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Un visiteur
5,0
Publiée le 9 janvier 2017
Si il y a un film à voir, c'est bien celui-ci. Impressionnant de vie et d'humour tout en traitant de sujets graves et sans jamais tomber dans le misérabilisme. Il casse les clichés, repeint le quotidien difficile des cités sans complaisance mais avec humanité.
divines aurait pu être un documentaire sur le malaise des adolescents dans les banlieues, les squattes, le trafic etc. et puis il y a la rencontre qui peut devenir espoir, la danse qui apporte de la poésie et de la légèreté au tableau. l'évocation très réaliste est sans grande nouveauté, la tournure dramatique assez prévisible mais suffisamment forte pour émouvoir.
La bande annonce est énergique, mais pas le film. On a l'impression de voir un film tourné au smartphone et posté sur Youtube. Il n'y a rien d'original, juste des "vas-y', "tu m'fais quoi". On s'énerve, on deal du shit, c'est tout. Les acteurs jouent bien. J'ai arrêté au bout de 42mn.
Où l’on se doute que le drame sourd de chaque situation ou presque.
Dounia (belle et intense Oulaya Amamra) a soif de s’élever, d’où sa mère s’est abaissée. On ne se construit pas toujours contre ses parents, mais parfois d’accompagner.
L’école ce n’est pas son truc, elle veut gagner des millions et vite, à l’image de LA Caïd (d’où la rengaine cannoise « t’as du clito »): Rebecca (très juste Jisca Kalvanda) au risque de se brûler les ailes voir plus…
Avec « Divines », Houda Benyamina signe un film juste et honnête, couronné de la Caméra d’Or.
Il y a bien 2/3 facilités qui deviennent des faiblesses mais dans l’ensemble le film se tient et nous tient. Il y aura même une bluette.
Selon moi la bonne idée du film est d’accompagner les chocs et la dureté de ce que la réalisatrice nous montre, d’une musique classique fort bien choisie (Haendel ou Vivaldi), de la musique sacrée à fortiori. Cela souligne sans jamais appuyer et nous épargne le sempiternel rap que l’on colle aux Banlieues.
Si Houda Benyamina ne s’enferme pas, gageons que son prochain film sera à voir.
Une petite pépite avec un duo d'actrices explosif. La réussite du film vient évidemment de ces actrices mais aussi du mélange des genres entre drame social, documentaire et thriller. Prenant du début à la fin avec un rythme soutenu et des images assez brutes, le film touche vraiment le spectateur. A découvrir.
Excessif par certains personnages ou situations, le film reste aussi superbe que surprenant. A voir plus comme un comte des temps modernes que le successeur de La Haine.
Film remarquable qui sort des sentiers battus par sa fin inattendue mais tout à fait probable, vu les actions périlleuses des 3 actrices principales. C'est le quotidien d'une vie en banlieue défavorisé, on le voit dehors et cette scène dans la classe avec cette enseignante qui veut donner à des élèves le mieux qu'elle peu. J'avais complètement oublier le passage clé très significatif de la suite du film tant la finitude tragique de Maimouna m'a stupéfié : c'est lorsque Dounia confié à son amie des cauchemards qui se répète ou elle tombe toujours plus bas. Maimouna (qui sait que ça fait allusion aux vies qu'elles mènent) la rassure en lui disant qu'elle la sauvera, cette main tendue . Alors qu'au final c'est elle qui est la victime ultime de cette menace dans que dans le sens inverse ce soit Dounia qui puisse la sauver. Cette mort si particulière puisque les 2 adolescentes sont issue de famille musulmane, le feu pour destruction à neant de sa vie mauvais symbole dans cette religion en plus. Le rôle puissant qu'à joué Rebecca est typique de la réalité du milieu; une culpabilité inenlevable. Une clôture meurtri de l'adolescence de par un événement pareil, et ces pompiers qui ont trop respecté les codes de leur travail et qui n'ont aucune considération pour ces jeunes stigmatisés . C'est aussi ce qui se passe dans la vraie vie, les gens aisés qui méprise la jeunesse surtout urbaine oublie bien vite la mort d'un adolescent s'etant débattu avec les entraves de son environnement social. Film qui doit faire réfléchir tout le monde sur son attitude face à l'autre, comment fonctionne le monde, nos choix face à l'inconnu comme respecter par facilité une déontologie?Où savoir prendre des risques pour le bien de l'autre par ce qu'on est humain avant tout?..
Sublime, Actrices DIVINES tout simplement ! Un film d'une intensité rare ! Oulaya Amamra et Déborah Lukumuena transpercent l'écran. Un très beau film a voir en famille qui tient en haleine du début jusqu'a la fin, tout en respectant une réalité ...dure.
J'avais très envie d'aimer ce film, porté par les critiques dithyrambiques et par le côté impoli de la réalisatrice. Mais c'est un film très gentil, très fabriqué, avec tous les ingrédients habituels des produits industriels. Il y a un peu de tout pour que tout le monde soit content. Aucune sequence ne dure, on met de la musique dès qu'on a peur que le spectateur s'ennuie ou dès qu'il faudrait faire du cinéma (c'est à dire créer de la durée, des images). L'image est moche, le montage sans intérêt. Enfin, le film se termine n'importe comment, de manière très bête. Heureusement, il y a les deux actrices principales, pleines d'énergie et d'engagement. Un film complètement surcoté, que tout le monde aura oublié dans 5 ans.
Une claque monumentale!!! Ça fait vraiment longtemps qu'un film français ne m'a pas bluffer. Je suis de banlieue et de cité, tout est très bien retranscrit. Un casting excellent!
En voila un vrai film !! Parfaitement réalisé. MAIS quel intensité on sort du film en larmes. Les deux actrices principales méritent une très très grande carrière, un bon scénario déjà vu c'est vrai MAIS cette fois ci vu d'une manière vraiment différente. UN CHEF D'ŒUVRE!! Peut être l'un des plus grands films de l'année
Un film qui ne sonne que trop rarement juste, ça appuie tellement la caricature, on dirait les derniers clips de PNL, après il y a un peu le même propos que dans "Bande de filles" (les nanas de cité qui tentent d’en sortir en s’acoquinant avec la petite bourgeoisie) sauf qu’ici ça dérive complètement vers le thriller enveloppé d’une couche sur-émotionnelle assez malvenue. Et la réalisatrice ne place quasiment aucune ambiguïté dans les rapports de force, trop mécaniques et scénarisés (et quand ça tente la subtilité ça se ramasse, ou on masque le ridicule de la situation avec de la musique classique) pour quelque chose qui formellement se rapproche du film purement social, c’est du "terre à terre" surréaliste. Et la fin est juste nullissime, limite gênante tellement le parti pris est clair, le genre de pseudo retour de flamme dont je ne crois pas, du cynisme de bas étage. Je retiens surtout le personnage de Dounia, enfin surtout dans la seconde partie, comme cette séquence dans la boite de nuit assez lumineuse, on y voit bien la transformation et ce goût de l’émancipation, mais quand elle se fait rattraper par sa "mère maquerelle" ça va plus du tout, on se renferme dans ces codes réversibles, où d’ailleurs la virilité n’a plus de sexe, Marion Seclin a dû apprécier.
Vu par hasard, je suis tombé sur une oeuvre relativement bouleversante, avec un casting inconnus mais porté par une énergie incroyable (pour ma part, notamment avec Oulaya Amamra (Dounia)). On pourrait penser en lisant le synopsis à certaines autres productions reflétant la société dans laquelle on vie et c'est le cas (faut malheureusement dire ce qui est) mais représenté d'une autre façon ici. Plus le film avance, plus on avance dans une sorte de polar noir ; d'où un léger manque d'originalité vu l'histoire et ce que nous propose le film dans son déroulement. Plusieurs thèmes son abordés comme l'éducation sentimentale, le coté sociale et religieuse... Le film serait presque un thriller féminin^^ mettant les hommes hors courses même si le réalisme de la violence fait parfois peur. Personnellement je ne s'aurais classer ce film. Un film marginal, libre ; donc unique. Voila donc un film coup de poing traité sous forme de tragédie moderne mais arrivant à allier un coté sombre et un autre relativement drôle. Un résultat quand même stupéfiant (on est loin des blockbusters ou autres), qui nous mets en pleine face la brutalité de la société (tant à ceux qui la subisse, qu'a ceux qui la créer...). Au risque de périr dans un engrenage dont on ne sort pas, mais le risque reste pris quand même. Bref, un film humain, certes bouleversant ; mais offrant pleinement un certains charisme (notamment celle de Oulaya Amamra) et une grande générosité. Un personnage clé vraiment prometteur et que l'on reverra assez vite sur les écrans. On peut "regretter" un dénouement lugubre, malgré les espérances que suscite cette oeuvre. C'est pourquoi, comme dans la vie en générale. On suit un "trio" amies ; à la vie ; à la mort ou même si il y a un coté borderline. Cela ne gâche en rien l'amitié qui les unis. Et bien évidemment une histoire d'amour comme la vie le reflète. On pourrait comme je l'ais dit, rendre le film aussi humanisme que féministe, avec un rythme qui se tient et une certaine audace ou malgré tout la réalisatrice évite les écueils du genre. Rendant un film profond et quelques peu jubilatoire". On sent bien la connaissance du milieu ou elle a grandit (selon c'est dans une interview), ou la sincérité est le mettre mot. Le pari est donc réussi. Effectivement, on n'échappe pas à quelques clichés (mais les pseudos clichés que l'on voit un peu partout, et peu importe pour X raison ; partent bien de quelques part^^), mais la rage de vivre et l'esthétique du film. Nous rend un film vraiment bouleversant mais que pas mal de film arrivent à en faire de même... Après pour une réalisatrice débutante, le film amène un scénario (pour une débutante) sans faute, mais ce que l'on retient le plus. Reste le casting totalement bluffant! C'est vraiment le casting qui ressort et la sincérité de ce qui nous ait raconté (le parcours initiatique de jeune de quartier populaire et quelques divers clichés). Le film reste quand même pour une 1ère primé à Cannes! Et un casting à suivre de près... Tout comme la réalisatrice ou on lui pardonne quelques maladresses mais ou dans la dernière ligne droite. Le masque tombe en "se refermant". Par là, j'entends d'abord sur ses protagonistes (punis...), ensuite sur lui-même et confirme ce que laisser augurer les 1ères images, en se confortant sur le coté ; film de "banlieues". Une oeuvre que beaucoup découvriront trop tard mais qui peu laisser à la réflexion... Féministe à 100%, l'évolution par rapport à l'après guerre... Une oeuvre bouleversante et méritante pour une 1ère réalisation avec un casting à suivre! Une bonne surprise qui aura des pour et des contre... (ce qui est concevable devant un tel film, qui prend quand même aux tripes).
force est de reconnaître une très belle maitrise de réalisation de la part de Houda Benyamina et rares sont les premiers films aussi exempts de défauts. Stylistique, allégorie, rythme, direction d'acteurs, autant de qualités à mettre au crédit de ce 'Divines". Concernant le fond, on navigue de nouveau dans le sordide des jeunes de banlieue dont le rêve d'argent ne peut se formaliser que par la vente de stupéfiants, de succession de scènes de violence, d'agression physique et d'insultes, de vol, de sexisme... Peu de place ici à une rédemption, un désir de mieux vivre, tirant hélas toujours le film vers le bas et le manque d'empathie. A noter les très belles scènes de danse comme la présence prometteuse du jeune acteur Kevin Mischel, véritable espoir de ce film dans un environnement si sombre que le spectateur à respirer.