Brothers of the Night
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🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 884 abonnés 8 226 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 juin 2026
Ils sont jeunes, seuls et loin de leurs familles, ces hommes roms et bulgares sont arrivés jusqu’à Vienne, en Autriche, pour se faire de l’argent mais le destin a en voulu autrement et aujourd’hui, ils vendent leurs corps, seul et unique moyen pour eux de se faire de l’argent facile, dans l'espoir d’une vie meilleure.

Ce qui est intéressant ici, c’est de découvrir que ces jeunes hommes ont tous plus ou moins le même profil. Ils ont laissé leurs femmes au pays (parfois avec enfants), dans l’espoir de se faire de l’argent qu’ils pourront envoyer à leurs familles. Et tous se sont retrouvés démunis, suite à diverses circonstances (notamment la barrière de la langue, ne parlant pas ou très peu l’allemand), à finalement devoir accepter de se prostituer.

C’est ainsi qu’on les retrouve tous au Rüdiger, un bar gay de Vienne, devenu leur QG où ils attendent inlassablement leur prochain client. Les discussions tournent toutes autour de l’argent qu’ils arrivent à amasser, des plans dragues et des diverses pratiques qu’ils peuvent avoir avec leurs clients plus âgés spoiler: (feIIation, sodom!e, uro, scato, …)
tout en se répétant sans cesse, comme pour se rassurer, à quel point ils sont virils et (surtout) qu’ils ne sont pas homosexuels puisque leurs femmes les attendent.

Le principal problème du film ici, bien que ce soit la volonté du réalisateur, c’est d’avoir sciemment alterné entre fiction et documentaire. Je n’ai jamais aimé les documentaires scénarisés, je trouve que ça nous sort totalement du cadre, ça nous extirpe de l’histoire et parfois, on en vient à se demander qu’elle est la part du vrai et du faux. Sans parler de la mise en scène artificielle & fantasmagorique à la Fassbinder (là aussi, volontaire) & queer (avec ses jeux de lumières), qui ne font qu’accentuer le côté fake.

Brothers of the Night (2017) avait tout pour séduire, mais en basculant dans la fiction, Patric Chiha (Un hiver russe - 2026) m’a perdu et a desservi son propos, dommage.

⦿ http://bit[POINT]ly/CinephileNostalGeek ⦿ http://twitter[POINT]com/B_Renger ⦿
elriad

522 abonnés 2 048 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 décembre 2017
ils sont jeunes et désœuvrés, ils viennent de Bulgarie et espèrent l'eldorado en se rendant à Vienne. Ils finiront finalement dans des bars bordel à michetonner tristement avec pour seule conversation les gains obtenus auprès des clients. Ce sera celui qui a obtenu le plus d'argent. Le réalisateur pose sa caméra en immersion dans ce cloaque malsain et sans espoir, sans jugement aucun, et laisse le spectateur voyeur devant ce no man's land où l'espoir n'existe pas. Intéressant malgré son côté linéaire...
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 11 septembre 2017
Putain, mais que c'est chiant, bavard, sans action, sans intérêt.... Les garçons sont beaux, mais leur quotidien est tellement ennuyeux, qu'on s'ennuie avec eux.
BigDino
BigDino

9 abonnés 473 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2017
Difficile de faire une réelle critique de ce genre de film. On suit des personnages réels et finalement attachants, sans réelle construction, mais sans non plus de démonstration, et le film est aussi léger et plaisant que son sujet est grave.
lipfy
lipfy

8 abonnés 86 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 mars 2017
Aïe aïe aïe ! Entre fiction et docu, aucun scénario, aucune histoire, que des scènes de bavardage non stop de ces jeunes prostitués entre eux, dans la rue, autour d’une bière dans un café miteux, ou avachis chez l’un ou chez l’autre, propos salaces, rigolades d'ivrognes et univers super misérable : totalement déprimant ET agaçant. Se contenter de montrer ces jeunes garçons ne suffit pas à créer de l'empathie à leur égard. Et que faut-il comprendre en creux ? Que l'Autriche n'ayant pas su des offrir boulots "normaux" (comme ils le répètent) à ces jeunes Bulgares, elle est peu ou prou responsable de leur dérive ? Hum…L'Autriche et pourquoi pas toute l'Europe de l'Ouest ? La prostitution n'est pas un passage obligé, pas une fatalité quand on a besoin de fric. Ni le deal. Mais c'est vrai que ça peut être beaucoup d'argent et vite gagné. Difficile de résister à ça. Mais alors pourquoi accuser quelqu'un d'autre que… soi-même ? Le grand responsable, au fond, serait… l'argent ? Mais on essaiera d'éviter les platitudes…
norman06

428 abonnés 1 839 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 février 2017
Beau documen(teur) sur les milieux de la prostitution, qui transcende avec bonheur la dimension sociologique pour nimber l'écran de poésie subversive.
ffred

1 994 abonnés 4 290 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 février 2017
Pas prévu à mon programme à l’origine. J’ai donc lu les avis de mes amis blogueurs, tous dithyrambiques, ce qui a, bien sûr, déclenché mon envie. Si je n’en sors pas aussi bouleversé que certains, c’est sans doute, à contrario, pour ce qui fait la singularité du film. C’est ce mélange de fiction et de documentaire. Pour moi, on sent trop la mise en scène, la scénarisation. Il en résulte un manque de spontanéité, et du coup, d’émotion. On a du mal à s’attacher aux jeunes garçons. Les conversations et les situations finissent par tourner un peu en rond. Loin de toute fascination, j’y ai pas vu l’intérêt et le trouble que j’attendais. Brothers of the night reste malgré tout une certaine expérience de cinéma, très stylisée, entre fiction et réalité, entre rêves et cauchemars. Mais beaucoup trop froide, nous laissant donc à distance, pour au final n’être pas assez convaincante pour être indispensable...
Ufuk K

620 abonnés 1 740 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 février 2017
" brothers of night " documentaire acclamé par la critique mais boude par le public assez injustement est fascinant je trouve. Même si le film tourne un peu rond et parfois agaçant, le réalisateur décrit très bien le quotidien de ses prostitués masculins venus de Bulgarie et des conséquences sociales sur leurs vies.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 12 février 2017
honnetement je ne comprends pas l'engouement de la presse. on s'ennuie à mourir. c'est vraiment peu interessant et longuet. les personnages sont ininteressants et fades. A éviter
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 11 février 2017
C'est un reportage sans volonté d'edulcorer la réalité de jeunes migrants à la recherche de l'eldorado. Ces jeunes hommes quittent leur Bulgarie natale en vue d'un avenir meilleur. Ils délaissent leur pauvreté, un avenir incertain pour une autre réalité qui se veut plus réjouissante. Si ce n'est qu'ils sont confrontés à la même réalité plus dure encore puisque pour survivre ils remettent en cause leur intégrité physique et morale. Ils sont alors confrontés à la perte de leurs repères, leur famille, leur femme et enfants et de leur identité masculine. Cette dernière étant convoitée par des prédateurs sexuels à la recherche de chair fraîche. On se retrouve confronté alors au misérabilisme des uns et des autres dont le point commun est la recherche d'assouvir un besoin : besoin sexuel pour les uns besoin alimentaire pour les autres. La question se résume à celle-ci : jusqu où est on prêt à aller pour obtenir de l'argent et à quel point l'argent est un levier de pouvoir au point de délaisser sa dignité ?
Sylvain P

389 abonnés 1 434 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 février 2017
Entre documentaire et fiction, Brothers of the night n'a aucun fil conducteur et se complaît simplement à montrer le scabreux d'une situation misérable. A quoi bon ?
Yves G.

1 856 abonnés 4 064 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 février 2017
L'affiche hyperstylisée laisse augurer un film esthétisant sinon fétichiste louchant du côté de Rainer Fassbinder ou de Gregg Araki. Pourtant "Brothers of the Night" (bizarre titre français traduit de l'autrichien"Brüder der Nacht") est un documentaire qui n'a rien de poétique. Il a pour sujet un groupe de Roms d'origine bulgare qui appâtent les clients du Rüdiger, un bar gay du centre de Vienne.

Rien ne prédisposait ces jeunes machos hypervirils, mariés et pères de famille, à ce "business". Sinon l'extrême misère qui les a poussés hors de leur pays vers l'Occident et ses richesses fantasmées. Le film explore ce paradoxe : comment des hétérosexuels pur jus peuvent-ils être conduits à devenir des gitons ?

Le sujet est glauque. Hélas il le reste. Car le documentaliste Patric Chiha prend le partie de ne pas s'échapper du cercle réduit de ces jeunes garçons. On ne verra jamais leurs clients pas plus qu'on ne verra leurs familles restées au pays. Du coup, le matériau se réduit aux témoignages, suscitées ou spontanées, de ces travailleurs du sexe qui racontent leur parcours, leur arrivée à Vienne avec l'espoir d'un travail et d'un salaire, leur découverte du Rüdiger et de son sale "business", leur dégoût, puis leur lente accoutumance.

Qu'entend-on ? Des histoires tristement répétitives dominées par la quête obsessionnelle de l'argent : l'argent qu'il faut extorquer au client, l'argent qu'il faut envoyer au pays. Qu'en retenir ? Que ces garçons sont des victimes ? Ils exercent ce "business" de leur plein gré et ne font partie d'aucune filière. Que ce sont des monstres froids et sans morale ? Leur procès n'est instruit ni à charge ni à décharge (si on ose dire). Que leur machisme est une posture fragile sous laquelle transperce une sexualité plus ambigüe qu'ils ne le pensent ? Ce serait donner plus de signification qu'elles n'en ont à certaines manifestations d'une simple amitié masculine.

À force de maintenir son sujet à distance, à force de s'interdire toute empathie, "Brothers of the Night" glace et lasse.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 10 février 2017
Vu en avant première. Une étoile parce que les images sont absolument magnifiques MAIS quel ennui ! Le cinéaste filme amoureusement des Roms bulgares et roumains qui traînent leur carcasse avinée et désoeuvrée dans des bouges viennois. Ces tapins narrent par le menu leurs tarifs, leurs pratiques sexuelles, comparent leurs meilleurs clients, leurs meilleures arnaques et se montrent sur leurs téléphones portables la photo de leur
Laurent C.
Laurent C.

295 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 février 2017
Ils sont roms, ils forment un petit groupe de garçons dans un bar homosexuel de Viennes et ils parlent. Ils parlent d'eux, énormément, de leurs femmes, leurs enfants quand ils en ont. Mais ils parlent surtout de leur attrait physique, d'une homosexualité qui ne serait pas la leur, et d'argent, constamment d'argent, du coût d'une passe, de la concurrence qui règne dans le milieu qu'ils fréquentent. Après un début très flamboyant aux allures romanesques, "Brothers of the Night" s'enfonce dans un reportage qui n'en est pas vraiment un, où l'on écoute avec beaucoup de patience ces garçons désagréables, hautains, sans que jamais n'affleure la moindre émotion. Certes, dans les costumes marins, les éclairages colorés, il y a quelque chose du cinéma de Fassbinder, particulièrement de son "Querelle de Brest". Mais c'est bien là le seul intérêt de cette œuvre ennuyeuse, impudique, à la limite de la provocation. On aurait aimé des émotions plus vives, des personnages attachants. On y voit des jeunes gens qui se disputent, dansent, dans un brouhaha d'images et de sons.
Lady B
Lady B

7 abonnés 27 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 février 2017
Au vue de la presse dithyrambique de ce film je suis allée le voir au MK2 Beaubourg cet aprem. Séance de 15h40. Salle bondée. Public conquis!! Comment ne pas penser à Genet, Fassbinder ou Visconti.. je suis coi devant tant de beauté, d'esthétisme et d'intelligence .. les corps sont filmés avec tant de sensualité et de bienveillance que j'en ai été troublée, un film qui vous reste à corps et à coeur.. un chef d'oeuvre inoubliable, une virée dans les mers troubles du désir.. pour moi l'un des meilleurs films de l'année avec "Moonlight" et "LalaLand".
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