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Incertitudes
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4,0
Publiée le 26 juin 2018
Tout commence sur un plan-séquence dans les rues de Madrid pour présenter un à un tous les personnages. Une accro au jeu, un représentant en sous-vêtements, un SDF fan de Jésus, un réalisateur de publicités...Que des personnages humains, avec leur qualités, leurs défauts (mais une bonne dose de crétinerie pour certains) qui vont se retrouver retranchés dans un bar à la merci d'une épidémie. Même si ça, ils ne le sauront pas tout de suite. J'avais misé sur des zombies. C'est à la mode. Ça aurait pu être du terrorisme aussi. En tout cas, c'est là que la parano les contamine car, pour eux, tout le monde a une bonne raison d'être coupable. La vieille aigrie. Le clochard. Le publicitaire barbu parce qu'il a...une valise. De la Iglesia n'hésite pas à grossir grotesquement le trait pour se moquer de nos peurs depuis le début des années 2000. Leur but n'est pas de s'entraider pour survivre. Mais de sauver sa peau par tous les moyens que la fin justifie bien. Et les pauvres passeront dans tous les états possibles. Comme si de la Iglesia prenait un plaisir sadique à les maltraiter, à les brûler, les tremper, les salir, les terroriser, les épuiser. On sait qu'ils ne s'en sortiront pas vivant (du moins pas tous) et il y a cette jubilation à les voir en venir à s'entretuer et à se demander qui pourra bien survivre et par quel moyen. Drôle, politique, violent, sexy, El Bar n'égale pas la folie de Zugarramurdi et ses sorcières. Mais ça reste un film de survie endiablé où je ne me suis pas ennuyé une seconde.
J'ai vu un film... étonnant qui nous en situation dès les premiers plans pour ne plus nous lâcher jusqu'à la fin... On est tenu par la main, car on comprend ce qui se passe et petit-à-petit on est en chute libre... Plus rien n'est expliqué, et on doit, en tant que spectateur comprendre ce qui se passe... Les personnes réunies dans un bar à Madrid vivent, survivent à une situation inexpliquée, et qui ne nous est pas expliqué... Ce n'est d'ailleurs pas le propos du film, mais bien de voir comment se comporte tel ou tel personnage face à l'inadvertance. Le film est noir, grinçant, et bouscule pas mal... Les personnages représentent plusieurs catégories de personnes de la société occidentale (espagnole)... Je retiens cette dimension durant la majeure partie du film où l'on est tenu en haleine par les personnages et les enjeux, puis au fil de l'eau, on s'enfonce (sous terre et dans les égouts). et le film perd un peu de son enjeu... En tout cas, on ne s'ennuie pas, et si parfois l'histoire semble s'essouffler, on est tout de même impressionné par la réalisation, les lumières, le jeu des acteurs... Israel est un fou furieux de la pire espère, mais vraiment un personnage attachant. et Blanca Suarez est sexy à souhait...
Ce film nous propose un huis-clos où les personnages se révèlent petit à petit... Le scénario reste efficace mais ne nous épargne pas certains clichés...
Un bistrot de quartier isolé du monde, des clients enfermés sans aucunes chances de sortir, les caractères de chacun remonte à la surface, comment quitter ce lieu vivant ?
Netflix s’invite de plus en plus dans les festival. C’est à la Roche-sur-Yon que nous pourrons découvrir la macabre comédie d’ Álex de la Iglesia sur grand écran. Connu notamment pour Les Sorcières de Zugarramurdi, le cinéaste présente des clients d’un bar aux destins différents. Pourtant ils vont devoir collaborer le jour où ils vont se trouver Pris au piège d’un bar suite à une sorte d’attentat chimique à l’extérieur. A vrai dire personne ne sait vraiment ce qui se passe et les personnages sont envahis par la paranoïa en s’inventant des scénarios sur des faits plus ou moins probables. Dans toute cette hystérie ils vont trouver un remède au problème, mais si on ne saura jamais réellement si celui-ci est efficace. Les clients vont alors user de leurs qualités individuelles pour faire face aux autres et à eux-mêmes. Les acteurs sont tous dingos et rendent le film d’épouvante plutôt barré. Malheureusement la fragilité du scénario nous rappelle à chaque instant que nous sommes dans une pure fiction. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
El Bar, tres divertissant, mélange les genres, passant par l'horreur, le thriller et la comédie, sans grande originalité, mais avec rythme et aisance. Le film se conclue dans une surenchère légèrement fatigante.
Una película nerveuse, contagieuse, mais dont le mécanisme "Iglesia"stique huilé en première partie s'embourbe sans trouver d'issue ni espace de jeu dans son dénouement. Un retour toujours appréciable du maître espagnol.
Je suis d'avis mitigé pour ce film. Fan de huit-clos, je me suis naturellement tourné vers ce film qui respecte totalement les codes du genre. Bon, on met de côté une réal moyenne et des dialogues débiles et on se concentre sur l'intrigue du film. Pour moi, j'ai aimé. On se retrouve plongé dans la paranoïa la plus totale où on essaie de démêler le vrai du faux... Malheureusement, on tombe assez rapidement sur le vrai scénario et s'en suit une lente descente aux enfers où la fin n'a plus vraiment d'intérêt puisqu'on sait définitivement comment ça va de passer. Mais j'ai aimé la différence de ce film, prenant le film d'une autre manière, plongé dans l'inconnu total essayant de deviner ce qu'il se passe. Ce postulat de base fait clairement son originalité car aucune morale ni réelle fin n'arrive.
Un huis clos bavard qui vire au survival. Le vrai intérêt réside dans son héroïne qui passe le dernier tiers du film en petite tenue maintenant le spectateur éveillé
Ceci n'est pas la meilleure réalisation d'Álex de la Iglesia. Le doubalge VF, premièrement, plombe un peu l'ambiance générale de ce troquet madrilène. L'histoire ensuite est d'une pauvreté si bien qu' "El Bar" en devient un mauvais vaudeville. L'intrigue assez improbable n'offre aucune surprise et le jeu trop souvent grotesque et outrancier des acteurs ne rassurent pas sur la qualité de ce thriller "comique" à la sauce espagnole. Pourtant, le début empreint de cette atmosphère propre aux bistrots avec ses habitués, ses originaux, etc. était prometteur. La suite l'est beaucoup moins..
Trouvé par hasard sur Netflix, voilà un long métrage dans la lignée de pas mal de films espagnols du genre: propre, méticuleux, engagé. Un huis clos etouffant, mystérieux, qui laisse la part belle à la réflexion quant aux différents aspects sociaux et comportementaux mis en lumière par le scénario. Jusqu'où est prêt à aller l'Homme pour sauver sa peau ? Une question qui s'est posé tant de fois !
Est-ce que Alex de la Iglesia est en manque d'inspiration ? On retrouve l'habituel galerie de personnages exagérés, hystériques, douteux moches et méchants qui font d'habitude tout le charme de ses films. Mais là, on a l’impression qu'ils se contente de livre ce que les gens attendent de lui, dans un scénario terriblement planplan. On ira jusqu'au bout du film par curiosité mais force est de constater que depuis Zugarramurdi, Alex de la Iglesia tourne en rond, donne dans la répétition dans une auto-parodie involontaire. Hélas ! Il a posé les jalon d'un cinéma espagnol braillard et excessif, où certains de ses élèves dépassent désormais le maitre ! N'est pas Ettore Scola qui veut... Aligner encore et encore les mêmes monstruosités de l'âme humaine ne suffit pas pour faire un bon film. Pour se remettre de la déception, on se refera le superbe El Día de la Bestia, le tonitruant Acción Mutante ou le supragrinçant La Comunidad (trois fims d'excellence ! ) en se prenant à rêver qu'il se trouve une nouvelle voie.
« Pris au Piège » est un bon thriller disposant d’une histoire originale dont l’intrigue évolue rapidement au fur et à mesure qu’on avance dans le développement. On bascule rapidement dans le hui-clos où la nature de chacun va pouvoir s’exprimer. La distribution offre de bonnes prestations, et c’est finalement le trio Mario Casas, Blanca Suárez et Jaime Ordóñez, qui par la force des choses, se positionnent au-dessus du lot par leur performance. La photographie n’offre que peu de choses, se limitant à une pièce faisant office de petit bar, sa cave et les égouts. Un film sympathique comme on peut régulièrement en rencontrer dans le cinéma hispanique.
pas trop mal,même si par moment ça traine en longueur. les personnages sont un peu caricaturaux et restent dans l'esprit espagnol. il y a du second degré.
Actuellement, le cinéma fantastique Espagnol est probablement le plus original du monde. Le réalisateur Alex De La Iglesia (« Le jour de la bête ») le démontre une nouvelle fois avec cet « El Bar » complètement déjanté. Toute l'intrigue se déroule en huis clos dans un bar minable situé au cœur de Madrid. Alors que quelques clients, tous parfaitement barrés, prennent un verre au comptoir... Un meurtre a lieu dans la rue, devant leurs yeux. Lorsqu'ils sortent pour porter secours à la victime, ils sont la cible d'un sniper invisible. Les voilà donc coincés dans « El bar » en attendant d'être secourus par la police... Ou pas ! La galerie de personnages est juste géniale, tout comme l'étude sur le comportement humain en situation de stress intense. Le résultat est horriblement drôle, parfois bien flippant mais toujours passionnant. Le suspense est plutôt efficace mais le film vaut surtout pas son ambiance complètement décalée qui ne ressemble à rien de connu jusqu'à aujourd'hui. A part certains films de Tarantino, je ne crois pas avoir déjà vu quelque chose d'aussi « différent ». Le moins qu'on puisse dire, c'est que les amateurs d'OVNI cinématographiques seront largement servis par ce thriller qui oscille en permanence entre horreur et drôlerie. Moi j'aime... Et vous ?