Le Japon était en 1975 un territoire quasi-inconnu pour le cinéma occidental, et Sydney Pollack s'attelait alors à nous faire découvrir aux nombreux aspects fascinants. Car "Yakuza" n'est pas un film d'action, c'est un film sur l'honneur, sur un choc des cultures, la mort... tous ces thèmes se rejoignant étroitement pour au final ne faire plus qu'un. L'atmosphère nocturne, sombre, est remarquablement rendue et permet au film de prendre une dimension parfois quasiment poétique. Mais "Yakuza" détient également un aspect profondément mélancolique, rendu particulièrement évident par cette histoire d'amour sobre et digne, permettant à l'ensemble de donner également un aspect profond juste au film. Ceci dit, Pollack ne s'éloigne pas de l'essentiel : le film est doté de scènes d'action particulièrement réussies, impeccable techniquement et d'une musique collant parfaitement à la belle ambiance, fascinante parfois qu'il a cherché à donner à l'oeuvre. Bref, une oeuvre impressionnante de maturité et de maitrise, un saisissant moment de cinéma : il est peu dire que ce "Yakuza" est une des plus belles réussites de son auteur. Un grand film.
soirée bonté et histoire de faire remonter la moyenne d'un film qui, ne l'oublions pas, date de 1975... de beaux combats de sabre tout de même... ça vaut plus que 2 étoiles...
Un Pollack un peu oublié aujourd'hui, à tort car le réalisateur mélange de façon pas inintéressante le film noir et les histoires de gangsters japonais. Certes, on a vu mieux côté action et côté drame, mais c'est déjà pas mal, un scénario constructif venant renforcer le tout. N'oublions Robert Mitchum dans un bon rôle de héros fatigué et nostalgique, même si ce n'est sûrement pas sa plus grande interprétation. En somme, un film qui satisfera les cinéphiles et les curieux.
Le grand Robert chez les Yakuzas : tout un programme. Hélas, c'est Sydney Pollack qui est aux commandes, et la rencontre entre le polar ricain hard boiled et les films de maffia nipponne se transforme en drame mou du genou : tout ça est extrêmement bavard et les rares scènes d'action sont filmées avec les pieds. On se rattache entre deux baillements à quelques rebondissements réussis (surtout vers la fin, si on ne s'est pas endormi avant), mais l'amateur du genre préfèrera se tourner vers des classiques d'un tout autre calibre, comme Guerre des gangs à Okinawa, du père Fukasaku.
Sydney Pollack nous offre une belle confrontation entre l'Occident et le pays du Soleil Levant. Robert Mitchum, immense acteur, en se rendant au Japon va devoir faire face à une bande de yakusa. Très réussie, l'histoire est très prenante et offre de belles séquences d'action.