Avec Fast & Furious X, la saga continue de tracer sa route, parfois en ligne droite, parfois en dérapage contrôlé. Je lui mets 3/5, une note qui reflète assez bien mon rapport global à la franchise depuis le début : inégale, souvent excessive, mais toujours capable de me divertir. Après un neuvième opus qui m’avait laissé un peu sur le bord de la route, j’attendais surtout de voir si ce nouvel épisode allait retrouver un certain souffle.
Ce dixième film mise clairement sur la surenchère, comme souvent depuis plusieurs épisodes. Les scènes d’action sont énormes, parfois même absurdes, mais c’est aussi ce qu’on vient chercher. Certaines séquences sont vraiment spectaculaires et bien mises en scène, on sent la patte de Louis Leterrier dans le rythme et l’énergie. Cela dit, j’ai aussi trouvé que le film tire un peu trop sur la corde, avec une durée conséquente et des moments où l’action finit par perdre de son impact à force d’en faire toujours plus.
Côté personnages, Vin Diesel reste fidèle à lui-même, toujours très sérieux dans un univers qui frôle régulièrement l’auto-parodie. En revanche, Jason Momoa apporte une vraie fraîcheur au film. Son antagoniste est clairement l’un des points forts de cet opus : plus exubérant, imprévisible, presque jouissif à regarder. Malheureusement, cette réussite ne suffit pas à masquer un scénario assez classique, parfois confus, et qui repose beaucoup sur les ficelles habituelles de la saga (famille, vengeance,
retours improbables
).
Au final, Fast & Furious X s’inscrit dans la moyenne haute de la franchise, au même niveau que certains épisodes que j’avais déjà notés 3/5. Ce n’est ni le sommet de la saga, ni son pire dérapage. J’y ai pris du plaisir, sans être totalement emporté. Un divertissement efficace, généreux, mais qui montre aussi que la formule commence sérieusement à tourner en rond. J’attends surtout de voir si la suite saura conclure tout ça de manière vraiment mémorable.