Voilà un film qui revient, vingt ans après, sur les mensonges d’état relatifs à l’invasion de l’Irak en 2003 en Grande-Bretagne. Le sujet est plutôt rare à notre époque en comparaison de tous ces films contestataires et lanceurs d’alertes qui pullulaient dans les années 70 et 80 (Oliver Stone, Robert Altman, …). Ici, l’exécution d’un sujet si corrosif nous apparaît correcte et divertissante en plus d’être instructive mais cela aurait pu - et aurait dû - aller encore plus loin pour impacter davantage et provoquer encore plus de réflexion. En effet, le fond de « Official Secrets » montre à quel point les gouvernements et les médias peuvent mentir à leurs populations pour des raisons politiques et économiques et cela fait dangereusement penser à des tas d’autres affaires du passé pas si lointaines (du 11/09/01 au Watergate en passant par Tchernobyl, pour être varié dans les exemples). Des moments marquants de l’histoire où l’on apprend des décennies après que le peuple a été bafoué dans son interprétation de l’actualité. Et, dans un sens, cela fait terriblement écho à ce qui se passe actuellement et dont on apprendra certainement les mensonges, tromperies et conflits d’intérêt parfois évidents dans quelques années quand le mal sera fait. De ce point de vue, le long-métrage semble nécessaire pour rappeler au monde de ne pas écouter bêtement politiques et médias mais de se faire sa propre opinion via d’autres sources. Le fond du film est donc puissant et possiblement polémique, on comprend bien que les gouvernements et parfois le cinquième pouvoir (les médias donc) sont loin d’être blancs et exempt de tout soupçon.
Cependant, « Official Secrets » n’est pas aussi captivant qu’il le devrait. Avec un tel postulat, le grand film politique, pamphlétaire et accusateur aurait dû être une évidence. Il n’en sera rien et le résultat final est plutôt tiède à cause d’un traitement paresseux qui laisse trop la tension et le suspense de côté pour un résultat quelque peu frustrant. D’abord, la mise en scène de Gavin Hood est bien trop académique et correspond davantage à un épisode de série télé américaine de la décennie passée qu’à un film de cinéma. Les images sont ternes, les plans sont tout juste illustratifs et le montage sans imagination. De plus, si le début est prenant, plus l’étau se resserre sur l’héroïne, plus notre intérêt s’amenuise. C’est paradoxal et contraire à la logique mais on se désintéresse légèrement du dénouement plus le film avance. En élargissant le script avec trop de pistes et d’intervenants, « Official Secrets » mouline avant de nous surprendre avec son épilogue plutôt réussi. Quant au casting il fait son travail sans que l’on retienne des compositions marquantes. C’est donc très intéressant de base et utile pour tout un chacun mais le traitement proposé par le réalisateur et les scénaristes n’est pas forcément le plus approprié malheureusement par excès de classicisme désuet.
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Pas vraiment un film d'espionnage, puisque que l'on est plutôt dans un biopic d'une lanceuse d'alerte , qui n'est pas d'accord avec al guerre en Irak, et va sortir un document confidentiel , secret défense, pour embêter le gouvernement de Tony Blair. on est un peu dans un film à charge, militant , ce qui est parfois un peu lourd, et manichéen. Heureusement les acteurs sont tous excellents et jouent la partition à merveille.
Tiré d'une histoire vraie, un film bien documenté qui ménage bien ses effets quoiqu'un peu impersonnel. Il bénéficie d'un casting de choix, Keira Knightley en tête.
Académique mais efficace, "Official secrets" aborde la guerre à travers l’angle du jeu politique et de la manipulation. Il se centre sur une lanceuse d’alerte qui dévoile les machinations afin d’influencer les votes des membres de l’ONU. Un choix de point de vue pertinent.
La mise en scène est monotone, la photo est terriblement froide, comme le jeu des acteurs d'ailleurs, tout est fade, sans aucun rebondissement, ça s'enlise.. Ce film n'en finit pas, 1H20 aurait largement suffit pour raconter cette histoire.
L'histoire vraie de K. Gun est ici retracée, dénonçant une manipulation politique afin d'entrer dans une guerre supposée illégale contre l'Irak. Les faits narrés sont passionnants, avec une tension omniprésente, entre morale et trahison de secrets de la nation et de sa sécurité. Même s'il n'y a aucune ressemblance physique, K. Knightley endosse avec force son personnage.
Sans politique aucune, la guerre en Irak de 2003 fait partie des plus grand anneries qu'il m'ait été donné de voir. Alors autant dire que j'ai suivi ce film aux allures de docu-fiction parfois, avec un intêret absolu, en espérant presque que l'intervention de Keira Knigthley suffise à changer le cours des choses...Le coté réparateur du cinéma sans doute. Donc totalement emporté par ce récit sur la prise de risque d'une britannique Katherine Gunn, qui, en divulgant des informations secrets défense, tente d'empècher l'intervention britannique. Le récit mené sans génie mais avec efficacité doit beaucoup à Keira Knightley qui y promène sa fragilité et son regard déterminé avec une conviction rare.
J'ai vu un film... qui fait tellement flipper... sur la manière dont les Etats-Unis ont manipulé le monde et leur allié anglais pour imposer à l'ONU la guerre en Irak. On suit les bidouillages des services secrets américains et anglais pour provoquer un vote en faveur de la guerre, laquelle apparaîtra comme injuste, très rapidement. On suit ici le parcours personnel d'une opératrice du MI-6 qui va laisser sa conscience guider ses décisions. C'est bien sûr une histoire vraie, avec ce que ça implique d'angoisse sur la façon dont le monde est géré. Le film est passionnant, prenant et le casting est de très haut niveau. Chacun avec une maîtrise de son personnage. Mention spéciale à Keira Knightley qui nous fait ressentir les affres de la crise de conscience qui l'a secoue. Un grand film d'espionnage
Très classique dans son exécution et son déroulement, jusqu'au jeu des acteurs, convaincants sans transcendance, ce film remplit tout de même son contrat de suspense dénonçant un nouveau scandale géopolitique. Instructif.
Un point de vue intéressant par le biais d'une espionne bien loin de l'image James Bond. Il est question ici de placer la moralité au milieu des enjeux géopolitiques, ce qui n'est pas vraiment toujours lié...
Un film sourcé mettant au jour une petite histoire dans l'Histoire. Les acteurs sont convaincants, la réalisation dynamique. Avec un scénario moins linéarisé, "Official Secrets" aurait néanmoins gagné en émotions.
Partant d'une histoire réelle s'étant passée au moment du déclenchement de la guerre en Irak, le film nous conte l'histoire de cette employée des renseignements britanniques qui, tombant sur un fax de la NSA américaine demandant d'amadouer des nations du conseil de sécurité de l'ONU pour permettre la guerre voulue par Bush et Blair, info qu'elle transmit à la presse en espérant que la guerre n'ait pas lieu, ce que son poste ne lui permettait évidemment pas. Elle fut finalement acquittée, l'accusation refusant de divulguer publiquement certaines infos sensibles. L'oeuvre a le mérite de dénoncer les nombreuses magouilles politiques qui ont lieu dans le monde, mais il semble que la forteresse ne voit pas ses fondations se fissurer... Très intéressant.
Un bon film parce que basé sur une histoire vraie. C'est toujours plus enrichissant qu'une fiction. Knightley joue bien. Elle a pas mal vieilli mais elle reste naturelle et c'est tout à son honneur. Un biopic donc à voir pour comprendre la tartufferie de la politique de Washington et de ses valets européens. On nous mène vraiment en bateau.
On adore découvrir la petite histoire à travers le prisme du cinéma, les films regorgent d'histoires vraies, passées pour la plupart du temps inaperçues car camouflées par l'influence des puissants. Le cinéma redonne vie à ces histoires d'hommes et de femmes courageux qui enfreindre la loi pour le bien public. Ici on nous replonge dans cette guerre contre Saddam en Irak voulu par Bush fils et suivi par Blair comme un bon petit soldat à la solde des USA. Le dénouement démontre la mascarade, on ne sait malheureusement pas ce qu'est devenu cette lanceuse d'alerte. Le film est assez bien ficelé, avec les allers retours, du quotidien de cette espionne, de sa situation privée, de la presse, du rôle des avocats, tout cela, pour en arriver au procès. Certes aujourd'hui on sait qu'il n'y avait pas d'armes de destruction massive, que Bush voulait une revanche et montrer au monde qui faisait la loi, et voir toute cette affaire par le trou de la serrure d'une petite traductrice remet bien des faits en cause. A découvrir pour l'histoire de l'histoire.