1182 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
71 critiques spectateurs
5
10 critiques
4
11 critiques
3
10 critiques
2
30 critiques
1
9 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
MICHELE BACH
2 critiques
Suivre son activité
1,0
Publiée le 29 septembre 2021
J'aurais dû me fier à la critique que j'ai lue ce matin. Ce film est d'un ennui mortel ! C'est plat, sans surprise.... Je n'ai pas pu tenir jusqu"à la fin
Flag Day est un film émouvant, drôle et surtout magnifiquement mis en scène c'est le grand retour d'un immense acteur metteur en scène un plaisir total
Très mauvais film, plat, insipide, réalisation pseudo esthétique , aucune émotion sur un sujet pourtant lacrymal. N'importe quel bon réalisateur aurait tiré de ce scénario un film au moins correct pas Penn qui pour se faire pardonner son image de "bad boy" prend maintenant des airs intellos particulièrement pénibles.
Flag Day est un film d'une rare beauté, dans lequel toute la complexité de la relation entre un père (Sean Penn) et sa fille (Dylan Penn) est mise en scène. Un amour filial fusionnel, toxique et passionnel, développé sur plusieurs strates temporelles. Une œuvre nostalgique et sincère qui m'a personnellement beaucoup touchée. A voir !
Moi qui pensais que Sean Penn était fini après "the last face", il a su rebondir avec brio. Super film sur la relation père fille, je le commande à tout le monde !
Un très joli film sur la relation père-fille, c'est drôle, touchant, émouvant et fois encore magnifiquement réalisé! A noter, la BO du film qui est vraiment top ! je recommande !
Flagrant Daylit d'ennui. On ne s'attendait pas à trouver un film de Sean Penn dans le registre gnangnan et lacrymal, voilà chose faite, dans toute la lourdeur narrative que cela implique. L'intrigue est celle d'un père mythomane qui s'enguirlande avec sa fille. Fin, envoyez le générique déroulant. On caricature à peine, tant le contenu de ce Flag Day nous a paru vide, sans aucune évolution des personnages (le père reste un mythomane, n'apprend jamais de ses erreurs, n'est pas très attachant... On se moque bien vite de son sort, tant il ne semble lui-même pas vouloir faire d'efforts pour s'aider et soulager sa fille, par la même occasion), sans sympathie pour aucun protagoniste (la fille passe son temps à faire la drama queen geignarde et hurleuse, nos oreilles sifflent encore, et on lui tendrait bien notre paquet de Kleenex... Et le personnage du père est simplement imbuvable), et sans vrai enjeu du film : qu'est-on venu voir ? Que raconte l'intrigue, au-delà des scènes de ménage ? On a du mal à le saisir, jusqu'au final qui balaye en cinq minutes le fait divers dont il s'inspire, sur une scène de fin qui est un véritable cliché du cinéma. La mise en scène de Penn est très approximative (le cadrage, la lumière, les placements des acteurs... Rien ne semble naturel), sa fille Dylan Penn ne nous a pas tapé dans l’œil (à défaut de nous rendre sourd), la musique est vite oubliable, au final les 1h45 paraissent le double. Incroyablement niais et pleurnichard, brouillon dans sa réalisation et interprété de façon peu convaincante (proche d'un soap), Flag Day nous a surpris, dans le mauvais sens.
En 1990, le comédien Sean Penn avait brillament réussi son entrée dans la réalisation avec "The Indian Runner". La suite avait été heureuse avec des films comme "The pledge" et "Into the wild". Heureuse jusqu'à "The last face", très mal reçu par la critique de par le monde. Cette année, Sean Penn avait de nouveau été invité à la compétition cannoise par Thierry Frémaux. Son film, "Flag day", une adaptation du livre autobiographique "Flim-Flam Man: A True Family History" écrit par Jennifer Vogel. Cette dernière, devenue journaliste, était la fille de John Vogel, un menteur invétéré, braqueur de banque et faux monneyeur. Bâti autour de nombreux flashbacks, le film raconte les rapports entre ce père et sa fille avec un curieux mélange de scènes très fortes et de scènes très faibles réunissant histoire anémique et mouvements de caméra maniérés. La famille Penn est très présente à l'affiche : Sean, dans le rôle de John Vogel, Dylan, sa fille, excellente dans le rôle de Jennifer, Hopper dans le rôle de Nick, frère de Jennifer.
Si « The Last Face » en a irrité plus d'un, et à raison, son auteur revient sur la Croisette avec l'intention de se racheter, tout en lançant sa fille dans ce monde qui semble rejeter tout espoir de réussite. Il y a donc de la place pour que l'acteur-réalisateur, Sean Penn, saisisse l'opportunité de recoller les morceaux dans ce mélodrame familial. Inspiré de l'ouvrage autobiographie d'une journaliste à l'enfance tourmentée, il dédie chaque plan et chaque intention à la génération qui lui succédera. Mais c'est avec une terrible confusion et une maladresse affligeante qu'il tombe de nouveau de haut. Ce sera cette fois-ci sans hurler au scandale. Au contraire, il serait plus judicieux de taire l'ultime chapitre de celui qui nous aura toutefois ébloui avec « The Indian Runner » et « Into The Wild ».
La famille Vogel est en suspension, au-dessus des nuages, au-delà de toutes les frontières du Minnesota. Elle célèbre autant la vie que ce jour mémorable, où le drapeau rayé et étoilé est né, tout comme la figure paternelle de l'intrigue. Mais du point de vue la petite Jennifer Vogel, que l'on découvrira sous les traits de Dylan Penn à l'âge adulte, tout n'est pas aussi rose, tout paraît de plus en plus cru et sauvage. Ce lien, qui l'unit à son père, sera l'unique référence de son parcours atypique, car on manquera souvent de brosser le portrait des années 80 et 90. Ces instants de tendresse, toujours sincères, en résonnance avec la fin de carrière de Penn qui vacille, soulignent de l’hésitation dans la narration, qui feint et échoue à tutoyer la maîtrise d'un Terrence Malick.
La voix-off ne transcende pas l'image et cette dernière se révèle terriblement générique. Étonnant pour une œuvre qui cherche à sonder la personnalité d'un père, qui survit mal au faux rêve américain, laissant femme et enfants derrière lui pour la magouille et autres coups foireux. Dans cette même démarche, Jennifer bascule dans une sorte de gouffre avant de rapidement en sortir, jusqu'à ce que le journalisme lui ouvre ses portes. Elle, qui se trouve finalement sur le chemin de multinationales dans le déni, fait face à celui de son père en arrière-plan de sa vie. Entre ces deux têtes de linotte, la sauvegarde de la morale est préservée, mais ce ne sera jamais mis au service du reste du récit, qui ponctue sagement les points clé de la famille Vogel.
Nous sommes donc loin de cette fameuse réconciliation que l’on aurait souhaitée, quand bien même le sujet apportait son lot de potentiels. « Flag Day » n’est donc rien d’autre qu’une illusion perdue pour son auteur, en quête de rédemption, qu’il ne parvient pas à retranscrire à l’écran. Connaissant la rage et la fugacité du cinéaste, l’histoire de famille aux côtés de ses enfants Dylan et Hopper ne tient que sur un fil et un pendentif. C’est beaucoup trop juste pour convaincre et c’est trop peu de justesse dans la direction des comédiens pour ôter cette graine de l’ennui sur nos visages éteints. Quelque chose a encore dépassé Penn, qui ne l’enterra pas entièrement, mais qui ne laissera qu’une pousse afin que germe de nouveau l’inspiration et la générosité d’un ex bad-boy d’Hollywood.