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LeFilCine
198 abonnés
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3,5
Publiée le 20 novembre 2017
Il y a pas mal de bonnes raisons de s’intéresser à ce Musée des Merveilles. Parce que le précédent film de Todd Haynes, Carol, était une œuvre superbe. Parce que son nouveau film a été très bien reçu lors du dernier festival de Cannes. Parce que l’excellente Julianne Moore est au casting. Et aussi parce que le long-métrage est adapté d’un roman à succès par l’auteur d’Hugo Cabret. Bien sûr, cela ne suffit pas à faire de Wonderstruck (le vrai titre) un grand film mais cela suscite au moins une irrésistible curiosité. Et c’est donc sans surprise que Todd Haynes parvient à nous émerveiller par la maîtrise de sa mise en scène et ses multiples belles idées (utilisation du noir et blanc, séquences en muet), et par le lyrisme qui se dégage de nombreuses séquences. Pourtant, pendant longtemps le film ne dit rien de ses intentions, se contentant de suivre le parcours initiatique de deux enfants. Le problème c’est que le puzzle met trop longtemps à se reconstituer, embrumant un peu le spectateur dans un récit au rythme décousu. On ne nous laisse pas l’opportunité d’être emporté par le récit, parce que tenu à distance par une ou plusieurs énigmes qui restent trop longtemps indéchiffrables. Les deux enfants qui interprètent les rôles principaux ne proposant pas non plus des interprétations exceptionnelles, ce Musée des Merveilles peut donc facilement laisser indifférent. On peut reconnaître à Todd Haynes le grand talent d’avoir su mettre en images ce roman de fort belle manière, et se laisser emporter, au final, par cette belle histoire, mais un peu tard.
Un très beau film sur deux enfants qui rêvent de découvrir leurs parents. Les enfants sont criant de vérité et il y a un peu Hugo Cabret dans cette histoire. vont t ils réussir à comprendre ce qu'ils cherchent à vous de voir c'est excellent
"Nous sommes tous dans le caniveau mais certains regardent vers les étoiles."
En 1977, le petit Ben se met à la recherche d'un père qu'il n'a jamais connu. Alors qu'il trouve une piste dans un vieux livre sur un cabinet des curiosités de New York, il est victime d'un accident le rendant sourd. Parallèlement, en 1927, une petite fille sourde et muette s'enfuit de chez elle pour rencontrer une star de cinéma de l'époque...
Après le sublime "Carol", Todd Haynes revient là où on le l'attend pas forcément avec cette adaptation du roman de Bryan Selznick (auteur également de "L'invention d'Hugo Cabret" adapté par Martin Scorsese en 2011) destiné aux enfants. Enfin, principalement, car la force des histoires de Selznick est toujours de jeter un regard mélancolique sur la jeunesse, sa quête initiatique et sa recherche désespérée de réponses existentielles, en captant le côté merveilleux de l'innocence capable d'aller bousculer la Madeleine de Proust qui sommeille en chacun de nous et ce, quel que soit notre âge. De ce double récit monté en parallèle et forcément amené à se rejoindre, Todd Haynes tisse un long-métrage parvenant à allier sa forme à la force des messages qu'il véhicule notamment sur la transmission personnelle se cachant parfois dans le patrimoine culturel commun à tous. Quel délice visuel de se retrouver plongé dans le New York des années 20 fantasmé comme un film muet épousant la condition sa petite héroïne (exceptionnelle Millicent Simmonds, sourde et muette comme son personnage) puis de basculer soudain au coeur de la pierre angulaire de l'histoire aux côtés du jeune Ben (Oakes Fegley vu dans "Peter et Elliott le Dragon") évoluant dans les mêmes lieux mais dans des quartiers ensoleillées par le disco ou la funk des 70's, Todd Haynes nous place en effet dans la peau de ces deux personnages obligés d'amplifier leurs regards sur un monde peu habitué à leur condition commune. Évidemment, par cette approche, le film est partiellement une déclaration d'amour à la cinéphilie mais le réalisateur y trouve aussi un socle parfait pour aborder quelques-unes de ses autres thématiques fétiches : la nostalgie d'une époque, la mélancolie dévorante de l'adulte, l'importance de la culture ou encore la force des sentiments... À travers la solitude partagée de ces deux êtres, "Le Musée des Merveilles" est un hymne à l'enfance denué de tout cynisme presque anachronique à l'heure actuelle, une chasse au trésor humaine où les souvenirs intimes ravivés par la magie d'un endroit indissociable d'une existence sont les indices disséminés pour résoudre le mystère reliant ces deux époques. Le long-métrage est habité par une espèce de sensibilité permanente qu'il distille pudiquement et avec naturel pour mieux la laisser nous submerger à l'écran (prévoyez un mouchoir ou deux) lors d'une conclusion attendue mais ayant l'intelligence de ne pas suivre la voie la plus évidente. La présence parfaite de Julianne Moore, éternelle muse de Haynes et utilisée savamment dans un double rôle (dont un fait un joli clin d'œil au "Vent" de Victor Sjöström) sera un des éléments essentiels de cette résolution tout comme la magie libératrice et révélatrice d'une séquence d'animation où Todd Haynes s'amusera une fois de plus à allier la forme au ressenti de la mémoire des protagonistes.
Si l'on excepte quelques problèmes de rythme en son centre (la partie 70's de l'intrigue a parfois un problème de mécanique pour réellement nous attacher au petit Ben au contraire de celle des années 20 qui nous emporte immédiatement et constamment), il y a incontestablement une bonne dose de merveilleux dans ce "Musée des Merveilles" et il n'y est pourtant nullement question de fantastique, simplement d'histoires humaines enfouies mais amenées à revivre.
Que dire de ce film, hormis que je n'avais aucune idée de ce que j'allais voir. On plonge dans deux époques, tout d'abord en 1977 auprès de Ben puis en 1929 auprès de Rose. Tous deux ont des rêves et partent le réalisé pour découvrir une vérité. Au premier abord, j'ai fortement apprécié le choix de tourner en noir et blanc et en muet les scènes de 1929. Mais aussi les choix des costumes et des décors. J'ai adoré la place que tenait la bande originale dans ce film, elle est par ailleurs magnifique. J'ai découvert Oakes Fegley et Millicent Simmonds que j'ai également très apprécié. Millicent Simmonds dégage une beauté, une prestance et une assurance à l'écran qui m'a bluffée à chacune de ses scènes. Je ne veux pas trop parler du film, pour ne pas trop spoiler et vous laisser la même surprise que j'ai vécue et qui a certainement contribuer à sublimer ce film ! Une vraie merveille, j'ai été conquise !
Ce film m'a paru très long et très ennuyeux. Il y a des incohérences de scénario qui me paraissent indignes d'un grand cinéaste. Par exemple quand son copain lui demande Est ce que tu me comprends ? et que le petit Ben répond Non je suis sourd. Et puis pourquoi sa grand mère qui le connait depuis l'enterrement de son fils n'est jamais allé le voir ? Pourquoi va t elle au musée du Queen pour lui dire qu'elle est sa grand mère. Pourquoi dechire t elle une partie du cahier et qu'elle lui tend pour qu il le lise. Pourquoi sa mère ne veut elle pas dire à Ben où est son père. Pourquoi dessine t il des loups du musée le jour de l'enterrement et ne se souvient il pas de la mort de son père ? Pourquoi croit il qu 'il est astronome ? Pourquoi sa mère a écrit une phrase sur le mur ? Pourquoi trouve t il le cabinet des curiosites (qui est aussi une fausse piste) et le bureau de son père au musée ? etc etc etc Zero pour le scenario
Excellent scénario Le début est un peu déroutant et l’on ne comprend pas les liens entre les 2 histoires. Mais tout au long du film, on s’attache aux personnages et l’auteur a parsemé l’histoire d’indices. Pour terminer en ..... Je vous laisse le découvrir
Ce film est un petit bijou ! Deux époques, deux enfants, deux rêves. L'alternance du noir et blanc et de la couleur, la quasi absence de dialogues et les décors nous entrainent dans un monde presque féerique. Quand aux deux jeunes acteurs, ils crèvent l'écran. Assurément le meilleur film de l'année après au revoir là haut.
Le musée des merveilles est un très joli conte, à cheval entre deux époques, et avec un soupçon de merveilleux. Les deux parcours s'entrecroisent et se répondent joliment, sans en faire trop, et on aime suivre les deux petits promeneurs. Malgré quelques détails qui m'avaient échappé, l'enquête est un enchaînement logique d'événements, et les indices se suivent sans fausse note. On regrettera par contre les longueurs qui jalonnent le récit, et qui rebuteront les spectateurs moins patients. Les belles couleurs et les décors d'époque subliment toutes les scènes dans les rues de New-York, et le travail des maquettes est bluffant (on ne se rend parfois même plus compte que ce n'est pas réel !).
J’ai été émerveillée et émue par ce film qui raconte des tranches de deux enfances : l’une en 1927, l’autre en 1977. Je n’en dirai pas davantage sur le contenu, au spectateur de découvrir cette belle histoire, dont l’axe est le muséum d’histoire naturelle de New York, filmé avec passion.
Le film peut plaire à un jeune public.
Un seul reproche qui n’entache en rien mon enthousiasme : une incohérence à la fin, plutôt un blanc dans le scénario, laissant place à des questions. C’est peut-être voulu.
Quelle magnifique écriture cinématographique ! Pour 1927, du noir et blanc muet par nécessité, avec un accompagnement musical et sonore de premier choix. Pour 1977, un New York aux couleurs chatoyantes et pop, avec un son tout aussi travaillé.
Des reconstitutions bluffantes, des acteurs touchants.
Le montage est un travail d’orfèvre, les deux époques sont tissées entre elles comme de la dentelle, avec connexions, raccords, correspondances, lesquels donne un côté merveilleux au film. J’ai également aimé les choix originaux de mise en scène des dernières 20 minutes.
Un très beau moment pour retrouver la magie et les multiples possibilités du cinéma, qu’on croit parfois perdus. Mon blog : larroseurarrose.com
L'histoire est simpliste et mièvre. L'idée de passer par le cinéma muet peut être intéressante mais par le manque de dialogue le réalisateur tombe dans la facilité du récit et tire en longueur. Les 2 histoires en parallèle sont chacune inintéressante. Les relations entre les personnages sont factices et ça dégouline de bons sentiments sans que les spectateurs soient un tant soient peu émus, on ne rentre pas dans l'histoire et on a du mal à y croire. Un gros travail sur la forme mais comme il n'y a pas de fond cela perd tout son intérêt. Le film aurait pu tenir en 20 min. D'ailleurs, j'ai dormi la moitié du film sans perdre le fil de l'histoire, c'est dire...
Mon dieu que c'est long ! Au vu des critiques je m'attendais à quelque chose de contemplatif, ce fut juste un interminable supplice. La BO, pourtant magnifique, tourne en boucle et finit par lasser; au même titre que les images. Je mets une étoile pour le pouvoir soporifique de l'ensemble. ZZZzzz...
Le musée des merveilles, bon film sur l'enfance en manque de père, de mère ou de repères, est assez mineure chez Todd Haynes. Le film est paradoxale sur bien des points. A la fois assez nébuleux au niveau du récit, dû au fait sûrement qu'une grande partie du film est muette, Le musée des merveilles possède aussi une cetaine dose de simplisme, assumé par le cinéaste mais dont, in fine, le film finit par être prisonnier de son concept. Au bout d'un temps, qui est parfois trop long, l'alternance continue entre les époques peut fatiguer celui qui regarde. 1925 en noir et blanc et muet, ce n'est pas très original. Mais pourtant, cette partie est la meilleure car il en ressort une belle émotion que sert Michelle Williams, bouleversante. La période 1977, au début de la déambulation du garçonnet dans l'été new yorkais. est réussie sur le plan de des mouvements de caméra. Par contre, même si la visite au musée est parfois très belle, elle est aussi trop interminable (voir la relation avec les deux garçons). Personnellement, j'ai trouvé la dernière partie du film, avec Julianne Moore et les deux enfants, bouleversante, d'une rare sensibilité digne des meilleurs mélos hollywoodiens dont Todd Haynes, dans Carol et Loin du paradis a rendu un brillant hommage. Le jeu des maquettes et des personnages en papier est ce qui est le plus réussi dans ce film un peu bancal mais vecteur d'une grande émotion. Saluons aussi la superbe partition musicale du film qui un hommage aux seventies.