Après le départ de Bryan Singer, la saga ressurgit avec ce dernier épisode et reprends l'intrigue dans une version alternative de l'histoire précédents les premiers films.
Le film se penche comme son nom l'indique sur le personnage de Jean Grey aka le Phénix.
L'acting est de qualité, et c'est toujours sympathique de revoir les acteurs des précédents volets, souvent mieux dirigés que dans Apocalypse.
Le film essaye de s'équilibrer entre des passages calmes qui reviennent sur le passé de Jean, et les relations des différents X-Men, et de l'autre les quelques grandes séquences d'action teasées dans la bande-annonce.
Un évènement anormal arrive avec une force cosmique dévastatrice qui prends possession de Jean, et aussi quelques extraterrestres dans son sillage.
Si les tenants et les aboutissants sont assez évidents, et que la fin est plus que prévisible, les principales lacunes du film reviennent à l'absence d'ambiguïtés, au fait que personne dans le film ne possède de véritable agenda, de motivation propre, distincte du récit collectif imposé par l'auteur.
Ainsi, après une bataille entre les X-Men et les hommes de Magnéto, les deux clans s'unissent sans crier gare, pour affronter ensemble les aliens de l'espace.
On sent que la saga s'est étiolée au fil du temps, que les scénaristes n'apportent rien de concret dans les différents films, se contente de livrer un blockbuster calibré pour le plus grand nombre, dénué d'aspérités, de thème clivant, d'idées qui ne feraient pas l'unanimité.
Si le rapprochement juridique de la Fox et de Disney est très récent, son alignement artistique est déjà visible depuis longtemps.
La saga X-Men avait mis en lumière l'adaptation de comics au cinéma, créant une mode reprise par tous les autres studios, mais la passion et l'engouement des premiers jours, cette idée qu'il restait encore quelque chose à conquérir, quelque chose de nouveau à montrer, est morte à petit feu devant le rouleau-compresseur des services marketing et financiers des Majors.
La saga se termine de manière cohérente, mais relativement décevante, livrant un divertissement de qualité moyenne, qui ne brille pas par son imagination, sa mise en scène, ou la moindre audace scénaristique.
Une fin de règne pépère, mollassonne, sentant quelque peu le déjà-vu, comme si, à force de s'inspirer et de vouloir coller aux autres volets, le film était incapable d'exister par lui-même, d'apporter sa pierre à l'édifice, de se démarquer.