" la nuit a dévore le monde " a suscité ma curiosité d'une part par son synopsis et d'autre part par ses critiques assez bonnes. En effet ce film de " mort vivant " n'a rien avoir avec les grosses machines américaine celui-ci est plus intimiste et minimaliste peut être un peu trop pour réellement adhérer à ce film qui parle de solitude également.
Décidément le cinéma français dit de genre ne ferait-il plaisir qu'aux critiques parisiens? "Grave" a donné la voix à un cinéma français d'auteur avec des morceaux de genre (et quelques grammes de bidoche) dedans. C'est probablement la raison grâce à laquelle "La nuit a dévoré le monde" a vu le jour si j'ose dire. Pour moi il n'y a ni le visuel ni le plaisir du genre. C'est introvertis à la mode française, mais à aucun moment on ne se sent concerné par l'histoire : le personnage principal n'est pas attachant, la photo n'est pas belle, le propos n'est pas clair, le "twist" est mal fichu... Pour moi c'est un film qui n'est ni écrit, ni réalisé. J'ai espéré jusqu'au générique de fin que le film démarre, qu'il tourne mal, qu'il m'embarque avec lui, qu'il fasse GENRE, mais il m'a laissé bien seul dans mon fauteuil... Bref, une grosse déception pour le fan de genre que je suis.
Attention, cet avis contient des spoilers tels que: spoiler: Albert, le premier zombie vegan. C'est bon les gars, on le tient : le premier film français respectable de zombies (en dépit du demi-jubilatoire "goal of the dead"). La Nuit a dévoré le monde se la joue plus Zombinson Crusoé que film d'action, grosses pétoires et répliques viriles et s'avère particulièrement crédible (dans le genre). Ici le spectaculaire est dosé avec parcimonie et le film s'amuse plus de trouvailles sonores que d'attirail visuel. Vivement la suite...dites, il y aura bien une suite, hein ? Hein ? Siouplait....
Quel magnifique titre que celui-ci. Un titre qui fait rêver de somptueux cauchemars, à la fois poétiques et monstrueux. Le film est-t-il de l’acabit de son appellation? Oui et non. La direction artistique est irréprochable et offre profusion de plans travaillés, plastiquement ahurissants de beauté (le plan aérien du toit de l’immeuble en est l’exemple parfait). Dominique Rocher montre un talent de mise en scène indubitable dès sa première réalisation. Sa maîtrise du cadrage et de l’espace sert parfaitement le scénario qu’il a choisi de porter à l’écran. En outre, il sait instaurer une atmosphère pesante en totale adéquation avec le sujet et la manière dont il utilise le décor de son immeuble haussmanien est en tous points optimale. C’est donc une entière réussite sur le plan formel bien qu’il manque tout de même d’une bonne dose d’angoisse et de tension.
Les tentatives de cinéma de genre à la française sont plutôt rares et c’est donc également un plaisir de voir un cinéaste s’atteler à la réalisation d’un tel projet. « La nuit a dévoré le monde » peut se voir comme le pendant auteuriste de « Seuls » sorti l’an passé, davantage à destination des adolescents. Mais il faut remonter à presque dix ans avec « La Horde » pour trouver un film de zombie hexagonal. Une série B plutôt pêchue et sympathique. Ici, la tonalité est beaucoup plus minimaliste voire épurée, froide. Ce sous-genre de l’horreur est souvent le reflet d’un penchant de nos sociétés ou d’un sous-texte politique et on dénote ici vaguement la peur de l’autre dans le comportement du personnage principal incarné par le norvégien Anders Danielsen Lie, quasiment seul à l’écran durant tout le long-métrage. Quant à l’absence d’explications sur l’épidémie, elle est conforme aux codes du genre qui en comporte beaucoup et que Rocher s’abstient de trop contourner malgré un abord à priori novateur.
Le choix de faire de son film un huis-clos avec un protagoniste devant apprendre à survivre seul est certainement un moyen de contourner l’absence de budget. Cependant, comme souvent dans ce type de procédé, il faut parvenir à garder l’attention du spectateur sur toute la durée d’un film. Et ici, si la première demi-heure accroche, il y a ensuite beaucoup de moments en creux. Au point d’en venir à se demander si un court ou un moyen-métrage n’aurait pas été un format plus adapté bien que la durée de l’œuvre soit assez brève pour éviter l’ennui. Il n’empêche, le scénario fourmille de petites idées même si on compte pas mal d’incohérences notamment comportementales (pourquoi Sam ne consulte pas les informations de son téléphone ou la télé pour comprendre ce qui est arrivé ?). On peut en revanche sans peine affirmer que la reconstitution d’un Paris dévasté par les morts-vivants est très réussie, de l’intérieur de l’immeuble aux quelques coins de rue utilisés. Au final, si on apprécie cet essai de cinéma d’horreur réflexif qui réserve son lot de scènes gores, il reste tout de même trop conceptuel et peu novateur.
Plus de critiques sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
L'indigence de moyens doit être compensé par un scénario riche et travaillé. Mas ce n'est malheureusement pas le cas ici. Je ne citerai pas l'intégralité des emprunts dont ce film fait preuve mais à titre d'exemple: (28 jours après, REC, La nuit des morts vivants, ...). Le style zombis est surexploité. On ne peut se permettre d'en réitérer une épreuve sans innover. Ce dont ici, le scénariste ne s'est pas donné la peine. Ennui assuré et a contrario de ce que fait le protagoniste principal, à fuir.
Quel ennui! Amateur du genre, je ne peux être que déçu par ce petit film d’auteur bourgeois parisien, qui se prend sans doute pour ce qu’il n’est pas.. Le projet n’invente rien. Au contraire, il souffre de longueurs remplies par un jeu d’acteur qui se révèle être un défi bien trop ambitieux pour un comédien limité!
Bon scénario , zombies à volontés. un homme se retrouve un jour au réveil , seul au monde ou presque , la veille , noumba dans l'appartement ..! Obligation de se barricadé dans l'appartement , sous peine de contamination.... Un thriller à huis clos.
Réaliser un film de zombis à Paris pour un premier long-métrage c'est un sacré culot. Car c'est ce qu'il manque dans le cinéma Français de nos jours. Et c'est une vraie réussite ! On suit un personnage face à lui-même, piégé dans un immeuble assiégé de zombis. On y découvre comment il ordonne sa nouvelle vie et les conflits auquel il fait fasse. Frayeur, suspens, sursaut, tristesse et mêmes moments décontractés. Ce genre de film manque. Allez le voir !
Un film de zombi résolument nouveau, là ou "The walkind Dead" vise la tête pour donner la mort, ici le personnage principal très esseulé dans un Paris dépeuplé est davantage ouvert au dialogue. Aussi car il est très seul et se sent vriller mentalement. La recette est la même, il faut survivre seul ou a plusieurs, s'entraider et monter des plans pour tous les zigouiller ! Mais dans une dimension bien plus humaine que guerrière propre au film de zombi, celui-ci truffé de bonnes idées et d'un d'humour a bon escient, peut réconcilier comme moi, les plus réfractaires au film de zombi. A voir
J’avoue que je suis assez partagé sur ce film car, après un début remarquable, on tombe vite dans l’aspect conventionnel d’un énième film de zombies, certes bien réalisé mais qui tourne un peu en rond ... je me suis un peu ennuyé ... �
Très belle variation sur le film de survivant. On a très peur au début, lors d'une brève phase où la question des zombies s'installe. On frôle le ridicule, comme c'est souvent le cas avec les films d'horreur français. Mais rapidement le récit trouve sa ligne : un ridicule assumé dès qu'il est question des zombies (comme dans Shawn of the dead) et un belle réflexion sur la solitude et le sens de la survie en pleine apocalypse. Le second versant est évidemment de loin le plus développé. Le choix de l'acteur d'Oslo 31 août fait vraiment sens ici puisque les deux films se répondent l'un l'autre. Le scénario est bien construit, avec des rebondissements qui évitent que l'histoire ne tourne en rond. Ajoutons enfin qu'il y a un petit côté Hype/Arty/Bobo dans ce film de zombies qui se passe dans les beaux quartiers de Paris, chez des CSP magnifiquement meublés, avec un héros qui est en mode "je m'habille chez Emmaüs et j'assume" et est un percussionniste expérimental. Mais c'est précisément le fait d'avoir importé les zombies dans cet univers là qui rend le film intéressant.
En général, j'aime bien les histoires de fin du monde, de survie, de zombies etc... Aussi, ce film bénéficie de très bonnes critiques. Je ressors de la séance avec un sentiment positif, j'ai bien aimé. Cette histoire est relativement bien foutue, inquiétante, prenante, crédible. Cependant, j'ai trouvé ce film moins bien qu'un autre film de zombies sorti l'année dernière "Dernier train pour Busan" qui était beaucoup mieux.
Je ne savais absolument pas que c'était un film de zombie en m'installant sur mon siège. Peut être ne serais je pas allé le voir si je le savais. Le genre est bien balisé maintenant, dur de faire quelque chose de neuf avec. Et pourtant, avec une histoire épurée qui se fixe sur l'isolement d'un homme dans un immeuble parisien alors qu'éclate l'épidémie de mort-vivat à laquelle on est habitué, le film réussit à raconter avec force des choses simples: l'homme face à lui même, la solitude dans une ignorance absolue des causes et de l'étendue de la catastrophe, la peur, la terreur plutôt. Il y a dans ce retrait forcée une tentative d' harmonie en vase clos qui pourrit lentement de l'intérieur et qui est constamment menacé par l'extérieur. J'ai beaucoup aimé la place de la musique dans le film, comme un lien vers l'enfance, sa famille et une manière d'atteindre une harmonie cachée par les bruits des objets du quotidien. Une version plus humaine des films catastrophes aux enjeux titanesques que peuvent produire les US.
Nul, consternant, inutile autant que navrant cette oeuvre française en partie subventionné par nos impôts est le symbole indéniable que l'argent public est parfois nocif.
Il est seul dans un immeuble parisien, la capitale est morte remplie de zombies.
Que raconte le film sinon la fuite et l'immigration, car oui si demain la France était envahie par une épidémie... Que ferions nous d'autre... Fuir ou nous battre ? Fuir la mort, le terrorisme, la guerre... Comme tous ces réfugiés qui dorment aux pieds des grands immeubles parisiens que la bien-pensance n'accueille pas chez elle !