Le lycée est une autre dimension à l’image des jumelles qui disent la même chose. Le spectateur doit aussi se préparer à quitter la surface du raisonnable pour se percher dans un univers complètement iconoclaste. Duris est tellement bizarre qu’il en est excellent. Avant de savoir qu’il était de Bozon, je présumais du Eugène Green. Cela dit. Il est tellement spécial que si l’on accroche on y trouve une poésie assez folle. La douceur de la mise en scène et le personnage d’Huppert incompréhensible mais quelque part attachant
L'idée de départ était intéressante, mais elle est très mal exploitée. On ne sait pas trop où veut en venir le réalisateur avec ce film décousu et vaguement burlesque. Romain Duris cabotine de façon insupportable et José Garcia semble éteint. Huppert tire son épingle du jeu, mais son personnage manque autant d'intérêt que de crédibilité. Un film raté et encensé par une partie de la critique.
Une histoire fantastique ça ? Fantasque tout au plus ! Et même en buvant du Fanta ! Bozon fait bosser à 64 balais Huppert comme prof de physique et on se demande si bon sang, on y aura droit un jour ? Surtout que les ados ne sont plus ce qu'ils étaient... Le réalisateur essaie de nous surprendre mais ça fait pschitt : c'est du délire même en caricaturant outre-mesure " L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde" de Robert Louis Stevenson.... L'histoire est délirante dans le moins bon sens du terme et on s'ennuie ferme ! Aucun des personnages n'est crédible et la surprise que nous promet Bozon se transforme en déception ! Le comble du ridicule est atteint quand Bozon fait joujou avec un gadget des effets spéciaux : illuminer Huppert ! En panne non pas d'électricité comme avec ces satanées voitures, mais d'inspiration ? Gros flop pour la production avec seulement 91 883 spectateurs en salles ! Malgré l'énergie que met Huppert..
Une approche décalée pout aborder, une fois de plus, les difficultés de collèges et lycées de banlieue, avec l'introduction d'une dimension fantastique, ce coup de foudre qui transforme une prof de physique totalement dépassée et incapable de maitriser sa classe en femme entreprenante, dynamique et vengeresse.. Malgré l'excellent jeu d'Isabelle Huppert, José Garcia et Romain Duris, je suis resté et reste dans l'expectative et sut ma faim
A part Roman Duris et son look dandy, il n’y a rien à tirer de ce film. José Garcia est mou et Isabelle Huppert absente. Dans un scénario confus pour une fable scientifico-philosophico-fantastique, le film nous ennuie rapidement et finit par nous assommer comme une décharge électrique à voltage élevé.
Mais que sont allés faire Isabelle Huppert, Romain Duris et José Garcia dans ce navet ? Présenté comme une réflexion sur l’éducation nationale et une fable sur la transmission des savoirs, je n’ai malheureusement assisté qu’à un véritable naufrage. Aucun des trois acteurs ne parvient à convaincre, et pour être honnête, je ne vois pas comment ils auraient pu le faire dans une telle réalisation.
Les dialogues sont d’une lourdeur insupportable, avec des explications scientifiques qui s’étirent à l’infini. D’ailleurs, bien que le film ne dure qu’1h38, j’ai eu l’impression d’assister à un méga péplum de la grande époque, tant le rythme est lent.
J’avais déjà vu “Don Juan”, du même réalisateur, Serge Bozon, et je peux dire sans hésitation que c’était une véritable déception. Espérant une amélioration, je lui ai donné une seconde chance avec “Madame Hyde”, mais c’est encore pire ! Pour le prochain film de ce réalisateur, je pense que je vais passer mon tour.
« Madame Hyde » est une très libre adaptation du roman « L'Etrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde », écrit en 1886 par Robert Louis Stevenson. Serge Bozon et sa scénariste Axelle Ropert ont apposé l’histoire dans le système scolaire en banlieue et le tout au féminin. Isabelle Huppert est une professeure de physique dans un lycée mais les élèves la méprise. Foudroyée lors d’une expérience, elle devient alors prise d’énergie et éprise de ses élèves. Comédie loufoquement fantastique, « Madame Hyde » nous transporte dans un univers décalé et poétique tout en restant ancré dans une réalité sociale contemporaine. La comédienne passe à merveille de cette prof fragile et timide à l’assurance prodige. Avec sa mèche de cheveux, Romain Duris est quant à lieu parfait dans le rôle du proviseur lèche-c… Malheureusement le long-métrage part rapidement dans tous les sens et ne ravira qu’une poignée d’illuminés. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Serge Bozon propose une relecture moderne du mythe Dr Jekill / Mr. Hyde. On le sait grâce au titre, Madame Hyde, et car dans le film il s'agit de Madame Géquil (franchisé pour l'occasion!). Le partie pris devrait au moins composer une des adaptions les plus originales du célèbre conte horrifique dualiste avec une Isabelle Huppert étonnante voire déroutante. On a une professeur de physique en banlieue timide et sans cesse lynchée par ses élèves qui trouve une force soudaine dans la foudre qui s'abat sur une elle par mégarde un soir d’expérimentation solitaire. Bozon utilise le physique frêle de son actice principale pour en faire un personnage faible de victime dans un premier temps, puis nous rappelle sa présence glaciale et apathique pour la montée en puissance de son côté Hyde. On est plutôt surpris du premier personnage qui n'est pas habituel chez Isabelle Huppert, mais elle réussit toujours à donner le ton juste à ses rôles quoi qu'il arrive. En seconds rôles nous avons José Garcia aussi inattendu en homme au foyer, avec un personnage empreint de modernité jovial et sympathique mais complétement hors jeu quand il s'agit de comprendre la personne qui a pris la place de son épouse, qu'il ne reconnait plus. Romain Duris en proviseur parvenu est sûrement l’élément le plus comique de cette fausse comédie. On se croirait presque plutôt dans un tragique exercice de style qui penne à convaincre, et surtout, ne passionne guère. Une bizarrerie.
Regardé par erreur parce que c'était indiqué comédie, une revisite de Stevenson et un résumé qui semblait pouvoir être pertinent. C'est très très mauvais, proche de l'horreur, un délire existentiel: des dialogues, un déroulé et un fond insipides et peu compréhensibles.
Inspiré de l'oeuvre de Stevenson...mais une inspiration seulement. Il était intéressant d'avoir une " Docteur Jekyll et Mister Hyde" au féminin mais le film n'a pas trouvé sa voie.Le vieux film de Victor Fleming était à la fois fantastique et terrifiant; beaucoup plus tard, Jerry Lewis en fit une parodie comique plutôt réussie, mais cette madame Hyde n'a rien de réoujissant .Pourtant il y a quelques idées intéressantes sur la pédagogie de notre monde et Isabelle Huppert est touchante de vérité parvenant ainsi à sauver le film.Il y a beaucoup d'invraisemblance s dans ce film: je ne parle parle pas de la transformation de Madame Gequil en madame Hyde car elle fait partie de la règle du jeu,mais de problèmes de fond:une idée géniale d'un professeur ne métamorphose pas une classe dans ce milieu là...sauf sur le papier:Le proviseur n'est pas du tout crédible.Les transformations dans les films précédents étaient brutales mais ici elles sont lentes et madame Gequil met du temps à devenir vraiment Madame Hyde . C'est parfois très déroutant!Le beau plaidoyer final relève un peu le tout...mais il n'est pas nouveau dans les versions de cette oeuvre.
Sympathique film, un tantinet décalé, très agréable à voir et avec de bons dialogues.Même formule que pour tip top de 2012: 3 excellents acteurs qui font le gros du travail.Bien que les films dans lesquels elle joue soient souvent incompris, elle assure la mère Huppert.
J'étais resté sur l'audace de "Tip top", précédent film du cinéaste, entre loufoque et nouveau style affirmé. Madame Hyde continue dans ce sillage burlesque, et fait apparaître une envie folle de faire du cinéma social, mais en décalage dans sa narration. Il y est question d'une signature scénaristique, on vise une action de la vie courante - ici une professeure malmenée par ses élèves - et la réaction en chaîne que cela induit dans son quotidien. Une fois encore, comme le précédent, tout çà est un peu foutraque. Le fantastique est peut-être inutile, tandis que les personnages manque d'épaisseur. Soulignons, une fois n'est pas coutume, la formidable interprétation de notre Romain Duris national, qui lui s'offre une récréation jubilatoire et un second rôle composé brillamment, à la hauteur de son talent.
Cette comédie Fantastique, coécrite et réalisée par Serge Bozon, nous délivre une ambiance trouble. Sur un rythme très lent, le scénario nous conte une histoire sans chute et trop alambiquée. Seules de bonnes démonstrations de physique élémentaire et quelques scènes attractives retiennent l'attention. Heureusement Isabelle Huppert et Romain Duris sauvent la situation en réalisant d'excellentes prestations de comédiens dans des rôles pourtant délicats.
Après Tip Top, Serge Bozon poursuit son petit chemin dans la comédie décalée, genre qu’il affectionne, cultivant la douce dinguerie qui rend son univers si singulier. Nous retrouvons les mêmes préoccupations du réalisateur envers les injustices sociales, la banlieue et le communautarisme avec, ici , l' ajout d'une dimension fantastique. Reposant, comme on pourrait s’en douter, sur le modus operandi du roman de Stevenson, cette libre transposition féminine me laisse perplexe car, hormis quelques crimes incontrôlés ici et là, rien ne vient véritablement bousculer un scénario finalement assez plan-plan. Il reste donc le caractère social et la difficulté de transmettre un savoir face à des jeunes qui ne reconnaissent aucune autorité ; on peut apprécier le jeu d’Isabelle Huppert . Romain Duris tente une composition de proviseur excentrique mais , à mes yeux , il ne la réussit qu' à moitie. Si Madame Hyde brille par son originalité de ton et nous offre quelques beaux moments (le hip-hop nocturne), sa réflexion sociétale se voit court-circuitée par un caractère surnaturel maladroitement pensé. Moins excité et transgressif que Tip Top, " Madame Hyde " ne souffrirait-il pas aussi d’un excès de sagesse ?