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Un visiteur
2,5
Publiée le 9 janvier 2018
Certe c'est beau, bien filmé et la reconstitution est parfaite... En revanche c'est lent, trop lent et on finit par s'ennuyer. Le jeu d'acteurs est bons mais les dialogues sont mécaniques et trop plats. Dommage car le sujet ne manque pas d’intérêt.
Les Gardiennes est un beau film. Au sens pictural, avec sa photographie soignée et pourtant très naturelle, et au travers de la vie posée et austère d’une famille de paysans, où la mère dirige l’exploitation en l’absence des fils et gendre partis à la guerre en 1914. Les acteurs sont attachants, avec une émouvante prestation de Nathalie Baye et de la jeune Iris Bry qui a des airs d’Isabelle Huppert. La guerre est présente à chaque instant, sans jamais la voir. Et pourtant, la violence n’est pas que sur les champs de bataille mais aussi dans les champs de blé.
Très belle illustration du cœur brisé des hommes, de la dureté de la guerre, des tâches pénibles effectué par les femmes, certainement le début du féminisme !
Un scénario bancal .Des beautés. Une chronique paysanne vérace.Une photographie cadrée avec application comme au musée. Hortense et Solange costumées et grimées façon paysanne éclipsées par Francine irradiante de naturel....Se méfier et rester dans l'entresoi "des professionnels de la profession Iris Bris illumine de sa présence chaque scène ; son visage exprime la diversité de ses sentiments.On s'ennuie quand elle n'est pas à l'écran. Le Cerbère défend jusqu'à l'absurde Sa famille (dit-elle). Elle défend sa terre, sa classe. La servante qui se loue n'est pas de sa caste. Ainsi l'Aristo, la Bourge. Que Francine épouse Georges cela ne change rien sur le plan pratique.Ou je suis relou. La scène mère -fille sur la non consommation de la relation est ridicule,fausse,inutile.Marguerite recueillie en bas âge.Le père, le vieux au mains déformée qui a épousé une jeunette attirée par les terres. Une explication de la hargne prédatrice de cette mère chien de garde.Caroline Champelier a filmé la scène d'amour près du dolmen avec grâce et délicatesse. Et les hommes ! Vivants ? Des zombies de tranchées ; des amerloques entreprenants. J'aime les mélodies qui se terminent bien.
la moitié du film était pour moi soporifique, puis enfin il se passait quelque chose de passionant !!! mais oh! grande déception, la fin nous laisse sur notre faim. Bon sang, ça aurait été trop demandé que le scénariste aille jusqu'au bout plutôt que de nous laisser tomber à un moment crusciale ???
Xavier Beauvois a donc sacrifié au culte consensuel du centenaire de 14-18.
Il l’a fait sans beaucoup d’originalité en nous racontant la guerre vue depuis la Creuse, au sein d’une famille de paysans dont trois jeunes hommes sont au front.
Nathalie Baye est superbe ; elle incarne avec charme, fragilité, mais détermination et dureté la ‘’patronne’’ de la ferme obligée de prendre le pouvoir, de gérer et de moderniser l’exploitation, mais aussi d’assurer la respectabilité de la famille.
Confier à sa fille Laura Smet le rôle de sa fille à l’écran est un choix heureux : son physique apparaît sans doute très ‘’moderne’’ pour une paysanne de l’époque, mais elle incarne justement une paysanne moderne, la ‘’digne’’ (?) fille de la patronne si forte.
Mais, bien plus impressionnante que Laura Smet, Iris Bry, une débutante, porte magnifiquement, avec beauté et sensibilité, le rôle de la servante qui révélera la faille de la famille. Chapeau, retenez son nom.
Ceci dit, Xavier Beauvois est encore une fois bien loin de sa performance de ‘’Des hommes et des dieux’’. Le rythme est bien trop lent, et le récit ne vaut pas 2 h 14 mn de notre temps…
A noter que le livre dont est issu ce film a été édité en 1924. Pour l’époque, son auteur, Ernest Pérochon, avait une lecture moderne, sociologique de l’histoire. 94 ans après, le film de X. Beauvois, certes joli, est bien moins innovant...
Un chef d'oeuvre comme je n'en avais pas vu depuis trop longtemps ! Beaucoup de sensibilité, d'érotisme sain et d'humanité ; un rythme lent qui tient en haleine comme dans un bon roman ; un témognage du monde rural qui parle... que la vie a changé depuis 100 ans !! On n'a pas envie que le film se termine.
Rarement vu un film aussi mauvais. C'est lent, sans queue ni tête, sans histoire, sans action, c'est long à en devenir un vrai supplice. Le paysage et les décors n'ont rien d'extraordinaire mais le pire de tout, c'est un film sans réel texte, sans jeu d'acteur.
Beau, fin, lent, vrai, nécessaire mais manquant un peu d'émotion. L'actrice inconnue Iris Bry crève l'écran et pourrait presque faire de l'ombre à Nathalie Baye et Laura Smet.
2h20 de film dont 20mn de dialogue, les actrices n’était pas payé à la ligne de texte. Le film est long, presque sans histoire, il n’y a même pas de beau plan pour rattraper le reste. Vraiment une déception. Laura smet est très bien, comme à son habitude, malgré le peu de texte, Nathalie baye ne tiens pas la route et la servante est insupportable. Dommage car l’idée de rendre hommage aux femmes de 14/18 m’avait séduit mais là vraiment c’est un échec....
Un chef d'œuvre : chaque image est un tableau. Tous les moindres détails (costumes, décors, ustensiles, etc) et les mots et les rôles, sont des trésors d'authenticité. C'est un film d'athmosphère, où les silences ont une place remarquable. Je tire mon chapeau au réalisateur et à la perfection de son œuvre.
Comment dire..... J'aime beaucoup la période fin du 19eme et début 20eme, et suis très intéressée, émue, par le milieu paysan de cette époque, je raffole de romans ou biographies de "terroir" du style Ch. Signol, et je ne boude pas non plus J. Austen ou Th. Hardy ! Alors ce film, avec son affiche magnifique, Baye, et une très jolie rousse, je me suis précipitée pour le voir, me réjouissant à l'avance d'un grand bonheur !!! Et le bonheur s'est confirmé au début, j'ai adoré cette ambiance, faite de silences lourds, de peu de communication, peu de lumière car elle est authentique, correspond au quotidien de cette société... Mais petit à petit, je le situerais vers la moitié du film, je me suis surprise à commencer à m'ennuyer un peu, puis même commencer à attendre la fin..... J'ai été complètement plombée par ce choix du réalisateur de succession de scènes très courtes, trop courtes, qui ne m'ont pas permis de rentrer dans l'histoire, de m'attacher, de ressentir des émotions, de vivre le film, l'histoire, d'oublier le moment présent. C'est au moment où le drame se noue, qu'il aurait justement fallu opter pour un autre effet que cette "projection de diapos".... Car c'est comme lire le résumé d'un livre au lieu du livre entier en lui-même. Il aurait fallu plus de force et d'intensité, de matière au moment de la supposée trahison de Francine, ou de la lettre qu'elle envoie à Hortense !! Le film en est devenu fade, superficiel, car il manque cruellement d'intensité aux moments où il en aurait fallu. Iris est magnifique, Baye bien, mais j'ai trouvé Laura Smet pas assez crédible, pour le peu qu'on la voyait... Le film est esthétique mais cette beauté ne reflète pas la réalité rude du monde rural de 1914, surtout pas ces femmes paysannes parlant un français châtié et aux ongles et coiffures impeccables...