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Germouse
21 critiques
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1,0
Publiée le 2 août 2026
Un western bas de plafond avec des flingues et encore des flingues. Surtout une morale nauséeuse qui prône l'auto-justice en alimentant la haine du spectateur. Ajoutez à cela des dialogues souvent d'une profonde bêtise et vous aurez un bon film bien conservateur qui se cache derrière un sentimentalisme criard. Je n'ai pas trop vu le discours pro-indien dans tout ça.
Des paysages somptueux, une intrigue qui tient en haleine et des scènes de tensions énorme Ce film se classe aisément parmi les meilleurs thriller de ces dernières années
Taylor Sheridan passe derrière la caméra pour conclure sa "trilogie de la frontière" avec une œuvre d'une puissance dévastatrice. *Wind River* n'est pas qu'un thriller policier ; c'est un cri de douleur étouffé par la neige, un film qui vous glace les os bien après le générique de fin.
Une traque viscérale : On suit Cory Lambert (Jeremy Renner, dans son meilleur rôle), un pisteur marqué par le deuil, qui aide une agente du FBI débutante (Elizabeth Olsen) à enquêter sur le meurtre d'une jeune Amérindienne dans une réserve isolée. La force du film réside dans son rythme : lent, pesant, calqué sur la rudesse d'un hiver qui ne pardonne aucune erreur. Ici, la nature n'est pas un décor, c'est un personnage antagoniste à part entière.
La structure de l'intégrité : Ce film est le résultat d'un combat personnel pour Taylor Sheridan. Fidèle à ses principes, il a refusé de lisser son récit pour plaire aux grands studios, allant jusqu'à mettre ses propres finances en péril pour garantir que le film reste fidèle à sa vision. Cette vigueur se ressent dans la scène de fusillade centrale, d'une brutalité et d'une précision chirurgicale, loin des chorégraphies hollywoodiennes habituelles. C'est du cinéma brut, dicté par une exigence de vérité.
Un sujet vital : Comme pour Les Oubliées de Juarez, le fond est d'une importance capitale : le sort des femmes disparues dans les réserves, oubliées des statistiques officielles. Mais contrairement au film de 1997, Wind River réussit l'alliance parfaite entre le message social et la perfection formelle. La forme sert le fond sans jamais le trahir. La douleur des personnages est palpable, et le dénouement, d'une tristesse infinie, laisse une trace indélébile.
En résumé : Un chef-d'œuvre de noirceur et de poésie sauvage. C'est un film qui possède une âme, une colonne vertébrale en acier et une responsabilité totale envers son sujet. Un 4,5/5 pour un film qui ne cherche pas à vous divertir, mais à vous marquer au fer rouge.
Un grand merci à l’ami du groupe Cinéma & Littérature qui m’a vivement conseillé de voir cet excellent film.
Wind River ou Meurtre à Wind River, est un premier film, dernier volet sur « la frontière de l’Amérique moderne » dont le réalisateur a fait les scénarios de Sicario porté par Denis Villeneuve au cinéma et Comancheria.
Le film débute par une course effrénée en pleine nuit. Celle d’une jeune femme amérindienne. Elle court pieds nus dans la neige, avant de s’effondrer la bouche en sang. Elle aura parcouru 10 kms, une vrai « guerrière ». Un chasseur sur les traces de pumas, piste celles de la jeune femme, avant sa sinistre découverte. A moins 20 degrés, l’air glacial pénètre les poumons et fait cristalliser les alvéoles qui explosent. La mort vient telle une noyade sans eau, dans son propre sang.
Le FBI dépêche sur place une seule personne, Jane, jeune femme inexpérimentée aux conditions de vies extrêmes de la réserve amérindienne de Wind River. Mais si la disparition brutale d’une jeune amérindienne n’émeut guère les autorités, elle en est bouleversée. Elle réclame au chasseur-pisteur de lui venir en aide.
Le film prend très vite des allures de western contemporain. Le grand Ouest américain a été remplacé par le Wyoming, et les chevaux par des motoneiges. L’unique moyen de déplacement dans ces étendues de neige, que seule vient rompre la verticalité des arbres.
Le dernier livre de Franck Tilliez « Norferville » partage avec le film, son ambiance singulière, la solitude et la frustration d’hommes coincés au milieu de nulle part, et la disparition de femmes amérindiennes. Les hommes blancs vivent dans des mobile-homes. Ils sont venus de loin pour travailler sur les forages, auprès d’amérindiens auxquels ils ne se mélangent pas. Les conditions de vie extrêmes sont un personnage fantasmagorique. Les auteurs ont fait des recherches pour border leurs sujets dans ces lieux inhospitaliers. L’ambiance est sensuellement effrayante, sous l’apparente beauté immaculée des lieux. On y ressent cruellement la morsure du froid et la violence du vent sur les êtres humains.
Le film a été présenté au festival de Sundance, principal festival au monde du cinéma indépendant. Il a remporté le prix de la mise en scène dans la section « un certain regard » à Cannes 2017. C’est amplement mérité tant nous sommes happés dans cette sombre histoire sur des paysages blancs, où des hommes tentent de survivre dignement, parqués dans des réserves.
Les interprétations des acteurs excellentes s’effacent devant la force et le cadre hors norme de l’histoire. Et la splendide musique des 2 comparses Nick Cave et Warren Ellis achève de sublimer ce film poignant.
Wind River (. – 1h51) de Taylor Sheridan avec Jeremy Reinner, Elisabeth Olsen, Kelsey Show, John Bernthal, Gil Birmingham
Un solide polar bien ficelé et sachant conférer aux personnages suffisamment d’épaisseurs pour les rendre digne d’intérêt. L’atmosphère est aussi glacée que les paysages enneigés qui s’offre au spectateur. L’ensemble, de facture assez classique fait preuve de subtilité dans l’écriture et d’une réelle profondeur dans son histoire qui permet au long-métrage de se distinguer.
Après avoir livré quelques très bons scénarios au cours des années précédentes, Taylor Sheridan se positionne derrière la caméra pour cette fois-ci. "Wind River" est un projet extrêmement personnel en ce qui le concerne, et on peut clairement dire qu'on le ressent. Plongeant dans le monde de cette fameuse Wind River, notre réalisateur cherche à y décrire les conditions de vie très complexes de cet endroit, au travers d'un scénario de thriller. Et je préfère évacuer cela tout de suite, car le seul bémol que j'aurais à dire sur ce film vient de ce point. Effectivement, étant donné que Taylor Sheridan avait beaucoup à raconter, on sent que l'histoire n'est pas forcément la force du scénario. L'enquête ne fournira pas beaucoup de tensions, et c'est bien plus ce qu'il y a sur le côté de cette histoire qui vient retenir notre attention. Mais pour le coup, cela n'est jamais rédhibitoire, la globalité du long-métrage étant d'excellente qualité. Par sa caméra, notre metteur en scène nous plonge dans les montagnes enneigées de la Wind River. Les décors sont absolument magnifiques, prenant parfois même plus de place que les hommes dans le cadre, afin d'y démontrer une forme de solitude au milieu de cet environnement. Très peu peuplé, en proie au chacun pour soi et bénéficiant d'un climat compliqué, on est rapidement plongé dans le quotidien douloureux de nos personnages. Cette mise en scène se fait par le personnage de Jane, qui est un peu notre représentation au sein de l'histoire. Elle vient d'ailleurs, et elle découvrira donc comme nous ce qui se passe ici. Elizabeth Olsen se montre d'ailleurs très convaincante pour le rôle, et elle formera un duo très complémentaire avec Jeremy Renner. Pour le coup, ce dernier livre peut-être la performance la plus forte de sa carrière, car il est vraiment exceptionnel ! On y ressent toute la détresse de ce père meurtri, mais aussi son humanité profonde. J'ai beaucoup aimé la complémentarité de nos deux héros, et ils sont clairement le gros point positif du film. On sent que cette histoire a touché les deux acteurs, et on comprend pourquoi. Si le scénario est complexe, c'est surtout par toutes les thématiques qu'il aborde. Il est parfois dur, mais cela se fait toujours en ayant un profond respect envers la culture qu'il met en avant. Ayant les anciens Indiens d'Amérique comme personnage secondaire, leur culture sera évidemment très présente au sein du film. On y sent toute la volonté du scénariste de dénoncer leur condition de vie, et on peut dire que le résultat leur rend parfaitement hommage. En bref, même si je ne retiendrai pas forcément ce film pour son déroulé, sa force de persuasion a clairement suffi à me marquer. Il est très bien réalisé, porté par de superbes acteurs et il amène énormément de réflexions intéressantes. Autant dire que le résultat est de qualité, et que je vous le recommande donc. Pour conclure, encore du bon boulot de la part de Taylor Sheridan.
Basé sur un fait réel, je me rends mieux compte de l'ignorance de certaines affaires concernant les affaires amérindienne. Il ne s'agit pas seulement de nous relater ces faits, il se concentre aussi sur des personnages devant faire leurs deuils et affronter tous types de situations compliquées. J'ai parfois l'impression qu'il relate une certaine divergence sociale moderne avec ceux qui ne trouvent pas leurs places dans un tel milieu, ceux qui viennent d'arriver et ceux qui s'y sont déjà faits. A aucun moment, le film ne cherche à être cliché en suivant une voie classique : il parvient à se démarquer jusqu'à surprendre. Ayant travaillé ensemble, Jeremy Renner et Elizabeth Olsen bénéficient d'une très bonne alchimie et d'un excellent développement. Cory est encore endeuillé, a des liens avec les Natifs américains et semble avoir un lieu avec l'environnement, devenant une force de la nature. Jane, quant à elle, reflète le public qui est en terre inconnue : elle s'adapte très bien aux nouvelles situations, contrairement aux vi**eurs de Natalie. Sinon, je retiens aussi toute l'empathie envers Graham Greene et spoiler: Jon Bernthal qui, malgré son peu de temps de présence à l'écran , reste mémorable. Pour une première expérience, Taylor Sheridan fait preuve d'une certaine maîtrise de mise en scène : la caméra est tantôt stable pour nous immerger avec des plans d'exposition, tantôt à l'épaule pour des moments plus intimistes ou quand la tension règne. Ces plans d'expositions mettent d'ailleurs bien en valeur les paysages et permettent une parfaite immersion. La musique accompagne très bien chaque situation : elle a un côté indien et est accompagné d'une certaine voix comme s'il y avait une présence fantômatique.
"Wind River" est une parfaite réussite de Taylor Sheridan : il nous offre une histoire intéressante qui mérite notre attention et une mise en scène réussie pour qu'on y croit. Les personnages sont attachants et très bien développés, le rythme est très bien géré et l'histoire tient en haleine jusqu'au bout.
Un polar au cordeau, très cru, jamais trop dans l'emphase, avec un duo d'acteurs au top. Les panoramas sont sublimes, le réalisateur arrive à nous faire ressentir le froid et la nature hostile. Malgré quelques clichés sur la représentation des natifs americains, c'est un très beau film !
Wind River prend son temps, mais gagne en intensité à mesure que l’enquête avance. Sobriété glaçante, mise en scène percutante et scénario solide. Une belle réussite malgré une alchimie entre les personnages un peu en retrait. Une œuvre qui marque.
Quel film…. Je ne suis pas prête de l’oublier. L’atmosphère hivernale et les paysages du Wyoming m’ont directement captivée. C’est très intéressant de se plonger dans cet univers, éloigné de tout. Ensuite, l’intrigue est haletante, j’ai suivi l’enquête très minutieusement, mon attention était totale. Le dénouement est à la hauteur de tout le reste. Un flash back glaçant, extrêmement bien amené viendra éclaircir l’affaire et nous apporter les réponses aux questions que l’on se posait. J’ai vraiment aimé ce film que je conseille vivement !
Triller bien réussi où la tension monte doucement mais surement. Renner et Olsen jouent vraiment juste. Certaines scènes peuvent choquer car le film est assez réaliste ce qui rend l'histoire plus prenante. Les scènes de moto-neige sont aussi très réussies.
Wind River : Un thriller captivant qui frappe fort
Points forts :
• Un thriller haletant : Wind River est un excellent thriller d’investigation qui te tient en haleine du début à la fin ️♂️ • Une ambiance immersive : Les décors enneigés et le cadre isolé servent parfaitement l’histoire, créant un mood sombre et glaçant ❄️ • Des performances remarquables : Jeremy Renner et Elizabeth Olsen livrent des prestations puissantes, parfaitement adaptées à leurs rôles • Un potentiel d’adaptation : Ce film aurait vraiment de quoi être adapté en Tamil, et j’ai déjà un casting idéal en tête • Un développement maîtrisé : L’écriture et la narration sont solides, et le climax est particulièrement marquant. Une fin qui reste en tête
Points faibles :
• À éviter en famille : Ce n’est pas vraiment un défaut, mais le film contient des scènes difficiles. Je ne le recommande pas pour un visionnage avec des enfants ⚠️
Note : 9,5/10
Dommage, j’ai vraiment galéré à voir Wind River à cause de problèmes techniques, mais malgré cela, le film reste une œuvre marquante. C’est un thriller intense qui coche toutes les cases. À voir absolument !