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noizet
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0,5
Publiée le 6 avril 2022
le fils et petit fils de paysans que je suis n'a pas adhèré à cette histoire fade et sans saveur où il ne se passe rien. rien n'est bon dans ce film, ni le scenario, ni le décor, ni les dialogues , ni les acteurs pour la plupart... mais je mets quand même une demi étoile ... puisqu'on ne peut pas faire moins !
Mon Dieux mais quel ennui !!! c'est mou... ça se traîne... il ne se passe rien... et en plus ça dure trois plombes !!! Je n'ai même pas pu quitter la salle car j’étais coincée contre le mur... non mais quel cauchemar... Iris Bry et Gilbert Bonneau sont bien les seuls à mériter ce bout d'étoile !!! Commencer sa carrière dans un film pareil... les pauvres... z'ont pas eu de chance sur ce coup là !!! NUL NUL NUL
Pas le niveau d’un film… ennuyeux par des mises en scènes mal pensées, barbant par le fait qu’il n’y ait aucune consistance… l’histoire est niaise et où sont les autres gardiennes du coin, trop de mauvaises prises de vues, … Comment N BAYE est-elle pu signer pour un scénario si creux ?
Un film qui se traîne en longueur ! Certes, de belles images de cette époque reconstituée : quelque chose de très rural comme il se doit. Une période à partir de laquelle les circonstances ont fait que les femmes ont commencé à s'émanciper en prenant le travail quotidien en main du fait de l'absence des hommes. Et que, pour à peu-près les mêmes raisons (les bras d'hommes manquants), le machinisme agricole allait commencer à poindre. Le scénario montre un peu de ça. Enfin, on discerne ça (puisqu'on sait). Mais le traitement des aspects sociologiques et historiques reste très superficiel. Les hommes parlent un peu de la guerre. Les femmes, elles, n'en disent rien. En pensent-elle quelque chose au-delà la souffrance de la chair de leur chair ? Laissé de côté... Il en ressort donc énormément d'ennui. Grosse déception car il y avait de la matière pour ce film entrant dans les initiatives célébrant le centième anniversaire de la fin de la Première guerre mondiale.
Depuis 2010 et "Des hommes et des dieux", Grand Prix du Festival de Cannes 2010 et César du meilleur film français l’année suivante, Xavier Beauvois s’est montré davantage présent comme acteur que comme réalisateur. Sorti en janvier 2015, son sixième film, "La rançon de la gloire", n’avait reçu qu’un accueil mitigé. Voici le 7ème, "Les gardiennes", première adaptation d’un roman par le réalisateur, premier tournage en numérique.
Le travail effectué par les femmes durant la première guerre mondiale, c’est, entre autre, ce que nous montre Xavier Beauvois dans "Les gardiennes", adaptation très libre du roman homonyme de Ernest Pérochon, paru en 1924. Ce film nous conduit dans une famille en charge d’une ferme dans le Limousin. Hortense, la doyenne, est la mère de 3 enfants : sa fille, Solange, ne pourra jamais avoir d’enfant, mais Clovis, l’homme qu’elle a épousé, avait eu une fille, Marguerite, de son premier mariage ; Constant est instituteur et c’est avec le grade de lieutenant qu’il combat dans les tranchées ; Quant à Georges, le plus jeune, il considère Marguerite comme sa petite sœur, ce qui n’empêche pas cette dernière d’être amoureuse de lui. Ces 3 hommes ont été réquisitionnés et ils ne reviennent que de temps en temps, pour de courtes permissions. D’où la nécessité, pour Hortense, d’engager une jeune fille pour aider aux divers travaux de la ferme : c’est Francine, 20 ans, qui vient de l’assistance publique.
Si le film consacre donc beaucoup de temps à dépeindre la vie à la ferme dans ce début de 20ème siècle, avec de belles images inspirées par Millet et Courbet, il raconte aussi les drames vécus par la famille, l’amour qui nait entre Francine et Georges, l’absence du mari qui trouble certaines femmes, le poids des rumeurs dans un petit village, l’injustice que peut commettre une mère pour sauver la réputation de sa fille. De ce beau sujet, Xavier Beauvois a fait un film esthétiquement très réussi mais qui glisse parfois dans le pathos et qui manque de temps en temps de vivacité et de chaleur humaine. En vérité, pour son premier film tourné en numérique, le réalisateur est malheureusement tombé dans le défaut provenant des nouvelles conditions économiques générées par cette technique : le film trop long !
On connait depuis longtemps les qualités de Xavier Beauvois. C’est sans doute pourquoi on peut avoir tendance à se montrer plus sévère avec lui qu’avec des réalisateurs dont on attend moins. Toutefois, ce n’est pas être particulièrement sévère que d’avoir tendance à renâcler devant certaines longueurs de ce film, par ailleurs fort estimable. Et puis, est-ce être sévère avec Nathalie Baye que de lui reprocher le retour de certains tics qu’on pensait avoir été définitivement gommés dans son jeu ?
Beau film, Un peu long, je reste toute fois un peu sur ma faim pour la fin du film. J’apprécie le manque musique, de nos jours on ne sais plus en faire sans. Les acteurs sont juste et attachants. Cyril Descours, Natalie Baye et Laua Smet son très attachant. J’aurai bien aimé voir un petit combat contre les américains qui porte toujours cette arrogance en eux.
Film très beau visuellement mais d'un rare ennui. Beauvois se regarde filmer les saisons de manière complaisante. L'histoire désuète est déjà vue et a peu de résonance avec aujourd'hui, d'où une impression d'académisme. Nathalie Baye (en perruque) et sa fille tranchent dans le casting fait d'inconnus plutôt bons, c'est dommage pour le réalisme du film, qui ne nous épargne rien du travail dans les champs...
Un vrai petit chef d'oeuvre ce film adapté d'un livre. Moi qui adore l'histoire, les histoires de famille, les choses profondément humaines, je suis servi. Je ne vois aucun défaut à ce film. Même la lenteur que certains déplorent est complètement nécessaire à l'histoire et de surcroît cela fait du bien une histoire calme, contemplative et dramatique et comme je le disais profondément humaine. Un futur classique pour moi.
Tout est propret, la ferme, les costumes, les deux acteurs qui s'en tirent sont les deux non professionnels Iris Bry et Gilbert Bonneau. Quelques envolées visuelles pendant la moisson....mais le tout respire le téléfilm. Dommage c'était un beau sujet. Il y a des lenteurs "pleines"... ce film est long,long et vide de chair et d' émotion !
Les images et costumes sont magnifiques, le jeux des acteurs est plutôt prenant. L’histoire est racontée tel des tableaux au fur et à mesure des saisons.
Ce film est un Chef-d'Oeuvre, il peint la vie, la vraie. La vie à l'arrière, à la campagne, pendant la guerre de 14-18. Ce film est un film contemplatif, réservé aux poètes, aux contemplatifs, à ceux qui ont une âme, une sensibilité (Ceux qui ont aimé "Thérèse" d'Alain Cavalier aimeront à coup sûr ce film). Il y est question de beauté, de pureté, d'amour, de courage, de trahison, de cas de conscience, de tragédie, de la guerre, de ses conséquences, de tentation, de fidélité, d'hommerie aussi... Iris Bry est une révélation, tant elle est lumineuse, Nathalie Bay est magifique et Laura Smet tout à fait à la hauteur Ce film est un film de résistant, pas la moindre concession à la vulgarité contemporaine et aux poncifs politiquement correct désormais omniprésent dans "la création française" qui dans bien des cas confond oeuvre d'art et publireportage cochant toutes les "cases" nécessaires pour obtenir des financements publics)... d'ailleurs n'a pas été sélectionné pour Cannes...provoquant l'hire ridicule de Xavier Beauvois... il aurait dû s'en douter...Iris garde son bébé... Aussi ce film n'est pas accessible au "tout-venant", surtout pas au enfants de la zapette, des "réseaux sociaux", des "tweets", du "buzz", sans âme, sans religion, sans sensibilité, incapable de se concentrer encore moins de contempler...un film qui devrait être interdit aux "abonnements illimités" qui vont voir des films parce que "ça ne coûte pas plus cher"'...ni aux "mangeurs de pop-corn"! La beauté est universelle, et la vie vivante, la vie intérieure est aussi universellement partagée... mais ce film parlera probablement plus à un français de souche, dont les ancêtres paysans ont vécu cette terrible époque, dont certains noms sont sur nos monuments aux morts... Il parlera probablement plus à celui pour qui "La France" veut dire quelque chose... qu'à celle qui a plus de facilité avec "Nique la France" qu'avec "Vive La France"! Vive la France! Vive la Vie!
Un chef d'œuvre : chaque image est un tableau. Tous les moindres détails (costumes, décors, ustensiles, etc) et les mots et les rôles, sont des trésors d'authenticité. C'est un film d'athmosphère, où les silences ont une place remarquable. Je tire mon chapeau au réalisateur et à la perfection de son œuvre.
Xavier Beauvois signe avec ce film son nouveau chef d'oeuvre après "Des Hommes et des Dieux". Il peint en un peu plus de deux heures une fresque monumentale, contant la dure vie des femmes à l'arrière pendant la Première Guerre Mondiale. Je dis "fresque" car oui, chaque plan est une véritable peinture non sans rappeler le romantisme exacerbé des toiles de Caspar David Friedrich ou le lyrisme d'Émile Bernard. Cette photographie est bien évidemment l'oeuvre de Caroline Champetier au sommet de son art comme John Alcott le fut à la sortie de "Barry Lindon". Enfin, les histoires d'amours se font et se défont au rythme de la musique de Michel Legrand.
Trop souvent oubliées au cinéma et dans nos livres d'histoire, Xavier Beauvois redonne aux femmes leur place essentielle pendant la Grande Guerre. Les hommes sont alors relégués au second plan et l'horreur du front est remplacé par l'insoutenable attente du retour des soldats. Ces derniers sont représentés traumatisés, usés par le temps et la guerre à l'image de Henri ou Georges alors que les femmes sont fortes et courageuses menées par Hortense Sandrail qui dirige seule sa maison d'une main de fer.
Les performances de Laura Smet et Nathalie Baye sont remarquables mais c'est surtout la jeune Iris Bry qui crève l'écran. Cette néophyte, qui était encore libraire il y a quelques mois de cela, incarne à la perfection ces jeunes femmes laissées seules, dérivant à la recherche d'une place dans ce monde. Son jeu naturel et profond marque sans aucun doute le début d'une belle et prolifique carrière.
Cette histoire intégralement tournée en décors naturels est une véritable claque à tout ces films en carton-pâte débordant de mauvais effets spéciaux et fonds vert. Xavier Beauvois revient aux fondamentaux du cinéma délivrant une histoire touchante avec une réalisation parfaitement maîtrisée. C'est un cinéma naturaliste et intimiste qui ne laissera personne indifférent.
Les Travaux et les Jours..... les peines et les joies..... la douleur et la douceur... C'est une chronique paysanne que nous propose Xavier Beauvois, mais pas n'importe laquelle, entre 1915 et 1918, dans le Limousin de la Grande guerre (le terroir de l'auteur du livre adapté, Ernest Pérochon - prix Goncourt avec une autre oeuvre régionaliste, "Nêne", en 1924, étant en fait les Deux-Sèvres). Avec épilogue-morale sur 1919/1920. Les hommes au front (qu'on ne revoit qu'au rythme des permissions), la campagne est le domaine exclusif, par force, des femmes (aidées aux gros travaux saisonniers par les plus âgés des enfants - l'école suivant cette exigence, celle des moissons tout spécialement, et les anciens encore valides), "Les Gardiennes". Gardiennes du foyer, des finances, dures à la peine, intraitables sur la morale aussi, comme l'apprendra à ses dépens la jeune commise venant de l'"Assistance" (sans père, mère morte en couches), une des deux héroïnes du film, "Francine" (Iris Bry - une première expérience cinématographique, sans aucune préparation en la matière, réussie). Le conflit meurtrier est bien là, mais en creux, l'essentiel étant l'émancipation des femmes, en amorce seulement, car la guerre achevée et les hommes revenus, les querelles patrimoniales reprennent, les épouses et mères "rentrent dans le rang". Et ces héroïnes du quotidien n'auront pas encore un brevet de citoyenneté (au rebours des Britanniques...) : pas de droit de vote, alors qu'elles ont tenu le pays à bout de bras, économiquement (campagnes comme usines) autant que moralement, plus de 4 ans durant - les radsocs de l'Entre-deux-guerres les soupçonnant de trop d'attachement au goupillon "réactionnaire"...). Un joli film, naturaliste (au fond) et impressionniste sur la manière, dont la longueur-même (2 h 15) se justifie par l'ambition de la tâche : pendant que les egos politiques avaient conduit, des deux côtés du Rhin, à la même boucherie, les "gardiennes", des deux côtés du Rhin (et dans toute l'Europe ravagée, à feu et à sang), faisaient oeuvre nécessaire. Mise en scène discrète (comme la parole du rural est sobre...), et de bons interprètes (Nathalie Baye en "Hortense", la maîtresse du Paridier, la 2e héroïne de l'histoire, en particulier). Histoire et nostalgie (au-delà de l'horreur des combats et des chagrins n'épargnant aucune famille, la France d'avant les errances du mondialisme... il y a 100 ans, il y a une éternité....). 4 étoiles.