'espoir et à l'amitiè! Un hommage aussi au courage et aux aides-soignants (Yannick Renier est un kinè plus vrai que nature), certes classique mais souvent efficace dans son immersion en milieu hospitalier! C'est fidèle au livre (cf. la lente reconstruction) avec une belle prise de conscience! Les jeunes acteurs en rèèducation sont justes même s'ils marmonnent entre leurs dents! Certes Pablo Pauly n'a pas le charisme de Grand Corps Malade mais se glisse littèralement dans la peau du personnage! A voir...
Étant moi même en fauteuil, le sujet m'intéressait. L'histoire est en soi bien faite, le jeu d'acteurs est impec, les réflexions pertinentes ... seul soucis : j'ai été obligé d'activer les sous-titres ! Leur accent argotique rend la compréhension des dialogues quasiment impossible. spoiler: Dommage que l'histoire avec Samia n'a pas été un peu plus creusée ... ou le résumé rédigé autrement ... ça laisse un peu sur sa faim car c'est vrai que quand on "devient roulant", on n'ose plus s'autoriser l'amour et la tendresse parce que les gens ne nous voient plus comme des personnes mais juste comme des handicapés. On ne nous donne plus d'amour mais on nous donne de la pitié. On ne reçoit plus de tendresse mais de caresses empathiques ... on se sent juste pathétiques et on n'ose plus, ni dire qu'on éprouve un sentiment (ça met mal à l'aise à ce qu'il paraît), ni qu'on a mal de cette privation d'amour (ça met la pression à ce qu'il paraît) Merci pour ce film, j'espère que, avec ça, certains verront qu'il y a un humain assis dans le fauteuil roulant.
En faisant abstraction de la musique qui n’est pas du tout mon genre, mais qui n’est pas si présente heureusement, le portrait entre espoir et désillusion, amitié forte, entraide et équipe de soignants totalement impliqués et exemplaires. C’est un film quasi documentaire. La renaissance en quelque sorte, la petite étincelle de vie qu’on ravive et la puissance de l’espoir. Très beau portrait.
Un film qui vous prend au tripes et qui me surprend pas de corp malade un grand art on en prend plein la figure une sensibilité dans l histoire et du vécu
Un très bon film sur le milieu du handicap, au travers d'un jeune homme accidenté qui lutte pour retrouver l'usage de son corps. Ce dernier va être confronté à diverses épreuves, faire de belles rencontres, une forme de quête initiatique présentée de manière plus gratifiante et optimiste que pesante, même si le sujet reste évidemment assez lourd. "Patients" possède ces petits ingrédients supplémentaires, la petite touche d'humour, la bande-son, le casting charismatique, et une grande dose d'humanité qui le rend assez irrésistible.
Un film construit comme un match de boxe mais qui commence par un K.O spoiler: (et se termine par une victoire) . Un film qui se veut tout sauf traumatique ou dramatique. Un film co-réalisé par un jeune artiste cinéaste optimiste, courageux et volontaire, qui voit de la lumière même dans l'obscurité la plus dense. Un hymne à l'humain qui espère, qui ne baisse pas les bras, sur le pouvoir de l'esprit sur le corps. Le film d'un ressuscité magnifiquement interprété (avec une mention spéciale pour Soufiane Guerrab). Un film qui aborde un thème risqué et pesant mais traité avec beaucoup de légèreté et de respect, qui ne souffre finalement pas du poids de son sujet.
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3,0
Publiée le 23 octobre 2020
Le film n'a jamais beaucoup traîné et pour les films plus proches de 2 heures que de 90 minutes c'est définitivement toujours un succès. Les membres de la distribution m'étaient inconnus dans son intégralité et cela inclut l'acteur principal Pablo Pauly ainsi que le reste. Peut-être que le public français reconnaîtra un visage ici et là mais je ne l'ai pas fait. La diversité joue un grand rôle dans ce film. L'approche du personnage principal de sa situation est également extrêmement humoristique si nous ignorons les luttes après la discussion avec la femme médecin qui est la patronne ou quelque chose du genre. Je dirais donc que les parties les plus légères ici sont globalement meilleures que les parties dramatiques. Surtout vers la fin ils l'exagèrent un peu avec la façon dont il tombe des bras de l'infirmière, la mort d'un ami, deux tentatives de suicide, la scène d'adieu. Le film se débat un peu avec le réalisme peut-être. Ce que j'ai aimé cependant, c'est la toute dernière prise de vue dans le visage du protagoniste qui nous regarde alors que nous l'accompagnons dans son long voyage qui est bien sûr encore loin d'être terminé. Permettez-moi d'ajouter que presque tous les personnages secondaires jusqu'à ceux qui n'avaient presque pas de temps d'écran et qui n'apparaissaient que dans une scène ou à peu près ont ajouté quelque chose d'intéressant au film. Cela était également nécessaire car les lieux sont répétitifs comme prévu car 99% du film est joué à l'intérieur ou à l'extérieur d'un centre de rééducation. Et ils ont fait du bon travail. Dans l'ensemble la grandeur n'a pas été atteinte si souvent mais il n'y a pas trop de moments où je me suis senti déçu par des scènes particulières. C'était un bon film que je ne considère pas comme un chef d'œuvre désolé...
Magnifique film qui m'a régalé une soirée d'humour imprégnée aux couleurs de l'humanisme et l'unité universelle. Handicapé ? blanc ? noir ? suicidaire ? gangster? quand on se retrouve aux toilettes on est tous pareils... cela me rappelle "Si c'est un homme" de Primo Levi... au delà de la race, de la couleur, des déficiences et de la diversité, l'unicité de la condition humaine est ce qui jamais pourra arrêter de nous relier les uns aux autres. Un chef d'oeuvre au registre léger et rigolo que je conseille à tout un chacun de revoir de temps en temps :)
Un feel good movie sur le handicap plein de sincérité, de tendresse, d'humour et d'énergie positive. Au-delà de l'émotion on aborde quelques thèmes intéressants : l'handicap comme première identité suivi de la normalisation des relations avec les autres, la possibilité d'être heureux avec son handicap, le cheminement vers l'acceptation de cette nouvelle vie. Je n'ai toutefois pas compris le message sur l'absence de bourgeois à l'hôpital, le réalisateur veut il nous dire que seuls les abrutis (et donc les pauvres ?) ont des accidents ? Étonnante allusion d'inspiration post-darwinienne. Pour une première oeuvre le film est étonnamment maîtrisé et j'ai été tout aussi épaté par la performances des acteurs, peu connus. On évite aussi l'apitoiement et le pathos par l'humour de punchlines entre tendresse et férocité quoique parfois un peu sur écrit, aussi. Je vais enfin être un peu injuste avec cette belle proposition en regrettant le manque de profondeur et de cinéma de Patient la faute à une mise en scène télévisuelle et un scénario cousu de film blanc : malgré un sujet pesant finalement le film est largement positif, la rééducation de notre héros se passe bien et il y gagne même une touchante histoire d'amour (que le réalisateur se garde toutefois d'idéaliser, son issue étant aussi sincère scénaristiquement que le comportement de son double, discutable). La sortie de l'hôpital est pleine de vérité, en retenue, quelques paroles pour l'un, un évitement pour l'autre.
Retraçant l'histoire de Grand Corps Malade, "Patients" est tantôt tendre tantôt drôle mais rarement ne propose une image fataliste ou déprimante du handicap, bien au contraire il forge davantage l'admiration pour ces personnes malchanceuses dans leur vie. Ici presque tous les personnages sont attachants, quoi que peu approfondis (vu leur nombre important), et l'ambiance dans cet hôpital est conviviale. Il aurait peut-être fallu plus creuser dans les impressions de ces jeunes gens marqués à vie par une paraplégie ou tétraplégie, à travers des dialogues plus intimistes, quitte à perdre un peu en légèreté. Le sujet est abordé de façon un peu trop sommaire.