Kaili Blues
Note moyenne
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18 critiques spectateurs

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Extremagic
Extremagic

80 abonnés 484 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 mars 2016
Film un peu plan-plan. J'aime beaucoup le cinéma asiatique et j'en attendais pas mal qu'il avait été très bien reçu par la presse mais tristement c'était quand même bien ennuyeux. Comme Au-delà des montagnes le titre apparaît après une très longue introduction au bout d'un tiers de film. Et là je me suis dit que ça n'allait pas le faire, parce que fini cette introduction et on ne sait toujours pas où il veut en venir. Enfin c'est pas toujours un mal. Il peut cultiver son mystère et tant mieux, mais en fait il n'a rien à cultiver parce qu'on ne sait même pas de quoi ça parle. J'ai compris au dernier plan (un peu avant en fait) que la question qui l'intéressait c'était le temps. C'est quelque chose d'intéressant sauf que la belle théorie du "on ne sent jamais mieux le temps que durant l'ennui" c'est bien beau mais il faut en faire quelque chose. Quand je regarde un Tarkovski (qui reste le plus grand réalisateur sur la question) je ne me fais pas chier tout en ressentant le temps qui passe. Ici c'est le plan séquence qui m'a réveillé (même si on a quelques belles idées de mise en scène déjà avant), l'utilisation de la GoPro (que je déteste d'habitude) était plutôt chouette mais très vite lassante. Ensuite je n'ai même pas compris pourquoi il avait arrêté son plan là, pourquoi il n'en a fait qu'un plan super long et évité le plan séquence. On a quelque chose qui rappelle Hou Hsiao-Hsien dans sa manière de filmer avec cette composition centrifuge, etc. Mais c'est loin d'atteindre le génie du maître. On a de jolies couleurs et de beaux paysages parfois mais c'est loin de transporter le spectateur, ça manque de corps et de coeur. La révélation finale était tout ce qu'il y a de plus prévisible, tout ça est assez maniériste et essaie tant bien que mal de masquer le manque d'intérêt latent d'une bonne partie du film. Parfois agaçant sinon ennuyeux n'en reste pas moins qu'on a quelques fulgurances dans la réalisation qui rachètent le tout.
Vincent L
Vincent L

14 abonnés 34 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 mars 2016
lent et confus, je n'ai pas compris le parti pris du réalisateur. Le plan séquence de 45min n'apporte rien, on tourne en rond, ça se termine en eau de boudin...bref, grosse déception pour moi qui adore pourtant le cinéma chinois !
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 septembre 2017
Le premier long-métrage de Bi Gan propose un univers passionnant, qui trouve très vite sa propre voie même s'il semble se situer entre Hou Hsiao-hsien et Apichatpong Weerasethakul. Le cinéaste est moins intéressé par son intrigue minimale et ses personnages que par les moyens de mettre en scène la frontière entre illusion et réalité, de travailler sur un problème aussi complexe que le Temps, sur la façon dont il s'écoule et se renverse. Si le film marque très clairement ses ambitions thématiques, il peine à les incarner en profondeur, trop soucieux de maintenir une zone opaque en fin de compte plus frustrante que fascinante. Au contraire, Bi Gan maintient une cohérence formelle impressionnante, entre longs plans fixes et caméra à l'épaule lors d'un plan-séquence vertigineux de trente minutes qui tendent à l'hypnotisme, dans une campagne à la grisaille tantôt morne tantôt mystérieuse, représentative d'une expression cinématographique à la fois réaliste et abstraite. Un film pas tout à fait abouti mais qui porte en lui de belles promesses qui, espérons-le, seront mieux tenues par la suite.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 avril 2016
Je n'ai pas du tout l'habitude de publier des critiques sur allociné, mais je m'y résout étant donné ce que je lis. Wahouu quel film, je n'avais pas été saisi de la sorte par un film contemporain depuis un moment.
Sublime, d'une intelligence, d'une sensibilité et d'une justesse rare.

A voir absolument, le genre de film qui fait aimer le cinéma
Yves G.

1 845 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 avril 2016
« Kaili Blues » a provoqué une polémique dans le petit monde du cinéma. Affligé par le faible nombre de salles qui l’ont programmé, son distributeur a lancé un cri d’alarme. Que le nombre impressionnant de sorties (vingt-et-une cette semaine) condamne à l’invisibilité la plupart des « petits films » relève de l’évidence. Pour autant, « Kaili Blues » n’est peut-être pas le meilleur ambassadeur d’un cinéma d’art et essai injustement bâillonné.

D’après le synopsis qu’on en lit, le premier film de Bi Gan raconte le périple d’un médecin à la recherche de son neveu. Voilà, dis-je, le résumé qu’on en lit. Car ce qu’on voit est tout autre. Le scénario, totalement incompréhensible, procède par ellipses et flash-back. On y suit un fil, on le délaisse, on y revient. Avec, au milieu du film, un plan séquence de quarante minutes, qui suit le héros à mobylette, tourné par un chef opérateur parkinsonien.

Je suis sorti de la séance doublement en colère. Contre les nombreuses récompenses, injustifiées à mes yeux, que « Kaili Blues » a récoltées dans les festivals. Et contre ces scénarios chinois, deux semaines après « The Assassin », auxquels mon esprit occidental étriqué ne comprend rien.
César D.
César D.

39 abonnés 616 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 mars 2016
d'habitude, j'aime bien le cinéma chinois, même lent, mais là, ça ne va pas du tout. absence presque totale de scénario, un plan séquence interminable qui suis le personnage principal qui se balade dans un village et sur la route, et enfin une pseudo poésie vaguement mystique (de pacotille), et tellement discrète qu'on la décèle à peine. d'ailleurs, 6 personnes sont partis (sur le peu de spectateurs présents dans la salle, ça fait beaucoup) et mon voisin, comme moi-même, avons pas mal regardé notre montre. je crois que ça résume bien le désastre. pour une fois, ne faites pas confiance aux critiques presse, totalement hors de propos. à moins bien sûr que vous n'aaaaaaadoriez vous ennuyer, dans ce cas, ce film est un bijou!
Frederic P.
Frederic P.

7 abonnés 23 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mars 2016
Superbe film , étrange , onirique et pourtant ancré dans la réalité . Un bien beau et étrange voyage spacio temporel !
A découvrir !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 mai 2016
Kaili Blues est un film déroutant qui s'extrait de la narration. On y suit Chen, médecin à Kaili, dans sa recherche de son neveu Weiwei qu'il voudrait adopter. Cette recherche s'apparente à une lente déambulation dans une Chine ordinaire brumeuse et montagneuse superbement filmée. Mais il s'agit aussi d'une errance dans le temps avec des glissements chronologiques qui finissent par s’emboîter sur un mode onirique. Tout se passe apparemment en une journée qui condense plusieurs tranches de vie. On comprend qu'il faille abandonner ses références cinématographiques habituelles et se laisser aller à une attention flottante pour en ressentir les effets. Une préparation mentale s'avère nécessaire pour accueillir ce film faussement simple et éviter l'ennui. Sous ces conditions, on ne peut que recommander l'expérience de ce Kaili Blues.
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mai 2016
Le premier film de Bi Gan, Kaili Blues,tranche singulièrement avec ce qui nous est proposé sur les écrans chaque semaine. Même dans le paysage cinématographique chinois, il étonne et détone. L'intrigue principale de Kaili Blues n'a pas une importance capitale quoique les thèmes du souvenir et de la relativité de ce que l'on croit être la réalité interpellent. L'intérêt est ailleurs, dans l'atmosphère poétique et éthérée de Kaili Blues : les références à Weerasethakul, Lynch et Hou Hsiao-hsien sont acceptées. Tout en digressions, qui touchent aussi le travail de mise en scène (la caméra fuit parfois les scènes pour mieux les retrouver), le film n'est pas loin de s'égarer dans ses coquetteries formalistes. Mais il est sauvé, in fine, par son caractère insaisissable, divaguant et onirique. Au point, sans doute, de valoir une deuxième vision pour en comprendre tous les enjeux.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 septembre 2025
Il faut accepter une forme de perte de conscience pour s’immerger pleinement dans ce film au flux de temporalité divergeant qui déstabilise et emportera – ou non – le spectateur avec lui dans son dédale poético-lyrique.
ferdinand
ferdinand

17 abonnés 453 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 avril 2016
Rien de déplaisant dans ce film plutôt étrange. Les poèmes chinois récités de ci de là sont parfaitement hermétiques, certaines situations assez incompréhensibles, mais il y a néanmoins un vrai talent. ceci étant, quelle image sinistre de la Chine!
Cadreum
Cadreum

59 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 décembre 2025
Qui est le film ?
Kaili Blues est le premier long métrage de Bi Gan, jeune réalisateur originaire de la province du Guizhou, dont il filme ici les montagnes et les recoins des villages. Avant Un Grand Voyage Vers La Nuit, il pose dans ce film une grammaire déjà singulière, mêlant réalisme rural, dérives oniriques et temporalité trouée. Le film s’inscrit dans une mouvance du cinéma chinois contemporain qui explore les territoires périphériques, loin des mégalopoles, avec une audace plastique exemplaire. À l’intrigue minimale (un homme part à la recherche de son neveu disparu), Bi Gan construit un film comme on déplie une carte où chaque lieu est une trace, un souvenir, un avertissement.

Par quels moyens ?
Bi Gan prend un enjeu dramaturgique classique, sauver un proche (Weiwei), pour prétexte pour sonder celui qui cherche (Chen). Mais ce voyage n’a rien du parcours héroïque. Il ressemble à une marche hésitante vers un passé qu’il ne parvient ni à effacer ni à assumer. Lorsque Chen apprend que son frère a vendu l’enfant, ce n’est pas la colère qui surgit, mais une forme d’égarement, reproduisant une blessure passée. Chaque étape du trajet le renvoie à des fragments de son histoire : une exécution, une sortie de prison, la mort de sa femme, l’héritage maternel. La quête n’illustre pas le trauma, elle le fait remonter par touches, comme des sédiments qui affleurent.

Lorsque Chen arrive dans la région montagneuse, le film change d’état. Tout s’enchaîne dans un immense plan séquence qui abolit la distinction entre déplacement réel et dérive mentale. La caméra suit Chen, puis Weiwei, puis Yang Yang, puis une coiffeuse, puis un bateau, comme si le village lui-même respirait à travers eux. Ce plan tire le film vers une fluidité où les temporalités et les points de vue se mélangent, simplement par glissement. C’est dans cette continuité que se déplie le motif du tissu brodé que Chen examine avant d’entrer dans Dangmai : un tissu où chaque fil renvoie à un autre.

Le Soutra du Diamant annoncé en ouverture est la respiration philosophique qui infuse le récit. Le film ne dit pas que le temps est cyclique ou que les pensées sont illusions. Il montre comment les horloges peintes de Weiwei, les trains, les cours d’eau, les souvenirs en amorce et les rêves de sandales bleues s’appellent les uns les autres. Son montage suggère qu’on ne vit jamais un moment seul, toujours accompagné d’autres qui remontent, persistent et se réinventent.

Chaque objet du film porte une mémoire. La cassette du maître de musique, les sandales bleues emportées par l’eau, la boule à facettes, le tissu brodé, le moulin à vent brisé, les horloges dessinées. Rien n’est symbolique au sens appuyé. Ce sont des objets traversés par des vies, des gestes, des voix. Lorsqu’un objet passe de main en main, il relie deux temporalités.

Kaili n’est pas un décor mais un organisme. Les maisons effritées, les gouttières, les échoppes, les voitures poussiéreuses composent une géographie affective : celle d’une Chine intérieure en transition, que le film ne juge jamais mais observe avec la précision d’un promeneur attentif. Dangmai est un espace où Chen cesse de séparer ce qui a eu lieu et ce qui aurait pu se produire. Le monde semble écouter ses regrets et lui offrir des échos.

Lorsque Chen retrouve Weiwei, il renonce à le reprendre. Ce n’est pas un geste héroïque. C’est un geste lucide. Weiwei est heureux. Il a trouvé un autre rythme, une autre famille, un autre temps. Chen comprend qu’il ne peut pas exiger d’un enfant de porter ses manques. Cette fin, très simple, irradie le film. Elle dit que la quête n’était pas celle du neveu, mais celle d’une paix relative avec soi-même. Et cette paix tient dans une image : Chen endormi dans le train, ignorant que les horloges peintes par Weiwei défilent en sens inverse sur l’autre wagon.

Quelle lecture en tirer ?
Bi Gan filme la vie comme une rivière où se mélangent des eaux venues d’ailleurs, où les courants ne vont jamais tout à fait dans le même sens. Regarder Kaili Blues, c’est accepter de flotter dans cette dérive douce, d’être un peu perdu, un peu ému, un peu traversé. C’est comprendre que les films ne sont pas là pour ordonner ce qui nous échappe, mais pour en laisser émerger une forme de vérité. Une vérité qui ne se déclare pas, qui se dépose simplement, comme une buée sur un miroir.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 mars 2016
Des qualités formelles indéniables font de ce premier film un objet parfois fascinant à contempler. Hélas, le scénario est trop confus et le personnage principal trop insignifiant pour passionner réellement. Dommage...
Couscous
Couscous

50 abonnés 444 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 avril 2018
Visuellement époustouflant Kaili Blues est une véritable surprise. Pour son premier long-métrage Bi Gan surpasse l'Occident et nous offre un chef d'œuvre incroyable. Les acteurs sont bon et la bande son vraiment agréable, mais sa véritable force est dans sa réalisation qui est plus que millimétrée à travers des plans et scènes qui littéralement à couper le souffle.
kelio
kelio

10 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 juin 2020
La construction du récit et la façon qu'à le film de mélanger les temporalités peut être déroutante et soporifique. Pourtant c'est ces plans séquences lancinants et majestueux et cette façon unique de filmer cette chine rurale brumeuse qui donne toute sa dimension poétique et zen.
Très bien réalisé et plein de belles images, mais le rythme et l'intrigue décousue ne m'ont pas emballé outre mesure...
Reste un plan séquence de près de 30 minutes d'une maîtrise incroyable.
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