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Flowcoast
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2,5
Publiée le 16 août 2018
Place Publique en plein dans le snobisme de l'industrie de l'entertainment - dans l'ensemble, le film est clairement correct : un cadre déjà bien encadré autour d'une fête dans une belle maison, des personnages assez égocentrés dont un Jean-Pierre Bacri bien dans son rôle d'animateur en fin de carrière et un peu et carrément ronchon. De l'autre, Agnès Jaoui qui emporte son rôle de manière toujours aussi jovial et c'est tellement appréciable.
Dommage, cependant, que l'on s'aperçoive vite qu'un énorme lot d'acteurs et actrices ne servent pas à grand chose dans ce film et dont j'ai pas très bien compris quel était leur rôle dans ce film ou même qui ils étaient. Par ailleurs, le film reste beaucoup sclérosé par les discussions sans lendemain et sans intérêt à l'issue du film.
J'ai pourtant apprécié l'enfer vécu par ce Castro dans ce film où son égocentrisme retombe véritablement en boomerang sur lui.
Ce que je ne comprends pas c'est pourquoi Bacri après avoir joué dans Le sens de la fête, a-t-il écrit le même film peu après? Ou même pendant...Moi j'avais detesté le sens de la fête, ici, on a quand même de bons moments, de bonnes répliques et Bacri est vraiment au top ici. Jaoui occupée à réaliser, ne brille pas vraiment dans son jeu d'actrice, en revanche Léa Drucker est merveilleuse et je finirai par ce que le film finit comme ça, sur l'incroyable talent de chanteur de Bacri. Son Osez osez Joséphine est étonnant.
J'aime bien Agnès Jaoui, vraiment. Mais déjà que ces derniers films ne m'avaient qu'à moitié convaincu, celui-ci apparaît vraiment comme le titre de « trop ». Alors OK, il y a une certaine cohérence, l'actrice-réalisatrice n'hésite pas à critiquer un certain milieu... Et après ? On reste tellement dans l'entre-soi, les bons mots un peu faciles, ces personnages typiques que cela en devient vite lassant, pour ne pas dire parfois pénible. Une « satire » des bobos par une bobo ? Admettons, mais lorsque c'est aussi vain qu'ici, cela n'a pas grand sens. Je ne sais pas très bien à qui « Place publique » s'adresse. Le grand public ne se reconnaîtra clairement pas dans ces héros sans envergure, les fans de Jaoui vont finir par se lasser de la voir refaire constamment le « même » film, les bobos (ce qui va un peu de pair avec les fans de Jaoui, certes) trouveront sans doute la peinture trop sévère... Non, vraiment, je ne vois pas. Après, j'ai bien conscience que tous les reproches que je peux faire au film sont volontaires chez l'amie Agnès. Comme je l'ai écrit auparavant, elle est logique avec elle-même, dans son propos, sa description. Maintenant, critiquer le vide par le vide, difficile d'espérer autre chose que du vide, le rythme parfois poussif et la succession de scènes laborieuses venant renforcer ce sentiment. Il y a quand même quelques moments, des sourires, notamment grâce à un Jean-Pierre Bacri en très grande forme. D'ailleurs, je reconnais que dans la dernière ligne droite, la comédie finit par trouver un ton, une pertinence, notamment dans l'écriture, lui convenant beaucoup mieux. Dommage qu'il n'en n'ait pas été de même dès le départ, l'impression d'ensemble restant très en-dessous de ce qu'a pu proposer Agnès Jaoui à ses débuts et l'excellent « Goût des autres ». Déception.
Qu'est-il arrivé à Bacri et Jaoui ? Voilà la question que je me suis posé en sortant du film. Eux qui avaient une écriture si vive, si acéré, si drôle... Même au niveau de la structure dramatique, des personnages, à mesure que le film avance, tout plonge dans l'anecdotique voir le grotesque (le voisin-paysan qui arrive avec son fusil pour tirer sur ces salauds de parisiens...). C'est là qu'on se rend compte que leurs Césars du meilleur scénario datent d'il y a 20 ans, et que même les meilleurs, finissent par décliner. La comparaison avec "Le sens de la fête" est à ce titre assez cruel pour eux. Tout ce qui est réussit chez Nakache et Toledano, est raté ici. Rythme, background de personnage, situation, réalisation cheap... Et ce n'est pas dit que le prochain soit meilleur...
Le couple Jaoui / Bacri devrait changer de braquet car sa recette de chassés -croisés dans un groupe n'est plus aussi attractive malgré un très bon casting et, une fois de pus, toutes les répliques intéressantes figurent dans la bande annone ; on n'a donc pus aucun plaisir à guetter des dialogues qui percutent. Et c'est aussi à mon avis à la limite du caricatural
Je me suis laissé avoir par le succès de Bacri dans le sens de la fête et j'ai été déçu. Il y a des longueurs, l'histoire n'arrive à personne. Les lieux sont démesurément prétentieux et ce n'est drôle que par séquence.
Un film très juste avec d'une part de magnifiques comédiens bien connus que nous avons grand plaisir à retrouver et d'autte part des comediens plus discrets subtilement mis en lumière, comme Éric Viellard par exemple,qui joue son rôle avec finesse et sensibilité et chante merveilleusement bien .Un film à voir.
Productrice de télé survoltée, Nathalie (Léa Drucker) pend la crémaillère de la belle maison qu'elle vient d'acquérir "à trente-cinq minutes de Paris à vol d'oiseau"... mais un peu plus en voiture. Autour d'elle, sa sœur Hélène, toujours prête à s'engager pour la cause des déshérités au risque de négliger ses proches, l'ex-mari d'Hélène, Castro (Jean-Pierre Bacri) dont le talk-show racoleur produit par Nathalie connaît une perte de popularité, son chauffeur (Kevin Azaïs), la fille de Castro et d'Hélène, Nina (Nina Meurisse) qui va publier un roman à clés où elle caricature ses parents, la nouvelle femme de Castro, Vanessa (Hélène Noguera), ancienne miss Météo rêvant de monter sur les planches, Jean-Paul (Frédéric Dupont), l'homme dont Hélène est depuis toujours amoureuse, Biggistar, une nouvelle star de YouTube, etc.
Il est de bon ton de dire du mal du dernier film d'Agnès Jaoui. Les JaBac (Jaoui-Bacri), longtemps couple à la ville, pour toujours couple à l'écran, auraient épuisé la veine qui avait fait le succès de "Un air de famille", "On connaît la chanson", "Le Goût des autres". Leurs grimaces feraient moins rire ; leurs dialogues feraient moins mouche.
La critique est méchante. car place publique est loin d'être un mauvais film. Il contient quelques scènes hilarantes - qui le seraient plus encore si on ne les avait vues et revues dans la bande-annonce diffusées ad nauseam avant la sortie du film. La direction d'acteurs est impeccable qui laisse s'exprimer tous les talents (mention spéciale à Léa Drucker, Sarah Suco et Olivier Broche). Et la morale du film, même si elle n'est guère innovante, touche souvent juste, qui fait le procès de la télé-spectacle, de la soif de célébrité et du jeunisme.
"Place publique" n'en a pas moins un immense handicap : il sort six mois après "Le Sens de la fête", dont il reproduit quasiment à l'identique l'intrigue (une fête réunit l'espace d'une soirée une brochette de personnages), la tête d'affiche (Jean-Pierre Bacri au sommet de sa bacritude), le propos (une coupe longitudinale de la société française et de ses tics). Sur tous les tableaux, "Place publique" est juste un petit peu moins bon que "Le Sens de la fête". Il m'a moins fait rire, m'a moins ému aussi.
La raison en vient peut-être, et paradoxalement, du manque de finesse du film de Nakache-Toledano. Les personnages de Gilles Lellouche, Jean-Paul Rouve, Vincent Macaigne ou Benjamin Lavernhe étaient hilarants parce qu'ils étaient monolithiques : un DJ prétentieux, un photographe ringard, un dépressif à la masse, un marié prétentieux... Dans "Place publique", les personnages sont plus subtils, ni franchement sympathiques, ni carrément antipathiques. Du coup on s'y attache moins.
Un maximum d'aigreur à la mode Bacri jusqu'à la nausée. On s'est demandé quand allait démarrer le film qui n'a pas vraiment d'histoire. S'il n'y a pas de problème avec les acteurs qui assurent bien leur rôle, nous nous sommes ennuyés ferme devant ce film sans intérêt. Au début du film, le manque de stabilité de la caméra (à l'épaule ?) est désagréable.
Assez déçu par le film qui ronronne pendant 1h45, dans une succession de personnages assez caricaturaux. Alors oui Bacri fait du bon Bacri...mais le tout reste assez fade et l'humour cynique n'a pas la justesse nécessaire. Un film assez bobo qui ne décolle pas vraiment. Dommage.
Et ça recommence ! Souvent féroce et toujours savoureuse cette enième comédie de l’inaltérable duo Jaoui-Bacri ravira leurs nombreux fans et sûrement au delà, tant leur nouveau film colle à l air du temps. Des dialogues qui claquent pour contempler le monde actuel. Un “Bacri� égal à lui même, c est à dire énorme, et Agnès Jaoui épatante dans un rôle sur mesure. Passée la première demi-heure des joyeuses présentations, le ton deviendra saignant. Parfois sombre mais drôle. Un film brillant et d’une justesse remarquable.
Pas mal, sans plus, un peu déçu pour un Jaoui.L'histoire ne tien pas debout, l'impression d'être dans un monde parallèle. Un peu cliché province paris...reste assez agréable à voir et quelques belles phrase
Ce film chorale( où l'usage du format scope n'est pas vraiment utile) dans le huis clos d'une réception style "garden party" offre des ingrédients similaires au " sens de la fête"...en moins bien.Il y a quelques bonnes idées de base comme cet homme qui n'accepte pas de vieillir et sur un déclin professionnel ce qui aigrit son caractère mais mêler tout ceci à une journée festive où on met généralement de côté tout ce qui ne va pas n'est pas du meilleur goût. .On finit par se désintéresser parfois du sujet et pourtant Jean-Pierre Bacri fait tout ce qu'il peut et il le fait bien.
Excellent Bacri & Jaoui, même s'il ne faudrait pas vouloir à tout pris évaluer un film par rapport à un autre. ici, le thème abordé reste la vieillesse (déjà présent dans d'autres films), avec bien entendu une cascade de mal-entendus qui conduisent à des ouvertures plutôt positives. Donc, un film résolument positif, même s'il faut passer par des moments pathétiques et cinglants. Les rapports père-fille par exemple, sont d'une dureté à toute épreuve. Le rapport entre couples qui a atteint la soixantaine est aussi un sujet qui oscille entre le tendre, le poignant et le mordant. Le rapport entre les bobos parisiens (peut-on être bobo ailleurs qu'à Paris ?) et le monde paysan est aussi une image de la réalité où la culture de l'entre-soi passe avant celle du monde quotidien. En résumant : jeunes/vieux, connus/pas connus, homme/femme, ville/campagne, arrivistes/talentueux, etc. L'argent est loin de tout faire, et avoir de l'avoir n'est pas avoir de l'être. Pourquoi certains sont déçus ? Parce que cela renvoie inévitablement à leur histoire de vie personnelle plate et ennuyeuse, mais cette critique du genre humain est remarquable.