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Un visiteur
5,0
Publiée le 13 octobre 2016
Divines est de ces rares films qui vous bouscule, vous remue, vous dérange. Je me suis pris une grosse claque qui m'a mise au tapis et de laquelle je ne me suis toujours pas remise plusieurs jours après. Difficile de s'exprimer sur un film si poignant, je ne vois aucun intérêt à le raconter. Il ne se regarde pas seulement mais s'entend et se comprend. Il réveille en nous des sentiments extrêmes, entre rires et larmes, admiration et indignation, espoir et colère et pour finir je dirais culpabilité. Culpabilité de ne pas s'intéresser davantage à cette violente réalité, de ne rien faire pour chercher à l'améliorer, de simplement oublier et zapper cette partie de la population. La fin nous assène le coup de grâce, ne nous laissant rien, aucun espoir, à quoi nous raccrocher, seul face à nous même et notre conscience. Sur un sujet brûlant d'actualité, ce constat de la réalité fait par la réalisatrice nous amène à la réflexion, suscitant l'empathie, ce qui est d'après moi le meilleur moyen de faire comprendre les choses, de nous amener à écouter, à comprendre, à nous questionner. C'est du grand cinéma, du cinéma utile, essentiel. Les acteurs sont époustouflants, on vibre pour eux, on pleure pour eux. Ce film ne doit pas sa distinction à Cannes, c'est Cannes qui grâce à lui, jouit d'une image moins élitiste, plus ouverte, plus accessible. Evidemment ce n'est qu'une image. N'empêche que bien loin des sentiers battus et des paillettes, avec des acteurs et une réalisatrice inconnus, Divines s'impose chez les grands et apporte un peu d'espoir au cinéma. L'espoir qu'un jour il s'ouvre à tous, donne sa chance à tous et profite à tous.
Ce film retrace bien l'errement et les difficultés rencontrés par les jeunes adolescents dans les cités. Quel espoir pour ces jeunes ? Entre une scolarité peu adaptée, un hypothétique travail et la facilité d'un gain immédiat que choisir ? Une belle histoire d'amitié entre Dounia et Maimouna qui va être troublé, dans tous les sens du terme, par un danseur Djigui ! Dounia va-t-elle danser ? Vont-elles sortir du ghetto ? Toute le film est tendu par cette possibilité et autant la mise en scène que le scénario sert à merveille pour nous plonger dans cette intrigue. Une rédemption est-elle possible ? Cette amitié entre deux adolescentes appâter par une dealeuse est mise à rude épreuve. Ce film est à voir. On est pris dans ce tourbillon, et Divines danse, danse, danse... entre la vie et la mort.
Coup de cœur, valeur sûre, go les amis ! On va dans la banlieue, allez, ce n'est pas qu'un film sur la banlieue pour les gens de banlieue. Ce film est beau, ça parle d'amitié noyée dans un climat incertain semé d’embûches. Ça parle de copines qui ne croient pas en la réussite dans un système ayant déjà tiré les cartes. L'une d'entre elles est plus active et fait ce qu'il faut pour passer dans les mailles au travers de magouilles et en grimpant les échelons du banditisme, le petit, le deal. Guet, fournisseur et gros coup avec un gros problème au milieu, elle tombe amoureuse. Difficile de concilier les deux, sauver son histoire d'amour, mais avancer et garder son amie dans ses traces. Il y'a des rebondissements, un contexte familiale compliqué et des relations hypocrites, intéressé, c'est très riche. Ce film est évidemment très touchant. Pour l'anecdote, à la sortie de la salle, une séance un après-midi, bien après la sortie en salle, ces jeunes comédiennes nous attendaient avec des amis pour faire des calins gratuits. L'attention était vraiment gentille, elles sont adorables. Vive le cinéma !
Film frais, coup de poing d'une bagarre de rue. C'est pas hyper esthetique ni bien ficele, mais c'est dynamique et efficace. Et a la fin, ca a fait mal avec un arriere-gout de tristesse. Toutes les actrices sont geniales et leurs roles semblent faits pour elle, c'est pechu, couillu et on passe un bon moment, meme si c'est un drame. Les roles des femmes fortes et hommes fragiles est assez bien trouve. Si la photo et la real ne sont pas tres recherchees, et c'est dommage, ce qui est vraiment facheux cependant, c'est le scenario: apres 30 minutes bien amenees, c'est parti pour les cliches et les rebondissements bas de plafond comme si tout le monde avait perdu son cerveau. Du coup le cote polar en prend un sacre coup. Pour compenser ce vide, la realisatrice a au moins le bon gout de remplir son premier film d'une energie folle. Et ca suffit deja pas mal !
Et pour les plus sensibles, pour l'avoir vu avec des copines, elles ont toutes pleure.
Une tragédie des temps moderne, ce film est un vrai coup de poing, mais dans nos sentiments ! A la fois réaliste et violent, puis lyrique et rempli de poésie, a la fois une histoire d'amitié, d'amour et l'injustice, Divines est un coup de maître ! Les jeunes actrices sont vraiment extraordinaire, et belles, j'ai passé un très très bon moment de cinéma... Caméra d'or vraiment méritée, voire quelques César... ? (Meilleur Espoir Féminin serait plus que mérité...)
histoire traquique. parfois drôle et déçois plus dure. la cité là ou la vie est plus dure la loi du plus fort . débrouille et embrouille. un film à voir .
On peut dire qu'au moins, c'est moins pénible que "Bande de filles", mais on n'ira pas loin. Vu juste derrière le suprêmement subtil "Brooklyn Village", le contraste est violent : ici, on chausse les gros sabots. On n'en voudra pas trop à Houda Benyamina d'être aller chercher ses références chez Scorsese (ou chez Jean-François Richet) plutôt que chez Pialat, et d'avoir tenté un film d'action plutôt qu'une sempiternelle chronique sociale naturaliste. Techniquement, le film impressionne par sa maîtrise, au point de friser la bande démo pour faire de l'œil au cinéma commercial, sans éviter l'écueil de la facilité (l'utilisation du "Requiem" de Mozart, par exemple, pour fabriquer de l'émotion à bon compte quand une séquence ne tient pas la route sur le fond). Car là où le bât blesse, c'est côté scénario, répétitif et truffé d'invraisemblances dont l'accumulation lasse et finit par ennuyer. Benyamina aime que ça cogne, que ça claque, que ça gicle, au point d'appuyer le trait sans aucun égard pour la subtilité des personnages qu'elle tente de dessiner : deux rebelles égarées dans un monde impitoyable, oscillant entre l'ange et la bête, que leur fascination pour l'argent facile et le consumérisme mène à la déréliction - on ne nous épargne pas une fin aux relents moralisateurs embarrassants. Autant "Brooklyn Village" se situe dans le camp de la vérité romanesque, autant "Divines" bascule dans le mensonge romantique, pour reprendre une dialectique chère à René Girard : tout parait vite faux, factice, fabriqué, exagéré de façon à créer artificiellement du mouvement, de l'image... Une image en toc, malgré l'engagement et l'abattage de deux comédiennes dont il faut se souvenir des noms, Oulaya Amamra et Deborah Lukumuena.
Tel un tourbillon, les deux jeunes filles de Divines nous embarquent dès le début du film dans leurs aventures avec un élan et un dynamisme incroyables. Dounia est la jeune habitante d’un bidonville de banlieue. Son rêve ? Faire de la « Money, money, money ». et pour cela, elle est prête à tout et prend pour modèle Rebecca, la dealeuse du quartier qui fait tourner sa petite entreprise d’une main de maître. Dounia va intégrer sa bande et entraîner avec elle sa meilleure amie Maïmouna. Ensemble, elles vont très vite flamber et s’emballer dans leur nouvelle vie. En se frottant au grand banditisme, elles vont aussi en découvrir le côté sombre …
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On sent tout au long du film la tragédie se rapprocher pour cette jeunesse fragile qui se confronte à un monde plein de noirceur. Je suis surtout frappé par le talent d’Oulaya Amamra qui joue tellement bien son rôle que je n’ai cessé tout au long de la séance de me demander si elle avait 15 ou 30 ans. Il faut dire que son physique lui permet d’interpréter à la perfection aussi bien l’adolescente garçon manqué que la femme fatale. Quant à Deborah Lukumuena, elle est une véritable bombe d’humour et de bonté.
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Une bonne dose de fraîcheur à mi chemin entre la tragédie et la comédie qui fait du bien au cinéma français. Porté par deux jeunes actrices d'exception, ce premier film est une vraie réussite pour Houda Benyamina !
Pas amateur du genre "film de banlieue" bourré de clichés, je me suis cependant laissé séduire par ces divines magnifiques. Actrices attachantes, histoire bien ficelée, réalisation impeccable. Comme quoi, avec peu de budget, in peut faire du bon cinéma. Bravo.
Scenario tres intense, beaucoup d'émotions jouées avec une sincerité, un realisme. De beaux acteurs, parfaitement castés (petit bemol pour le personnage de "Samir") pleins de talent. De jolies scènes poetiques dans un environnement si dur, si brutal.
« Percutant et sans détour » voilà ce qui me vient en repensant à Divines. Dounia rêve de réussite et d’argent mais malheureusement celle-ci vit dans un bidonville non loin d’une cité où elle finira par se rapprocher dangereusement d’une dealeuse respectée. La descente aux enfers est totale jusqu’à la dernière minute du film et on en ressort complètement retourné. La jeune actrice principale (sœur de la réalisatrice) nous livre une excellente prestation tantôt garçon manqué au langage de quartier tantôt féminine et charmeuse à l’extrême. Avec des films comme celui-ci, on peut encore avoir de l’espoir pour le cinéma français qui, il faut le dire, ne vole pas haut…
Un coup de poing dans le ventre et des couleurs plein les yeux, c'est ce qu'on ressent lorsque l'on sort de la salle de cinéma après avoir vu Divines, réalisé par Houda Benyamina. Primé de la caméra d'or à Cannes, on retient les images sublimes tout au long du film, des plans sur les tours d'HLM en contre plongée, pour dénoncer la hauteur et la place des cités dans la vie « des pauvres », comme le dit la réalisatrice, enfermés dans une sorte de prison mélant règlements de compte, drogue et délinquance mais aussi sentiments, émotions, beauté de ces quartiers et de leurs habitants. J'ai également beaucoup aimé la séquence dans le bar, où Dounia travaille la nuit avec sa mère, les couleurs sont d'une beauté exeptionnelle. Elle mèle les images de dragqueen survoltée, avec de magniques flous d'arrière plans contrastant avec ceux du bar froid, de l'autre côté de la pièce, où la mère de Dounia est complètement ivre et cherche à le cacher à son patron. Je trouve que celle-ci représente très bien le film, montrant la beauté de ces personnes, mais aussi leur côté sombre. Ce film surprend par sa provocation et sa sensibilité. Se mèlent ici les flammes de la classe populaire rêvant d'or, lorsque tous les élèves reprennent en coeur le « money, money, money » lancé par Dounia à sa professeur désemparée, à celles de la classe bourgeoise, que Dounia et sa meilleure amie tente de rejoindre, à bord de leur Ferrari imaginaire. Adoslescentes responsables et craintives la nuit, elles observent un danseur du haut des cintres le jour. Houda Benyamina a osé le mix parfait entre délinquance, histoire d'amour, jeunesse incomprise et féminisme. Je soulignerai aussi la bande son, qui accompagne très bien tous les évènements, avec une émotion particulière. Divines, que ce soit pour la drag queen des années 60 rappellant celle du film, ou pour ses filles au jeu vraiment réussi, Divines est selon moi, le meilleur film de cette rentrée, divin.