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4,5
Publiée le 9 juin 2020
En revoyant ce dessin animé premier du genre en 1971 pour Lucky Luke rebaptisé à partir de 1983 Daisy Town, bluffé par la qualité de l'histoire et de l'humour qui y est présent. Histoire complètement cohérente, équilibrée et légitime qui résume l'univers de la BD créée en 1946 par Morris (1923-2001). Mais surtout un humour fréquent jamais vulgaire qui manie l'ironie et l'absurde et se réfère aux personnages et à des aspects connus par les BD. Tout à fait dans le ton de la série presque un modèle d'adaptation. Clins d'oeils :spoiler: Jolly Jumper l'air innocent qui triche pendant une partie d'échecs avec Lucky Luke en déplaçant une pièce pendant qu'il regarde ailleurs ; dans l'historique des Dalton la récompense pour Averell qui est de 4 dollars, reste à 4 dollars et passe à 3 dollars en grandissant.
Un seul défaut : un scénario découpé en 3 parties (trop ?) distinctes, à savoir la construction de Daisy Town / passage avec les Dalton / et celui avec les Indiens. Sinon tout le reste est excellent et en particulier le duel cultissime entre Lucky Luke et les Dalton (hommage aux westerns de Sergio Leone ?). Bref, à revoir sans déplaisir !!
A défaut d'une reprise exacte, on retrouve tout l'univers des BD : décors, personnages, ambiance, gags, bêtise des Dalton, humour de Lucky, flegme de Joly Jumper, aspect décalé de Rantanplan. Belle réussite, malgré l'ancienneté de ce film d'animation.
Pour sa première apparition sur grand écran, le cow-boy le plus solitaire de l’Ouest galope sur le cheval le plus rapide du Far West, Jolly Jumper, pour rétablir la paix dans une nouvelle ville qui donne son nom au second titre du film quelques années plus tard : Daisy Town. En effet, à sa sortie, en 1971, ce film d’animation franco-belge, produit par la filiale française du studio United Artists, s’intitule « Lucky Luke ». C’est après son adaptation en bande-dessinée, sur le format des tomes déjà publiés, en 1983, que le film est renommé en « Daisy Town », reprenant ainsi le titre de l’album. De toute la série de films consacrée à Lucky Luke, ce volet, en plus d’en être le premier, est aussi le seul à adapter une histoire originale. Tout juste nommé shérif de Daisy Town pour rétablir l’ordre et la paix face aux desperados, Lucky Luke va devoir également en chasser les terribles frères Dalton et la défendre d’une tribu d’indiens particulièrement véhémente. Le scénario est élaboré par Morris et Goscinny, déjà à l’origine de nombreux dessins et intrigues de la série de bande-dessinée, et profite de la participation de Pierre Tchernia, qui a déjà contribué à l’adaptation d’une autre aventure de Goscinny trois ans plus tôt, Astérix et Cléopâtre. Cette première aventure cinématographique est l’occasion de retrouver plusieurs personnages secondaires apparus à plusieurs reprises dans les bande-dessinées, comme la chanteuse Lulu Carabine, le vieux chercheur d’or de la Mine de Dick Digger, ainsi que le croque-mort Bones. Son résultat est donc largement fidèle à l’esprit des albums, même si les dialogues sont très limités (on ne commence à entendre la voix de Lucky Luke qu’au bout d’un quart d’heure seulement). De même, l’action met du temps à démarrer, car il faut attendre l’entrée en scène des Dalton au bout de la vingt-cinquième minute pour laisser de côté le focus sur la construction d’une ville et sur les bagarres de saloon qui rythment sa vie et ont au moins le mérite d’installer l’atmosphère typique du Far West. Une adaptation finalement intéressante pour les fans du cow-boy et les lecteurs des bande-dessinées, mais dont la faible quantité de dialogues, le rythme tranquille et l’intrigue simpliste peuvent frustrer quelque peu. Néanmoins, ce film d'animation connait une descendance italienne, son synopsis étant repris dans le film Lucky Luke, réalisé et interprété en 1991 par Terence Hill.
Ceux qui ont aimé la B.D. "Daisy Town", une des aventures de Lucky Luke, seront ravis par cette adaptation fidèle et réussie du célèbre cow-boy qui tire plus vite que son ombre.
Une bonne adaptation de Lucky Luke au cinéma avec une histoire franchement sympathique, des personnages délirants, une réalisation soigné et un Lucky Luke attachant.
Une bonne et sympathique adaptation de Lucky Luke au cinéma avec une histoire franchement sympathique, des personnages délirants, une réalisation soigné et un Lucky Luke attachant.
La meilleur adaptation cinématographique de Lucky Luke. C'est drôle et épique à la fois avec atmosphère "western spaghetti" du meilleur effet. Un vrai bonheur.
Ce film avait du potentiel. Il aurait pu être super. Malheureusement, à mon sens, ce n’est qu’une adaptation ratée. L’animation n’est pas jolie, elle est très brouillonne, et l’époque ne justifie pas un tel manque de soins. L’histoire est convenue comme jamais. Les personnages sont agaçants, et même Lucky Luke nous tape sur les nerfs par moment tant il est ennuyeux. La musique et l’ambiance sonore sont comme un No Man’s Land. Il ne se passe rien. Non, franchement, je n’aime pas du tout, mais j’accorde tout de même deux étoiles, parce que je reconnais qu’il est tout de même meilleurs que ses suites.
Un classique! Entre une histoire franchement sympathique et une réalisation soignée ce film a tout pour plaire aux petits et aux grands. A voir absolument tant le Lucky Luke présenté nous offre une version idéale du Cow-Boy solitaire!
Et bien, on tient là un petit bijou de l'animation francophone! Alors si ce 1er dessin animé de notre cow-boy préféré a un scénario moins riche que celui de la Ballade des Dalton, force est de constater qu'il a une pêche d'enfer : Gags visuels façon Tex Avery en pagailles, passages chantés dignes d'un véritable western (Quadrille, French Cancan, ballade du héros, Pow-Wow Indien...) et surtout on retrouve tous les clichés de l'Ouest sauvage qui font tout le charme de la BD de Morris et Goscinny (Le saloon, lieu de beuverie et de bagarre, le croque-mort taciturne et son vautour, le blanchisseur chinois, le piano mécanique, la diligence attaquée, les Indiens sur le sentier de guerre, la cavalerie qui arrive toujours à temps...). Bref, même si on sent un peu que l'animation a vieillie (il date de 1971) ce dessin animé vaut largement bon nombre de films d'animation actuels. Les voix sont au top (Avec Rosy Varte et Nicole Croisille dans le rôle de Lulu Carabine!) et c'est avec nostalgie que l'on regarde Lucky Luke griller sa dernière cigarette avant qu'il ne la remplace par un brin d'herbe...
Pour commencer je ne suis pas un fan de Lucky Luke, j'ai bien sur vu à la télé et lu quelque BD, mais sans suivre les péripéties du beau brun.
Alors je me suis calé devant la télé VHS et magnéto (oui Mr il y en a encore) Et c'est partie, alors l' histoire est sympa, une belle adaptation du western avec des références sympa.
Les dessins sont pas mal, mais après vérification le DA date de 71 alors je dis chapeau car pour l époque c'est très beau.
Le cowboy fume j'adore je plussoie c'est du Gainsbourg !!!!
Ce DA m' aura donné envie d'ouvrir le dico (j'en profiterai pour apprendre a écrire) mais surtout je me suis documenté sur les situations fictive, et reels, l histoire de Lucky Luke mais aussi du grand ouest.
A voir, à louer A acheter si fan de Lucky ou cinéphile.
Créé en 1947, il a fallu attendre 1971 pour voir arriver Lucky Luke au cinéma, et c'est bien évidemment en animation qu'il débarque. La bande dessinée créée par Morris se prête beaucoup mieux au cinéma animé plutôt qu'au live action. Conçu à la fois comme un hommage au western tout en étant une parodie, Lucky Luke ne serait pas crédible en cinéma live. Terence Hill s'y est essayé en 1991 pour un résultat de triste mémoire.
Ce sont les studios Belvision qui sont chargés d'adapter un scénario original de Morris et Goscinny, dont ils s'occupent également de la réalisation. Belvision avait déjà réalisé les deux premiers Astérix en dessin animé, et même si Astérix et Cléopâtre a été supervisé par Uderzo et Goscinny, ce dernier n'était pas satisfait de l'animation, ce qui le poussera à créer son propre studio d'animation. Mais Daisy Town n'en bénéficiera pas. Cela n'est pas si gênant, car les dessins de Morris sont bien respectés et retranscrits pour l'animation, rendant l'univers de la bande dessinée vivant. Là-dessus, c'est plus réussi que Astérix le Gaulois et même Astérix et Cléopâtre.
S'il fallait commencer par les défauts du film, ce serait par son scénario. Bien qu'il ne soit pas tiré d'un album particulier, beaucoup d'éléments sont repris de plusieurs albums et cela ne lui rend pas service dans la recherche d'idées nouvelles. On a affaire à une adaptation fidèle qui reprend beaucoup de thèmes de la bande dessinée, mais qui, en contrepartie, reste sage et sans risque. Ce que ne fera pas La Ballade des Dalton.
Cela dit, l'histoire raconte quand même des choses intéressantes. C'est toute l'histoire du western et des États-Unis qui est condensée en moins d'une heure et demie, ce qui est tout de même un tour de force. Au niveau des thèmes abordés, nous avons les villes champignons, le crime, la démocratie, l'extermination des Indiens. Tout cela est assez foisonnant. Du genre western, on retrouve le duel, la cavalerie, les bagarres de saloon, le héros solitaire, Monument Valley, la bataille contre les Indiens, et sans doute d'autres qui ne me viennent pas en tête. Tous ces clichés purement cinématographiques sont détournés avec humour, mais portent un regard plein d'admiration et de lucidité. Malgré les faiblesses que j'ai citées, il y a quand même une certaine richesse dans l'histoire, bien qu'elle mériterait d'être mieux ordonnée. Moins "best-of".
Et au niveau de la musique, Claude Bolling était déjà présent sur Daisy Town et faisait déjà des merveilles. La bande-son est assez rock 'n' roll, synthétique et country, mais on retiendra surtout la chanson Lonesome Cowboy, dont les paroles sont de Jack Fishman et l'interprétation de Pat Woods. Elle est à la fois mythologique et mélancolique. Quand Lucky Luke quitte la ville abandonnée sur cette musique, il y a une puissance émotionnelle. Cela laisse satisfait du divertissement proposé et en même temps pensif et rêveur.
Une très bonne adaptation de Lucky Luke au cinéma. L'animation fait date dans l'histoire mais que de gag, de jeux de mots et d'aventure. Les fans de cow-boy seront plus que ravis.