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Un visiteur
1,0
Publiée le 24 mars 2016
Le titre annonce la couleur : il s’agit de l’attaque d’un homme, plus que d’un système. Une gaudriole, plus qu’une réflexion. En soi rien de bien grave mais je n’adhère pas à la méthode. La caméra cachée occupe un gros tiers du film. C’est beaucoup trop, et sans aucun droit de réponse, je trouve que cela décrédibilise la démarche.
On frole l'endormissement à certains moments (pour celles et ceux qui comme moi ont vu le film en dernière séance de journée)... mais on est réveillé par la bande sonore, inspirée du carnaval de Dunkerque, et la mythique chanson des Charlots qui a inspiré le titre. C'est deja ça de pris.
Film très cocasse et rafraîchissant qui permet de contredire le proverbe du pot de fer contre le pot de terre. Le débat qui a suivi était lui des plus navrants entre des représentants de syndicats qui eux aussi ne se remettent pas en cause. Ce n'est pas grave !! un citoyen averti n'a pas besoin de leur avis partisan, utopiste et si peu représentatif.
J'ai hésité un moment avant d'aller voir ce documentaire. Les excellentes critiques m'ont finalement convaincue. Et oui, je confirme quel sensationnel documentaire ! Quelle claque ! C'est effarant les dérives capitalistes qui continuent en toute impunité !
Si vous hésitez à voir ce film, n'y allez pas! Documentaire dénué d'intérêt, d'un ennui total. C'est tout simplement une blague.. Qui ne m'a pas fait rire d'ailleurs tellement c'est poussé, ridicule, voir pathétique des deux côtés. Pour moi ce film est plus une propagande, une haine revancharde contre les grands patrons. Nous n'apprenons rien. C'est simplement une mise en scène gauchiste. Quel paradoxe quand on pense ce que va toucher ruffin grâce à ce documentaire fait avec un si petit budget..
le film passe a coté des vrais questions. un exemple : on voit les klur regarder la petite maison dans la prairie (l'épisode ou le mari de marie ingalls prefere faire sauter sa maison plutot que de la laisser a des investisseurs)... on s imagine alors qu on va inciter les klur a vraiment a se rebeller... au-lieu de cela on l entend dire etre pret a tondre la pelouse ou laver le yacht de milliardaires. a mon sens on reste dans le domaine de la farce sans veritablement remettre en question l essentiel
Vous aimiez les articles de fonds de Charlie ? Vous avez aimé les films de Michael Moore ? Vous prendrez votre pied avec ''Merci patron !'' C'est un docu-action, en ce sens que le film suit les manœuvres de François Ruffin pour obtenir de Bernard Arnault qu'il secoure les époux Klur, au chômage depuis la délocalisation en Pologne de la fabrication des costumes Kenzo. Une jolie mystification matinée de chantage sème le trouble dans la maison LVMH au point d'obliger à mettre sous haute protection policière une Assemblée Générale des actionnaires. Le secrétaire général de LVMH, Marc-Antoine Jamet, élu socialiste, se fait piéger de la plus jolie des façons. Le rythme est assez soutenu, avec même du suspens. On rencontre des personnages à la fois amusants et intéressants, notamment la famille Klur -des ch'tis superbes-, une bonne-sœur ouvrière, des anciens de la Samaritaine… Sur le fonds, quelques mots suffisent à faire comprendre la stratégie assassine de B. Arnault (achat de l'entreprise industrielle Boussac pour n'en garder que les marques de prestige). A noter le rapprochement troublant, graphiques à l'appui, entre les performances de LVMH et le nombre de bénéficiaires des Restos du Cœur. Tout ceci est jouissif. Voir B. Arnault se ridiculiser de si belle façon fait oublier un bref moment la colère que devrait nous inspirer le partage aberrant des richesses que le film illustre si bien.
PS Après avoir vu ce film, j'ai acheté Fakir, le ''Journal fâché avec tout le monde'', dont François Ruffin est le principal animateur. Sympa !
J'ai plutôt accroché, dans les premières minutes du film, sur la méthode "gonzoide", avec l'immersion totale du journaliste qu'on ne pourra pas qualifier de non-engagé... Mais j'ai ensuite été assez mal à l'aise avec la façon dont il fallait se grimer pour "faire" pauvre (porter une boucle d'oreille, être mutique...). Sans parler de l'obsession de la merguez bière, comme si cela faisait partie de l'ADN des chtis. Au final, un petit goût amer et l'impression de rire des pauvres
Bravo Ruffin, bravo Fakir et bravo aux Klur ! Très bon docu, fait avec beaucoup d'humour. Très bien ficelé. Comme quoi Bernard a un bon fond. "Merci patron"
MERCI PATRON c'est l'anti LA LOI DU MARCHE. Il ne fait pas juste le constat facile de la misère, il ne nous place pas juste en position de témoin au point "mort", sans souffle ni ressort mais bien en position de spectateur/citoyen apte à réagir et à y voir la possibilité d'un combat, aussi dur soit-il.
UN GENRE INCONNU...du suspense social, de la drôlerie dramatique, une réussite qui fait peur ! La preuve par la caméra cachée de l'état d'une civilisation.
Ce "film" se situe pour moi entre Michael Moore et les Deschiens … Michael Moore pour le coté militant que revendique le journal Fakir , et Deschiens pour le côté comique des personnages (au sens noble du terme) . Un grand bravo à François Ruffin qui rend la misère moins pénible sous le soleil du Nord ;=
… et qui réussi parfaitement à jouer sur le contraste entre entre un drame social, et des personnages qui gardent une certaine joie de vivre ensemble. Le pari n'était pas gagné d'avance … mais c'est réussi.
Dans ce docu tourné comme un canular, Ruffin et ses potes fondateurs de la revue Fakir nous emmènent dans leur croisade déjantée contre la plus grosse fortune de France, le cher Bernard Arnault qui racheta à la fin des trente glorieuses les usines textiles Boussac du Nord Pas-de-Calais pour les convertir vers l'industrie du luxe en fondant LVMH, privant rapidement de leur taf des centaines de petites mains par une délocalisation en Bulgarie. Réussir à rester décontractés et légers, prendre résolument le parti de la dérision en brandissant un étendard contre le cynisme des prédateurs financiers, c'est le pari que gagnent Ruffin et son équipe. Ils s'attaquent au mastodonte Arnault, ils endossent le rôle de David mais choisissent la ruse et le bluff. L'air de rien, ils gagnent une belle partie en roulant dans la farine le Goliath français tenté par la belgitude (fiscalité oblige...) qui délègue ses lieutenants pour négocier avec le "petit peuple", et les ficelles de leur habile tour de passe-passe nous mettent en joie bien souvent. Mais les Fakir n'oublient pas de nous rappeler en passant combien de sacrifiés ont souffert et souffrent encore des exactions du patron voyou, message qu'on reçoit 5/5. Derrière l'ironie maîtrisée des cinéastes-éveilleurs pointe la révolte des opprimés qu'ils ont choisi d'aider, et qui n'ont pas besoin d'être photogéniques ou charismatiques pour gagner de la dignité dans cette histoire. En tant que "natif ed'Douai", voir des chtimis de la France d'en bas tirés vers le haut m'a fait penser que les conneries de nos décideurs soi-disant de gauche tombaient à point nommé : ils viennent de changer le nom de ma région natale pour un pompeux "Hauts de France", pour le coup c'est raccord (haha). En tous cas, malgré son côté bâclé sur le plan esthétique, bravo pour cet utile docurluberlu !