Superbe. La réussite du film c'est d'avoir evité le piege de raconter une histoire,ce que l'on aurait pu craindre à la vue de la mention "d'apres une histoire vraie". J.Foley à tout au contraire chosi la stylisation et l'ellipse narrative qui donne au film une profondeur de champ et son athmosphere irrélle presque onirique. Ces zones d'ombres au propre comme au figuré (magnifiques fondus au noir)sont la véritable respiration du film et relegue le fait divers à l'état de matériau-pretexte que le réalisateur fàçonne, donnant ainsi la preuve rejouissante de sa confiance dans le cinéma. Ajouttons que l'on trouve dans ce film C.Walken, le plus grand acteur du monde et une bande musicale délicieusement datée eighies ou les nappes dx7 et le piano electrique cp 80 forment presque un personnage à part entiere.
Un beau film sensible sur la manipulation & l'utilisation de jeunes recrues indépendantes, ainsi que d'autre part assez manichéen quant à cette traditionnelle propagande U.S de gauche anti-famille & bien sûr contre à la base toute religion à convictions diverses et variées : Un " outsider " peut en effet difficilement être sans tâches ...
« Comme un chien enragé » accompagne la vie d’une bande de jeunes casse-cou dans la Pennsylvanie profonde. Un petit matin, l’un d’eux voit son père débarquer dans sa vie. Le père et le fils vont alors apprendre à se connaître, rattrapant en très peu de temps des années d’indifférence. Et le fils découvre un modèle qui vaut la peine d’être suivi, ce père qui le prend sous son aile et lui ouvre les portes de son gang, une espèce de PME fraternelle, spécialisée dans la cambriole en milieu rural. Puis le vernis reconstitué peu à peu se craquèle, le petit gang paternel s’avère être une funeste organisation, et le père une véritable ordure... Un excellent moment passé en compagnie de grands acteurs.
James Foley( Dangereuse Seduction) nous livre une oeuvre sombre et intense sur la fascination qu'un fils peut éprouver face à un pére qui l'a abandonné petit. Sean Penn est formidable en jeune pommé qui se révolte contre les méthodes de son pére. A part cela la réalisation sobre est servie par un exellent duo que forment Penn et Christopher Walken et nous offre lors de la confrontation dans la cuisine, une scéne intense et poignante. Malgré tout le film met du temps à réellement démarrer et on détourne plusieurs fois le regard de l'ecran, ce qui n'empeche pas ce film de gangster d'etre une réel réussite.
1986, de James Foley, avec Sean Penn, Christopher Walken, Christopher Penn, Marie Stuart Masterson. Le film dégage une très grande violence, celle qui naît de la misère matérielle, mais aussi, de la misère intellectuelle, dans une Amérique qui n’offre aucun horizon à ses jeunes (comme nous dans nos cités). L’histoire est d’ailleurs tirée d’un authentique fait divers et se déroule dans la région d’origine, la Pennsylvanie. On est troublé par le regard à la fois provocateur, tendre et lumineux de Sean Penn, qui prend des allures à la James Dean, en fils paumé, d’un père criminel et pourtant admiré. Le jeu de Chrisopher Walken, grimé, perruqué est plus théâtral. Histoires d’adolescents à la dérive, poussés à la délinquance par « culture familiale », que l’on assassine dès qu’ils peuvent devenir des témoins gênants d’affaires minables (vol de tracteurs).
"At Close Range" qu'a réalisé James Foley en 1986 est inspiré d'un fait divers qui défraya la chronique américaine huit ans auparavant. Bénéficiant d'un casting de choix (Chris Walken et les deux frères Penn notamment), ce film à mi-chemin entre polar et drame intimiste distille dès le début une atmosphère très sombre, magnifiée par une tension électrifiant à tous les instants le spectateur. Notre attention est retenue entre autres grâce à des qualités d'écriture irréprochables, que ce soit au niveau de l'intrigue remarquablement menée ou à travers les personnages creusés, profonds, aux émotions palpables. La tension dramatique est constamment maintenue, accentuée par des rebondissements plausibles qui, à défaut d'être totalement imprévisibles s'avèrent assez bien brouillés jusqu'à leur intervention. Ce n'est donc pas du côté du scénario que l'on pourra reprocher quelque chose. L'interprétation de très haut niveau tient toutes les promesses inscrites sur le papier, chaque acteur parvenant à donner une épaisseur plus grande au caractère qu'il est censé exposer à l'écran. Le suspense monte crescendo pour atteindre l'horreur des situations, nous mener dans cette descente aux enfers si malsaine que l'on hésite à s'y engouffrer. Finalement, on se rend compte que le cinéaste n'est pas là pour choquer mais faire réagir. Pour ce faire, il utilise la suggestion et se joue assez bien des codes de celle-ci en passant sèchement d'une scène à une autre. Le pari de la sobriété est gagné de ce point de vue mais perdu sous un autre angle : le traitement parfois trop manichéen finit par ternir les bonnes impressions au point de glorifier le système judiciaire américain dans sa conclusion. D'autant plus maladroit que la faune US avait été mise en scène sans concessions durant quasiment deux heures et que l'aspect moraliste n'était pas censé débarquer pour un sujet aussi fort. Cette vision antagoniste gâche le plaisir mais ne remet pas en question les qualités d'"At Close Range".
Un film noir, tragique et inspiré d'une histoire vraie. Les acteurs donnent corps et âmes à leurs personnages, la mise en scène de Foley, à la fois sobre et esthétique, est parfaite. Cependant, le scénario alternant scènes tendues de personnages et passages elliptique, avec musique et plan de décors ne fonctionnent pas vraiment très bien et on décroche un peu. Toutefois, "Comme un chien enragé" mérite sa place non pas au panthéon du cinéma, mais comme un des films marquants d'une époque