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GéDéon
139 abonnés
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4,0
Publiée le 21 octobre 2021
Pour son premier long-métrage, Houda Benyamina signe une œuvre puissante remplie d’énergie. Porté par deux jeunes actrices absolument éblouissantes (Oulaya Amamra et Déborah Lukumuena, respectivement César du meilleur espoir féminin et César de la meilleure actrice dans un second rôle en 2017), ce film nous plonge dans l’univers des cités de banlieue. Le rêve de réussite et d’argent facile de ces deux filles est pourtant à chaque fois brisé par la dure réalité de la société dans laquelle elles vivent. Tout en évitant les clichés, cette comédie dramatique possède une véritable originalité avec notamment la métaphore sur la danse et l’exigence physique et mentale qu’elle exige pour parvenir au succès. Bref, une histoire efficace et sans complaisance.
Je suis traumatisée par la fin. Il y a plusieurs séquences que je n'ai pas compris mais vraiment la fin m'a bouleversée. C'est clairement une de mes pires phobies mise en scène, et toute l'émotion que met oulaya dans cette scène c'est juste woaw.
Arghh...crispants, ces personnages ! Et rien d'autre ne donne envie de rester à regarder ce "film", hélas. J'ai lâché pendant la 1ère demi-heure et je n'ai pu m'empêcher de faire la comparaison avec "Bande de filles" de Céline Sciamma. pour copier en mieux il faut un zeste de génie, inexistant ici.
Houda Benyamina nous livre avec "Divines" une sorte de version féminine et banlieusarde de "Scarface". Ou comment une pauvre adolescente attirée par le fric délaisse l'opportunité de travailler dur pour gagner un minimum, et commence à fricoter avec la dealeuse de la cité... Le ptich est assez convenu, et il faut bien dire que l'héroïne est rapidement insupportable, entre son langage fleuri, son sang chaud, son attirance pour le bling bling, et son méprise des honnêtes gens. Pourtant, Houda Benyamina parvient à offrir quelques tournants intéressants. La réalisatrice joue par exemple régulièrement avec les clichés sexuels des films de gangsters, où les femmes sont habituellement des objets. C'est l'inverse ici, avec les hommes qui sont sexualisés. Dont une sous-intrigue semi aboutie mais intéressante avec un vigile/danseur. La forme est également soignée, avec plusieurs scènes originales et maîtrisées (le passage de la Ferrari, des choix étonnants de BO...). Mais "Divines" doit surtout beaucoup à ses comédiennes, pleines d'énergie et de naturel. Dont bien sûr Oulaya Amamra (qui est accessoirement la soeur de la réalisatrice !), en jeune femme déterminée, prête à tout au point d'aveugler son jugement. Malgré son aspect initial très antipathique, l'actrice parvient à nous attacher à ce personnage finalement fragile et largué.
Dans la série "La cité sous toutes ses coutures" et après nombre de métrages conséquent, voici Divines et ses héroïnes tête à claques. On prend une timeline basique de film de gangsters, on y colle deux nanas et c'est parti. Aucune surprise donc, en tous cas aucune positive, car la réalisatrice s'est permis quelques craquages de mise en scène qui tranchent avec l'ambiance générale mais n'apportent pas grand chose à un scénario bien pauvre et une atmosphère misérabiliste à l'extrême, à tel point d'ailleurs que l'ensemble se décrédibilise totalement. On ramasse évidemment cliché sur cliché, les personnages ne sont pas attachants le moins du monde et la plupart des rebondissements sont insensés. En fait, et pour faire court, le film repose entièrement sur l'interprétation des deux "héroïnes" qui pour le coup assurent vraiment (même si elles sont insupportables). Je noterais un gros point fort tout de même, pas d'apologie de la violence, du trafic de drogue etc et ça, ça fait du bien. Déçu au final, un métrage largement sur-côté pour ma part.
Porté par des scènes de joie insouciante entre deux amies de milieu défavorisé rêvant de richesses, le film souffre d'un manque cruel de réalisme, d'une réalisation balbutiante et d'une confusion des genres si bien que l'on ne sait plus très bien s'il s'agit d'un film social, d'un film de gangsters ou d'un film de danse. Au final, aucune voie n'est vraiment choisie et la puissance est loin d'être au rendez vous, d'autant plus que les scènes clichés se succèdent de plus en plus, pour aboutir à une fin moralisatrice et sans surprise.
J'ai trouvé que c'était un bon film parce qu'il traite d'un sujet d'actualité dont les jeunes peuvent s'inspirer. Il s'agit de deux filles qui prennent le mauvais chemin dans le monde de drugs. Le film lui-même était prévisible mais j'ai trouvé le sujet intéressant. J'ai trouvé la fin très dramatique et triste et je regrette qu'elle se termine ainsi.
Et voici un premier film d'une réalisatrice qui se permet des choses assez rares dans le cinéma français - surtout pour un film à petit budget -, à savoir une très belle image et une belle réalisation inventive (certains plans sont très travaillés et véritablement beaux, quelques scènes comme celle 'de la Ferrari' sont remarquables). Ce choix de l'esthétisme qui ne tombe pas dans le clinquant fait du bien, surtout par rapport au thème traité, on évite la sempiternelle caméra à l'épaule et l'image moche 'pour faire plus vrai'. On peut traiter des sujets de société sérieux, en particulier la banlieue, sans avoir un film qui ressemble à un documentaire télé de fin de dimanche après-midi. Ici non seulement c'est beau, mais les deux jeunes actrices principales sont simplement extraordinaires. Dès la première scène - celle dans la classe - le ton est donné et la qualité finale du film tient pour beaucoup à la prestance de ses actrices. L'histoire est très bonne aussi, même si elle est parfois un peu simpliste ou cliché et force un peu trop le côté misérabiliste (au début on a presque l'impression qu'on va se retrouver dans "Affreux, sales et méchants", heureusement la réalisatrice ne pousse finalement pas le bouchon trop loin). "Divines" est un très bon drame moral - presque shakespearien - et social qui mérite amplement son prix au festival de Cannes.
Un des pires film qui m'ai été donné de voir. Le seul point positif est l'engagement des acteurs. Par la suite le négatif, ils montrent énormément de clichés qui exagèrent par rapport avec la réalité des quartiers. Dans un seul film ils abordent beaucoup trop de thèmes spécifiques qui ne vont pas forcément accord les uns des autres, il y a beaucoup trop de contradictions scénaristique et il fait honte à la classe populaire.
Un premier film de qualité qui porte un regard désespéré sur les banlieues pauvres de région parisienne à la limite du bidonville. Le film met beaucoup d'éléments dans la balance, entre chronique sociale et histoire d'un rêve d'ascension brisé. C'est fort mais ça manque d'un peu de cohérence dans la construction pour totalement nous emmener.
Film que j’ai trouvé assez contrasté pour ma part avec un début du film (45 bonnes minutes pour être honnête) où j’ai eu vraiment du mal à rentrer dans l’histoire Je me suis dit encore un film sur les banlieues qui n’amène pas grand-chose à ce qui a déjà été fait
Les personnages sont un peu caricaturaux (notamment la mère de Dounia), l’histoire avec Djigui est trop lente à se mettre en place et clairement n’apporte pas grand-chose au film j’ai trouvé la relation mal amené mal filmée
Bref j’ai failli lâcher assez vite et puis finalement l’histoire commence enfin à s’emballer au fur et à mesure que Dounia et son ami grimpe dans la hiérarchie de distribution de la drogue pour ne finalement ne plus retomber et nous maintenir sous haleine jusqu’à cette fin magnifique
La réalisation prend clairement de la hauteur et de l’ampleur également dans cette deuxième moitié de film qui réhausse le tout de belle manière même si ces 45 premières minutes ternissent la qualité globale de l’œuvre
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1,5
Publiée le 21 septembre 2020
Nous avons cette fille qui vit dans un camp dans une banlieue parisienne donc nous savons que c'est un drame social. Ils ajoutent des stéréotypes sociaux autour d'elle, une mauvaise mère, une amie avec des parents musulmans très religieux, un gangster trafiquant de drogue local toutes des personnes sans réelle perspective d'avenir. En plus de cela nous obtenons une partition musicale dramatique très tendue qui se déroule de temps en temps pour nous rappeler que c'est du sérieux et une sorte de romance entre la fille et un danseur qui n'ajoute pas vraiment à l'intrigue mais simplement sert d'excuse pour des images de caméra fantaisistes de danseurs afin que nous puissions faire des allers retours entre des scènes violentes et des scènes avec des danseurs en mouvement. Cela fait-il de l'art ou un film ?. La fille est obsédée par le fait de gagner beaucoup d'argent mais elle est aussi complètement ignorante et passe d'un plan à un autre sans se rendre compte qu'il pourrait y avoir des conséquences pour ses actions. Pour moi il me semble qu'un nouveau réalisateur tout droit sorti de l'école de cinéma et déterminé à faire bonne impression et a juste empilé beaucoup de clichés les uns sur les autres. Et il oublie que les bons films sont animés par de bonnes histoires...
Ce qui est problématique sur les films ayant pour sujet la banlieue, les cités, la jeunesse etc.. C'est que l'on est face a une autoroute. On sait où on va en sachant que l'on va pas avoir plus de soucis aucun autre. Et rajoutons le fait primordiale qu'unr autoroute est sur emprunter jusqu'aux bouchons. Vous l'aurez compris ça ne joue pas en l'avantage d'une œuvre artistique d'être associé à plein d'autres œuvres parfois meilleures qu'elle. Pourquoi ? Par ce que l'on aura plus envie de la comparer avec un oeuvre différentes mais traitant d'un sujet similaire au sien. Maintenant le film de banlieue n'est pas un simple film d'autoroutes. Puisque ça n'est pas un film tcheque liste. Par ce que la mise en scène ou même le scénario. Alors oui c'est un sujet que l'on pourrait qualifier de grand public. Sauf que ça ne fait pas du film une merde. Par conséquent si l'on regarde le film en lui même et rien d'autre. Je trouve Divines extrêmement sincères et bienveillant. Rajoutons un charme évident avec le casting ne manquant pas de talent. On ne peut que se réjouir d'une mise en scène peu pompeuse. C'est donc assez simple dans la photo et peu élitiste dans sa conception. Maintenant je peut comprendre que l'on ne soit pas touché par cet essai peu original. Pour finir je dirais que dans un drame pareil on en ressort souvent un peu sonné ou perdu. Et que si on ne l'est pas c'est qu'il y a sûrement quelque chose qui cloche.