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Frédéric M.
241 abonnés
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3,5
Publiée le 8 octobre 2017
Encore une petite perle originale signée de La Iglesia, le film perd un peu en rythme et en intérêt dans sa seconde partie. La première étant la partie émettant toutes les hypothèses de situation à travers des personnages certes caricaturés (voulus) et bien joués. Je m'attends à une fin un peu plus acide (genre :spoiler: la seringue n'est pas un anti dote )
Dans ma continuité d'œuvre Made in Spain ainsi que dans ma découverte de carrières d'actrices dont j'ai découvert le talent, il est temps d'en découvrir celui de Blanca Suarez. Un thriller, un 8 clos, une légère S.F. mais surtout, un révélateur d'identité, j'avais très sincèrement une crainte de longueurs avec 1h45 car les thriller ont la fâcheuse réputation de voir leur scénario partir dans des détails impossible à suivre ou dans des longueurs indigestes, spoiler: ici-même n'en fut absolument pas le cas en raison d'une direction percutante, d'un casting (certes totalement inconnu) convainquant et surtout, d'un jeu absolument captivant, hystérique par instant certes, et cela m'aurais sûrement, tel que je me connais, énerver au plus haut point, mais l'hystérie présente fut toute justifiée tant le récit devait en être ainsi. Un scénario d'abord très vague ou des anonymes se retrouve au compte goûte dans un bar quelconque, puis le revirement avec cet assassinat direct plongeant le banal dans le stressant. Les éléments du thriller arrivent donc à s'installer sans aucune perte de temps et parviennent à se conserver tous du long (panique, raisons de l'acte, regarder les alentours, assister au vide sidéral environnant...) Puis vient cette première révélation ou la découverte d'un élément va rebattre toute les cartes, un élément qui ne va pas pouvoir éviter l'écho direct au Covid. Le récit passe ensuite de 8 clos / thriller spoiler: à celui de récit catastrophe avec cette intervention d'abord hyper vague mais rapidement concrète d'équipe sanitaire militaire. Le scénario aura donc voulu, de manière très habile et concrète, que le dérouler des évènements se passe presque en 2 étapes clés, spoiler: la première dans ce bar puis la seconde dans la réserve de ce dernier puis par les égout. Un changement supplémentaire de ton, de cap photographique et donc de jeu ou il est évident que l'on passe là le genre horreur avec pour point très fort, les révélations caractérielles de nos personnages. Niveau jeu alors ? actrices comme acteurs furent captivants, sincères et droits dans leur bottes, un jeu révélant leur niveau dans la société : la barman en patronne avec son employer, un homme d'affaire venu pour affaire, 2 quasis retraités évoquant leur nostalgie respective, un sdf hystérique, fou furieux et sans aucun tact qui va néanmoins connaître une évolution surprenante, puis la "bourgeoise" sexy attirant d'un naturel déconcertant, tous les regards sur sa sculpturale beauté. Le final, impeccable mais étonnant par son dérouler et le retour à l'instinct primaire mais captivant, se termine sur des plans sombres et fous dont l'apogée m'aura clairement rendu mitiger, spoiler: comment le personnage de Blanca peut-il se déambuler, en sous-vêtements devenus chiffons poisseux, dans les rues à moitiés affolées de Madrid sans attirée l'attention et même, sans que les passants ne se contente de la regarder indifféremment ? Une ultime scène totalement illogique mais offrant une fin impeccable en soit, une survivante de l'horreur, de la folie humaine simplement. Un film canon, stressant et comique aux instants sincèrement prenant, canon.
El bar est plus un film tourné vers la psychologie de gens obligés de cohabiter dans un espace réduit qu'un film apocalyptique. En cela il est un belle surprise. On y voit toute la lâcheté, la peur, l'ignorance et la terreur s'exprimaient dans les différents moments de confrontations. Les rôles sont très bien joués et Mario Casas et Blanca Suárez sont excellents. Dommage que la fin soit aussi longue et la chute si peu développé. Mais on passe un très bon moment de cinéma grâce à cet étonnant film espagnol.
Huis clos d'Alex de la Iglesia, « El bar » (« Pris au piège » en français) est un thriller passionnant et prenant de bout en bout mais pas que car ça commence comme une comédie pour finir de façon inattendue comme un survival dans les égouts madrilènes ! Le cinéaste ibérique dirige parfaitement ses comédiens qui incarnent brillamment des personnages hauts en couleur (un SDF repoussant, un hipster un peu coincé en apparence, une bimbo de service qui cherche l’amour, un employé soumis mais serviable, un flic bourru à la retraite…) et se balancent des dialogues acérés de façon progressive alors que la tension et l’angoisse montent, révélant ainsi la vraie nature de chacun. Sur fond de théorie du complot, ce petit film malsain propose en plus de scènes burlesques et d’acteurs impeccables, des situations imprévisibles de sorte qu’on ne s’ennuie jamais. Et que dire du plan-séquence du début présentant chacun des protagonistes ! C'est vraiment bien même si un poil crasseux !
Le groupe hétéroclite d’une clientèle hasardeuse de bistrot se retrouve enfermé dans le bar : une bimbo exhibant ses formes dépourvues de fond, un ancien flic à peine fascisant, un VRP pervers, un clodot déglingué, la tenancière despotique et son employé compatissant, un étudiant (dé-)«connecté» et une vieille pingre. S’ils en sortent un tueur leur plombe la cervelle en direct, avant de réaliser qu’ils se trouvent dans l’épicentre d’une catastrophe virale et d’un plan de « nettoyage » gouvernemental exécuté par la Police elle-même. Peu importe ces confusions, car l’enjeu du film est de montrer les aptitudes du groupe à réaliser l’impitoyable étau, à élaborer des stratégies de défense tant communes qu’individuelles, à s’inoculer les insuffisantes doses de sérum dont ils disposent, et surtout à fuir par tous les moyens ce quartier promis à un imminent abatage d’Etat. Dans cet effroyable triple huis-clos successif, fait d’alliances improvisées et révélatrices des pulsions humaines, la perdition vire à l’épouvante, à la psychopathie et au survival, sans jamais quitter l’humour méchant et excessif. Les enjeux composant l’horreur le devront à la propre humanité intime des victimes, avec ce qu’elle suppose de pourriture, égoïsme, prédation, instinct crasse de survie, mais aussi sentimentalité, beauté et noblesse, plus rares. Portrait(s) révélateur (s) des atouts et des abominations, cette formidable farce tragi-comique, magistralement déployée en mode horrifico-burlesque, illustre une fable moderne probablement plus profonde et réaliste qu’on ne le suppose.
Après un générique, très sciences naturelles, un long plan séquence nous conduit dans un bar du centre de Madrid. Après que 2 personnes sont abattues en sortant du bar, les 8 autres, prises au piège, essayent de s’en sortir, avec plus ou moins de solidarité… On retrouve la maitrise du réalisateur dans les scènes d’action, son goût pour le grand Guignol et le sens du rythme. Dommage que le film (vu lors d'un festival) ne soit pas diffusé en salles.
Pour les amateurs d'Alex de La Iglesia, un bon huis clos déjanté avec ses personnages si différents qui se retrouvent bloquées dans un bar alors que dehors les rues de Madrid sont vides. Comme dans une pièce de théâtre, les caractères se dévoilent, les tensions s'avivent. Le style de la réalisation est prenant, les dialogues sur base d'humour noir à la hauteur (ainsi que les acteurs) mais l'histoire a tendance a perdre en intensité au fil des minutes.
Un bon thriller espagnol avec une réalisation de qualité. Malgré le rôle des personnages peu crédibles, le film nous emmène dans un thriller qui devient peu à peu horrifique !
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5,0
Publiée le 29 mars 2020
El Bar commence avec de beaux titres séduisants et le film commence à présenter les personnages et puis. Je ne veux pas en dire plus, c'est mieux quand vous en savez moins. Tout était exagéré mais délicieusement. C'était fascinant de connaître chacun des personnages uniques au fur et à mesure qu'ils se révélaient et de les regarder interagir dans les pires circonstances. Le jeu des acteurs étaient juste merveilleux, exagéré mais intentionnellement. Pas seulement le jeu, mais le choix des acteurs eux-mêmes était parfait. Leur description, a quoi ils ressemblaient, comment ils parlaient, et oui bien sûr, comment ils agissaient était si originale. Et la réalisation subtile, comme ces gros plans de Terele Pávez en Amparo, simplement merveilleux. En outre, une telle accumulation de suspense, de mystère et de rigolade bien-sur est tellement géniale. Pour moi, c'était un film inoubliable. De toute façon j'adore absolument tous les films de Álex de la Iglesia...
L'actrice principale m'a plu. J'ai trouvé le scénario assez particulier même un peu complexe mais ça ne m'a pas empêché d'aimer. Au final on ne sera même pas si c'est piqûre aura fonctionné c'est quand même un détail important....
Rien à dire, comme tous les films d'Àlex de la Iglesia, la perfection. Il faudrait montrer à tout aspirant réalisateur le début des "Les Sorcières de Zugarramurdi"!!
Un film qui se laisse regarder et qui est plutôt réussi avec un petit budget. Quelques petites gênes dans le script mais les acteurs sont bien dans leurs rôles et l'histoire tiens la route. On y sent les gens de tout bord parler puis l'instinct de survie apparaître en dégradant un peu le reste. On est surpris par la découverte du pourquoi des gens se font tuer en sortant du bar. Belle intrigue. Les effets sont pas trop mal, la touche d'humour est plutôt correct. A voir pour ceux voulant passer un bon moment devant la télé sans pour autant chercher dans les blockbusters.