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christophe B
11 abonnés
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4,0
Publiée le 19 décembre 2018
Un scénario intelligent et des acteurs impeccables. L’émotion est présente tout au long du film même si le rapport entre les personnages est un peu prévisible. C’est un miroir sur la société juste et pertinent.
Cinq ans après « Au Bout du Conte », Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri reviennent pour une crémaillère dans une maison de province parisienne. « Place Publique » pourrait s’afficher comme une critique du monde du spectacle. En réalité, l’inverse se produit et le nouveau film d’Agnès Jaoui semble faire écho à ces bobos qui n’ont absolument pas conscience des vraies valeurs de la vie. Le duo ne semble plus rien nous offrir de nouveau. Finalement, on s’ennuierait ferme s’il n’y avait pas la jeune génération d’acteurs pour apporter un souffle frais à cette fable sur l’âge et la reconnaissance. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
sous couvert d'une fête d'anniversaire à la campagne, les personnages se croisent, règlent leurs comptes via de petites phrases opportunes. PLV : un film bien tourné dans lequel on s'attache à chaque personnage
Encore le duo gagnant de la comédie grinçante à la française et encore une fois on ne peut qu' applaudir l écriture et la mise en scène de ce film de Agnès Jaoui . Tout est décortiqué sous nos yeux pour faire de nous les invités de cette pendaison de crémaillère un peu épicée. C est drôle et féroce. Un excellent moment !
Oui bref, toujours aucune surprise et toujours les mêmes ingrédients de base dans la cuisine Jaoui-Bacri..... on retrouve les interprètes avec un peu de plaisir mais les dialogues ne sont pas drôles, les situations les mêmes qu'avant, les délires et histoires de bobos friqués parisiens nombrilistes, bof, tout ça lasse quand même.... c'est bien ils trouvent de quoi subventionner leurs petits délires. La propriété est par contre fabuleuse....
Bacri Jaoui sont magnifiques. On ne se lasse pas de ce duo de ces rôles de ces vies mêlées. Ce film est tendre beau émouvant et tous les personnages sont attachants et l'atmosphère est tellement palpable. C'est fin drôle sarcastique comme on les adore et Bacri qui chante mémorable ... J'ai eu l'impression d'être invitée à cette soirée
Depuis 1993, Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui n'ont jamais cessé d'écrire ensemble des scénarios dans lesquels le plus souvent ils étaient acteurs ou réalisateurs (Agnès Jaoui cinq fois). Le couple qu'ils formaient à la ville n'est plus mais les liens artistiques demeurent. "Place publique" marque donc la dixième collaboration d'un parcours commun de 25 ans. La satire assez amère qu'ils brossent du milieu du showbiz à travers la pendaison de crémaillère organisée par une célèbre animatrice de télévision (Léa Drucker) ânonnant à qui mieux-mieux que son petit coin de paradis verdoyant n'est qu'à "35 minutes" du périphérique, résonne bizarrement avec "Le sens de la fête" d'Eric Tolenado et Olivier Nakache dans lequel Jean-Pierre Bacri tenait sensiblement le même rôle. On retrouve la même perception acérée de l'air du temps dans les deux films mais le propos est sans aucun doute plus désabusé dans le scénario écrit par Jaoui et Bacri. Un décalage que l'on peut attribuer à la différence de générations qui sépare les deux duos mais aussi à la lassitude qui doit gagner les Jabac (surnom donné au couple par le réalisateur Alain Resnais) bien obligés de dresser le constat que leur public se restreint de film en film. La plongée à pieds joints dans les petits travers égotistes du petit monde fermé du showbiz n'est donc certainement pas étrangère à une volonté salutaire de mettre à jour une vacuité des consciences tous les jours un peu plus voyante qui fatalement se ressent dans les propositions faites au public. Reconnaissons-leur enfin le mérite de retranscrire cet état d'esprit dans les deux personnages qu'ils se sont attribués. Notamment celui de Castro interprété par Jean-Pierre Bacri rappelant furieusement un animateur de talk show toujours habillé de noir qui depuis les années 80 joue la surenchère dans le domaine de la provocation pour ne pas disparaître définitivement des écrans de télévision. "Place publique" qui est en fait une chronique un peu à la manière du "Mariage" de Robert Altman (1978) souffre de l'absence d'une véritable structure dramatique qui empêche l'expression claire d'un point de vue dont on n'entrevoie que les contours et vaut surtout pour les répliques cinglantes qui font rarement défaut chez Bacri et Jaoui.
La rançon de la gloire. Bacri et Jaoui au générique, on sait à quoi s’attendre et quand on aime le style, on passe forcément un bon moment. Là, en gros, c’est une pendaison de crémaillère à la campagne mais (très) proche de Paris. Le décor bucolique sera le théâtre d’un massacre. Au sens figuré. Dans le lot, on trouve le petit milieu de la télé et des médias, des stars en cartons, des riverains à l’ouest et beaucoup de rancœur. Mais la véritable vedette de ce drôle de drame c’est bien sûr l’éternel Bacri. Grimé d’un postiche, il est proprement hilarant du début à la fin. Alors c’est sûr qu’on connaît le numéro du vieux ronchon méchant mais qui n’a pas toutes ses dents pour mordre efficacement tous ceux qui l’agacent. Mais il vaut à lui seul le visionnage du film. Franchement. Pur le reste les charges sont virulentes et bien envoyées, drôles souvent. Et puis on trouve aussi dans ce récit un brin d’émotion et de nostalgie, une sorte de combat de générations. Il ne faut certes pas s’attendre à vraiment autre chose que du théâtre filmé à la française mais l’ensemble est bien fichu.
Le couple Jaoui / Bacri revient sur les grands écrans avec une critique acerbe du monde des médias, des réseaux sociaux, du temps qui passe et de la célébrité éphémère. S’appuyant sur des punchlines acides où Bacri fait du Bacri en vieil aigri, ils nous livrent un film abouti, facile certes mais tellement réel, cynique et vrai. Dans l’air du temps, ça fait du bien.
Trop de clichés, superficiel, pas terrible. L'immigrant qui ne parle pas bien le francais (haha), la serviteuse qui est conne et non responsable, le petit paysan brave et limité, le conférencier (il n'était pas déjà le caractère principale dans un policier de Chabrol??) et puis la brave fille frustrée, fille à papa. Les dialogues parfois drôles.Mon highlight était le voisin faché qui tire sur la fête avec son fusil pour éteindre le bruit et la lumière. Pourquoi pas finir avec cette scène??
Si l’ensemble n’est pas déplaisant à visionner, si certaines réparties font mouche et si Jean-Pierre Bacri en ersatz de Thierry Ardisson, parvient encore à nous amuser dans un énième rôle de ronchon, « Place publique » manque singulièrement d’enchantement et d’innovation qui faisaient tant le sel de « Un air de famille » ou de « Le goût des autres ». Certes, les dialogues sont pas mal avec le cynisme ou la bonne conscience qui caractérisent (trop ?) certains personnages et le script est adapté à la société moderne en intégrant les réseaux sociaux et le sort des réfugiés, mais ça sent tout de même le réchauffé à tout va voire la fin de cycle, dommage !
Comme toujours, Agnès Jaoui et Jean Pierre Bacri sont au top ! Un grand bravo également à tous les autres acteurs, seconds rôles ou non , ils assurent un max ! On reconnaît parfaitement l'animateur télé dégommé quand il n'est plus dans le coup , les gens de la télé parisiens et snobinards , le monde des youtubers , celle qui veut sauver la terre entière mais qui oublie de s'occuper de sa famille , etc... Beaucoup de vérités et un peu d'humour ( la serveuse Samantha) , bref , du bon film .
Ah que voilà un nouveau réjouissant jeu de massacre orchestré par le duo Bacri/Jaoui. Un présentateur télé sosie de Thierry Ardisson sur le déclin pour une pendaison de crémaillère, des invités issus du monde du show-biz. Un buffet. De la musique. Un prétexte tout trouvé pour un règlement de compte en bonne et due forme. Surtout que le monde des médias, ils le connaissent d'autant mieux depuis le temps qu'ils écrivent des scénarios ensemble. Tout le monde en prend donc pour son grade. Il n'y a pas de jaloux comme ça. Les producteurs télés accrochés aux audiences et qui se servent de ces dernières pour déterminer si Castro est has-been ou pas. Les parisiens, d'une manière générale, particulièrement snobs. Les provinciaux têtus comme des mules, enfermés dans un quotidien morne, répétitif qui les rend incapable de voir plus loin que le bout de leur nez. La jeune génération n'est pas non plus épargnée. Ingrate envers ses parents. Passant son temps vissée au téléphone ou à se prendre en photo pour mieux ensuite aller étaler sa vie insipide sur les réseaux sociaux. Une vision particulièrement juste de la société française dans son ensemble. Signe que Bacri/Jaoui arrivent à rester connectés à la réalité et non pas enfermés dans leur bulle comme d'autres artistes. Qu'ils continuent longtemps comme ça.
Lors de ma première vision, je n'avais pas été séduit par ce film qui me paraissait reprendre les mêmes recettes que les précédents films du duo. Et puis, le revoir une seconde fois me l'a fait apprécier beaucoup plus (pourquoi revoir un film qu'on n'a pas aimé ? Pour être sûr de ne pas se tromper. Et j'ai bien fait). J'ai beaucoup aimé toutes ces histoires qui s'entremêlent, ces différents personnages bien caractérisés, cet humour saignant que Bacri et Jaoui savent si bien écrire. Une bonne cuvée du duo en fait...