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labadens
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4,5
Publiée le 6 décembre 2024
Vous faites quoi déjà ? Je chasse des prédateurs. Pourriez-vous en chasser un pour moi ?
Pour la seconde fois Taylor Sheridan revient derrière la caméra et à l'écriture avec Wind River après son film inédit en France " Vile " sortie en 2011. L'on doit à Taylor Shéridan les scénarios abruptes, complexes et recherchés de "Sicario" de Denis Villeneuve, et "Comancheria" de David Mackenzie, de quoi bien mettre la puce à l'oreille. Wind River reste dans la droite lignée de ces derniers en proposant un thriller rude et brutal possédant une perception affûtée et déchirante de la narration, ainsi qu'un aspect technique adroit et inspiré le tout servie d'une mise en scène impériale. Avec ce long métrage, le cinéaste prouve et démontre qu'il ne porte pas qu'une étiquette de scénariste vu qu'il est aussi bon réalisateur qu'écrivain. Il prouve qu'il joue déjà dans la cour des grands. Le scénario n'a rien de vraiment criard, mais c'est dans sa proposition et son traitement qu'il détone . Taylor Shérindan est un homme ingénieux car , avec une histoire d'enquête dans sa plus simple mesure , il contourne les clichés du genre et parvient à dégager de son périple une aura malsaine et sous tension d'une efficacité redoutable. Certains décrivent Wind River comme une histoire de vengeance, chose avec laquelle je ne suis pas vraiment d'accord. C'est avant tout une intrigue qui pleure ses morts et qui se centre sur l'affliction éprouvée à la suite d'un décès. Une étape sur l'épreuve du deuil et sur les calamités, le chagrin, la douleur et le déchirement liés à la perte d'un être cher. Une tribulation d'épreuves et de revers d'obstacles qu'il faut surmonter dans le malheur et la souffrance pour pouvoir tourner la page. Les facilités sont ici laissées de côté et traitées d'une manière très personnelle , ce qui est assez impressionnant, car on nous montre que, finalement, même avec une énigme tout ce qu'il y a de plus simple , on peut faire une oeuvre d'envergure en partant sur une proposition autre qu'un format de bases établies. Par exemple, le sentimentalisme est loin d'être à l'honneur et pourtant c'est très touchant. La narration n'a rien de surabondante et se révèle même assez mutique ; les dialogues sont pertinents et suffisants, ne se caractérisant en aucun cas en un flux de paroles débitées rapidement pour prendre de la place et pour cette tentation de tout devoir décrire et expliquer. Ce besoin irrésistible du cinéaste à vouloir se démarquer se caractérise par cette faculté assez hors normes, ou du moins spectaculaire et rare, à faire avec une allégorie moindre un film profond. A Wind River le chômage, la solitude, l'ennuie, l’isolement, et surtout le silence , règnent en maître sur tout le reste. Les décors sont justes magnifiques, in enfer glacé nappé de blanc qui offre un cadre sauvage et perdu dans le méandre de longs points de vue s'étendants sur de vastes horizons blanc. Ce qui est assez stupéfiant , c'est que, malgré l'espace spacieux décrit, on se sent enfermé et étroit comme dans un huis-clos alors que cela n'en est pas un ; certainement à cause de ce paysage immobile et insonore ainsi que cette mise en scène qui exploite adroitement cette nature allant jusqu'à lui offrir le premier rôle. Un travail de filmage remarquable qui se focalise sur des immenses étendues présentant une nature cruelle, froide et sans pitié qui nous confère un sentiment de malaise qui n'est pas sans rappeler The Revenant sans pour autant le copier. Mais ne vous y trompez pas ... Wind River est un pur thriller noir qui frappe fort, se révélant choquant et cru à certains moments. La violence ne reste jamais éloignée, elle est partie intégrante du récit et se traduit de plusieurs façons. L'action se veut plutôt rare laissant avant tout place à l'enquête et au développement des personnages mais d'une sacrée intensité. Une tension extrême savamment maintenue, subtilement mise en avant. C'est auprès de l'héroïne qu'on s'identifie le mieux et que l'on ressent le plus de choses. Elle est la seule à arriver en inconnur dans ce monde hostile, la seule à ne pas être corrompu. S'identifier au second personnage principal est intelligent, cela laisse libre cours au premier concerné. La frontière entre le légal et l'illégal est fragile, la loi et la justice personnelle nous confronte aux doutes de l'état des frontières démocratique en Amérique. La démarche du réalisateur se veut autant sincère que forte, dénonçant une communauté indienne toujours en souffrance à cause de l'oppression du monde actuel. Il démontre la symbolique du fardeau du communautarisme aux frontières américaines qui n'est pas s'en rappeler "Sicario " et "Comancheria". Taylor Shéridan fait clairement honneur à Denis Villeneuve et à bien appris à ses côtés. Nous assistons à une description claire d'un monde où seuls les plus forts ont le droit de survivre. Le casting est superbe ! Jeremy Renner trouve clairement ici son meilleur rôle. Habitué aux incarnations secondaires, sa prestation démontre clairement que, bien dirigé et bien écrit, il peut être un acteur de talent. Vient ensuite Elizabeth Olsen dans, la aussi, son meilleurrôle. . Le duo fonctionne bien, parvenant à être complémentaire et crédible car traité avecp maturité. Sheridan décrit une relation tout en nuance et en réserve, mélangeant le lourd passé de Cory Lambert à celui de la novice Jane Banner, une belle écriture adroite, sans fausse note. Taylor Sheridan s'élève au rang de réalisateur avec talent, rigueur et d' une précision qui fait mouche. Il dépeint un univers viscéral et violent, laissant libre cours au deuil et à sa noirceur - si propre à son écriture - que l'on retrouve dans Sicario et Comancheria. La direction d'acteurs est brillante et nous permet de voir Jeremy Renner et Elizabeth Olsen sous un autre jour. Il est un réalisateur que je compte à présent suivre avec intérêt. Wind River est une expérience à part qui a obtenu 5 nominations et que je note d'un sans faute avec allégresse !
Au début, on est dans l’ambiance de broadburch. On craint même peut-être trouver un dexter nouvelle génération. Puis la deuxième partie du film est beaucoup plus glauque. L’action devient violente et meurtrière. C’est glacial et rude comme film et la montagne crée un décor parfait.
Woooow Taylor Sheridan ! Wind River ne prétend rien, c'est jusque une plaque de neige jeter dans la figure d'un téléspectateur médusé par une mise en scène authentique et réaliste. Le Wyoming dans sa nature la plus sauvage.
Dans une réserve indienne des montagnes du Wyoming, un pisteur découvre une jeune femme morte dans la neige. Étroitement lié à la communauté amérindienne par sa femme et ses amis, il assiste la police et le FBI et traque les responsables dans la neige, le vent et le froid des immensités montagneuses. Ce personnage interprété par Jeremy Renner est formidable de sobriété, de nostalgie et de détermination. On pense bien sûr à « Fargo », ici cependant pas de second degré, seule l’implacable résolution et la connaissance du terrain et de la population lui permettront une résolution impitoyable de l’enquête. Le blanc des superbes paysages rehausse la noirceur de la misère sociale de la population indienne et des prospecteurs de pétrole dans une atmosphère sourde et étouffée. Un film qui aurait pu être réalisé d’après un roman de Craig Johnson.
tout est caricatural dans ce film plein de "bons sentiments". En plus , il y a des temps morts interminables pendant lesquels il ne se passe rien. je ne vous raconterai pas la fin car je n'est pas tenu jusque là ....
Film western moderne qui nous permet de profiter des paysages magnifiques du Wyoming. Alors certes c’est un film touchant mais parfois mal adapté à notre époque je pense spoiler: à la fusillade de fin qui n’est pas crédible , non plus sur les conséquences dans un monde moderne . La misère des régions US loin de tout des est montrée ainsi que le problème des réserves. Et c’est bien parce que ça parle des amérindiens que ce film est particulièrement apprécié de la critique officielle. Sur un autre sujet les défauts auraient sans doute pris le dessus. À voir.
Honnêtement, je ne comprends pas le "succès" de ce film. L'histoire est complètement banale, il n'y a aucun suspense, on s'ennuie assez fermement, les clichés sont au rendez-vous, les acteurs plus que moyens, des longueurs qui auraient pu êtres reduites pour en faire un opus de 1h30 grand max, etc. Ça manque aussi assez cruellement d'une bande originale digne de ce nom. Hormis les paysages et quelques petits details, je ne retiendrais pas "Wind River" dans mon coeur, loin de là. Je vous laisserai juger par vous même. 9/20.
Cory est pisteur dans la réserve indienne de Wind River, en plein coeur du Wyoming. Lorsqu’il découvre le corps sans vie d’une femme, le FBI y dépèche une jeune recrue qui va se retrouver confronter à un milieu hostile et isolé de tout…
Second long-métrage pour l’acteur (méconnu) Taylor Sheridan qui s’était fait une renommée en tant que scénariste (Sicario - 2015). Après le torture-porn Vile (2011), cette fois-ci, il s’attèle à un néo western qui nous entraîne en plein coeur d’une réserve indienne, hostile et isolée.
Il n’y a pas de doute, Taylor Sheridan sait prendre son temps, un peu trop même, car des longueurs, il y en a. Mais cela n’empêche nullement d’apprécier ce film à sa juste valeur. Le cadre est soigné (les contrées enneigées du Wyoming) et les acteurs superbement mis en valeur (superbe trio composé de Jeremy Renner, Elizabeth Olsen & Gil Birmingham).
Wind River (2017) est prenant de bout en bout et ne relâche jamais la pression (mention spéciale à la scène de gunfight mémorable et au climax final). Un néo western violent et contemplatif à la fois. A noter enfin, qu'une suite a vu le jour (Wind River : Rising), actuellement en post-production et sans la présence de Renner et Olsen.
Offrant de la visibilité à un chiffre honteux concernant les autochtones américaines, ce polar bénéficie d'une atmosphère de blizzard glaçant jusqu'à l'humanité par sa rudesse isolante, ce que la seconde partie illustre avec une brutale férocité dont la lucidité rend du lustre à une réalisation jusqu'alors assez plate. En outre, alors qu'Elizabeth Olsen confère de la profondeur à un personnage peu fouillé psychologiquement, Jérémy Renner ne convainc pas, alourdi de dialogues parfois très didactiques et d'un air balourd peu inspirant. Heureusement la solidité de l'histoire, plus encore sa légitimité ouvrant une âpre réflexion sur la nature humaine, mérite le coup d'oeil. Implacable.
Beaucoup de bavardages pendant tout le film, un tout petit peu d'action vers la fin et une enquête minimaliste, voilà les ingrédients de ce film policier. C'est un changement de voir un film se dérouler dans la neige du Wyoming, certes, mais il y a énormément de longueurs. On a l'impression que le réalisateur veut nous faire le coup du film "épique", le mélodrame larmoyant.
Le film thriller par excellence, une ambiance particulière, on est amenés sur un terrain auquel on ne s'attend pas pour être complètement retournés à la fin ... Je me réjouis de le revoir !
l'actrice principale ne joue pas très bien, le personnage du chasseur est caricatural, tout le monde pleure et on s'ennuie car tout est très générique.
Bien que le scénario soit assez classique, le décor et l'ambiance tirent leurs épingles du jeu. Je trouve néanmoins quelques petits défauts : un homme arrivant le spoiler: premier sur une scène de crime sans autres traces n'est pas suspect ... mouais .... une bande sans scrupules ni motivation et qui est capable du pire sur spoiler: l'un des leurs sans motif et sans inquiétude pour la suite... aucun de la bande, ne se dit a un moment donné que ce qu'ils font est spoiler: grave et peut avoir de graves conséquences. .. pas un pour rattraper l'autre. Jusqu'à spoiler: ouvrir le feu sur les autorités alors que jusqu'ici aucune preuve ne les incriminait ... et derrière chose, on apprend que la spoiler: fille du rôle principal a eu une mort atroce non élucidée mais on ne tente pas d'en savoir plus, ni de savoir si c'est spoiler: relié au meurtre ... c'est un peu dommage, ça aurait pu faire une pierre deux coups et enlevé un poids sur la résolution... réunir trois acteurs sous licence marvel ait dans l'ensemble une bonne idée. Mais le développement des personnes est malheureusement incomplet. L'ambiance réserve indienne moderne fonctionne plutôt pas mal et aide le film a s'en sortir bien malgré ses petits défauts. Et la fin est bien trouvée, un beau retour de bâton.