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4,0
Publiée le 21 novembre 2016
Sur la forme, la trame ressemble à pas mal de film se déroulant dans une cité avec des personnes qui veulent se faire de l'argent facilement sauf qu'ici, ce sont des personnages féminins qui sont au centre de l'intrigue ce qui au fond change beaucoup de choses. En fait, c'est comme si tout était inversé, il y a beaucoup moins de violence, les clichés sont moins présents voir tournés en dérision comme quand on voit la gérante du réseau avec son toyboy ou dans une moindre mesure la relation amoureuse qui est montrée d'un angle différent. En parlant de ça, on pourrait penser au film "Bande de filles" seulement "Divines" est largement au-dessus à tous les niveaux. Une sorte de chronique sociale sur fond de thriller durant laquelle on passe d'un moment léger et amusant à quelque chose de beaucoup plus lourd et intense sans oublier les moments de grâce lors des scènes quand les milieux de la rue et de la danse ne font plus qu'un. "Divines" est maîtrisé de bout en bout, c'est comme regarder un condensé de scènes très fortes sans qu'il y ait le moindre temps mort dans une histoire simple, mais efficace et touchante qui est bonifiée par une superbe mise en scène. Le film est excellent, mais c'est surtout la performance d'Oulaya Amamra qui m'a marqué, elle est extraordinaire et incarne à merveille un personnage qui évolue sans cesse en passant de jeune fille à femme ou de caïd sans peur à simplement amie qui prend soin des autres.
Divin , génial, fort, beau..... Ça déménage !! Tant sur le fond, que par la forme. Une misère sociale à la Gomorra desquelles ces deux ados ne peuvent extraire la rédemption ...
Le film a du mal a demarer mais on se laisse convaincre par les acteurs autant filles que garçons et ca vaut le coup d'être regarde. La réalisatrice a été chercher les histoires de banlieues les plus sordides mais ce n'est pas généralisable a tous les gens qui y habitent. En réalité la vie y est plus complexe que ce qui est montre.C'est peut être un peu trop noir et les dialogues sont la plupart du temps trop grossiers mais c'est le parti pris de la cinéaste. Elle réussi a montrer l’âme de cette population des cites que les médias et dans le film les pompiers! regardent comme des animaux. Toute cette immigration africaine qui est venu ,selon le point de vue de la réalisatrice, en France prendre le rôle "des Misérables" du 21e siècle. C'est touchant , triste et la fin est poignante. Belle prestation de l'actrice principale /Dounia qui décroche un joli rôle pour un début de carrière. Bonne chance a toutes pour la suite! Il faut comme même rajouter que le grand Mozart doit se retourner dans sa tombe de voir son requiem utilisé de façon si risible...
Film très fort, très bien interprété. L'incapacité des héroïnes à échapper à leur destin tragique malgré certaines opportunités peut agacer mais c'est loin d'être irréaliste. Bravo !
S'il n'est pas exempt de maladresses – certaines séquences manquent cruellement de crédibilité – ce premier film de Houda Benyamina donne envie d'être défendu, tant il transmet une forme de colère et d'énergie salvatrices. Caméra d'Or au Festival de Cannes 2016, ce portrait à la fois difficile, tendre et émouvant de deux adolescentes des banlieues est superbement porté par ses deux jeunes actrices.
Prenant et très beau. J'ai vraiment adoré cette simplicité. Un film ou comment malgré les conditions de vie parfois difficile on peut faire des bonheurs simples de la vie de jolis moments de partage.
Un film assez interessant avec une belle morale surtout. Peut etre un peu de deja vu. Mais le talent de l’actrice principale rattrape le tout. Dans la quête de l’argent, on finit par perdre amis et famille tout en mettant en danger sa propre vie. J’avoue que c’est un peu culcul comme intrigue mais c’est plutot bien mis en scene. Donc film pas indispensable à voir, mais si vous êtes curieux allez y, surtout pour les comediens.
"Divines" est un film féministe, de glorification des "magouilles", de l'argent facile et du grand banditisme, entre "tout ce qui brille" et "Scarface", qui fait l'erreur, à mon sens, de glorifier ce qu'il ne devrait pas. 2/5
De bons moments. Mais dans l'ensemble les scénario est sur-écrit, les personnages sur-joués et l'ensemble ressemble finalement à un Xavier Dolan par son côté excessif (je ne veux pas dire que ça ressemble à Dolan, je veux juste signifier qu'il est un brin hystérique et sans nuance). Cela dit, c'est un premier film. Et pour un premier film, "Divines" est plutôt bien foutu. Il a de l'énergie. Mais, clairement, il ne mérite pas toutes les critiques laudatrices dont il a fait l'objet depuis Cannes.
Des actrices formidables, un film qui nous tient réellement en haleine. Bref j'ai hésité avant d'aller le voir mais je ne regrette pas. Des rires, du suspens et des pleurs pour un film bien monté avec l'histoire de la banlieue qu'on est content de le pas la connaître et surtout de ne pas la vivre.
Enfant de la banlieue, Dounia rêve de devenir quelqu'un de célèbre. Elle va se laisser emporter avec sa meilleure copine à devenir une petite caïde, qui veut aller loin. Mais pour arriver alors qu'elle tombe,sous le charme d'un beau danseur, elle va devoir accepter des choix de plus en plus périlleux.
Comment ne pas penser au récent « Bande de filles » de Céline Sciamma après avoir vu « Divines » ? Des filles de banlieue cherchant à s’émanciper dans un monde masculin ; ayant des envies de vie de luxe ; choisissant le trajet le plus court mais pas le plus sûr pour réaliser leur rêve « Money money money » ; ces deux films se rejoignent, se complètent ou bégayent… un peu tout çà en fait. Houda Benyamina fût récompensée par la Caméra d’Or à Cannes pour ce premier film témoin de toute la brutalité des banlieues. Mais pas uniquement, le film est aussi un récit d’apprentissage, une éducation sentimentale, une histoire d’amitié, un thriller, l’histoire d’un éveil artistique. Il va donc bien au-delà d’un constat social grâce à un scénario ample, vif et nerveux. Peu de répit pour les deux jeunes héroïnes. Filmé avec certainement avec plein de bienveillance et d’amour par sa grande, la jeune Oulaya Amamra nous happe littéralement dans le récit par son énergie et son charisme. Elle est un des arguments majeurs du film, tout comme l’intelligence avec laquelle la réalisatrice filme les espaces urbains. Qu’il est malin de regroupé dans un même lieu : le supermarché, la scène et la mosquée ; lieux juste reliés par quelques coursives. Et puis elle ancre bien son film dans son époque en utilisant au maximum les outils de cette génération. Dès le générique avec Snapchat et çà se confirmera dans le final, le numérique est un acteur à part entière de cette tragédie. Même si l’humanisme transpire à chaque instant, que le film ne tombe pas dans l’angélisme ou le pathos ; quelques maladresses sont là. Déjà, pourquoi ne pas conclure son film sous forme de fable lorsque la jeune héroïne baigne dans la « money, money, money » ? La fin est touchante mais pas forcément utile surtout que ce duo de copine est bancale avec la place prépondérante de Dounia ; l’émotion finale n’est donc pas aussi forte qu’espéré. Ensuite, pour garder le rythme de son film, certaines ellipses trop vives nuisent à la compréhension immédiate. Rien de dommageable tout de même pour un film coup de poing… un premier film fort : à voir absolument.