Comme un chien enragé
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Sylvain Maury
Sylvain Maury

153 abonnés 1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 mars 2026
Avril 1986. 40 ans déjà ! Quel film. Un de mes préférés...
Dès les premières secondes de "At Close Range", on est happé par une atmosphère lourde, presque électrique. La scène d’ouverture agit comme une morsure : sèche, brutale, impossible à ignorer, un peu "Comme un chien enragé" qui surgit dans la nuit et ne vous lâche plus. Tout est déjà là : la fatalité, la violence sourde et le vertige moral de l'histoire.
Inspiré d’une histoire vraie, le film plonge dans l’Amérique rurale des années 1970, où la loyauté familiale se mélange dangereusement au crime. Ce n’est pas seulement un polar sombre, c’est un drame humain troublant.
La mise en scène prend immédiatement aux tripes. Le choix de Madonna avec son titre Live to tell crée un contraste bouleversant. La douceur mélancolique de la chanson de Patrick Leonard flotte au-dessus des images comme un pressentiment tragique, donnant à la scène une dimension presque hypnotique.
Et puis il y a les acteurs. Sean Penn incarne la fragilité et la révolte d’un fils qui cherche sa place dans un monde moralement corrompu, tandis que Christopher walken est absolument fascinant dans le rôle du père : charismatique, inquiétant, imprévisible. Leur face-à-face promet une tragédie familiale marquante !
Cette ouverture ne se contente pas de lancer une histoire : elle annonce un destin. Elle nous prévient que dans "Comme un chien enragé", l’amour filial, la loyauté et la violence vont s’entrelacer jusqu’à l’inévitable...
Un film à découvrir ou revoir absolument !!
Ghighi19
Ghighi19

98 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mars 2026
Un polar intense des années 80 . La lumière y joue un rôle à part entière. Sean Penn est déjà impressionnant et Christopher Walken impérial. Un must de l'époque bénie où le cinéma était encore là pour nous faire entrer dans une histoire...
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 janvier 2026
Dès sa première séquence, déambulation nocturne au volant d’une voiture dont la langueur est retranscrite par la musique électronique de Patrick Leonard, At Close Range impose une identité visuelle et sonore faisant se rencontrer le geste artistique de Nicholas Ray et le cinéma américain des années 80, que la suite ancrera davantage encore dans une relecture de Rebel Without a Cause (1955), de sa topique adolescente et des différents espaces représentés tels que le poste de police et la cellule de détention, le centre-ville fréquenté par des jeunes adultes en émoi, la nature environnante qui devient le support à la construction d’une masculinité respectueuse du modèle ambiant. La sensualité de la mise en scène de James Foley, renforcée par la photographie impressionniste de Juan Ruiz Anchía – combien de plans sur des corps en mouvement dans des étendues naturelles ? –, produit une esthétisation des personnages pour lesquels la découverte d’une culture de la violence conduit à un dérèglement des sens : spoiler: un front perlé de sueur, un pied nu, des bustes sculptés que la caméra mobile capte depuis l’eau, à l’origine d’une légère contre-plongée magnifique…

La singularité du film tient ainsi au choix d’une beauté au contact de la laideur humaine, à la défense de valeurs qui n’en sont pas (« voiture, jolie fille et pognon »), au souci de sacraliser des martyrs en devenir et des bourreaux en action perçus comme des tentateurs : naît une spoiler: tension homoérotique entre ces hommes armés et engagés dans des affaires suspectes, tension d’autant plus interdite (mais pertinente) qu’elle s’inscrit dans la cellule familiale et redouble sa destruction
. Autrement dit, Foley contribue par son image et sa direction d’acteurs au brouillage des repères moraux traité par le scénario de Nicholas Kazan, fils du cinéaste Elia Kazan : le pistoler est à terme baptisé « flingue familial ». Une tragédie sublime malgré quelques excès.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 décembre 2025
Sous un titre (aussi bien l'original que le français) pouvant laisser entrevoir un film d'action, se cache en réalité un drame familial. Basé sur une histoire vraie et qui oppose un fils complètement paumé à son père, voleur impitoyable. Avec en filigrane une connotation sociale puisque sont évoqués les laissés pour compte du Rêve Américain. Quoi dire de plus ? Un film très solide, avec un très beau final, mais qui au regard de son sujet fort, aurait mérité d'atterir entre des mains beaucoup plus chevronnées que celles de James Foley. Heureusement, on peut compter sur la présence de deux grands acteurs. D'un côté Sean Penn qui commençait à dégrossir son jeu (dont on sentait plus que poindre le style dans "Bad Boys" quatre ans auparavant) et Christopher Walken qui grâce à son physique si particulier trouvait là un rôle qui allait lui être plus d'une fois proposé par la suite.
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 septembre 2025
Un polar noir et violent mais trop bancal, qui nous plonge dans l’univers d’une famille de truands au cœur de l’Amérique profonde et explore la relation toxique père/fils oscillant entre loyauté familiale et désir d’émancipation, porté par le face à face impeccable Christopher Walken/Sean Penn. 2,75
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 septembre 2024
Le titre sous entend quelque chose de beaucoup plus dense et rugueux. L'introduction est bonne et aussi trompeuse car on tombe tout de suite après dans quelque chose d'assez morne qui tient bien plus de la chronique sociale sur l'Amérique profonde mâtinée d'une amourette très classique que du film de truands. "Comme un chien enragé" ne gagne en intensité qu'en de rares moments de tension, et encore, comme ils sont plus suggérés que montrés ils n'ont pas d'impacts forts. Les personnages secondaires ne sont quasiment pas traités alors qu'ils auraient pu apporter quelque chose en plus, et même si les performances de Sean Penn et Christopher Walken sont bonnes, le film est quand même assez décevant.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2023
Polar familial adulte de très haut niveau cèlèbrant le premier grand rôle de Sean Penn, aidè il faut le souligner par l'impressionnant Christopher Walken que l'on pourrait surnommè « l'Ange du mal » . On assiste à cette relation naissante et puis on la voit basculer petit à petit dans le drame et la douleur! Inspirè d'un fait divers mais de façon assez libre, adaptè au besoin du rècit, "At Close Range" (1985) est surtout un film noir, noir et stylisè jusqu'à l'extrême, portè par une bande son impeccable avec le tube planètaire de Madonna : « Live to tell » . Un choc visuel de tous les instants avec un casting parfait dont la jeune Mary Stuart Masterson! On en sort èbloui, ècoeurè et dèmoli par cette famille en proie à de profonds troubles! Et on peut avoir que des regrets sur le talent immense de James Foley dont on connait amèrement ses derniers films! Celui ci est fort heureusement très recommandable...
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 janvier 2023
Ma première incursion dans la filmographie de James Foley pour un polar inspiré d'une histoire vraie. Un thriller impressionnant de noirceur, de densité psychologique, une variation superbe sur la complexité des liens filiaux dans une famille de criminels notoires à mi-chemin entre "A l'est d'Eden" d'Elia Kazan et le récent "Animal kingdom" de David Michod. Un long-métrage porté par les prestations fantastiques de Christopher Walken, sublime de turbidité, d'électricité face à un jeune Sean Penn qui livre là une interprétation qui fait beaucoup penser à celle qu'il livrera des années plus tard sous la houlette de Clint Eastwood dans "Mystic river". Un film dont je n'attendais pas grand-chose mais qui m'a littéralement scotché à mon fauteuil. A mon sens, un chef d'oeuvre méconnu, au scénario tout simple mais puissamment raconté.
sentenza
sentenza

18 abonnés 34 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 janvier 2023
Inspiré de faits réels ne garantie pas à un film d'être de qualité. C'est ce que confirme ici Comme un chien enragé. Le scénario se traîne en longueurs entre les retrouvailles du père et du fils à une romance mené par notre héros en passant par les coups perpétrés par le gang. Je me suis donc pas mal ennuyé, jamais emballé par notre histoire, même quand celle-ci verse dans violence et meurtres à répétition. Pour parachever le tout, la musique très années 90 donne au film un ton très daté.
JCADAM
JCADAM

6 abonnés 370 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juillet 2022
Histoire intéressante surtout qu'elle est tirée d'un fait réel. Hormis cela le scénario manque cruellement de rythme, je m'attendais à beaucoup plus d'actions. Les dialogues sont pauvres, et la mise en scène a un prix un coup de vieux. Concernant les acteurs, bonne prestation de Christopher Walken, même si par moment il sur joue avec ces mimiques. Pas grand chose à retirer de ce film, à voir si vous êtes nostalgique des années 80. Les thématiques sont bien traitées mais le scénario est bien trop mou est donc pas entraînant. Le point fort est la qualité d'interprétation.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2022
« Comme un chien enragé » (1986) de James Foley est aujourd’hui paré du statut de film culte, faisant preuve d’une noirceur peu courante au sein de la décennie 1980 où l’esthétique « clippesque » importée à Hollywood par les réalisateurs anglais et le buddy movie constituaient la règle d’or pour le succès dans le genre policier. Et de fait, le film de Foley ne fera pas un tabac au box-office, loin s’en faut. Basé sur un fait divers réel survenu en 1978 dans la banlieue de Philadelphie (Pennsylvanie) qui avait vu un chef de gang local abattre froidement des adolescents précédemment recrutés par crainte de leur témoignage à charge, « Comme un chien enragé » prend le parti en romançant l’intrigue de s’interroger sur l’atavisme familial conjointement au déterminisme social. James Foley et son scénariste Nicolas Kazan (le fils d’Elia Kazan) ont en effet décidé que deux des adolescents (Sean et Chris Penn) seront les fils du chef de gang Brad Sr. (Christopher Walken), réapparu brutalement dans la vie des deux jeunes hommes en quête d’identité pour chambouler leur vie une seconde fois. Pour Sean Penn et Christopher Walken, le film marquera une étape importante dans leurs carrières respectives. Sean Penn encore débutant impose ici ce qui sera sa marque de fabrique pour le reste de sa carrière, soit les rôles de bad boy, flics ou voyous, toujours aux frontières du statut initial qui est le leur. Quant à Christopher Walken qui est déjà une grosse vedette à la suite de l’oscar du second rôle reçu pour sa prestation de GI suicidaire dans « Voyage au bout de l’enfer » (Michael Cimino en 1978), James Foley utilise à merveille son physique si particulier d'archange du mal qui sera dès lors repris pour de nombreux rôles marquants, principaux ou secondaires, comme chez Abel Ferrara (« Le roi de New York » en 1990, « The addiction » en 1995, « Nos funérailles » en 1996), ou Tony Scott (« True Romance » en 1993). Par voie de conséquence, leur affrontement phagocyte tout le film à travers un jeu d’attraction/répulsion qui s’avérera toxique puis tragique pour tout ceux qui les entourent. L’intrigue elle-même plutôt relâchée s’enroule autour de cette réconciliation impossible dont le spectateur pressent rapidement qu’elle ne peut être frappée que du sceau du malheur. Aidé de son chef opérateur espagnol, Juan Ruiz Anchia, tout juste remarqué pour sa participation au « Maria’s Lover » d’Andrei Konchalovski, James Foley mise essentiellement sur la facture visuelle pour rendre compte des enjeux qui lui tiennent à cœur. Notamment le contraste entre l’aspect romantique de la relation entre Brad Jr (Sean Penn) et Terry (Mary Stuart Materson) accompagnée des promesses d’avenir radieux qu’elle charrie et le tropisme familial qui ramène presque à tous coups Brad Jr. vers sa bande et son paternel, illusion perverse d’une vie facile en dehors de toute contrainte. Les deux acteurs sont à leur meilleur, même si Sean Penn cherche à poser son jeu qui pâtit encore d’effets trop appuyés, pour porter sur leurs solides épaules cette tragédie grecque pas complétement aboutie, ayant pour toile de fond l'Amérique profonde désenchantée des laissés pour compte de "l'american way of life".
Le Rabzz
Le Rabzz

45 abonnés 424 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mai 2021
Excellent film de James Foley, je me suis pas ennuyé une seule minute, le scénario est bien exploité et bien mis en scène, les prestations de Sean Penn et Christopher Walken sont sublimes.
Rourkewhite
Rourkewhite

104 abonnés 968 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 février 2020
Petit classique un peu tombé dans l'oubli, le film mérite largement d'être redécouvert! Mené par un Sean Penn fascinant, épaulé par la craquante Mary Stuart Masterson et servi par une belle réalisation stylisée, ce thriller en milieu redneck et marginal, est une belle réussite!
Renaud  de Montbas
Renaud de Montbas

37 abonnés 683 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 janvier 2020
"noir c'est noiiir, il n' y pa plus d'espoiiiiir" voilà une chanson qui collerait parfaitement à "un chien enragé". Oubliez tout ce que vos pensez sur l'esprit de famille. L'action se déroule dans un patelin ou une bande donne dans la délinquance bas de gamme, vols de bagnoles ou de tracteurs... une histoire qui va rapidement dégénérer en raison de l'amoralité totale du chef de clan incarné par Christopher Walken qui aura décidément aligné bien peu de rôle de garçon sympathique dans sa carrière, question de physique sans doute. Il y cotoie un Sean Penn parfait en James Dean-llike. A noter aussi Kiefer Sutherland dans un petit rôle. Une série noire qui ne redonne pas foi en l'âme humaine. 3 / 5
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 juin 2019
James Foley réalise avec Comme un chien enragé, un drame sombre, poignant et porté par de grands acteurs.
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