Derniers Avis : Le Ministère de la Sale Guerre - Page 8
Le Ministère de la Sale Guerre
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Karim El Attar
28 abonnés
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2,0
Publiée le 26 juillet 2024
Le dernier film de Guy Ritchie tente de pomper Quentin Tarantino, notamment "Inglourious Basterds", Dès les premières minutes, les influences tarantinesques sont évidentes, des dialogues percutants aux scènes de violence stylisée. Cependant, cette imitation manque de la profondeur et de l'originalité nécessaires pour se démarquer.
Le film s'ouvre sur une note prometteuse avec une équipe de personnages hauts en couleur, rappelant les antihéros de Tarantino. Pourtant, au fur et à mesure que l'intrigue avance, le récit commence à s'effondrer. Les dialogues, censés être incisifs et pleins d'esprit, deviennent rapidement répétitifs et prévisibles. Les scènes d'action, bien que visuellement impressionnantes, manquent de la tension et de la créativité nécessaires pour maintenir l'intérêt du spectateur. Bref on a connu Guy ritchie bien plus inspiré et il faut le dire il se vautre complètement dans ce récit inspiré d’une histoire vrai. Depuis 4 ans on le voit beaucoup il serait temps qu’il fasse une pause ou ce concentre sur la suite de la série inspiré de son film thé gentlemen (qui pour le coup est extra ) Bref on passe notre chemin
La BA m'avait fait peur par son côté trop fun, mais force est de constaté que ce "sous" Inglorious Basterds est très efficace, même si je n'y retrouve pas forcément la pate de Guy Ritchie. On sent que les acteurs s'amusent, le scénario est bien rythmé, l'action suffisamment présente et bien chorégraphiée, même si peut être un peu sage au niveau de la mise en scène et de l'inventivité. Rien d'exceptionnel tant ça s'inspire de tous les films de commandos déjà existants, mais ça fonctionne !
Découverte du soir : Voilà comment rendre quelque chose de drôle d'une histoire qu'il ne l'est pas du tout. C'est là tout le génie de Guy Ritchie. Le film est parfaitement rythmé grâce à une mise en scène maîtrisé et dynamique. Rythmé également grâce à un casting solide et bien dirigé. C'est drôle, c'est original et assez couillu de raconter un fait réel pas forcément drôle de manière très légère. Mais ça fonctionne et ça fait de lui un super divertissement !
Inspiré d un fait de la seconde guerre mondiale, agrémenté d un humour tarentinesque juste moins sanglant que inglourious bastered et moins caricatural on trouve tous les ingrédients d un bon film d actions du genre. Divertissement satisfaisant pour une soirée sans être l œuvre la plus inoubliable du type.
Il y avait un casting sympathique, il y avait une idée de base rocambolesque mais basée sur des faits réels. Au final, on se retrouve avec un Inglorious Basterds du pauvre.
Je ne sais pas si Guy Ritchie a chopé le covid, mais depuis la pandémie de coronavirus il est atteint de stakhanovisme ! Avec 4 films sortis entre 2021 et 2024, et trois projets en cours à l'heure où j'écris ces lignes. Manque d'idées, talent érodé, ou dispersion dans ses œuvres, le bonhomme livre en tous cas un résultat moyen. "The Ministry of Ungentlemanly Warfare" reprend en fait plusieurs tares de "Operation Fortune", en pire. Guy Ritchie nous fait suivre une opération commando qui a bien existé, de manière évidemment très romancée. Le problème principal du film est qu'il provoque surtout un ennui poli. C'est basiquement réalisé, et surtout écrit sans relief. Les enjeux sont limités, il n'y a aucun vrai rebondissement tant chaque maigre embuche est gérée de la même manière : avec nos héros qui flinguent sans sourciller des ennemis par dizaines. Tous les coups vont dans le mille, quand les Allemands ne réagissent jamais et s'effondrent à la moindre balle ou flèche. On se croirait presque revenu au temps de la Cannon, où Chuck Norris éliminait ses adversaires avec la même facilité. Avec cerise sur le gâteau un méchant inutile (pourtant incarné par Til Schweiger, bonne idée de casting). L'autre problème majeur du film est qu'il n'a rien d'original à proposer. Pratiquement tout a déjà été vu ailleurs, en mieux. La scène d'intro calquée sur celle de "The Guns of Navarone" (THE référence du film de commando de guerre), que je considèrerai comme un hommage maladroit. Les répliques reprises de "Casablanca" (idem). Nos héros tueurs de nazis évidemment similaires à "Inglorious Basterds". L'aspect décontracté et flegmatique des personnages face à des situations explosives, avec lequel Ritchie tente de nous faire rire, était déjà la vanne principal de "The Avengers" (le film de 1998 tiré de la série, pas celui du MCU !). Et ça ne marchait déjà pas à l'époque. Les apparitions de Ian Fleming auraient pu être plus amusante si elles avaient davantage été exploitées... sauf que "Operation Mincemeat" l'avait également fait, en mieux, en 2022. Guy Ritchie est même allé jusqu'à prendre Cary Elwes pour incarner un cadre des services secrets, donc un rôle déjà vu dans "Operation Fortune" et "Mission Impossible: Dead Reckoning" ! Rien de nouveau donc, si ce n'est pour certains le plaisir de (re)voir Henry Cavill en espion qui lorgne une fois de plus autour de James Bond. Son personnage ayant bien existé, et ayant été l'une des sources d'inspiration de Ian Fleming. Mais le pauvre Henry a méchamment bidé : malgré son budget modeste (60 millions), "The Ministry of Ungentlemanly Warfare" a fait un box office riquiqui aux USA.
Il enquille, il enquille Guy Ritchie. Un film par an depuis 2021 et devinez quoi ? Le réalisateur anglais en a déjà un de prévu pour l'année prochaine. Ce rythme de marathonien attesterait d'une passion intarissable si ces longs-métrages films ne donnaient pas la sensation d'ennui ou de bâclé.
The Ministry of Ungentlemanly Warfare est un regrettable écho d'Operation Fortune, à savoir un projet surexcitant avec un casting impec' et finalement si peu de plaisir au cours de ces 2 heures. Bien qu'il en cosigne le scénario, on se demande vraiment où est passée la motivation de Ritchie. L'Histoire de cette unité d'espions et de saboteurs (véridique) pouvait largement donner naissance à un détonnant mix entre Inglourious Basterds et Mission : Impossible. C'était l'idée à en juger par les nombreuses références au film de Tarantino. À l'arrivée, c'est un épisode de L'agence tous risques rythmé et pourtant sans entrain. Le plus pénible, c'est que Ritchie ne dramatise jamais les enjeux ou les possibles imprévus. Tel personnage pourrait être découvert ? Tel agent va passer un sale quart d'heure ? Même pas le temps de commencer à stresser, l'obstacle est écarté. À défaut d'obéir à une structure classique mais toujours efficace de la franchise mettant en vedette Tom Cruise, la mission est ici accomplie sans le moindre sentiment de péril. Les ennemis sont dégommés par paquet de douze tandis que nos héros semblent extérieurs à toute contrariété. Même le spectaculaire est réduit à quelques explosions. Le charme d'Henry Cavill et la prestation d'Eiza Gonzalez parviennent à maintenir en semblant d'intérêt, ce qui est déjà incroyable eut égard à toutes ses promesses que Ritchie ne sait comment tenir. Un échec en salles peut s'expliquer de différentes manières. Et en ce qui concerne The Ministry of Ungentlemanly Warfare, qui a rapidement atterrit sur les plateformes, l'explication est peut-être simplement qu'il avait plus sa place sur les sites de streaming que dans les salles obscures.
J’ai vu ce film dans un pays où il est deja sorti (Arménie). J’ai beaucoup aimé l’ambiance à la Guy Ritchie, avec sa note humoristique et un suspens plein d’adrénaline.