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Clntra
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4,5
Publiée le 27 février 2025
Film émouvant et attachant. Ces 2 hommes qui se rencontrent et se battent et qui ensuite connaissent une relation riche. Ensuite la superposition de scènes exprimant toutes les faces de cette société, les plus sordides et les plus touchantes. Toute l'œuvre de Kaurismaki tourne autour de ses thèmes, la solidarité, l'amour, la violence, ceci sans artifice larmoyant. Un tel cinéaste est une nécessité.
Sur fond d’immigration clandestine, de froideur sociétale et d’humanité individuelle, Aki Kaurismäki a l’art de nous faire passer de vrais messages sans aucune parole militante dans la bouche de ses personnages. Il en résulte une forme de grâce, accentuée par le jeu des acteurs, la force du propos, une acuité des situations dramatiques, un rythme volontairement indolent… Le traitement chirurgical de l’histoire est glaçant et peut rebuter tous ceux atteints par la sinistrose de notre époque. Pour les autres, ce film est bel et bien « L’autre côté de l’espoir » et pétri d’espérance. L'histoire est peu vraisemblable et le dernier regard évasif, dont on ne sait s'il est tourné vers l'espoir ou la mort, nous amène à réfléchir…
Sujet grave sur un malheureux demandeur d'asile mais dépeint avec beaucoup de tendresse et d'humour (décalé) grâce au 2° type en dérive ( le restaurateur) d'un certain point de vue... génial
C'est avec ce film que je découvre le cinéma finlandais si j'ose dire et le réalisateur Aki Kaurismäki. C'est un film attachant, un peu bouleversant par certains côtés mais avec quelque chose de spécial voire bizarre qui lui donne tout son charme. Les personnages sont très intéressants notamment le vendeur de chemise, qui devient gérant de restaurant et qui conduit une belle voiture noire qui semble assez originale. Le rapprochement entre ce dernier et le réfugié est un peu rapide mais ça passe bien. Ce premier film me donne envie de voir les autres du même réalisateur. Et ça ne me déplait pas du tout, au contraire, que le film ne soit pas doublé.
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1,5
Publiée le 27 juin 2020
Le cinéma doit être un divertissement. L’autre côté de l’espoir est tellement réaliste qu'il ressemble parfois à un documentaire. Il décrit le labyrinthe qu'un immigrant doit parcourir de Syrie en Finlande pour découvrir toute l'histoire cachée derrière le réfugiés en Europe. Rien de surprenant et nous savons déjà tous ça. Il y a ceux qui vont au cinéma pour laisser leurs problèmes de côté. Quelqu'un qui va au restaurant pour manger quelque chose de spécial parce qu'il est un gourmet. Mais un film n'est pas là pour vous rappeler les nouvelles de midi a la télévision. Il y a des affirmations du protagoniste qui se contredisent comme : nous allons au bar où les infidèles boivent et d'autre part je n'ai pas de religion. Vous ne savez pas si le message du film est : ne venez pas en Finlande afin que tout cela ne puisse vous arriver. Et comment ce film est il une comédie ? La première plaisanterie arrive après une heure dans le film. Je pouvais à peine garder les yeux ouverts. Il n'y a aucune profondeur dans les personnages et leurs relations. Ce film est surestimé, ennuyeux et très superficiel...
Film terne, sans grande envergure, frôlant souvent le petit téléfilm miteux, duquel se dégage une ambiance assez bizarre voire un peu glauque par moments. La mise en scène sent la naphtaline à plein nez, tout est figé, mou, pas très bien interprété, souvent mal cadré, pas vraiment bien monté. Les deux axes du scénario sont assez mal exploités, et surtout ils se rejoignent et se complètent sans jamais convaincre.
Changement de parcours pour un commercial qui se reconverti dans la restauration , changement d’itinéraire pour un réfugié syrien qui débarque en Finlande . Sur une route parsemée d 'embûches , ces deux personnages vont se croiser , se rencontrer, s 'apprécier . Rythmée par des petites scénettes musicales , ce film agit comme un conte avec des personnages de la vie quotidienne qui renforcent leur humanité . Loin des effets spéciaux , c'est tout le charme de ce cinéaste finlandais que de créer des ambiances envoûtantes . Les couleurs et les lumières nous font penser au peintre E Hooper . il y a également un parti pris de l 'action chez ces personnages écrasés par des destins tenaces. Si la vie est un jeu , alors jouons semble être la morale de ce film enchanteur et profondément optimiste en dépit des obstacles surmontes par les protagonistes. .
Kaurismaki invite les migrants dans son cinéma, sans en changer la recette: décors épurés, personnages laconiques, plans fixes et mines désabusées. Le réalisateur n’a jamais été tendre avec son pays, mais la question du racisme apporte ici une tonalité un peu plus noire que d’habitude, même si l’atmosphère reste à la froideur clinique et à l’humour à froid. Un bon film, mais qui a du mal à briser la glace de son scénario: salutaire dans sa façon de s’emparer d’une réalité contemporaine, mais pas le plus puissant de Kaurismaki pour ce qui est de l’émotion suscitée.
Pas le meilleur film de Kaurismäki (petite impression de déjà-vu, dénouement pas très clair), mais toujours sympathique, généreux, savoureusement kitsch et pince-sans-rire.
Raconte l’histoire de deux destins qui se croisent, celui d’un restaurateur qui se lance et d’un réfugié clandestin syrien demandeur d’asile. Tous deux se trouvent en Finlande, à Helsinki. Univers captivant, loufoque, dans un mélange de style à la fois original et ancien, ce film traite d’un sujet d’actualité en ne se montrant jamais ennuyeux et surtout doté d’un grand esthétisme.
Ce film m’a donné envie d’en savoir plus au sujet de ce réalisateur finlandais. Ma prochaine critique en ce qui le concerne sera donc attribué pour le film « Le Havre » réalisé en 2011, ou encore « Visions of Europe », dans lequel il participe. A suivre…
Tant qu’il restera des réalisateurs en vie comme Kaurismaki, le septième art ne pourra pas mourir complètement. Ce seront leurs films qui donneront à certains des nouveaux professionnels le goût de l’art cinématographique. Art total que tant d’artistes, en tous domaines, nés avant 1850 n’auront pas eu le temps d’apprécier et d’aimer. Comme tous les ‘’Kaurismaki’’ celui ci possède cette authenticité qui lui est propre. Sa sincérité et son humour, si indispensables dans les contextes dramatiques, sont présents de bout en bout. Son humanisme est parfait, aucun misérabilisme, aucun attendrissement, seulement une approche au plus juste de la réalité de la vie actuelle dans certains lieux. Evidemment le cinéma de Kaurismaki n'est pas exaltant, son approche est difficile et les sentiments qu'il fait naitre n'arrivent pas immédiatement à l'esprit, la réflexion et la mémoire du vécu doivent s'y mêler pour en tirer toute la profondeur...Cela n'est pas simple mais en vaut tellement la peine tant notre vie a à y gagner en sérénité.
Un réfugié qui fuit son pays en guerre, un commercial qui fuit sa femme alcoolique : deux personnes qui jouent leur destin sur un coup de poker, au propre comme au figuré, et que l’entropie va réunir à l’écran dans leur volonté commune de changer de vie. Kaurismäki observe l’absurdité ubuesque des réglementations et des systèmes d’accueil, et dénonce l’égoïsme de la riche Europe retranchée derrière ses frontières tout en esquivant la posture du donneur de leçons: on peut même dire qu’il la tourne en ridicule mais à sa manière, toute finlandaise, sans décrisper la mâchoire, sans oeil qui frise, sans mouvement intempestif : il y a des salopards et de l’indifférence partout, mais aussi de l’humanité et de la générosité à revendre, même chez ce peuple de grands échalas silencieux et inexpressifs, dont Kaurismäki moque gentiment les traits de caractères nationaux, comme l’absence d’émotions apparentes ou les chansons déprimantes. Si l’idée semble sympathique,, je n’ai pas adhéré plus que ça au projet : je lui reconnais d’incontestables qualités, son regard humaniste, son drôle d’humour immobile, une personnalité et un style bien à lui, mais c’est le genre de trip d’auteur qui réclame une adhésion spontanée et instinctive à leur état d’esprit. Pourtant, mon intérêt pour Kaurismäki remonte à la découverte de son statut de référence spirituelle pour Delépine et Kervern, que j’adore. Quand j’avais vu “Le Havre� qui traitait déjà de la question migratoire et de l’humanité des gens ordinaires, j’avais mis mon désintérêt sur le compte de la France d’opérette que Kaurismäki dépeignait, bien trop surréaliste pour quelqu’un qui la connait un minimum. Une fois le cinéaste revenu sur ses terres boréales, je n’ai pu que constater que cette artificialité était assumée, souhaitée même, que ce soit dans ces curieux inserts de Film Noir ou dans ce restaurant qui sent la sitcom fauchée. C’est une manière de jouer avec les codes, de dédramatiser le réel pour mieux l’aborder sous l’angle de la fable, peut-être. En tout cas, ça crée une nette distance entre moi et le cinéma de Kaurismäki.
A Helsinki, Khaled, un réfugié, se voit refuser un droit d’asile et est contraint de quitter la Finlande. Wikhström le prend alors sous son aile et l’embauche dans son restaurant.
Le message d’accueil au réfugié est clairement énoncé, Kaurismaki utilise sa mise en scène charmante et apaisante pour donner un message de paix. Il refuse d’utiliser l’empathie et la misère mais propose plutôt d’aborder le sujet en le décalant légèrement et privilégié des situations ubuesques. Outre la mise en scène splendide qui nous attrape et nous tient en haleine, la musique diégétique est aussi très importante et contribuez chef d’œuvre.