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Un visiteur
5,0
Publiée le 10 janvier 2018
Film d'ambiance immersif très bien réalisé, on n'en sort pas indemne. Casting fin et maitrisé. je ne m'attendais pas a une si belle surprise au regard de la critique.
Vu les critiques dythirambiques j'ai été séduit par le pitch et les acteurs. J'aime aussi les films esthétiques quand c'est réussi, quand cela sert l'histoire et non pas pour se donner un genre ou pallier le manque de profondeur. Oui, il ne suffit pas de rendre un film lent et contemplatif pour le transformer en chef d'oeuvre. Certes, une poignée de plans pas mal trouvés. Mais je ne comprends pas les notes élevées. Le milieu gitan est survolé à tel point qu'il ne fait qu'alimenter les clichés, la scène de l'arrestation est complètement incohérente et absolument pas documentée. Malgré le talent déployé par les acteurs, les personnages sont caricaturaux. L'ensemble est devient très pénible au bout de la première demie heure et l'on attend avec douleur la fin (et quelle fin...). Ma voisine de rangée s'endormait.
Chef-d'oeuvre de poésie, une balade fantastique dans l'univers mental d'un personnage mystérieux. Nous suivons avec délice le chemin que parcourt Daniel entre violence et douceur, réalisme et enchantement. Le montage, fin et original, nous mène sensiblement au cœur d'un conte inédit. Bravo et vivement le prochain !
Daniel (Gael Garcia Bernal) ne se remet pas de la mort de son meilleur ami (Nahuel Perez Biscayart). Il échoue dans un hôtel miteux tenu par Michel (Karim Leklou). Francine (Marine Vacth) y occupe aussi une chambre.
La bande-annonce du premier film de Joan Chemla m'avait mis l'eau à la bouche. Tout semblait réuni pour une réussite : une brochette de jeunes acteurs prometteurs, une mise en scène léchée, un film de genre poisseux... Hélas passée la première scène, qui nous plonge dans un mariage gitan, la magie n'opère pas.
À trop vouloir filmer un milieu, Joan Chemla oublie de raconter une histoire. Elle veut le faire, comme il est aujourd'hui de rigueur, en déconstruisant le récit, en multipliant les retours dans le passé. Si tu voyais son cœur est l'histoire d'un deuil où l'on voit beaucoup le défunt. Sa mort, absurde (il tombe d'un pylône SNCF alors qu'il y dérobait des fils de cuivre), apparaît sur l'affiche et revient comme un refrain - au point de laisser croire, au spectateur habitué aux scénarios à double fond, qu'elle recèle un secret qui se dévoilera ultérieurement.
La périphérie d'une grande ville méditerranéenne - on reconnaît sans la nommer Marseille - est filmée à rebours de tout naturalisme. Au contraire, Joan Chemla prend le parti de l'hyperstylisation, filmant, sur une musique de l'indémodable Gabriel Yared, l'hôtel Métropole comme Wenders ou Beineix l'auraient fait. Les acteurs sont excellents. En particulier, Karim Leklou dont je dis ici le plus grand bien depuis sa révélation dans "Coup de chaud", l'un de mes coups de cœur 2015, et Marine Vacth, sans doute l'actrice la plus belle du cinéma français contemporain à défaut d'être la plus talentueuse. Le problème du film est qu'il repose sur du vent. Son scénario, d'une plate banalité, tient en trois phrases. Malgré les qualités qu'on sent poindre chez la jeune réalisatrice, ce défaut est rédhibitoire. Au style bien moins ambitieux, mais grâce à un scénario plus charpenté, "Money", sur un sujet très similaire (une bande de jeunes menant des activités louches dans une ville portuaire), était, dans ce genre, autrement réussi.
Vu en avant-premiere a l'UGC cine cite les halles:
On aura rarement l'occasion de mieux dépenser 10e (ou moins !) au cinema en 2018 qu'en s'invitant dans l'univers si singulier de Joan Chemla qui ne cesse dans "Si Tu Voyais son Coeur" d'osciller avec brio entre onirisme et fantasme d'un monde qui nous est à la fois si proche et si lointain. Véritable tour de force artistique, ce voyage aussi éprouvant par la détresse d'un Gael Garcia Bernal au sommet, que jubilatoire par sa sublime et envoutante musique, au diapason d’une Marine Vacht solaire, questionne indifféremment par l’absurde ou la grâce, tout ou presque, y compris son propre format de « film ». Un premier coup de poing, brutal et violent, dans la bedaine grasse et gélatineuse du cinéma français ; de bonne augure, donc, pour la carrière d’une Joan Chemla qui aura fort à faire pour confirmer sa première victoire par KO.
C'est une sublime réadaptation du roman de Guillermo Rosales dans laquelle la réalisatrice Joan Chemla nous transporte. Un film où l'émotion prime, nous faisant ressentir le poids que porte le protagoniste et les personnages l'entourant. Toujours divisé, oscillant constamment entre deux mondes, onirique/réel, le spectateur est à la fois ébloui par de sublimes images et une mise en scène réfléchis, tout en étant percuté par des émotions très brutes. Beau premier long de cette jeune réalisatrice. Il nous tarde de voir la suite !
Un film plein de poésie et envoûtant en partie aussi grâce à la manière dont il est filmé. Les cadrages sont surprenants tant par l effleurement des personnages qu' à la gestion quasi photographique de la lumière. Des tranches de vie qui se succèdent dans un cadre presque irréel. Un tout onirique où chacun est libre de s attacher aux personnages et de leurs imaginer une vie passée. Il laisse part à la réflexion, aux rêves et à l interprétation de chacun. Hate de voir la suite de cette jeune réalisatrice... Très prometteuse !
Un premier film audacieux et original. un univers personnel, des acteurs justes. Je Suis envouté par Si tu voyais son coeur, sorte de trip dont on Ne sort pas indifferent. Beaucoup d'images tres marquantes. Bravo a Gael Garcia bernal et Karim Lekou. Scene d'oucerture impresdionnante , rappelle Voyage au bout de l'enfer.
Merci Joan Chemla pour ce pur moment de cinéma, émotion et audace, oniromancie et romantisme, le tout jouant sur le rapport mort et amour, ultime dilemme de la vie.
Un grand film qui nous entraîne dans la tristesse, la noirceur de la vie d'une communauté gitane. Le thème de l'exclusion y est très prégnant. L'exclusion d'une communauté au sein du pays, mais aussi l'exclusion d'un individu par sa communauté ainsi que d'autres âmes perdues dans cet hôtel "Métropole". Les acteurs, la musique, l'esthétique originale font de ce film un chez d'oeuvre!
Un film d'une intelligence rare, d'une esthétique ultra travaillée, un couple Marine Vacth - Gael Garcia Bernal très touchant, Nahuel Perez toujours aussi époustouflant. Un désormais classique inratable !
Un film pas comme les autres : beaucoup de création de la noirceur certes, mais surtout un formidable talent créatif qui nous amène loin des sentiers battus ! Le cinéma français on a bien besoin, on suivra cette réalisatrice en espérant qu’elle persévère dans l’esthétisme qui est le sien,La lumière qu’elle apporte Au sujet des exclus de la vie, nous empêche de regarder ailleurs pendant 1h30 !
La première très belle surprise de 2018 Soyez prêt en allant voir le premier film de Joan Chemla à recevoir Un coup de poing dans le ventre -une caresse sur le coeur.
Quel film! Des acteurs bluffants ,une histoire absolument pas violente , un rythme lent soutenu par une tension palpable. J’ai beaucoup aimé la musique de GabrielYared qui rythmait parfaitement les scènes. La photo est très belle et certaines séquences me font penser à des peintures surrrealistes. Film intimiste, réalisatrice et acteurs à suivre ... à voir