Rien de mieux qu'un visionnage de Corporate pour réhabiliter l'image de l'Inspection du Travail, et faire comprendre aux indécis à quel point le monde de l'entreprise, sans filet, peut être inhumain. Même si le personnage principal retrouve une conscience morale, le fait que beaucoup de salariés acceptent des emplois immoraux est une véritable question de société (traders, manageurs inhumains, pollueurs, lobbyistes, etc...). Il est assez difficile de croire aux ficelles du scénario, mais le duo Celine Sallette-Violaine Fumeau fonctionne parfaitement. Un bon film politique.
Corporate? Une expression qui parle pour ceux qui travaillent en entreprise et désormais un film bien mené, fin dans la psychologie des personnages et suffisamment éloigné du réel pour raconter une histoire de cinéma. Un scénario prenant même si nous ne sommes pas dans le réalisme d'un biopic. À voir aussi pour la qualité du jeu d'acteurs. Un bon moment de cinéma malgré des moyens limités.
un film bel et bien réelle et bien traité dans le monde du travail sur les employés concernant le harcèlement moral, le ras le bol, la souffrance, la dépression qui peut mener au suicide malheureusement. une belle prestation des acteurs tous bons dans leur rôle, plus particulièrement la DRH excellent en killeuse , l'inspectrice du travail et un "lambert Wilson" en homme peu loyal voir sans scrupule qui est prêt à tout pour réduire son personnel afin de faire des économies. on peu se sentir tous un peu concerné par un voir plusieurs de ses multiples difficultés à surmonter quotidiennement. donc, j'ai assez bien apprécié ce film glacial en milieu professionnel.
Enfin un film sur l'entreprise et le management ultra-libéral qui s'est répandu depuis 15 ans en France ! Après avoir mis les ouvriers plus bas que terre dans les années 80 et 90, il fallait bien s'attaquer à la dernière catégorie de travailleurs : les cadres, nouveaux sacrifiés sur l'autel du profit. Alors certes tout n'est pas explicite dans ce film, car c'est un film et non un exposé sur le management en entreprise, mais le réalisateur mène avec brio sa démonstration sur la banalité du mal et les conséquences humaines de décisions théoriques, de calculs mathématiques ayant pour unique objectif de mieux rémunéré l'actionnariat, qui lui... ne travaille pas et engrange des profits. Sujet d'actualité s'il en est qui résonne avec l'affaire France Télécom et un certain mois d'avril français, où les questions politiques et sociales et morales que posent le film relaient la campagne ou ce qu'elle devrait être...
Révoltant, touchant, admirable. Quand la justice me regarde dans les yeux, j'ai envie de chialer, et si elle me regarde, c'est qu'elle est de face. Elle était bien en face, aucun doute. Le film dans lequel j'avais un avis au début pour en avoir un totalement différent à la fin, le film qui dit que ce n'est pas ce qu'on a fait qui compte, c'est ce qu'on va faire.
management inhumain, harcèlement, mobilité imposée,certains salariés de grands groupes se reconnaîtront et on pense à Orange et aux suicides des cadres de cette entreprise. Tout cela est bien réel même si le film souffre de quelques invraisemblances. On ne croit pas trop au rapprochement entre la DRH et l'inspectrice du travail.
Thriller social étouffant de justesse. Un bon coup de pied dans la fourmilière des ressources humaines en ces temps de casse sociale. Un film politique revigorant qui évite finement tout manichéisme porté par des acteurs convaincants. A noter les performances majuscules de Céline Sallette et Violaine Fumeau. Un petit bémol sur la photo qui n'enlèvera pas les 4 étoiles à mon commentaire.
Un film épatant -utile, Indispensable, dans la grande lignée du film de "dénonciation", où les US excellent (dénoncer le lobby du tabac, celui des armes, celui du gaz de schiste.....), mais dont la voie à été ouverte en France par Costa Gavras et Yves Boisset. Si le film de Nicolas Sihol est remarquable, c'est qu'il a plus de subtilité en nous présentant une héroïne plutôt antipathique et dont le revirement final est loin de n'être motivé que par le désir de justice, Disons tout de suite que Céline Sallette est exceptionnelle. Il serait temps que l'actrice sorte du cocon des films d'auteur; en plus, elle est belle! Quel regard! Avec sa silhouette athlétique et ses épaules de déménageur, elle impose une beauté originale et authentique. Émilie, donc, est DRH au sein d'une multinationale. Elle a été appelée à ce poste par un ancien prof, Stéphane, (Lambert Wilson très bien aussi), qui supputait ses talents de killeuse....... Le gentil mari anglais a suivi, il s'occupe du fiston...... Tout pour la brillante carrière de madame! Parfaite en tout, costume strict sur stillettos et chemisier impeccable (elle a toujours dans sa voiture un chemisier de rechange tout droit sorti du pressing et des lingettes déodorantes -exactement ce genre de petits détails qui font qu'une scène sonne juste!) Le groupe à besoin de dégraisser, de 10% environ, pas question que cela lui coûte quelque chose en indemnités de licenciement. Alors on pousse les gens choisis à se mettre en "mobilité" , et on leur propose des postes impossibles, sans hésiter à utiliser leur vie privée. X est responsable d'une mère malade? Il suffit de ne lui proposer que des destinations lointaines! Il finira bien par s'en aller. Émilie est responsable du job, qu'elle exécute sans aucun état d'âme, juste le plaisir d'être indispensable à la boite et très bien payée pour cela. Jusqu'au jour ou un des placardisés se suicide en se jetant par une fenêtre, juste au milieu de la cour de ces merveilleux locaux modernes, designs..... Ca doit faire tache.... Choc parmi le personnel. Stéphane a, naturellement, les paroles hypocrites qui conviennent. Mais le comité d'entreprise, les délégués du personnel se mobilisent; commencent à dénoncer les méthodes de management; à l'Inspectrice du travail (Violaine Fumeau) toute prête à bouffer du patron, on parle. Et le piège se referme sur Émilie, c'est elle la responsable, ce sont ses méthodes qui sont en cause. Cette inspectrice du travail, assez vulgaire dans sa mise, Émilie l'accueille avec l'arrogance et le mépris de ceux qui ont de gros salaires envers les gagne-petits..... Jusqu'à ce qu'elle se rende compte que tout le monde lui tourne le dos, que Stéphane l'a complètement lâchée et la charge (il ne s'est pas rendue compte qu'elle n'était pas capable de faire le job...), même son meilleur ami (et amoureux transi, Stéphane De Groodt) lui fait comprendre que ce n'est plus possible. Et Émilie se dit: si je dois tomber, je ne tomberai pas toute seule! Tout ceci est criant de vérité. Tout sonne juste. Le personnage d'Emilie qui n'ouvre les yeux qu'à partir du moment où sa propre vie est remise en cause, c'est un personnage formidable parce que, lui aussi, il est totalement juste! C'aurait été tellement facile de faire croire que le retournement de la jeune femme est juste du à sa culpabilité -un mort sur la conscience, quand même.... Et on aime que le réalisateur n'ait pas cède à cette facilité la. Donc film passionnant, intelligent, on oserait dire: éducatif, à voir absolument!
Ça parle forcément aux quinquas salariés de grands groupes! Bien joué, Céline Calmette est crédible, Lambert Wilson inquiétant et l'actrice qui campe l'inspectrice du travail, sexy en diable.
Même délire que "de bon matin" ou "carole Mathieu", un nouveau film qui traite des conditions de travail et des façons de faire des grands groupes pour déstabiliser ses employés pour mieux les manipuler, les licencier .... L'histoire tient la route et, est même assez prenante grâce à une Céline Salette convaincante. Elle interprète celle qui met en place les stratégies de ces patrons prêts à tout pour augmenter leurs profits sans se salir les mains. Emilie est donc une "killeuse" .... Ok. Mais voilà que la jeune femme se met soudainement à culpabiliser suite à un événement dramatique dont elle se sent responsable... Lâchée par ses supérieurs qui évidemment nient leur part de responsabilités, elle va devoir trouver une solution pour ne pas porter le chapeau pour tout le monde... Nicolas Silhol réussit à mettre l'ambiance parfaite autour de cette histoire pour qu'on ressente le stress d'Emilie qui se rend compte soudainement qu'elle n'est pt être pas assez costaud pour ce job... C'est en effet bien construit, la tension monte crescendo et fait son p'tit effet. malheureusement le final (même s'il évite le happy end) manque d'originalité et gâche un peu le truc.... Dommage. Ça reste un bon p'tit film très actuel qui se suit avec intérêt.
Film qui depeind très bien la mécanique manageriale qui peut être mise en oeuvre au sein d'organisations privées mais pas seulement. En effet depuis la RGPP suivi de la MAP au sein du service public les agents publics sont soumis aux mêmes travers que le secteur privé. Si ce n'est que dans le public des accointances politiques couvrent les actes répréhensibles de hauts fonctionnaires qui au pire sont déplacés mais qui bien souvent sont couverts avec un isolement avéré d'agents victimes de plancardisations et de mobilité subie et contraint. enfin l'obligation d'obéissance et de loyauté conduisent à l omerta. Les risques psychosociaux sont là également important. Comme quoi il faut être vigilant et se donner les moyens de son action. Film qui ne peut être considéré comme caricatural.
Dans le sillage de Miss Sloane sorti il y a quelques semaines, Corporate traite le burn-out comme cancer de notre monde capitaliste. Ce qui est frappant dans le film, c'est à quel point l'humain est enrichi par un désir qu'il le dépasse. L'esprit corporatiste est une folie moderne, une sorte de dictature de l'entreprise, qui cherche à tortionner les plus faibles d'entre nous. Inattaquable par son propos, Nicolas Silhol réalise un premier film hautement politique, qui sacralise un peu plus ce maux actuel. Côté cinéma, la volonté de tendre vers une fin de bonne conscience nuit à la puissance destructrice du film.
Une atmosphère lourde , froide , inhumaine ...mais aussi totalement irréelle du monde de l'entreprise..limite caricaturale.....pour dénoncer certaines pratiques de management . Ce film nous laisse un goût amer indescriptible et étrange...difficile donc de noter ce film...
Un film haletant sur la question grave d'un certain management pervers dans l'entreprise. Interprétation remarquable de tous les acteurs et particulièrement de Céline Sallette, la DRH du service financier chargée de faire démissionner les employés insuffisamment "pro-actifs". Je conseille aux élèves des écoles de commerce de voir ce film...