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Un visiteur
4,0
Publiée le 7 juin 2021
Un film assez long mais très intéressant concernant les femmes durant la 1ere guerre mondiale dans les champs. Pendant que les hommes étaient parti au front.
Le scénario et l'idée sont intéressantes, mes la fille et l'ex femme de Johnny sont difficilement crédibles dans les rôles de paysannes. Lent, très lent, trop lent. Certains plans n'en finissent pas et les décors sont souvent trop léchés. Tout est un peu trop. Sauf l'histoire qui est à la fois simple et le scénario bien structuré.
C'est un beau film de femmes et de guerre, celle de 1914-1918, où X. Beauvois nous fait re-découvrir la terre, le monde des paysans. C'est beau, c'est le temps des moissons et on a droit à de belles images de champs de blé. N Baye en matriarche est redoutable et n'hésitera pas à mentir pour que tout aille comme elle le souhaite et le veut: c'est très souvent comme ça. Tout n'est pas toujours très clair car c'est notamment qu'à la toute fin qu'on apprend la parenté de la jeune fille Marguerite.
Le temps de ce long film se déroule lentement, nous contant une histoire aussi dramatique que cruelle. Xavier Beauvois nous propose de très belles images et des scènes poignantes. Il nous propose un film avec de grandes interprétations ; des femmes qui travaillent durement, souffrent en silence avec pour seul dérivation la messe du dimanche ou le retour des hommes en permission qui arrivent avec un moral encore plus délabrés que leur mère ou leur femme.
Une réalisation assommante et prétentieuse qui se veut contemplative, des actrices peu inspirées ou mal dirigées, en tous les cas certainement mal choisies pour Nathalie Baye et Laura Smet totalement insipides et pas du tout à leur place. La reconstitution historique est plus proche du documentaire que du drame. On sent une ambiance factice. J'ai perdu ma soirée.
Voilà un film qui prend le temps de planter son décor : une campagne française durant la Grande guerre, bien loin du Front. Des femmes mutiques qui s'occupent de leur ferme, peu aidées par le seul homme de la famille resté à l'arrière. Plutôt aride comme début... J'ai compris qu'il faudrait s'accrocher. Et puis la lumière fut. Pour moi, elle a pris la forme d'une musique. Lumineuse (donc). Elle accompagnait le personnage de Francine, souriante et confiante en la vie. Ça m'a fait penser à du Michel Legrand et m'a emportée. A partir de là, j'ai tout aimé dans cette histoire humble filmée simplement. La lenteur, la langueur, l'économie de mots, la délicatesse de la caméra qui se pose (en pause) sur des visages, des mains, une nuque... Cette guerre présente dans les pensées, les lettres et les prières. Ou incarnée par des soldats qui gravitent autour de ces gardiennes, tandis que leurs hommes mobilisés font de brèves réapparitions au gré des permissions, avant de s'éclipser. Les saisons défilent, des certitudes et des espoirs vacillent. Ça pourrait laisser un goût amer mais fidèle à elle-même, Francine en a décidé autrement. Elle sourit et nous aussi. Merci à toute l'équipe du film pour cette belle adaptation. J'ai guetté dans le générique de fin le nom du compositeur : il s'agissait bien de Michel Legrand.
J"ai beaucoup aimé , le réalisateur prend son temps, les images sont belles, on pense à "une vie" de Maupassant, une faute toutefois dans les costumes, trop frais, trop apprêtés pour la campagne qui cédant à l'esthétique manquent de réalisme.
Bon film dramatique qui passe presque pour un documentaire, vraiment bon de voir comment se passait la vie à la ferme à cette époque. On y voit la moisson, le battage du blé, le labourage, tout ça fait par les femmes qui remplacent les hommes partis au front. Les acteurs sont vraiment bons et convaincants, la photographie excellente, le rythme est très lent forcément, je regrette néanmoins qu'on ne comprenne pas qui est exactement le mr qui accompagne Francine et je reste sur ma faim pour la fin, je n'ai pas compris ni compris la morale, l'intérêt. Le fait que la mère ne pardonne pas Francine au point de cacher l'existence de son enfant alors que cette dernière n'a rien fait laisse un goût amère, non pas que cela ne paraît pas probable mais ce n'est pas vraiment une happy end comme on s'y attend.
Très beau film d'après le roman éponyme de Pergeron. Le film montre dans la première partie la vie rurale en France au début du XXe siècle (durant la Première Guerre mondiale), ce sont les femmes qui gèrent les fermes vu que les hommes sont partis au front. Beauvois prend son temps et nous montre les travaux des champs comme dans des tableaux (très belles images de campagne, belles reconstitutions historiques des costumes, machines, outils ou mobilier). Puis le film prend un tournant plus psychologique et sociologique lorsque la jeune fille embauchée (Iris Bry, très bien) pour aider à la ferme tombe amoureuse du fils cadet, Georges. En bref, un beau film contemplatif et sans aucune scène cruelle (rare dans les films se passant à la campagne!) qu'on peut donc regarder en famille, et qui a un effet apaisant de par son rythme et ses images.
Les gardiennes se déroule à la campagne durant la première guerre mondiale. Les femmes ont repris le travail dans les champs. Le film est rythme par les retours et parfois les décès des hommes. L ensemble manque de dialogue et est très long. On s ennuie tout le film. En plus de cela Nathalie Baye et Laura Smet ne parviennent pas à être crédible en paysannes. Bref un mauvais film ou la fin de la guerre sonne comme une délivrance pour les personnages mais aussi pour le spectateur qui voit la fin de son calcaire arrive
Très beau film visuellement et histoire forte émotionnellement. Même si c'est une adaptation d'un livre, il est facile d'imaginer que ce genre d'histoire ait pu se produire pendant et au retour de la guerre. Presque un documentaire dans sa première partie, il vire au drame dans la seconde. Pourtant, c'est le petit reproche que je fais au film, il se termine un peu curieusement, comme si les sentiments comptaient finalement bien peu après l'ouragan de la guerre, comme si tout était oublié des amours et des filiations. Seule la mère jouée par Nathalie Baye semble ressentir quelques émotions à la fin de l'histoire. Pour ma part, j'aurais bien vu une suite montrant les conséquences des décisions prises par cette fermière sur la vie de son fils revenu du front.
Un paradoxe malheureux sous-tend Les Gardiennes : comment peut-on représenter de telles travailleuses, contraintes de remplacer le père, le mari et le fils aux champs et dans les tâches quotidiennes, avec une telle léthargie formelle ? Voilà un film figé qui confond le contemplatif et le statique, force ses actrices et ses acteurs à réciter des textes trop écrits et mal écrits : un réquisitoire contre la guerre, un plaidoyer pour la réconciliation entre deux peuples similaires, une lettre que l’on lit péniblement en voix off… Tout cela est d’une lourdeur sans nom, chargé d’illusions rétrospectives et d’un moralisme à peine déguisé. Il n’y a rien à vivre, rien à ressentir, sinon la photographie signée Caroline Champetier rappelant, par instants, les grands tableaux champêtres des siècles passés, et un soin apporté aux décors (Yann Mégard). Les comédiens souffrent de coiffes trop lourdes, de vêtements trop serrés, de rides fausses et de cheveux blanchis en studio. La reconstitution, nous ne voyons que ça. Le pire étant la partition musicale signée Michel Legrand, en décalage total avec les images et les séquences qu’elle doit habiller. En voulant rendre hommage aux femmes pendant la Première Guerre mondiale, Xavier Beauvois nous assomme, semble reproduire la recette de son précédent succès, Des Hommes et des dieux, sans se rendre compte que son sujet a entre-temps changé.
Les Gardiennes est sans aucun doute un beau film français, bien joué, bien réalisé et bien filmé. C'est une histoire très simple mais émouvante, on donne un très beau portrait de la façon dont les choses étaient à l'époque. Tout a également été filmé de manière très réaliste dans un très beau environnement. Au début, j'étais un peu confus par les silences, mais plus tard dans le film, j'ai vu à quel point les silences étaient bien travaillés. Les femmes sont des actrices très fortes. Je pensais qu'Iris Bry (Francine) était la meilleure actrice, parce que tout ce qu'elle jouait était très crédible.Mon moment préféré du film a été quand Francine a eu assez d'argent pour s'acheter quelque chose elle-même, j'ai trouvé cela très émouvant parce qu'à ce moment-là, ce n'était pas si évident.Ce film est vraiment recommandé!