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    The Girl In The Book
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    RedArrow
    RedArrow

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    3,5
    Publiée le 12 mai 2018
    "Est-ce que tu es la fille du livre ?"

    Lorsqu'elle avait quatorze ans, Alice n'était qu'une adolescente réservée et mue par une passion pour l'écriture découlant déjà inconsciemment de l'influence de son père, découvreur de talents littéraires. Au cours d'une soirée, Milan, un auteur étranger que son père voyait promis à un grand avenir, fit la connaissance d'Alice et se proposa pour lui donner des cours particuliers d'écriture. Au fil de leurs séances, l'homme se rapprocha de plus en plus de l'adolescente en manipulant ses désirs amoureux naissants pour chercher à abuser d'elle dans l'indifférence générale.
    Le drame aurait pu s'arrêter là et être déjà la cause de destruction d'une vie mais il y a pire encore : Milan se servit de ses rencontres avec Alice pour élaborer une fiction bien trop proche de la réalité de leur relation qui devint un best-seller mondial "Waking Eyes"...
    Quinze ans plus tard, Alice est devenue l'assistante effacée d'un grand éditeur et sa vie sentimentale ne se résume qu'à des rencontres d'une nuit dans des bars. Lorsqu'elle est chargée par son patron de couvrir la réédition de "Waking Eyes" et donc de revoir Milan, la jeune femme perd encore un peu plus ses repères...

    Premier film touchant et délicat de Marya Cohn, "The Girl in The Book" prend la forme d'un va-et-vient temporel à la fluidité remarquable entre les Alice de ces deux époques pour construire le portrait d'une femme sur la brèche, ayant évolué constamment dans l'ombre d'hommes aux comportements abusifs jusqu'à ne plus se sentir exister que dans le désir des yeux de mâles inconnus.
    Bien sûr, cette expérience vécue il y a des années où, avec ce regard reptilien avide, cet auteur (le regretté et excellent Michael Nyqvist) a fondu sur cette souris blanche parfaite d'innocence, est la cause principale du comportement autodestructeur de la jeune femme. D'autant plus que le livre qui en est issu est une forme de vol aussi terrible, la condamnant quelque part à ne pas pouvoir s'échapper de cette héroïne si proche d'elle et à jamais figée sur le papier.
    Mais Alice a aussi à subir la domination d'un père qui, comme on l'a dit, est peut-être la clé de son amour pour les mots tout en étant un homme exécrable, décidant tout pour elle sans écouter la moindre protestation, ignorant sa détresse lorsqu'elle va à son encontre ou encore en entretenant une relation ignoble vis-à-vis des femmes qu'il voit comme des compagnes interchangeables. On rajoutera également à cette liste d'hommes odieux son actuel patron au caractère égocentrique que l'on sent très proche de celui du père et qui symbolise à lui tout seul la répétition d'un schéma d'entourage masculin dans lequel Alice est prisonnière.

    Malgré le coeur de son sujet vecteur d'un véritable malaise au fur et à mesure que les flashbacks dessinent la nature de la relation qui a uni Alice et Milan, "The Girl In The Book" a la bonne idée de ne pas oublier d'apporter un peu de légèreté à l'ensemble via l'humour des scènes entre l'héroïne et sa meilleure amie (parfaite antithèse en matière d'épanouissement personnel) et le film va peu à peu s'éclairer en nous racontant comment la jeune femme va parvenir à s'extirper des mâles dominants qui gouvernent sa vie pour en reprendre le contrôle. Cela viendra d'une rencontre amoureuse avec un homme bien entendu à l'opposé des autres figures masculines du film laissant envisager un avenir plus serein à Alice.

    Toutefois, cette nouvelle donne sentimentale sera à double tranchant pour la force du discours féministe émanant du film. D'un côté, elle sera forcément à la fois utile pour y apporter un peu de lumière et indispensable pour la prise de conscience de l'héroïne lorsque ses tendances autodestructrices lui feront toucher le fond mais, de l'autre, on réalisera que, malgré le bonheur qu'elle peut lui apporter, Alice se relèvera de ses erreurs pour, encore une fois, le regard d'un homme.
    Évidemment, celui-ci est heureusement bien plus bienveillant que ceux des ordures qui l'ont entourée jusqu'alors mais on aurait aimé que cette émancipation soit réellement libérée de toute influence masculine et qu'elle vienne seulement d'Alice elle-même.
    Aussi mignonne soit-elle (et elle l'est !), la conclusion du film participera aussi à l'affaiblissement du discours jusque dans sa forme en rentrant dans le rang habituel du happy-end typiquement américain qui détonne face à l'intelligence de tout ce qui l'a précédé.

    Mais ce mauvais choix final est aisément pardonnable tant "The Girl In The Book" est un premier film très prometteur et traitant avec une véritable justesse de toute la fragilité de la vie d'une héroïne gouvernée par une meute de mâles à l'égo démesuré. Enfin, comment ne pas conclure sans évoquer la remarquable prestation d'Emily VanCamp qui hérite probablement ici de son rôle le plus consistant (et le plus difficile) sur grand écran ? Citons aussi bien sûr Ana Mulvoy-Ten campant brillamment l'Alice adolescente et réservée mais l'investissement sans faille de celle que le grand public connaît essentiellement pour la série "Revenge" ou les "Captain America" en fait une révélation à suivre de très près.
    AM11
    AM11

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    3,5
    Publiée le 26 janvier 2017
    J'ai eu un peu de mal à rentrer dans le film, je ne savais pas où ça allait me mener, car je ne lis aucune information sur les films que je regarde donc j'ai pensé pendant un moment que ça ne serait qu'un film qui parle de littérature, mais petit à petit, ça devient vraiment intéressant lorsqu'on apprend à connaitre à Alice. C'est une fille avec un comportement étrange presque auto-destructeur, car elle gâche ses relations amicales ou amoureuses, mais tout ceci a une raison et pour cela, le choix de la réalisatrice de mettre en parallèle le présent et le passé est très important. C'est un très bon film à la fois touchant et d'une superbe sobriété, car vu le fond de l'histoire, la réalisatrice aurait pu aller dans quelque chose de plus scandaleux, mais elle préfère se concentrer sur les émotions et le ressenti des personnages ce qui est une bonne chose surtout vu les performances d'Emily VanCamp et de Ana Mulvoy-Ten qui sont toutes deux excellentes et très touchantes.
    Cinememories
    Cinememories

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    3,5
    Publiée le 12 mai 2018
    Un livre est destiné à être lu, contemplé et apprécié à sa juste valeur. Il s’agit également d’un support qui communique dans les deux sens. Le contenu peut développer une relation particulière avec la personnalité des lecteurs. L’auteur joue alors le rôle de messager et dans sa longue lettre, il finit par mêler la fiction et l’expérience personnelle. Il s’ouvre ainsi au monde qui n’a plus qu’à le découvrir, tel qu’il est et avec les nuances et les ambiguïtés qu’il apporte. C’est ce que la réalisatrice Marya Cohn nous livre dans une semi-autobiographie, empreint d’autodestruction et de révolte. Ce qu’œuvre raconte laisse une place importante à la femme la dynamique du pouvoir qui l’entoure. Et c’est par le biais de la littérature qu’elle parvient à explorer les sentiments clés pour la reconstruction de son héroïne.

    Régulièrement cantonnée dans des rôles secondaires sur le grand écran, Emily VanCamp s’échappe des séries TV pour faire la une d’un récit très personnel. Elle campe ainsi une jeune femme, constamment en redécouverte de son univers torturé par le passé : Alice Harvey. Elle souhaite reconquérir ce qu’elle a perdu durant une enfance mélancolique. Si la littérature en fait d’elle une personne passionnée et concernée, il ne s’agit que d’une parcelle de son identité qui se désintègre au fur et à mesure de son histoire. Dans le présent, elle patauge dans une banalité affligeante, aux portes de sa délivrance. Seuls ses écrits lui permettent de subsister, mais c’est avant tout de l’attention et de la reconnaissance qu’elle recherche. Comme tout auteur généreux, c’est avant tout le premier sentiment qui doit traverser l’esprit. Cette récompense n’est possible que par une symbiose parfaite entre la compréhension de l’auteur et de ce que véhicule son œuvre.

    La maison d’édition pour laquelle elle travaille est un lieu où le passé et le présent s’entremêlent. D’un côté, le succès de son enfance lui rappelle à quel point elle se sentait abandonné. Son père la laisse transparente, à l’égard de ses relations qui pouvait la changer. Cependant, l’une d’entre elles lui a laissé des cicatrices, retardant son entrée dans l’âge adulte et sa sortie de l’adolescence qui la bloque perpétuellement. A partir de là, l’intrigue enchaine vivement les flashbacks et le parallèle à son présent. Cette jeune célibataire accorde peu d’attachement à son avenir, car sa plus grande problématique du passé revient la hanter. Et c’est avec soin que le discours d’abus de pouvoir des hommes voit le jour. Alice est prise entre deux feux, voire même plus à la fois, ce qui la fait régulièrement douter. C’est donc ce doute qui lui fait prendre des décisions parfois exaspérantes, mais qui finissent par invoquer et gagner une certaine empathie.

    « About Alice » (The Girl In The Book) est comme un ouvrage dont le but est de trouver un compromis entre les obstacles et une piste d’évasion. Le rôle de la femme est d’ailleurs bien mis à l’épreuve lorsque l’on suit une Alice déchirée intérieurement. Sa spontanéité est ce qui fait d’elle une personne exceptionnelle et son interprète lui donne tout ce qu’il faut en justesse pour lui accorder un semblant de crédibilité. Et quand bien même la narration piétine et tourne en rond sur un ressort très symbolique, chacune des étapes dévoilent davantage la crainte ou le boucheur de suivre ce personnage. Peu à peu le portrait que l’on dresse d’Alice se redessine pour ne laisse que le meilleur d’elle, preuve que l’émancipation avec son adolescence et son foyer est une réussite.
    nico550m
    nico550m

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    3,0
    Publiée le 8 mai 2018
    L'on comprend pourquoi Alice manque de confiance en elle. L'histoire nous montre peu à peu son passé, enfant, elle a été abusée. Elle a fait confiance à la mauvaise personne. Au moment où elle avait le plus besoin d'être aiguillée. Un peu d'aide pour ses écrits. Et en fin de compte, son futur est bloqué. Elle n'arrive pas à devenir l'écrivain qu'elle rêverait d’être. Tant qu'elle ne parviendra pas à tourner la page, elle fera des erreurs. Et du mal à sa meilleure amie, à son petit copain. Prendra de mauvaises décisions. Mais rien n'est acquis, elle peut encore changer, prendre son destin en main. Et c'est cela que le film nous montre. Hélas, avec un rythme mou, ce qui peine le spectateur à coller au récit. Dommage, le concept, était plutôt encourageant. Bon film, mais sans plus !
    Alasky
    Alasky

    Suivre son activité 160 abonnés Lire ses 2 critiques

    2,0
    Publiée le 15 octobre 2018
    Style téléfilm, sans grand intérêt. Seul le jeu d'Emily VanCamp sort du lot, mais le scénario est d'un ennui sans précédent. Passez votre chemin !
    Ykarpathakis157
    Ykarpathakis157

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    1,0
    Publiée le 24 juillet 2021
    Pourquoi Alice était-elle censée pouvoir empêcher Milan de la toucher lorsqu'il essayait de la tripoter mais était-elle incapable de l'arrêter lorsqu'il disait qu'il voulait lui faire l'amour. Cette contradiction était totalement stupide et pathétique et a complètement gâché le film. Pourquoi Milan un homme d'âge mûr s'est-il approché d'Alice. Était-ce parce qu'il voulait la traiter avec amour et affection et la faire se sentir heureuse digne d'intérêt désirée et épanouie ou parce qu'il voulait la traiter avec mépris et la faire se sentir malheureuse choquée sans valeur et dégradée. Pourquoi un homme adulte voudrait-il traiter une femme avec mépris et la faire se sentir malheureuse choquée et dégradée dans un film ca n'a aucun sens enfin pas pour moi...
    ronny1
    ronny1

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    2,0
    Publiée le 9 décembre 2018
    Pour son premier film « The Girl in the Book », Marya Cohn tente de rester le plus littéraire possible, au plus proche du scénario qu’elle a écrit. C’est un risque assumé, mais malheureusement, l’absence de véritable mise en scène ramène vite le récit au niveau d’un téléfilm et même, par moments, à celui d’un roman photo. C’est regrettable, car le casting fait le travail. Notamment, le personnage principal, interprété par deux actrices convaincantes : Emily Van Camp et Ana Mulvoy Ten. Victime des hommes qu’elle aime, à commencer par son mentor (Michael Nyqvist) dont elle est aussi amoureuse qu’effrayée par ce qu’elle interprète comme une attirance sexuelle avant de découvrir spoiler: qu’il pille ses écrits pour alimenter son roman.
    Ensuite par son père (formidable Michael Cristofer), mégalo narcissique, qui aime sa fille dans laquelle il place des grands espoirs pour alimenter encore davantage un ego hypertrophié, mais n’hésitant jamais à la spolier pour son profit. Et enfin son patron, pour qui elle est juste bonne à prendre les rendez vous. Même si l’histoire de cette déception littéraire et amoureuse ne manquait pas d’intérêt le résultat est cinématographiquement plus ennuyeux qu’intelligent. Descendu en flamme par les ligues féministes aux USA qui n’ont pas compris le sujet du film, mais seulement par une minorité de critiques US, peu courageuse. A leur grand dam, la réalisatrice a choisit l’apaisement, ce qui se défend. Mais en réalité, les problèmes sont techniques : script insuffisamment travaillé, platitude de la mise en scène et choix musical inintéressant. Le film peut néanmoins intéresser les cinéphiles purs et durs pour analyser les raisons qui le rendent peu convaincant, car il y avait largement de quoi réaliser un grand moment.
    Kubrock68
    Kubrock68

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    4,0
    Publiée le 24 mai 2018
    Une jeune aide éditrice a des difficultés dans ses relations avec les hommes. L'histoire est délicate, comme la mise en scène et le jeu des acteurs. On suit les pérégrinations de l'heroine en s'interrogeant sur son comportement, en le jugeant.
    Nous sommes dans le milieu littéraire de New York, assez peu représentatif de la population, mais le film nous fait bien partager leurs envies et craintes. En résumé, c'est une comédie dramatique intelligente.
    Helene V
    Helene V

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    1,5
    Publiée le 14 mai 2018
    Dès les 9 premières minutes du film, j'avais deviné le scénario. J'ai attendu, espérant me tromper, voulant être surprise, étonnée... mais non.... exactement l'histoire que je supposais. Quelle déception !
    anonyme
    Un visiteur
    2,0
    Publiée le 12 mai 2018
    Un film court mais incroyablement long. Dès les premières minutes on devine tout le scénario et la banalité de celui-ci. On ne s'attardera pas sur la grosseur des ficelles tirées et l'abus des clichés (ce qui explique notamment la prévisibilité du scénario). Un film pour jeune femmes aux relans féministes, mais c'est tout.
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