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Shinny
42 abonnés
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3,0
Publiée le 8 novembre 2017
Comment ne pas se reconnaître dans ce portrait de la jeunesse du xxi ème siècle ? un film bien réalisé une actrice superbe mais ... ptet dommage que tout soit attendu sans surprise. ptet trop réaliste malgré ses ombres de folie ?
Paula a trente-et-un ans. Ou vingt-neuf. Ça dépend. Elle se retrouve à la rue après une rupture traumatisante avec pour seul bagage le chat de son ex-copain, une cicatrice au front et un manteau rouge volé à l'hôpital.
Caméra d'or au dernier Festival de Cannes, "Jeune femme" révèle une actrice hors pair. De tous les plans, la rousse Laetitia Dosch promène sa grande silhouette dégingandée dans un Paris pluvieux avec une grâce et une fragilité qui la rendent immédiatement attachante. Elle pleure, elle rit, elle crie, elle danse... Tour à tour forte et fragile, volcanique et éteinte, sophistiquée et naturelle, solaire et lunaire, elle démontre, d'un plan sur l'autre, une étonnante richesse de jeu.
"Jeune femme" croque une héroïne de notre temps. Comme "Cléo de 5 à 7" en 1962, l'unité de temps en moins. Une femme en galère dans un Paris qui ne lui est pas spontanément accueillant - et qu'elle dit détester même si on l'imagine mal vivre ailleurs. Une femme en galère amoureuse mise à la porte par l'homme qu'elle a aimé pendant plus de dix ans et qui rencontre tour à tour une lesbienne qui aimerait la glisser sous sa couette (Léonie Simaga qui fut mon étudiante à Sciences Po avant d'entre à la Comédie-française) et un vigile prêt à la prendre sous son aile protectrice. Une femme en galère professionnelle qui trouve non sans mal un CDI dans le "bar à culottes" (sic) d'un centre commercial anonyme (Italie 21 à 500m de chez moi) et un boulot de fille au pair chez une bourgeoise faussement sympathique (Erika Sainte remarquée dans "Baron Noir").
Tant les critiques que les spectateurs réservent depuis dix jours un accueil enthousiaste à ce premier film. J'aurais aimé partager une telle euphorie. Hélas, j'ai quelques réserves. Sans rien trouver à redire au jeu (d)étonnant de Laetitia Dosch, il ne m'a pas fait vibrer ; il ne m'a pas touché. Le personnage de Paula m'a semblé trop hystérique, trop indécis, trop incohérent, trop tout. Suis-je déjà trop vieux pour comprendre les émois des jeunes femmes de notre temps ? Quant au scénario de Léonor Séraille, si j'ai aimé sa conclusion, ouverte, j'ai trouvé qu'il cédait à une certaine facilité, en accumulant les rencontres à la va-comme-je-te-pousse au risque de nuire à l'unité du récit et de réduire les personnages secondaires à des silhouettes.
J'ai vu jeune femme ce matin. J'en suis sorti en me disant que c'était : "un film drôle et touchant qui fait du bien au moral" Voilou ! faîtes vous votre propre avis.
Dans un des dialogues de ce premier long-métrage de Léonor Serraille, Paris est décrite comme « une ville qui n’aime pas les gens ». En vérité, fort heureusement, le film apporte de la nuance à cette allégation : si l’on y perçoit des abimes de solitude, on y décèle aussi des regards qui se croisent, des dialogues qui se nouent, des rencontres possibles. Le personnage de Paula (Laetitia Dosch), personnage pivot d’un film qui, pour ainsi dire, ne le quitte jamais du regard, se heurte à la solitude certes, mais fait aussi des rencontres (dont certaines ne sont pas sans lendemain). Quand on a affaire à un film de ce genre, c’est-à-dire qui s’attache, pour l’essentiel, à faire le portrait d’un unique personnage, on se plaît à dire que tout repose sur les épaules de l’acteur ou de l’actrice chargé(e) de l’incarner. En l’occurrence, il est vrai que la performance d’actrice de Laetitia Dosch mérite tous les superlatifs. Elle donne à un personnage assez complexe une cohérence totalement convaincante. Autrement dit, on y croit. Elle peut passer d’une émotion à une autre, d’un registre d’exubérance à un ton plus feutré tout en gardant l’harmonie de son personnage. Seules peut-être les scènes du tout début du film (qui font un peu trop songer à « La Bataille de Solférino » de Justine Triet) paraissent en léger décalage avec ce qui suit. Cela étant dit, si les prouesses d’actrice de Laetitia Dosch sont réellement épatantes, il serait injuste de ne pas en attribuer le mérite également à la réalisatrice. Celle-ci atteste de l’énorme travail accompli avec l’actrice afin de parvenir à faire évoluer le personnage de Paula, au premier abord assez peu aimable, vers une autre facette ou une autre vérité. Les personnages de cinéma les plus intéressants ne sont-ils pas ceux qui se métamorphosent ou, quoi qu’il en soit, ne se limitent pas à une seule émotion ? Avec ce film, nous voilà servis ! Comme le dit si bien Léonor Serraille, « Paula a l’énergie incroyable d’un enfant, la naïveté d’une touriste, et cherche comme un petit animal la bonne façon de se sentir bien. » A propos d’animal, il en est un qui a toute sa place dans ce film ! Et Dieu sait si c’est un bonheur chaque fois qu’il apparaît dans un film ! De qui s’agit-il ? Du chat bien sûr !
Tranche de vie captivante qui oscille en permanence entre drame et comédie. Remarquablement interprété et réalisé, le film se concentre sur l’instant présent, sans réel fil conducteur, sans possibilité d’anticiper, nous plaçant dans la même situation que son héroïne qui progresse sans plan au gré de ses rencontres. Un 1er long métrage très prometteur pour l’avenir de la réalisatrice.
Une jeune femme se retrouve à la rue suite à une séparation, avec le chat de son ex. Le personnage atypique de cette fille, à l’esprit fragile et revêche, est décrit dans ce film primé à Cannes. Un peu long du fait d’un scénario particulièrement centré sur la vie chaotique de l’actrice, il en est pour autant intéressant et parfois déroutant. L’actrice est juste parfaite dans ce rôle où la folie est juste proche. À voir
Un film qui repose tout entier sur la talent de son interprète : Laetitia Dosch. C'est elle qui apporte de l'imprévu au récit et incarne l'idée de la liberté de cette jeune femme. A voir pour elle car elle est formidable. L'idée des yeux vairons est assez belle sinon. Voir ma critique complète sur mon blog : newstrum.wordpress.com
Dans la lignée de « Frances Ha » ou de « Baden Baden », « Jeune femme » raconte un moment de la vie d’une trentenaire instable, à la dérive.
Ceci dit « Jeune femme » est plus triste, plus désespéré, malgré l’énergie, le grain de folie et l’humour de la jeune femme qui peuvent faire illusion.
Revenue du Mexique, Paula est mise à la porte par son amant, un de ses anciens professeurs et aussi photographe. Rejetée par sa mère, Paula, à la rue, cherche un logement et un travail.
Son parcours commence par un passage aux urgences.
La caméra aussi erre un peu, tâtonne et cherche la stabilité, à l’image de l’héroïne du film.
L’histoire est très touchante, portée par Laetitia Dosch. L’actrice, criante de vérité, joue de façon exceptionnelle. On peut lire sur son visage très mobile une fine palette d’émotions, variées, comme ses façons de se coiffer.
Malgré une fin un peu décevante, c’est un film à voir pour l’actrice et la description de la solitude, la détresse qui n’épargnent pas les jeunes personnes n’ayant pu de se « caser » assez tôt.
Magnifique portrait de jeune femme à la dérive dans Paris. C'est drôle, énergique et touchant. La comédienne Laetitia Dosch, est formidable. Le film ne cesse de surprendre, subtil et généreux. La musique est top aussi. Un beau premier film, une Caméra d'Or mérité !
Film sympathique et personnage principale attachante ... mais rien d'exceptionnel non plus je dois dire. On assiste à ce qui fait suite à la perte de repères d'une jeune femme, suite à une séparation
Sans grand intérêt.c'est plutôt surjoué (je suis paumée et je vais vous le démontrer). Seule la scène de l'entretien d'embauche est rigolote le reste est une sorte de meli-melo.
Ridicule, ça n'a ni queue ni tête on s'attend à chaque seconde que l'héroïne soit internée tellement c'est dingue, c'est tellement mauvais que j'ai du mal à trouver des mots pour l'expliquer
Jeune femme est superbe! contemporain, vif, énergique, émouvant, drôle aussi sans vous prendre pour des imbéciles... c'est un film vibrant, avec des comédiens remarquables, plein de mouvement vital, c'est la vie, captée là, pour nous, avec un grand talent. A voir,à voir, à voir...
Magnifique, drôle, émouvant et porté par l'incroyable Laetitia Dosch, Jeune femme est un film à ne pas manquer! La mise en scène est impeccable, et traduit à merveille le parcours de cette Jeune femme gonflée à bloc dans un Paris difficile, qui l'oblige à se battre constamment pour y trouver sa place. Chaque personnage est extrêmement touchant et très bien interprété, jusqu'au plus petit rôle. Comédie douce amer, le film de Léonor Serraille est à l'image de sa protagoniste, à la fois délicat et incroyablement énergisant.A voir absolument!
Si il y a bien une chose pour laquelle je pardonnerai toujours le cinéma de m'infliger, c'est bien de subir des coups de foudre sans égal. Déjà aperçu dans le remuant "La bataille de Solférino" et deux/ trois second rôles pétillants, Laetitia Dosch frappe mon coeur bien trop fragile de plein fer. Son tempérament de feu va se conjuguer à un rôle âpre, casse-gueule, qui met sur un piédestal l'errance. Paula est une femme à conviction, éreintée par une histoire d'amour qui n'a plus lieu d'être, elle est à deux doigts de céder à ses vertiges. Au bord du gouffre et littéralement à la rue, elle va forcer ses idéaux pour redonner un sens à ce qu'elle veut faire. De part une inextricable fragilité, elle va affronté un à un les dossiers mal gérés de sa vie. Jeune femme est un formidable film sur la rédemption. Comment le combat d'une battante et d'une femme qui a compris qu'après le précipice il n'y avait plus rien. S'émerveillant sur les choses simples de la vie, elle va passer tout le film à nous démontrer par A plus B que l'on peut reprendre les choses en main quand on a foi en ce que l'on entreprend. Il en ressort un personnage émouvant, qui dépeint de manière explicite ce qu'est l'insubordination féminine. Brillant. *TOP 3 FILM 2017*