La Nuit a dévoré le monde
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156 critiques spectateurs

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JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 août 2018
Laissant sensiblement poindre l'espoir d'un film de genre à la 28 jours plus tard ce prétendu survival parigot est en définitive une publicité mensongère, puisque les zombies ne servent que de prétexte au message réel du long métrage : comment faire face à la solitude. Et j'aime assez l'idée, surtout que le contexte se préserve de toute justification foireuse, sauf qu'ensuite le film laisse un peu trop de côté sa radicalité pour nous amener vers ce que l'on a envie de voir, le rendant moins intéressant et plus prévisible.
Mais globalement c'est pas mal, en tout cas bien tenté.
Monsieur Bernard
Monsieur Bernard

18 abonnés 30 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 août 2018
Le petit cinéma français accouche d'un petit film tout mal réalisé et sans la moindre originalité. Aucun suspens, des acteurs pas crédibles, des scènes grossières, on le droit à tout les clichés du genre, etc. Quel est l’intérêt de faire des films pareils ?
elriad

522 abonnés 2 048 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 août 2018
sans surenchère d'effets spéciaux et de scènes gores, ce premier film français s’intéresse davantage au cheminement du personnage et à ses différentes phases psychiques quand le monde s'écroule autour de lui. Peur, paranoïa, folie, organisation, désir de survie, phase d'abandon... Moins facile d'accès que nombre de films de zombies, il tient la route et place le spectateur entre sentiment anxiogène et l'inévitable question subsiste jusqu'au bout : "et si c'était moi?..."
un réalisateur à suivre....
Stephane04
Stephane04

24 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 août 2018
Faut me donner le nom du gars qui a fait l'isolation du bureau ou il s'endors, spoiler: parce qu'entre le bruit de la fête et le massacre qu'on devine vu les traces ainsi que le saccage total de l'appart, pour ne pas se réveiller faut vraiment en vouloir.
Sinon: spoiler: Je n'ai plus beaucoup de vivres et au lieu de profiter du fait qu'il ni ai plus un zombi au alentour pour chercher du ravitaillement dans les immeubles a côté non je joue du tambour pour tous les rameuter ...
Sérieusement? spoiler: J'entend des zombis qui défoncent la porte d'entrée de l'immeuble mais je descend les escaliers ...
Logique! D'ailleurs dans la foulée spoiler: Ils grimpent super vite les quatre ou cinq étages tellement vite qu'en une seconde il sont sur lui sans qu'il n'ai fait un geste.
Et spoiler: le zombi deux de tension de l'ascenseur qui une fois libéré le suit comme un toutou sans tenter une fois de le mordre... j'ai même pas les mots pour décrire l'absurde de ce passage, je ne sais pas mettez y un grand sac sur la tête au moment ou il sort, trouver un truc pour expliquer pourquoi il ne mord pas, rendez le truc crédible quoi
c'est bête de gâcher un film avec des trucs pareils car dans l'ensemble il est sympathique a voir.
Flowcoast
Flowcoast

72 abonnés 1 209 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 8 août 2018
Au départ, il faut saluer la prise de risque de Dominique Rocher - après Dans la Brume, où le film aurait pu être plus poussé, le réalisateur re-pêche sur un film d'horreur/ de zombies. Bref, un film qui aurait pu être fait par les Américains mais dont le genre en France reste très rare. Du coup, si on peut admirer les couleurs, le film est clairement coupé pour montrer que la mise en scène est à la traîne, au même cas que les acteurs. Peut-être que le film est beaucoup trop terre à terre et moins fantasque que ses concurrents américains ou espagnols, mais la fibre "horreur" et "thriller" ne prend pas - les zombies ne crient même pas, ne font pas de bruits, sont carrément mal faits physiquement. Ce qui est encore plus dommage, c'est que le personnage principal ne survit pas, il continue à vivre alignant les scènes inutiles (fait de la musique, tire sur les zombies, mange). C'est vraiment vers la fin du film que ça se corse et heureusement - où folie et bruit de fond font bonne figure et où l'apparition d'un nouveau personnage semblait être de bon augure aussi. Film audacieux mais inégal, parfois lent et inutile.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juin 2018
Ce premier long-métrage audacieux est davantage une œuvre sur la solitude et la survie en l'absence totale de relations sociales qu'un film de zombies à proprement parler. Entièrement porté par son acteur principal Anders Danielsen Lie, une idée scénaristique intéressante permet à Golshifteh Farahani d'apparaître pendant plusieurs très belles séquences. Parfois un peu long, ce film risqué, aux effets spéciaux réussis, mérite néanmoins d'être défendu.
Fabrice N.
Fabrice N.

2 abonnés 7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 décembre 2019
Dommage que le film ne soit pas davantage diffusé dans les salles. Un film de zombies qui renouvelle le genre. Un bon suspense avec pour originalité le décor d'un traditionnel immeuble parisien. Acteur beau et performant aussi !
Christoblog

922 abonnés 1 805 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 mars 2018
La nuit a dévoré le monde est un pur exercice de style.

Il est du coup difficile de porter un regard tout à fait neutre et objectif sur cet objet cinématographique sorti de nulle part : trop chiant pour être un film de zombie terrifiant, trop neutre pour être un moment de cinéma existentiel (je pense à ce que Skolimowski aurait pu faire de cette histoire).

Si je ne me suis pas vraiment ennuyé (ma curiosité intrinsèque de cinéphile me poussait à guetter comment le réalisateur pouvait se sortir de situations impossibles), il ne me viendrait pas à l'idée de conseiller le film au commun des spectateurs : il ne s'agit finalement que de regarder un mec survivre.

Tout cela ne vaut finalement, un peu, que par l'ambiance de Paris désert bien restituée, et malgré les prestations caricaturales de Golshifteh Farahani et Denis Lavant.

Il faudra donc attendre le prochain film de Dominique Rocher, et un scénario plus consistant, pour mieux apprécier ses capacités.
ouadou
ouadou

99 abonnés 415 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mars 2018
Excellent film. Totale réussite. Artistiquement magnifique, c’est tendu , élégant. Acteur génial. Mise en scène redoutable. Vraiment bravo
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 mars 2018
Comme "Grave", le premier film de Dominique Rocher est une belle découverte. Nombreux sont les films de zombies, et beaucoup sont décevants, ou n'apportent rien au genre. Celui-ci sort du lot. Le scénario est efficace, la tension va crescendo, sans pour autant tomber dans le cliché du gore. Pas de décors lugubres, pas de crépuscules effrayants ni de clairs de lune démoniaque; les zombies apparaissent en plein jour, dans les rues de Paris. Et c'est justement ce qui les rend épouvantables. Le son est particulièrement bien exploité, la musique, les bruits, sont vibrants, presque vivants dans un monde éteint.
Sildenafil
Sildenafil

87 abonnés 1 029 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 mars 2018
Malheureusement hui clos et faiblesse de jeu d'acteur font rarement bon ménage. Ainsi, cette juxtaposition de saynètes sur l'isolement et la solitude parait sans fin. Et le tout est teinté d'un hermétisme pédant et imbécile, propre aux "films d'auteurs" français autosatisfaits.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 mars 2018
Traitant davantage des conséquences que des monstres eux-mêmes, la première réalisation de Dominique Rocher prend pour sujet central la solitude absolue qui habite son protagoniste, l’instinct de survie qui l’anime et les moyens qu’il se donne pour parvenir à maintenir sa condition. Entre « Je suis une légende » et « La route », « La nuit a dévoré le monde » met en scène la survie d’un homme devenu unique en faisant écho aux fantasmes que suggère une telle situation : solitude, peur, mais aussi folie. Ainsi, Dominique Rocher construit progressivement son récit survivaliste qu’il veut hyper réaliste, ne cherchant cependant en rien à renouveler le genre. Mais le film frappe en premier lieu par son traitement saisissant du silence. La rareté des dialogues, l’absence des bruits de la ville, l’apaisement qui en découle créent une réelle sensation de temps suspendu que la fluidité de la mise en scène vient soutenir. Alors que le récit intervient sur une année, la narration traduit la progressive perte de repères de Sam, en parallèle à sa folie ascendante. L’action est renfermée en un huis clos absolu, évoluant au sein d’un appartement sanctuarisé par son héros qui, pour échapper à une mort certaine, ne voit comme solution unique que le repli. La mise en scène, maîtrisée de bout en bout, s’appuie sur une lenteur certaine susceptible de déplaire à une partie du public, peu de mouvements de caméra, images froides, absence de dialogue, ou encore calme infernal : Rocher se détourne de la fureur et de l’horreur supposées du monde extérieur, idée ravivée par de rares séquences aussi impromptues que viscérales, dans le but de privilégier le chaos intérieur d’un être livré à la solitude la plus absolue, solitude dont ce dernier cherchera à combler en organisant méthodiquement sa survie. Et c’est ainsi que le jeune cinéaste français octroie à son œuvre, alors déjà percutante, une lecture et interprétation nouvelle. Sam, interprété par un Anders Danielsen Lie impérial, ne semble jamais réellement atteint par ce dont il est témoin. Rarement émotif, toujours pragmatique, le comportement qu’adopte l’individu semble révéler, au fond, d’une part, son incapacité antérieure à s’intégrer à l’ancien monde et, d’autre part, son plaisir inavoué d’être le dernier Homme sur Terre. En scrutant du haut de son immeuble haussmannien la populace zombifiée errant dans la rue, Sam perçoit en la fin des temps le fantasme égocentrique ultime qui lui permet, enfin, de se considérer comme celui sur lequel tout repose. L’idée véritable du film se trouve là : celle d’envisager l’apocalypse comme la représentation de l’espace mental de Sam, ceci dans le but de mieux revisiter l’allégorie sociale du film de zombie par le prisme de la misanthropie pure. Là où, au commencement du film, celui-ci était simplement ignoré par ses pairs, tous les regards sont dorénavant tournés vers lui une fois la fin du monde survenue, dont le nôtre, spectateur. Cette scène où, visiblement désespéré par la disparition progressive des décharnés dans les rues de la capitale, Sam se résout à jouer de la batterie le plus fort possible dans le but de les faire revenir afin de pouvoir les narguer à nouveau du haut de sa tour d’ivoire, fait assez explicitement énoncé dans ce sens : il jouit du fait d’être un puissant, sorte de nanti, mais viens alors se poser la question, qu’est-ce qu’un nanti dépourvu d’un peuple à regarder de haut ? Son sentiment de puissance extrême ne dépend que de la présence de la plèbe, ici réduit à des estropiés dénués de toute raison. Par ailleurs, le fait que Sam maintienne prisonnier l’un des zombies, alors enfermé dans la cage d’ascenseur, pour lui déverser tout son mépris avant de, finalement, lui révéler l’affection qu’il lui porte, semble révéler une métaphore thérapeutique à ce dédain initial. « La nuit a dévoré le monde » captif par sa mise en scène révélatrice d’une symbolique poussée et abordée avec talent. Véritable pépite du cinéma de genre français, Dominique Rocher livre avec ce thriller au suspense haletant une œuvre véritablement singulière. Usant avec brio du genre du film de zombie, le cinéaste nous fait part d’un film sur fond d’apocalypse zombie parisienne maîtrisé de bout en bout, menée avec talent par un Anders Danielsen Lie tout simplement magistral dans son rôle. « La nuit à dévoré le monde » se révèle comme une poésie fantastique profonde, froide, brutale, mais avant tout envoûtante. Davantage thriller que véritable film d’horreur, « La Nuit a Dévoré le Monde » sonne bien plus encore comme une œuvre reposant sur un nombre certain de symboliques traitées avec une justesse rare.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 mars 2018
Pour son premier long-métrage, Dominique Rocher aborde un genre peu visité par le cinéma français : le film de zombies. Un genre cinématographique qu’Yeon Sang-ho avait su efficacement dépoussiérer en 2016 avec Dernier train pour Busan. La nuit a dévoré le monde s’avère malheureusement plus classique et souvent plus maladroit que son aîné sud-coréen. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 20 mars 2018
Le peu de promo autour de ce film, son affiche, et ses acteurs, me le rendaient attrayant. J'ai fini par y aller et j'ai été déçue. Le concept était pourtant alléchant : un film de zombies à Paris ! Mais Dominique Rocher n'en tire que peu (voire très peu) profit et au bout de 40 min, l'attente de quelque chose se fait sentir. Malheureusement, cette "chose" ne vient pas et le film parvient tout juste à se traîner jusqu'à sa fin, ouverte, que l'on sent presque bâclée. Denis Lavant, en zombie, est très convainquant, mais concernant les acteurs, le réalisateur joue trop avec nos sentiments, on sait que Golshifteh Farahani est dans le film, on l'attend, et son temps de jeu à l'écran ne dépasse pas 15 minutes.
traversay1

4 502 abonnés 5 399 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mars 2018
Ils s'appellent comment déjà, ces jeunes japonais qui vivent cloitrés chez eux et refusent le monde extérieur ? Ah oui, des hikikomori. Eh bien, le personnage principal de La nuit a dévoré le monde leur ressemble : peu sociable et désireux de ne rien partager de sa vie. Moyennant quoi, quand une vague zombie déferle sur Paris, à mords que veux-tu, notre homme n'est pas si dépourvu en se retrouvant confiné dans un vaste immeuble hausmannien. Reste évidemment à empêcher l'entrée aux morts vivants (qui ignorent le digicode) et à passer le temps. Sur ce schéma minimal, La nuit a dévoré le monde fait preuve de beaucoup d'imagination, d'originalité et d'intelligence pour nous raconter la solitude du survivant. Aucune nouvelle du sort de l'Humanité ne parvient aux oreilles de notre héros qui d'ailleurs s'en soucie peu. Le long-métrage de Dominique Rocher se rapproche davantage d'une nouvelle version de Robinson Crusoé (avec Vendredi coincé dans l'ascenseur) que d'un film d'horreur proprement dit malgré plusieurs scènes très graphiques. Non, c'est l'aspect mental de son personnage qui intéresse le cinéaste qui réussit la prouesse de ne jamais nous ennuyer malgré un dépouillement extrême et à nous surprendre, souvent, grâce à une belle maîtrise de l'espace sonore. Il parvient même à nous faire sourire à deux ou trois reprises (l'épisode du chat). Anders Danielsen Lie, presque constamment à l'écran, est formidable avec son visage à la fois morne et expressif. Quant à Golshifteh Frahani et Denis Lavant, leur rôle est court mais extrêmement marquant.
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