Classique dans son déroulé où une équipe de scientifiques va se retrouver perdue dans un environnement hostile peuplé de grosses bêtes, "L’oasis des tempêtes" fait preuve de générosité, notamment dans sa deuxième partie. Une sympathique série B.
Une expédition de l'US Navy en Antarctique est emportée par une tempête et découvre un cratère volcanique préservé sous les glaces, où survivent des dinosaures et une faune préhistorique… Le film était initialement conçu comme une grosse production en Cinémascope et en couleurs, avec une distribution prestigieuse. Mais les résultats décevants du film de Joseph M. Newman, « Les Survivants de l'infini » (This Island Earth), poussèrent Universal à revoir drastiquement ses ambitions. Le projet fut rétrogradé au rang de série B tournée en noir et blanc, avec un budget réduit et un casting beaucoup plus modeste, seul le Cinémascope étant finalement conservé. Virgil W. Vogel, peu connu comme réalisateur, avait pourtant signé l'année précédente « Le Peuple de l'enfer » (The Mole People). Il demeure surtout célèbre comme monteur, ayant travaillé pour plusieurs grands cinéastes, notamment Douglas Sirk, King Vidor et Orson Welles. Cette solide expérience explique sans doute une mise en scène efficace, sans éclat particulier mais toujours lisible. « L'Oasis des tempêtes » est un divertissement sympathique, mais qui traîne un certain nombre de casseroles. Les créatures préhistoriques ont aujourd'hui beaucoup vieilli. Pour l'inévitable combat de monstres, on a droit à de véritables iguanes et varans filmés en gros plan sur des maquettes miniatures, séquences d'ailleurs recyclées de « Tumak, fils de la jungle » (One Million ., 1940). L'élasmosaure et le ptérodactyle sont incarnés par des marionnettes à câbles, animées par des techniciens dissimulés hors champ. Quant au tyrannosaure, il est interprété par un homme enfermé dans un costume de caoutchouc particulièrement rigide et peu convaincant. Enfin, le film abuse des stock-shots, dont les différences de qualité photographique sautent souvent aux yeux. Le scénario, lui non plus, ne brille guère par son originalité. Cette vallée perdue peuplée de dinosaures évoque évidemment « Le Monde perdu » de Conan Doyle, tandis que le suspense reste relativement convenu. Les personnages sont très stéréotypés et les dialogues souvent fonctionnels. Comme il faut bien une héroïne et une romance (« à la con », comme dirait mon cher Claude Staquet), on trouve au milieu de tous ces mâles une journaliste prétendument experte, dont les compétences demeurent assez mystérieuses, mais qui, en revanche, reste impeccablement coiffée et maquillée quelles que soient les circonstances. Heureusement, la belle photographie, le superbe format Cinémascope et des décors souvent réussis empêchent le film de sombrer complètement. Et puis il faut reconnaître que cette naïveté des effets spéciaux, typique des séries B fantastiques américaines des années 1950, finit aujourd'hui par constituer une partie de son charme vintage indéniable.
Ce film a une ambiance exceptionnelle avec un format de diffusion en cinéma scope noir et blanc qui rajoute cette effet de terreur . Bon acteur. effets spéciaux datés mais très flippant, musique excellente aussi.film a recommander pour les amateurs de films angoissants des années 50