Film marrant mais qui ne déplace pas des montagnes non plus. Bruce Willis ne trouve malheureusement pas vraiment sa place dans ce film pas taillé pour lui.
Jonathan Lynn réalise ici une comédie noire sur le banditisme avec un dentiste qui vit un vrai cauchemar auprès de sa femme (qui cherche secrètement à le faire descendre). Il découvre un beau matin que son voisin est un tueur à gage, c’est à partir de là que ses problèmes vont prendre une toute autre tournure. Mon voisin le tueur (2000) est une comédie agréable à voir mais qui n’a rien d’original. Certaines situations offrent quelques rebondissements hilarants mais l’ensemble est un peu faible. Cerise sur le gâteau, la distribution où l’on retrouve en autre : Bruce Willis, Matthew Perry, Natasha Henstridge, Amanda Peet, Rosanna Arquette & Michael Clarke Duncan.
Bruce Willis est plus ou moins l'unique atout de cette série B plus amusante que marrante ou hilarante (et je parle pas d'innovante bien sûr!). ça fait un peu léger moi je trouve...
A la toute fin des années 90, Bruce Willis avait décidé de lever un peu le pied en ce qui concernait les films d'action et s'était donc essayé à la comédie comme l'avaient fait un peu plus tôt Sylvester Stallone et Arnold Schwarzenegger avec des fortunes diverses. Pour Willis, la tentative est un échec étant donné que ce « Mon voisin le tueur » s'avère être un ratage dans tous les sens du terme. On sait très bien que généralement les américains ne sont pas très doués pour les comédies, mais ici, on touche vraiment le fond. On nage dans les eaux troubles du bas de gamme. Pourtant, cela avait tout pour être prometteur, mais la mayonnaise ne prend jamais et du coup rien ne fonctionne. Conséquence : on s'ennuie à mourir du début à la fin. L'heure et demi paraît bien longue, on est plongé dans une espèce de léthargie et l'apparition du générique de fin apparaît comme étant une véritable délivrance. Bruce Willis, très en dedans et pas du convaincant et Matthew Perry, celui qui vanne plus vite que son ombre dans « Friends » ne sont jamais en mesure de relever le niveau. Malheureusement pour lui, le film de Jonathan Lynn ne mérite qu'un seul destin : celui de sombrer dans les profondeur du grand océan de l'anonymat cinématographique.